PUNAISE
d'assez grands ravages dans les troupeaux en égorgeant plus d'animaux qu'ils n'en peuvent dévorer. On voit souvent dans les ranchos et dans les huttes indiennes des têtes et des dépouilles de Pumas qui ont été forcés avec l'aide d'une meute et étranglés au moyen du lazzo ou tués avec des flèches empoisonnées. Dans les forêts, les Pumas se nourrissent de Pécaris, d'Agoutis, de Cahiais ou même de Singes qu'ils atteignent en grimpant silencieusement sur les premières branches des arbres. Au bord des rivières ils prennent des Tortues et d'autres Reptiles, et l'on prétend même qu'ils ne craignent pas d'aller à l'eau pour pêcher des Poissons et des Crustacés.
Ces Félins naissent aveugles et ne voient que le neuvième jour; dans leur premier âge, ils ressemblent un peu à des Lionceaux et portent une livrée d'un gris brunâtre marquée de taches et de stries qui disparaissent par les progrès du développement. Pris jeunes, ils s'apprivoisent facilement, mais conservent toujours leurs instincts sanguinaires. E. Oustalet.
PUXAISE (du mot punais, puant, qui sent mauvais; de piitere, puer). On donne spécialement le nom de Punaise à un insecte hémiptère trop connu, du genre Cimex de Linnc, ou Acanlhia de Fabricius, et qui se trouve dans les habitations anciennes ou malpropres. Le genre Cimex, qui a pour type la Ponaise DES LITS [Cimex lechilarius Linné), est caractérisé par le corps très-aplati, presque arrondi, finement cilié. Yeux ronds, très-saillants. Antennes assez longues, fines, velues, les deux derniers articles sétiformes. Rostre atteignant l'insertion des pattes antérieures. Prothorax large, fortement lobé sur les côtés, très-échancré pour recevoir la tète; écusson grand et triangulaire. Élytres rudimentaires, ne recouvrant pas d'ailes. Abdomen plat, beaucoup plus élargi que le thorax, de huit segments frangés sur les bords.
La Punaise des lits, longue de 4 à 5 millimètres, a le corps d'un roux ferrugineux ou brunâtre; finement poilue avec l'extrémité des pattes noires, elle provient probablement de l'Asie, On ne connaît pas d'individus ailés. Aristote et Pline lu désignent nettement sous les noms de xôoiç et de Cimex. En Europe, elle est moins répandue au nord que dans le midi; son apparition en Angleterre paraît dater du seizième siècle. Les Punaises des lits peuvent vivre très-longtemps sans prendre de nourriture, plus d'un an, suivant une observation de Léon Dufour; Audouin en a gardé une pendant deux ans dans une boîte; on en trouve sortant des fentes des boiseries avec l'abdomen transparent et vide. Elles ne vivent que de sang et encore faut-il quelles le prennent sur l'homme vivant, car elles ne touchent ni à la viande fraîche, ni au sang sorti des vaisseaux. Leur odorat est subtil, elles viennent de loin guidées par les émanations du corps humain; elles ne courent que la nuit, le jour elles se cachent et sont engourdies. La piqûre est douloureuse, probablement par le dépôt d'une salive irritante; la place piquée est rouge, il y a un point ecchymotique central et parfois une élevure marquée, mais rarement vésiculeuse.
Les Punaises femelles pondent en mars, en mai, en juillet et en septembre, soit dans les interstices des boiseries, derrière les vieux cadres, sous les papiers de tenture des appartements, etc. Les œufs sont chaque fois au nombre de cinq à quatorze, longs de 1 millimètre, gros pour le volume de l'insecte, blanchâtres, oblongs, operculés à l'une des extrémités. Le développement des jeunes, qu'on trouve d'abord d'un blanc jaunâtre avec les yeux d'un rous vif, se fait après quatre mues et dure de dix à onze mois; la dernière ponte est ordinairement
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détruite par le froid de l'hiver. Les Punaises de tous les âges hibernent, cessant de prendre de l'accroissement, et au premier printemps on voit des individus de diverses tailles se remettre avec ardeur en quête de nourriture sanguine.
L'odeur fétide, si désagréable des Punaises des lits, est due à une humeur fluide, sécrétée par une glande piriforme et rougeàtre, placée au centre du métathorax et dont l'orifice se trouve entre les pattes postérieures.
Ces insectes n'attaquent pas seulement l'Homme, ils vivent aussi dans les pigeonniers, dans les poulaillers, les nids d'hirondelle, sur les chauve-souris. Ils ont été décrits comme des espèces distinctes d'après l'habitat, mais sans caractères bien précis. Les Poules couveuses tourmentées par des Punaises abandonnent finalement leurs œufs.
Pour se débarrasser des Punaises, on a recours à divers moyens, à des applications sur les meubles d'essence de térébenthine, aux fumigations d'acide sulfureux, aux vapeurs de sulfure de carbone, aux solutions de sublimé corrosif. On emploie aussi la poudre du Pyrèthre du Caucase en insufflations. On assure que diverses plantes, entre autres la Passerage des décombres [Lepidium ruderale), attirent les Punaises, et on n'a qu'à jeter la plante au feu pour détruire les insectes. Une propreté absolue, l'usage des lits en fer, ont éloigné les Punaises des salles de nos hôpitaux.
La désignation de Punaises a été appliquée à d'autres insectes que la Cimex lectularhis. C'est ainsi que divers insectes ont été appelés :
Punaises d'eau, les Naucores et surtout les Nèpes;
Punaises des bois, les Scuteltérides et surtout les Pentatomides, nommées déjà par Mouffet : Cimices sylvestres;
Punaise de Miana, VArgas persicus;
Punaise du mouton, VArgas Tholozani:
Punaises-mouches, les Réduves, principalement le Reduvius personatus (voy. Argas, Ixodes, Hémiptères). A. LABouLBÈ^•E.
PliXlCA. Voy. Greivadier.
PUll^llCIXE. Nom donné par G. Righini au principe acre, incristallisable, blanc jaunâtre, extrait de l'écorce du grenadier {Punica granatum L.}.
Schunck a encore donné le nom de punicine à une matière colorante pourpre dont le chromogène est contenu dans une sécrétion jaunâtre, semblable au pus, renfermée dans une poche située près de la tête du Purpura capillus. Cette sécrétion, exposée à la lumière du soleil, se colore d'abord en vert, puis en pourpre, sans intervention d'oxygène ou d'un ferment quelconque.
On obtient la punicine en traitant cette sécrétion par l'alcool, puis exposant la solution à la lumière solaire; elle se dépose sous la forme d'une poudre pourpre confusément cristalline.
La punicine est insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther, peu soluble dans la benzine et l'acide acétique bouillants, très-soluble dans l'aniline chaude. Elle se dissout dans l'acide sulfurique concentré et est réduite par une solution alcaline d'oxyde stanneux. Elle est sublimable par la chaleur.
La punicine présente de grandes analogies avec l'indigotine et l'indirubine, mais elle résiste bien mieux que celles-ci à l'action de l'acide nitrique bouillant et étendu de son volume d'eau.
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D'après Schunck, elle constitue la matière principale de la pourpre des Anciens ; il l'a eflectivement retrouvée dans une vieille étofle pourpre. L. Hn.
PUPA [Pupa Lamk). Genre de Mollusques-Gastéropodes-Pulmonés, de la famille des Ilélicidés, dont les nombreuses espèces, connues indistinctement sous le nom vulgaire de Maillot, sont répandues dans presque toutes les régions du globe. On les rencontre dans les gazons, sous les pierres ou la mousse. Leur coquille, généralement petite et épaisse, est ovalaire ou cylindrique avec des tours de spire nombreux, pressés et étroits. L'animal se rapproche beaucoup de celui des Hélix. Les P. cylindracea Costa, P. perversa h. et P. mitscoruniL., sont surtout communs en Europe. Ed. Lef.
PUPE (du latin pupa, poupée). On désigne sous le nom de nymphe resserrée, de chrysalide en barillet, et surtout de pupe, la peau durcie et formant une coque, des Insectes Diptères à larves pseudocéphalées {voy. Diptères). La figure des pupes est celle d'un petit tonneau ou d'un petit baril, plus ou moins arrondi à ses deux extrémités, ou encore de certaines graines ellipsoïdales. Dans la transformation en pupe, la peau de la larve se condense, tandis que les stigmates antérieurs et surtout postérieurs font saillie. Sous la peau momifiée, constituant la pupe immobile et protégée par elle, la larve devient une véritable chrysalide {voy. Chuvsalide), de telle sorte que la pupe représente réellement un cocon protégeant la nymphe délicate et l'aible. Au moment de l'éclosioQ, la pupe s'ouvre par un décollement latéral, et on a sous les yeux le soulèvement d'un panneau ou d'un couvercle hémisphérique au lieu d'une fente dorsale propre à la majorité des chrysalides. L'extrémité antérieure et supérieure de la pupe reste le plus souvent ouverte et béante; les Insectes Diptères nés de la sorte sont : cyclorapha, par rapport à ceux : orthorapha, qui sortent par la fente dorsale médiane.
La pupe offrant à la fois « le tombeau de la larve et le berceau de la nymphe » , présentant, en raccourci et fixés en relief, les caractères de la larve, mérite d'être étudiée avec soin. J'ai insisté à plusieurs reprises sur l'intérêt qu'offrent les pupes des Diptères, qui sont loin d'être stéréotypées sur un même patron, comme on le croit généralement (A. Laboulbène, Annales de la Société entomologlque de France, 1861, p. 241, et 1864, p. 76-79, pi. 2, fig. 7 et 8 [voy. Chrysalides, Larves, Diptères]). A. Laboulbène.
PUPIPARES. {Jiùpiipa, poupée, pupe el parère, enfanter.) Groupe d'Insectes Diptères très-singuliers par leur forme et leur organisation interne, vivant sur les Mammifères et les Oiseaux, souvent appelés Diptères épizoïques. Leur nom de Pupipares ou de Nymphipares {voy. Pupe et Nymphe) provient de ce que les femelles adultes pondent non point un œuf, mais un corps ayant la forme extérieure d'une Pupe, analogue à celle des Muscides. Mais il n'y a là qu'une apparence, c'est en réalité une larve éclose dans les organes génitaux maternels qui sort par l'orifice vulvaire, et les téguments de cette larve durcissent immédiatement, formant ainsi une Pupe. En réalité, les premiers états d'œuf et de larve ont lieu chez ces Insectes, mais dans le corps même de la mère, et enfin ils ne sont pas pupipares, mais vivipares-larvaires.
Leach avait fait un oindre spécial avec les Pupipares sous le nom d'Oma-
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loptères. Actuellement on divise les pupipares en Ilippoboscide's et Nyctéribidés.
Les Hippoboscidés, nommos aussi Diptères coriaces, ont un corps aplati, large, à téguments durs, élastiques. La tête est petite, ainsi que les antennes, leur trompe labiale est remplacée par un appareil perforateur composé de l'épipharynx et de l'hypopliarynx engaînés par la moitié des mâcboires. La lèvre inférieure est très-courte et les palpes manquent. Les pattes sont très-fortes, à tarses pourvus de griffes multidentées.
Le point remarquable de l'organisation des Hippoboscidés est fourni par leur abdomen ordinairement recouvert d'une membrane non segmentée, susceptible d'une grande dilatation. De l'ovaire se rendent, dans une sorte d'utérus, de petits corps mous, oviformes, qui croissent jusqu'à occuper toute la cavité abdominale. Ces corps sont alors des larves, susceptibles de quelques mouvements de contraction; quand le terme de cette gestation est arrivé, les corps sont expulsés un à un de l'abdomen maternel, la peau durcit, la pupe est constituée, contenant une nymphe qui ne tarde pas à donner naissance à un adulte parfait. Les genres Hippobosca, Ornithomyia, Sienoptenjx, Lipoptena, Melophagus, sont les {)rincipaux de la famille des Hippoboscidés.
L'HiPPOBosQUE DU CHEVAL {Hippobosca equi Linné), appelé aussi Mouchearaignée par Réaumur, Mouche plate des palefreniers, longue de 8 millimètres, est d'un jaune plus ou moins ferrugineux et luisant, avec la face dorsale du métathorax brune et l'écusson jaune pâle. Les ailes sont grandes avec cinq nervures épaisses, situées au bord externe; le reste de l'aile est transparent. Les grilfes des tarses sont bidentées, noires et très-fortes. On trouve surtout l'Hippobosque ordinaire sur les chevaux, courant à la surface du corps, enfonçant le suçoir dans les points où la peau est fme et peu velue; on le trouve aussi sur le Bœuf, le Porc, le Chien; l'Homme est lui-même atteint, mais sans gravité. On éloigne les Hippobosques en frictionnant le corps des animaux avec des feuilles de noyer, la décoction de ces feuilles, ou encore l'huile de laurier. La vitalité des Hippobosques est considéiable, ils ne meurent pas sous une forte pression des doigts; il faut leur arracher la tête ou les écraser soigneusement avec le pied.
Ou trouve en Egypte VHippobosca camelina Savigny, sur les Chameaux et au Brésil 1'//. nigra Perty, sur les Chevaux.
Les Ornitliomyia vivent sur les Oiseaux, ainsi que les espèces du genre Anapera et Stenopteryx {voy. Ornithomyie).
Le Lipoptena cervi Meigen, long de 4 à 5 millimètres, est d'un brun ferrugineux, avec la tête avancée hors du thorax, le front marqué d'une ligne transversale enfoncée et de deux autres lignes longitudinales. Yeux petits. Ailes rudimentaires. Abdomen à tache basilaire noire de chaque côté. Cette espèce vit alternativement sur les Oiseaux, puis sur les Cerfs, les Daims, les Chevreuils. Le genre Lipoptena offre une particularité qui rappelle les transmigrations de beaucoup d'Helminthes d'une espèce animale à une autre {voy. Parasites). Tant qu'il porte des ailes, ce remarquable insecte constitue VOrnithohia pallida Meigen, qui se tient sur les Oiseaux jusqu'à l'automne et qui plus tard, après l'accouplement, perd ses ailes ou n'en garde que les rudiments et devient parasite du Cerf et même du Sanglier.
Les Mélophages sont dépourvus d'ailes. Les antennes sont tuberculiformes, les yeux petits, le thorax étroit avec des pattes à ongles bidentés. Le Melopha-
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Gos ovLNus Latreille, long de 5 millimètres, est ferrugineux avec l'abdomen brun. C'est le Pou du mouton des bergers : on le trouve en effet courant sur la peau des Moutons. Leurs piqiires paraissent peu douloureuses, mais par leur nombre ces parasites font maigrir les agneaux et les empêchent de se développer. La tonte débarrasse les animaux, et en exposant les Moutons au soleil on voit tomber les Mélophages qui n'ont pas été pris dans la toison ou qui n'ont pas été coupés par les ciseaux. Le nom du genre indique le goût de ces animaux pour la graisse. L'ovaire des femelles contient environ huit œufs, donnant des larves qui sucent avec avidité un liquide sécrété par une glande ramifiée. La larve sortant du large oviducte est un corps ovoïde et blanchâtre, formant une Pupe qui devient bientôt foncée. Les Étourneaux qui suivent les troupeaux savent trouver les Mélophages dans la toison du mouton.
Les Braula ou Poux des Abeilles {Braula cseca Nitzsch) sont très-remarquables, privés d'yeux, d'ailes et de balanciers. La tête séparée du thorax est verticale, triangulaire, couverte de petites soies fines et jaunâtres. Le chaperon est écailieux, semi-lunaire; plus bas sont les palpes courts en forme de crosse; entre eux se voit l'appareil buccal court, constitué par la lèvre supérieure engaînée dans les mâchoires. A la place des yeux sont deux fossettes où les antennes sont enfoncées jusqu'au niveau de leur troisième et dernier article, qui est presque sphérique, portant une soie dorsale. Les trois anneaux thoraciques paraissent confondus. Les pattes diffèrent peu entre elles, les tarses ont cinq articles, le cinquième très-élargi porte au bord antérieur une trentaine de dentelures piriformcs, en forme de peigne et rétractiles comme des griffes; on trouve de plus, au côté externe deux lobules membraneux. L'abdomen ovale, très-bombé, paraît composé de cinq anneaux. La longueur totale du corps est de 4 milliniètre 1/2, sa couleur rouge brun, luisante, les antennes sont d'un jaune de miel.
Ce curieux insecte trouvé en France, en Allemagne, en Italie, vit isolé sur les Abeilles tant ouvrières que faux-Bourdons. Il semble de préférence atteindre les femelles ou Abeilles-reines [voy. Abeille) dans les ruches. Ces reines ont parfois plusieurs Braula et sont vite assiégées de nouveau quand on les en a débarrassées; c'est autour du thorax ou près du cou que les Braula élisent domicile, passant d'une Abeille à l'autre dans la ruche. Le Braula femelle porte dans son double oviducte quatre œufs embryons ; cette femelle laisse choir ses larves qui tombent sur le sol de la ruche, blanches et tendres, mais qui deviennent rapidement foncées et dures; on a sous les yeux une Pupe en barillet formée de onze articles. L'insecte, à l'état de perfectose, éclôt quatorze à quinze jours environ plus tard.
Béaumur avait reconnu que les Braula se plaisaient surtout sur les Abeilles des vieilles ruches, ne paraissant pas leur faire grand dommage. Un parasite d'aussi grande taille, par rapport à l'animal porteur, serait bien épuisant. Le professeur J.-M. Pérez regarde plutôt les Braula comme des commensaux; d'après ses observations (1883), le Braula se porte quand il veut manger près de la bouche de l'Abeille, et l'agitation des pattes provoque une excitation des organes buccaux qui se déploient et dégorgent un peu de miel que le commensal absorbe aussitôt. On s'explique sa prédilection pour la femelle féconde que les ouvrières gorgent constanmient de miel.
Les JSycteribidés, appelés aussi Phthiromyies, ont le corps aranéiforme, aplati, écailieux; la tête mobile peut rentrer dans une excavation du thorax. Yeux
punctiformes ou nuls. Antennes de deux articles. Appareil buccal avec des palpes grands et claviformes. Au-dessous et au devant des articulations des pattes médianes sont deux organes pectines placés au bord d'une excavation et destinés peut-être à protéger des stigmates. Pattes écartées, cuisses épaisses, tarses allongés, très-minces, à premier article très-long et arqué, les autres fort courts, ongles simples.
La NvcTÉRiBiE DE LA CHAUVE-SOURIS {Nijctevibia vespertilionis Latreille), longue de 4 millimètres, est de couleur brun clair ou jaune de cuir. Pattes fauves, dernier article des tarses noir. L'abdomen ne paraît pas segmenté. Cette espèce vit sur la Chauve-souris. — Une espèce voisine {Nycteribia biartlculata Encycl. méth.) en diffère par deux segments à l'abdomen, qui est terminé par deux soies coniques. On la trouve sur la Chauve-souris fer à cheval.
Ces singuliers parasites, pour lesquels Macquart pensait à créer une classe à part, paraissent néanmoins être des Diptères pupipares ; ils sont très-agiles, s'accrochent les uns aux autres en captivité et, paraît-il, pondent des larves ayant acquis toute leur taille et se transforment en pupes en venant au jour {voy. PupE, Nymphe, Ornithomîie, Diptères, Insectes). A. Laboulbèhe.
PLRCELL. (JoHiv). Né à Shropsliire, a fait ses premières études médicales à Montpellier où il a été reçu docteur le 2*.* mai 1009. Il retourna ensuite en Angleterre et fut admis comme licencié au Collège des médecins de Londres, le 5 avril 1721. 11 est connu comme auteur d'un Treatise of Vapours, or Hystérie Fits. Londres, 1701 ; 1707, in-8", et d'un autre Treatise of the Cholick, Londres, 1702; 1714, in-S". Quelques biographes l'indiquent comme gradué du Collège des chirurgiens d'Irlande, mais il ne figure pas sur les registres universitaires. II est mort le 19 décembre 1750. A. D.
PURGATIFS. I. A l'état physiologique le contenu intestinal renferme des microbes, des alcaloïdes organiques et tous les dérives qui résultent de la putréfaction des matières albuminoides ; à l'état le plus physiologique, l'homme produit incessamment des poisons. Dans l'état de santé ces poisons sont éliminés régulièrement par les divers émonctoires de l'organisme, et en particulier par les reins, l'intestin, et de plus par le foie, qui détruit un certain nombre des leucomaïnes plus ou moins toxiques formées dans les processus physicochimiques qui se passent au sein des tissus. Mais qu'une perturbation survienne pour une cause ou pour une autre dans cet équilibre, que le foie travaille imparfaitement, que le rein s'encrasse, qu'une absorption trop rapide se produise du côté de l'intestin soit par une mue épithéliale exagérée, soit par suite d'ulcérations ou une atténuation insuffisante des phénomènes de putridité digestive, et toute une série de manifestations morbides survient. Humbert avait déjà insisté en 1873 sur l'importance des septicémies intestinales, mais c'est le professeur Ch. Bouchard qui a montré toute l'importance de ces phénomènes pathologiques, très-voisins de ceux que l'on observe dans l'urémie, et auxquels il a donné le nom synthétique de stercorémie.
Le médecin a deux façons de combattre ces processus morbides qui conduisent à l'intoxication par les ptomaïnes et aux diarrhées infectieuses : 1" en mettant à profit l'usage des substances antiseptiques qui ont pour résultat d'empêcher les fermentations putrides de prendre naissance dans le tube digestif et de détruire les éléments toxiques qui s'y sont développés; 2'^ en favorisant DICT. ENC. 2« s. XXVIl. 54
l'expulsion prompte et rapide de ces principes développés dans le tube digestif.
Nous n'avons pas à nous occuper du premier moyen ; le second est tout entier rempli par les purgatifs.
Remarquons, dirons-nous, avec Dujardin-Beaumetz, combien les intéressantes recherclies sur les fermentations putrides de l'intestin donnent raison à la médication traditionnelle de nos pères. Remplaçons en effet les mois : d'humeurs peccantes, d'humeurs atrabilaires, par ceux de micro-organismes, d'alcaloïdes de Ja putréfaction, et nous comprendrons alors l'importance qu'attachaient les médecins du vieux temps à ce groupe de médicaments ; nous saisirons alors bien mieux le langage des médecins de l'époque de Molière, que l'immortel comédien nous a traduit dans le Malade imaginaire en des termes dont l'ironie égale l'exactitude. Fleurant en chassant au dehors les mauvaises humeurs de M. Orgon à l'aide des apozèmes prescrits par Purgon, ne faisait pas de si mauvaise besogne, si à la place des humeurs et de l'atrabile nous mettons les éléments putrides.
Mais les purgatifs ne sont pas seulement utiles dans la putridité intestinale. Bien d'autres indications en réclament l'emploi : l'action évacuante, en effet, consiste essentiellement en une spoliation locale de la glande dont la sécrétion est entraînée, et en une spoliation générale qui joue un rôle de dépuration (Fonssagrivcs). A ce double titre, la médication évacuante joue un grand rôle en thérapeutique.
II. Classification des purgatifs. De nombreuses classifications des purgatifs ont été proposés. C'est assez dire qu'aucune n'est à l'abri de plus d'un reproche fondé. Les Anciens les divisaient en cholagogues donnant des selles bilieuses; en Jnjdragogites fournissant des selles séreuses ; on phlegmagogues donnant des selles abondantes en mucus ; en mélanagogues qui chassaient l'atrabile; en penchymagogues qui agissaient à la fois sur les diverses humeurs de l'intestin et de ses glandes annexes.
Âlibert, Hartmann, Tomasini, etc., ne se sont pas beaucoup éloignés de cette classification. Pour ces auteurs, les purgatifs se divisaient en trois classes : dans la première prenaient place les purgatifs doux, minoratifs lénitifs ou coproliques, la manne, la casse, le tamarin, les pruneaux, c'est-à-dire les laxatifs: dans la seconde on plaçait les cathartiques, qui, eux, se subdivisaient en trois groupes : les cathartiques doux, la magnésie calcinée, etc. ; les cathartiques moyens, la rhubarbe, le séné, etc.; les cathartiques quasi-drastiques, le jalap, la scaminonée, etc. ; enfin la dernière classe comprenait les drastiques, la coloquinte, le Croton tiglium, etc.
Le professeur G. Sée a précisé les conditions que doit remplir une substance médicauienteuse quelconque pour être considérée comme un purgatif. 11 faut pour cela : 1" ou bien qu'elle facilite l'élimination des matières normales contenues dans l'intestin; 2° ou bien qu'elle augmente la production naturelle de ces matières; 5" ou bien encore qu'elle accroisse leur quantité par voie d'irritation.
Ces principes établis, G. Sée classe les purgatifs de la façon suivante : 1° les excitants nervo-moteurs (café, belladone, tabac) ; 2° les agents simplement mécaniques (graine de lin, de moutarde) ou à la fois indigestes (huile de ricin, d'amandes douces) ; 3" les irritants résineux ou glycéridés, dont les uns se dédoublent en présence d'un acide en suci^e et en une matière résinoïde (cathar-
PUUGATIFS. S5I
Une), dont les autres agissent par des acides résineux (podophylle), et enfin dont une dernière catégorie se conduit comme de simples résines (jalap, scaoïmonée, aloès) ; 4" la quatrième classe enfin comprend les irritants diffusibles (sels de potasse, de soude et de magnésie, calomel) et les fruits acidulés (tamarin, mannite).
Dujardiu-Beaumetz divise de son côté les purgatifs en quatre groupes. Le premier comprend les purgatifs qui agissent simplement en augmentant la sécrétion intestinale; le second ceux qui amènent la purgation en augmentant la sécrétion et en exagérant les contractions intestinales, et parmi eux nous trouvons ceux qui agissent surtout sur la sécrétion intestinale (drastiques) et ceux qui font plus spécialement couler la bile (cliolagogues) ; le troisième groupe comporte les agents qui produisent l'action purgative en agissant exclusivement sur les parois musculaires de l'intestin, l'atropine, les strychnos; dans le quatrième groupe enfin rentrent les agents qui agissent par action mécanique : ce sont les purgatifs mécaniques.
Le premier groupe se subdivise en : i° purgatifs salins, les sulfates de soude et de magnésie, le phospbate de soude, le citrate de magnésie, la magnésie calcinée, le sel de Duobus, le sel de Seignette, les sedlitz-powders, l'eau de mer, les eaux minérales purgatives, les cblorurées sodiques (Balaruc, Bourbonl'Arcbanibault, Bourbonne-les-Bains, Niederbronn, Kissingen, Wiosbaden, etc.), les sulfatés sodiques (Carlsbad, Marienbad, Brides-cn-Savoie, Cliatel-Guyon), les sulfatées magnésiennes et eaux anières (Pullna, Sedlitz, Hunyadi-Janos, Birmenstorff, etc.) ; 2" purgatifs sucrés, la manne, les miels, la casse, le tamarin, les pruneaux.
Le second groupe, celui des purgatifs qui augmentent les sécrétions intestinales et la contraction de l'intestin, se subdivise en clialogogues (calomel, rbubarbe, podophyllin, aloès, cascara sagrada) et en drastiques (séné, turbith, jalap, scammonée, coloquinte, élatérium, croton tiglium).
Dans le troisième groupe rentrent les stryclmos (teinture amère de Baume, noix vomique) et la belladone, et aussi un moyen physique qui exagère la contraction intestinale, l'électricité.
Enfin le quatrième groupe des substances piu'gatives comprend celles qui agissent par action mécanique (graine de moutarde blanche, huile de ricin, etc.).
La diversité des purgatifs nous permet déjà d'affirmer qu'il n'y a pas tin principe purgatif; l'action physiologique de ces substances étudiée par Colin, Moreau, Vulpian, en France; Lauder Brunton, Rutherford et Vignal, eu Angleterre; Thiry, Radziejewski, Brieger, en Allemagne, nous permet d'affirmer que le mode d'action des purgatifs varie avec chacun des groupes que nous avons établis.
m. Absorption et élimination des purgatifs. Dans l'action des purgatifs, outre le catarrhe intestinal qui conduit à l'entérorrhée, il faut admettre des actions secondaires, au moins pour beaucoup de substances cathartiques, produites par l'absorption des principes actifs. Cette absorption qui, au dire de Bucchbeim, serait à peu près nulle avec les sels neutres, a été cependant prouvée par de nombreuses expériences. Après l'administration du sulfate de magnésie, par exemple, on a retrouvé ce sel dans diverses sécrétions, et en particulier dans l'urine. La preuve expérimentale est moins facile à fournir pour le chlorure de sodium et le sulfate de soude, qui existent normalement dans le sang et les
humeurs, mais il y a tout lieu de croire que ces sels sont également absorbés en partie.
Cette absorption des substances purgatives, démontrée pour le sulfate de magnésie, paraît bien également se faire pour les drastiques.
II est en effet facile de remarquer que la rhubarbe, la gomme-gutte, le séné, colorent l'urine. Que l'on traite cette humeur par la potasse caustique ou quelques goiitles d'ammoniaque chez une personne qui a pris de la rhubarbe et du séné, et la belle coloration rouge caractéristique de l'existence dans l'urine de Vacide chrysoplinnique, principe colorant de ces substances drastiques, ne tarde pas à apparaître. Nous savons en outre que nombre de ces substances s'éliminent pur le foie et qu'on les retrouve dans la bile. Je ne veux prendre pour exemple que le calomel. L'absorption des substances purgatives, leur circulation dans le sang et leur élimination, sont donc évidentes.
IV. Théorie DE l'action purgative. Quel est le mode d'action des purgatifs?
Poisenille et Liebig ne voyaient que des faits d'osmose dans l'action purgative. Fort contestable déjà pour les purgatifs salins, cette théorie est absolument iiisuffisanle et vaine pour les purgatifs drastiques.
Thiry, Radziejewski, Schiff, détachent une anse intestinale à un animal, tout en laissant intacts ses vaisseaux et ses nerfs ; ils laissent un bout de cette anse dans la cavité abdominale après l'avoir préalablement lié et fixent l'autre bout ouvert et suturé à la place abdominale. Ils introduisent ensuite dans cette anse intestinale terminée en caecum dans le ventre des substances purgatives diverses, du sulfate de soude, du sulfate de magnésie, dujalap, du séné, de l'aloès, etc., et examinent ce qui se passe dans cette anse intestinale soumise à l'action de ces purgatifs. Or ils observent que dans ces conditions ces substances ne déterminent ni transsudation de la partie liquide du sang ni l'augmentation dans la sécrétion des sucs intestinaux. D'où la conclusion de Thiry et Radziejewski : l'action purgative et le fait de l'accroissement d'énergie et dans l'accélération des mouvements péristaltiques de l'intestin qui a pour conséquence d'empêcher la résorption des sucs intestinaux normalement versés dans l'intestin : les selles diarrhéiques sont donc constituées par ces liquides intestinaux normaux non résorbés.
Mais une double objection peut être faite à cette théorie : \° Legros et Onimus, à l'aide de Ventérographe, ont montré que, si les contractions intestinales s'exagèrent sous l'influence de l'huile de croton, elles ne présentent rien de pareil sous l'action du sulfate de soude; 2" Moreau et Lauder Brunton, en injectant une solution de sulfate de magnésie au cinquième dans une anse intestinale isolée par deux pinces (procédé Colin), ont vu, après un certain temps, cette canse remphe de liquide. Il suit de là que l'opinion de Radziejewski est beaucoup trop exclusive.
Mais quel est le mécanisme de cette sécrétion constatée dans les observations de Moreau ? Tout d'abord on soutint qu'il se faisait entre la substance saUne introduite dans l'anse intestinale et les glandes et les vaisseaux de l'intestin un double écliange osmotique. C'était revenir à la théorie dialytique. La solution de sel neutre arrivée dans l'intestin, disait-on, se trouvant être plus dense que la solution de l'intérieur des vaisseaux, c'est-à-dire que le sérum du sang, il doit fatalement se produire une exosmose des vaisseaux vers l'intestin. Cela avec d'autant plus de raison en apparence que les expériences de Rabuteau, de Jolyet
et Frémy, de Vulpian, de Bucchiieim, avaient montré que, lorsqu'on injecte une solution purgative dans les veines d'un ciiien, au lieu d'avoir un effet purgatif dans l'intestin comme le soutenait Cl. Bernard, on produit au contraire de la constipation, c'est-à-dire une osmose de l'intestin vers les vaisseaux sanguins.
Mais l'action purgative ne se produit pas seulement avec des solutions concentrées des sels neutres, mais aussi avec des solutions Irès-diluées de sulfate de soude ou de sulfate de magnésie (Aubert, Bucclilieim, Gubler) ; et d'autre part Vulpian, en montrant que les sels de magnésie sont absorbés et passent dans les urines, a insisté sur l'état de la muqueuse toujours congestionnée et sur l'examen du liquide sécrété, pour prouver que les purgatifs salins agissent surtout en déterminant un catarrhe passager de la muqueuse intestinale. Enfin A. Moreau a montré dans de nouvelles expériences: 1" que 1 action osmotique n'était que passagère et qu'elle n'existait qu'au début de l'action des substances salines ; 2° qu'on pouvait empêcher l'osmose en stupéfiant la sensibilité de l'intestin à l'aide de l'opium ou en sectionnant les nerfs qui se rendent à l'anse intestinale isolée. La doctrine de l'osmose est donc insuffisante et doit être remplacée par la doctrine de l'irritation sécrétoire, dont le mécanisme intime a été fort bien donné par Vulpian.
« Les purgatifs introduits dans les voies digestives, dit Vulpian, agissent en irritant la membrane muqueuse de ces voies.
« Cette irritation détermine des modifications de l'cpithelium intestinal, et une excitation des extrémités périphériques des nerfs inteslinaux centripètes. Celte excitation est portée jusqu'aux ganglions nerveux des plexus solaire, méseiitcriques de Meissner et d'Auerbach, puis elle se réllcchit par les nerfs vaso-moteurs sur les vaisseaux des parois intestinales et, par les nerfs sécréteurs, sur les éléments anatomiques de la membrane muqueuse, entre autres sur ceux des glandes de Lieberkùhn. 11 en résulte une congestion plus ou moins vive de la membrane muqueuse intestinale (action réflexe vaso-dilatatrice) ; une desquamation épithéliale, avec production rapide et abondante de mucus, diapédèse ou non de leucocytes, et une sécrétion active du suc intestinal, auquel se mêlent sans doute, dans certains cas, les produits d'une transsudation profuse, formés surtout d'eau et de certains sels du sang, et due au travail exagéré et vicié dont les éléments de la membrane sont le siège.
(( C'est là, ce me semble, ce qu'il y a d'essentiel dans le mécanisme de l'action des substances purgatives, quelles que soient, d'ailleurs, ces substances.
« Dans un certain nombre de cas, les actions réllexes, dues à l'irritation déterminée par les purgatifs, ne s'effectuent pas uniquement en suivant les arcs diastaltiques que je viens d'indiquer ; l'excitation peut être assez vive pour être ti ansmise jusqu'à la moelle épiuière et pour provoquer des douleurs. Tel est le mode de production des coliques : ou sait qu'elles se manifestent plus fréquemment et avec plus d'intensité lorsqu'on fait usage de certains purgatifs (les drastiques) que lorsqu'on en emploie d'autres (purgatifs salins). »
Cette explication de l'action purgative donnée par Vulpian est confirmée par certaines expériences de Radziejew;ki et Wood. En effet, quand on administre intérieurement de l'huile de croton, la diarrhée apparaît à un moment où l'huile de croton et les matières alimentaires sont encore dans l'estomac (Radziejewski), et, après la section des deux pneumogastriques cervicaux, l'huile de croton ne provoque plus aucune action purgative (Wood). Il est donc un certain nombre de purgatifs qui produisent leurs effets, non pas en agissant loca-
Soi PURGATIFS.
lement sur rinteslin, mais par suite d'une action réflexe se produisant par l'intermédiaire des libres gastriques des nerfs vagues (Nothnagel et Rossbach). Il en est d'autres, tels que le jalap, l'élatérium, etc., qui ne peuvent agir qu'après être arrivés au contact de la bile et des liquides intestinaux (Bucchheira et H. Kohler), et avec eux non-seulement la muqueuse intestinale est violemment irritée, mais les parois musculaires de l'intestin subissent des contractions exagérées qui augmentent vivement les mouvements intestinaux (Legros, Onimus, Yulpian).
En définitive, il plane encore pas mal d'incertitude sur le mécanisme de l'action purgative des sels neutres. La théorie qui suppose l'arrêt de l'absorption intestinale et qui explique l'action purgative par accumulation et rejet des sulistances inabsorbées rend difficilement compte de ces entérorrhces étonnantes par leur abondance. Cette théorie n'est même pas applicable à l'huile de ricin, qui purge par une sorte d'indigestion sans provoquer ni irritation ni coliques. La théorie de l'osmose d'autre part, en partie vraie peut-être, ne peut avoir désormais la prétention d'expliquer toute l'action purgative des sels neutres. Finalement c'est la doctrine de l'irritation sécrétoire qui paraît avoir le plus de probabilités, que l'hypersécrétion intestinale soit le résultat d'une action topique directe des substances purgatives ou qu'elle ait lieu sous l'influence d'une action topique indirecte, quand ces substances ayant été introduites par une autre voie ue la voie gastro-intestinale (Luton, Vulpiaii) sont portées par l'absorption au
contact des glandules de l'intestin ou des glandes annexes de ce viscère.
Relativement aux suhsteinces cholagogues, voici un double tableau qui résume leur énergie d'après les recherches de Hutherford, Vignal et Rôhrig.
Excès d'écoulement de bile (la quantité sécrétée normalement par kilogramme d'animal et par heure avait été préalablement établie par expérience).
Aloès 0,51
Podophylliii 0,46
Salicylale de soude 0.45
Extrait de pliysostigraa 0,44
Benzoate de soude 0,42
Sanguinarine 0,40
Iridine 0,59
Sublimé 0,32
Évonymine 0,50
Benzoate d'ammoniaque 0,50
Acide nilroclilorique 0,28
Ipéca 0,25
Juglandine 0,21
Colchique 0,21
Hydrane 0,18
Phosphate de soude 0,17
Baplistine • 0,16
Leptandrie 0,io
Jalap 0,15
Bhubarbe 0,15
Sulfate de potasse 0,15
Phytolaccine . • 0,14
Coloquinte 0,15
Sel de Seignette 0,10
Ces chiffres n'ont pas, qu'on le remarque bien, une valeur absolue; les expériences de ce genre sont très-délicates et les observations comparées de Rulherford et Vi"-nal (1875) et celles de Rôhrig (1875) font bien ressortir à la fois cette [délicatesse et la valeur seulement approximative des résultats obtenus. Le classement suivant de divers cholagogues le prouve amplement.
d'après ROIIRIG
d'après RUTIIERFORD
Cnloquinte.
Jalap.
Aloès,
Séné.
iîhubarlje.
Poilophyllin
lUiubarbc.
Aloès.
Colchique.
Séné.
Comment agissent ces substances, qui paraissent propres à provoquer la sécrétion biliaire? A ce sujet il existe deux théories : — la première explique ce fait par action rédexe. — Parvenues dans l'intestin, avance-t-elle, ces substances produisent une certaine excitation sur le duodénum et, par conséquent, sur l'embouchure des canaux biliaires; transmise par les nerfs jusqu'au foie lui-même, celte excitation active la sécrétion biliaire.
La seconde théorie admet l'absorption préalable des substances cholagogues et leur élimination consécutive par le foie. Le calomel, dit-elle, dont la puissance cholagogue est considérable, s'élimine par le foie et se retrouve dans la bile.
Outre les sécrétions muqueuses, outre les sécrétions des glandes annexes de l'intestin, un des facteurs nécessaires de l'exonération consiste dans la contraction des tuniques musculeuses du tube digestif. Nous venons d'étudier brièvement les purgatifs qui s'adressent particulièrement à la sensibilité intestinale et à la sécrétion des glandes de l'intestin, voyons ceux qui s'adressent à sa conlractilité. Les convulsivants, les hypercinétiques, sont des exonérants qui s'adressent à la contractilité de la fibre lisse. Parmi eux nous trouvons en première ligne l'ergot de seigle, la noix vomique, la strychnine, la digitale, qui ne doivent pas être employés pour purger. Oulmont et Laurent ont montré que l'hyoscyamine et la daturine, à faibles doses, activent les conti'actions de l'intestin; Legros et Onimus ont fait la même observation pour l'atropine, et depuis longtemps Trousseau avait indiqué la belladone comme un remède de la constipation. Ces effets expliquent l'action purgative des Solanécs.
Le séné, faiblement hypercrinique, agit également par son action sur lei; muscles lisses de l'intestin et se montre ti'ès-avantageux dans la constipation par suite d'atonie intestinale. C'est là un véritable eccoprotique. Au reste, les résines pui'gatives déterminent bien l'action cathartique en agissant sur la sensibilité et la sécrétion de la muqueuse, mais elles agissent aussi, secondairement, sur la contractilité de l'intestin, soit qu'elles agissent par action topique directe, soit qu'elles opèrent par action réflexe, qu'elles soient ou non absorbées et éliminées ensuite par le foie et la bile.
Enfin la dernière classe des purgatifs, les purgatifs dits mécaniques, représentés en particulier par la graine de moutarde blanche, agissent par glissement et par excitation directe de la contractilité intestinale.
Quant aux coliques (douleurs abdominales), qui accompagnent l'action de la plupart des purgatifs, elles sont très-probablement le fait des contractions spasmodiques de l'intestin, car l'huile de croton, par exemple, détermine la production des coliques avant d'être arrivée dans l'intestin, c'est-à-dire avant d'avoir pu irriter les nerfs sensibles des parois intestinales ou faire naître des effets irritants sur la muqueuse intestinale.
V. Effets des purgatifs. L'ingestion de la plupart des purgatifs détermine des sensations nauséeuses. Ces premiers phénomènes sont une préparation pour ainsi dire aux effets cathartiques.
Parfois, après l'administration d'un purgatif, l'estomac se révolte et il sxirvient des effets émétiques. Toutes les glandes du tube digestif exagèrent leur sécrétion, et cette hypercrinie atteint les glandes de la muqueuse respiratoire elle-même, d'oi*! l'avantage que procure l'administration d'un purgatif dans certaines bronchites sèches.
Les purgatifs énergiques donnent lieu à une anorexie momentanée, probablement en entraînant les sucs digestifs en même temps que les matières alimentaires sans laisser le temps à ces sucs de métamorphoser ces dernières. Le sang devient plus pauvre en eau et en éléments salins, par suite de la diminution de la résorption des liquides intestinaux et également aussi par suite de l'osmose du sérum sanguin vers la cavité intestinale. Ainsi appauvri, le sang soustrait aux cavités et aux tissus de l'organisme l'eau dont il a besoin, ce qui a pour conséquence de favoriser la résorption des épanchements pathologiques, A la suite d'un usage prolongé de purgatifs énergiques, il y a souffrance de la nutrition ; l'organisme recevant moins d'éléments nutritifs, il se passe ce que l'on voit sous l'inlluence du jeûne prolongé : l'individu maigrit. L'hydrémie n'est cependant jamais que momentanée.
A la suite d'un purgatif, le sujet éprouve ordinairement des coliques, puis des épreintes à la suite desquelles se produisent enfin les évacuations alvines. Ces dernières commencent par être moulées comme à l'habitude, mais bientôt elles se ramollissent, prennent l'aspect d'une sorte de purée et, au bout de fort peu de temps, la deuxième ou la troisième selle, elles ne sont plus formées que de sérosité mélangée de mucus et de débris épithéliaux.
Les symptômes généraux qui accompagnent l'action purgative sont les uns immédiats, les autres consécutifs.
Les symptômes concomitants à l'action purgative sont : 1" la réfrigération périphérique (Demarquay et Lecomte), avec sensation de frissonnements; 2" la petitesse du pouls, qui devient en même temps plus serré et parfois moins énergique ; 5° de la faiblesse des extrémités inférieures et en général de la diminution des forces avec inaptitude à tout travail ; 4" enfin, si l'entérorrhée est très-abondante, il survient de l'abattement qui peut aller jusqu'au eollapsus, le pouls faiblit et se précipite, il y a anurie.
Les phénomènes consécutifs sont : de la faiblesse momentanée plus ou moins vive, une sorte de bien-être et de détente générale, si la purgation a été douce. S'il y a eu superpugation, celle-ci est assez souvent suivie d'une petite réaction, d'une sorte de fébricule temporaire, qui consiste essentiellement en une exagération de la chaleur périphérique avec soif et sécheresse de la peau.
VL Indications des purgatifs. Les indications des purgatifs sont générales et particulières. Générales, en tant que les purgatifs sont mis en usage, pour vaincre la constipation, une occlusion intestinale, débarrasser l'intestin de parasites ou faire évacuer un poison.
Si nous prenons comme exemple d'obstacle au cours régulier des matières la constipation habituelle, nous sommes amenés à dire avec Trousseau qu'il faut d'ordinaire ne pas utiliser les purgatifs salins, car ils ont grande tendance à constiper consécutivement. Il vaut mieux avoir recours au podophyllin uni à la belladone ou encore à la magnésie, à la rhubarbe, àl'aloès, à l'huile de ricin, et encore faut-il beaucoup compter sur le régime convenable, le massage abdominal, les douches ascendantes, etc. S'agit-il de Yahstniclion intestinale, les
drastiques énergiques (huile de croton, etc.) peuvent être indique's, mais dans ces circonstances il faut les manier avec beaucoup de prudence et avoir de préférence recours aux lavements purgatifs. En principe, ces moyens doivent être réservés pour l'obstruction du gros intestin par une accumulation de matières fécales. En un mo', dans ces circonstances, on ne réclame qu'un moyen mécanique et l'indication se borne là.
Mais dans d'autres cas le médecin demande davantage aux purgatifs, car l'action purgative ne consiste pas seulement à provoquer des garde-robes, mais il se joint à cet acte d'évacuation une idée de dépuration, d'expulsion des matières puantes, avec réaction secondaire et favorable sur l'ensemble de l'organisme. C'est ainsi que la purgation a pu faire cesser des vomissements rebelles ; c'est ainsi qu'elle arrête la diarrhée et que les purgatifs ont été donnés comme antiphlogistiques généraux, dérivatifs, révulsifs et dépuratifs.
Les purgatifs dits dérivatifs, les hjjdragognes en particulier, sont incontestablement efficaces dans les hydropisies et les infiltrations en général, en particulier dans les œdèmes et les épanchemcnts des cardiaques, des brighliques. On cherche alors à soustraire les sérosités en excès ou amassées sur différents points de l'économie par un véritable travail de spoliation, une sorte de saignée Manche, qui a pour adjuvants les diurétiques, les sudorifiques.
Les purgatifs, agents de la médication révidsive, opèrent par suite de la fluxion et du catarrhe qu'ils provoquent sur la muqueuse intestinale. C'est ainsi qu'ils se sont souvent montrés efficaces dans certaines formes de diarrhée, dans l'entérite catarrhale (Trousseau et Bonnet), dans la dysenterie épidémique (Trousseau et Parmentierj. Et dans ces circonstances on dit que les purgatifs agissent par voie substitutive ou par substitution. C'est également à titre d'antiphlogistiques généraux et comme agents de « l'irritation substitutive » qu e les purgatifs, le jalap, l'aloès, l'eau-de-vie allemande, etc., ont été prescrits avec efficacité dans les affections inflammatoires de la moelle épinière et du cerveau, dans la congestion et l'apoplexie cérébrales, les complications cérébrales du rhumatisme articulaire, nombre de phlegmasies viscérales, la néphrite aiguë, les affections inflammatoires de l'appareil respiratoire, la forme phlegmoneuse de la péritonite puerpérale, etc. De toute façon il faut se rappeler que la révulsion intestinale peut conduire à un catarrhe violent et même à l'inflammation de l'intestin, à'oh. en principe ne doit-on pas la continuer longtemps, surtout si l'on emploie des drastiques violents.
Enfin une dernière catégorie comprend les agents de la purgation dépurative. Purger, c'est balayer, c'est nettoyer, c'est dépurer: tout purgatif est donc un agent de dépuration, et à ce titre les purgatifs ont un rôle fort important à remplir dans nombre d'affections intestinales ou autres à caractère infectieux.
Les substances mal digérées et altérées ne manquent pas dans l'intestin, depuis les saburres de l'embarras gastriquejusqu'aux pntridités des dyspepsies putrides et de la fièvre typhoïde. Cet état n'est pas rare dans l'intestin, et n'aurait peut-être pas d'inconvénients bien graves, si la barrière épithéliale du tube digestif était bien intacte. Mais que l'irritation intestinale arrive au point d'en amener la chute, et alors il devient urgent de balayer le tube intestinal, si l'on veut empêcher l'absorption des ptomaînes et des produits de la décomposition putride. C'est ce qui constitue l'une des indications les plus précises de la lièvre typhoïde, et en thèse générale on peut dire que la fétidité des selles et le degré de prostration guident le praticien dans l'emploi de la médication évacuante.
858 l'URGATIFS (bibliographie).
Outre les diarrhées et les dyspepsies putrides, outre la fièvre typhoïde, il est certaines intoxications qui réclament l'emploi des purgations répétées. De ce nombre est l'urémie. On fait de la sorte jouer le rôle d'émoncloire à l'intestin et on lui fait rejeter au dehors des principes toxiques qui infectent le sang et que trop souvent les reins altérés n'ont plus l'énergie d'expulser. Le catarrhe intestine] urémique et la présence de l'urée dans l'intestin (Treitz) témoignent de l'élimination de l'urée par la muqueuse intestinale dans le cas d'urémie. Le purgatif ne fait que favoriser cette élimination, rend le danger moins imminent, et pour quelques temps du moins prolonge l'existence du patient.
Les intoxications uratique (goutte) et saturnine sont elles-mêmes redevables de la médication purgative, mais il faut avouer que dans pareilles circonstances un traitement général rationnel doit primer de beaucoup l'emploi des purgations.
Telles sont les indications générales des substances purgatives. Nous devons nous borner à ces quelques préceptes, car, pour faire l'étude des indications particulières aux différents groupes de purgatifs, nous serions obliiié d'entrer dans des détails tels que ce serait presque reprendre un à un chacun des purgatifs en particulier. Nous renvoyons donc le lecteur aux différents purgatifs traités dans ce Dictionnaire à la place que leur assigne l'alphabet.
Vil. Contre-indications. Les contre-indications des purgatifs sont tirées du sujet lui-même ou de la substance purgative. Je me borne à quelques préceptes sommaires.
Relativement aux contre-indications tirées du sujet lui-même, je dirai qu'il ne faut employer les purgatifs qu'avec grande prudence, les drastiques surtout, chez les personnes exposées presque par habitude à avoir de la diarrhée; chez celles qui portent une inflammation aiguë et même chronique du tube intestinal ; chez les femmes au moment de la période menstruelle ; chez les sujets profondément débilités ou porteurs d'hémorrhoïdes facilement fluentes. En temps d'épidémie, de dysenterie ou de choléra, d'autre part, il est bon de négliger systématiquement les purgatifs dans le pays frappé par ces affections.
Les contre-indications tirées des substances purgatives sont assez nombreuses. Ainsi à un sujet exposé à la gravelJe on ne donnera pas de magnésie ; est-il atteint d'oxaltirie, il se trouverait mal des substances, qui renferment de l'acide oxalique, de l'oseille, des tomates, partant de la rhubarbe qui contient beaucoup d'oxalate de chaux. Le sujet est-il hémorrhoïdaire, on doit lui ménager l'aloès, qui congestionne vigoureusement l'intestin rectum; le séné ne sera pas administré chez les femmes enceintes, et encore moins à celles qui sont sujettes aux avortemcnts, car le séné est un purgatif qui excite la contraction des fibres lisses, et dont l'action peut, dans certains cas, se propager jusqu'à l'utérus.
Certains accidents enfin peuvent résulter de l'abus des purgatifs, et des drastiques en particulier. On a cité quelques faits de paraplégie et d'hémiplégie (Hervier, 1861, Page, Atkinson, 1875), survenues après des évacuations abondantes, des fourmillements dans les membres, de l'aiiurie et du collapsus prolongé. Mais ce sont là des accidents qui n'ont rien à voir avec une médication évacuante prudente et méthodique. Ch. Dehierre.
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PURKII^IJE (JoHANNES-EvANGELisT.v, Rittei' vok). Célèbre physiologiste, né le 17 de'cembre 1787 àLibochowitz, près Leitmeritz, entra d'abord dans l'ordre des piaristes, puis étudia la médecine à Prague et fut reçu docteur en 1819 {Beitrâge zur Keuntniss des Sehena in suhjecliver Hinsicht, Pras) ; cet opuscule fit sensation et en 1823 Purkinje fut appelé à occuper la chaire de physiologie et de pathologie à Breslau ; il y fonda un institut physiologique, et en 1849 revint à Prague comme professeur de physiologie et y fonda également un institut physiologique. 11 mourut à Prague, le 28 juillet 1869.
Les travaux de physiologie et d'histologie de Purkinje ont fait époque ; l'optique physiologique et l'embryologie lui sont surtout redevables; c'est lui qui a découvert la vésicule germinative de l'œuf d'oiseau (1825) et les mouvements des cils vibratiles. Ces découvertes sont décrites dans les ouvrages suivants : SijmhoJae ad ovi avium historiam ante inciihaiionem. Lipsiae, 18.50. — De phaenomeno générait et fundamenlali motus vibratorii continui in membranis tiini externis, tum internis anbnalium, etc. Vratislaviae, 1835, in- 4». Deux ans avant Schwann il a exprimé la première idée de la théorie cellulaire dans une communication à la Société des naturalistes, réunie à Prague en 1857. Purkinje est encore l'auteur d'un grand nombre d'autres travaux et de découvertes qu'il ne nous est pas permis d'énumérer ; citons seulement : Beo-
bachiungen und Verstiche zur Physiologie der Sinne. Berlin, 1823-1826, 2 vol. in-8". L. Hn.
PL'RMAIX'IV (MatthjEus-Gottfried). Célèbre cliirurgien allemand, ne' en 1648 à Lûbcn, en Silésie, servit dans l'armée prussienne, et en 1679 fut nommé médecin pensionné à Halberstadt; en 1685 il passa à Breslau et y fui pensionné en 1690, et mourut en 1721. C'est Purmann qui opéra, en 1668, la première transfusion, avec du sang de brebis, qui ait été faite en Allemagne; il pratiqua fréquemment la trépanation. Ses ouvrages, publiés de 1680 à 1710, sont relatifs à la chirurgie d'armée et à la chirurgie en général. L. H.n.
PURPl'RA. Considérations générales. Par le terme de purpura on désigne à la fois un symptôme ou un syndrome dermopathique et toute une série de processus cliniques dont le purpura est la manifestation la plus apparente.
Purpura, sans qualificatif, no doit désigner que la manifestation cutanée, représentée par des pétéchies ou des ecchymoses spontanées.
On distingue souvent le purpura en purpura simplex et purpura hsemorrhagicn, suivant que la détermination cutanée est isolée ou qu'elle s'accompagne d'hémorrhagies internes. Les limites entre ces deux variétiés symptomatiques sont indécises et ces dénominations n'ont qu'une valeur clinique très-relative.
Le plus souvent le purpura n'est pas la seule expression symptomatique de la nialadie : on constate parfois, par exemple, des phénomènes généraux plus ou moins marqués, parfois des manifestations articulaires, etc. L'affection évolue tantôt d'une façon aiguë, tantôt d'une façon subaiguë ou même chronique : de là des types cliniques tout à fait diflerents, qui paraissent dépendre de causes elles-mêmes diftéreutes.
Si l'on se place à ce point de vue, on doit reconnaîti'e qu'il existe des purpuras; chacun d'eux doit dès lors être désigné par un qualilicatif particulier qui indique son origine éliologique ou son caractère clinique distinclif. Purpuras infectieux, toxique, exanthématique, rhumatoïde, etc.
^'ous étudierons d'abord le purpura symptôme, puis les purpuras types cliniques. Nous indiquerons ensuite ce qu'on peut dès maintenant présumer de leur nature et du mécanisme de leur apparition,