PUYS
un petit vase. Son odeur est fortement sulfureuse et bitumineuse ; son goût est salé, hépatique et bitumineux. Sa température est de 2i degrés, l'air extérieur étant à 16«,5 centigrade. Nivet a publié en 1844 une analyse chimique de l'eau du Puy-de-la-Poix en faisant observer les différences que cette eau éprouve suivant les changements de la température extérieure. 1000 grammes lui ont donné les principes suivants :
Chlorure de sodium 0 9170
— magnésium 0,5715
— potassium liaces.
Sulfate de soude 7 Qi^i
Bicarbonate de chaux 2 8899
— magnésie o'aôoO
— 'er 0,1800
— soude traces.
Sulfure de sodium 0,5869
Soufre et silice traces.
Bitume et matière organique 0,15"20
f'erte 0,2397
Total des matièhes fixes 15,5599
acide carbonique 1i<',51il)
Gaz. • • ] — sulfhydrique O^SOlGt)
azote ?
Total des gaz l'-",5ô(Jt)
L'eau du Puy-de-la-Poix ne s'emploie pas en boisson, parce que sa saveur est trop désagréable. Passée même au travers d'un filtre très-fin, elle produit des nausées, et quelquefois des vomissements. Elle est administrée seulement en bains contre des affections de la peau, qu'on ne craint pas de ramener à l'état aigu. Son bitume épais, visqueux, tenace, d'un brun foncé, soumis à la distillation, laisse un résidu qu'on mélange au sable pour enduire les cours et le fond des réservoirs. Chauffé en vases clos, ce bitume produit l'huile de naphte. Nous terminons, avec Nivet, en faisant remarquer que l'eau du Puy-de-la-Poix est la seule sulfureuse de toutes les eaux d'Auvergne. A. R.
PUY-GUlLLAUmE (Eau minérale de). Athermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique faible (Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement d'Issoire, sur les bords de la Dore, et à peu de distance de Puy-Guillaume). Source d'un très-faible débit. Son eau est reçue dans une fontaine creusée dans un terrain d'alluvion ; elle est traversée par des bulles gazeuses dont le chapelet est presque incessant. Elle n'a aucune odeur ; son goût acidulé est sensiblement ferrugineux. Elle laisse déposer de la rouille qui tapisse les parois intérieures de son bassin. Sa température est de 14°,4 centigrade. On n'en connaît pas la composition exacte, et son eau, qui est exclusivement employée en boisson, n'a guère d'autre action physiologique et thérapeutique que les eaux ferrugineuses naturelles chargées d'acide carbonique. A. F».
PUYS (Station marine). Dans le département de la Seine-Inférieure, dans l'arrondissement et à 2 kilomètres de Dieppe, est un hameau, près du PoUet, faubourg habité seulement par des pêcheurs, et offrant un aspect original. La plage de Puys est fréquentée par les baigneurs qui craignent la vie animée de Dieppe et veulent profiter du calme et de la liberté qu'ils trouvent à Puys, où les logements et la vie sont à des prix très-abordables. A. R.
900 PUZZICIIELLO (Eaux minérales de).'
PUZOS (Nicolas). Célèbre accoucheur, né à Paris en 1686, servit dans les hôpitaux militaires de 1705 à 1709. Nommé membre de l'Académie royale de chirurgie dès son institution il en fut vice-recteur en 1741 et directeur de 1745 à 1751. Depuis 1743 il fit dans les écoles de chirurgie des cours d'accouchements pour les sages-femmes. 11 mourut le 7 juin 1753, laissant : Mém. sur les pertes de sang, qui surviennent aux femmes grosses, etc. In Mém. de VAcad. roy. dechir., t. I, et Traité des accouchements contenant, etc.; deux petits traités, Vun sur quelques maladies de la matrice, et l'atiti'e sur les maladies des enfants, etc. Paris, 1789, iii-4°. L. H>'.
rilZZiCHELLO (Eaux MINÉRALES de). Athermales ou protothermales, amétallites, ferrugineuses faibles, sulfureuses faibles (en Corse, dans l'arrondissement de Corte, à 80 kilomètres d'Ajaccio et à 15 kilomètres de Bastia, dans la commune d'Antisanti). La saison thermale commence le 15 mai, s'interrompt en juillet, et reprend le l'''" octobre pour se terminer à la fin de novembre. La saison est interrompue pendant les mois de juillet, d'août et de septembre, à cause surtout de l'apparition de fièvres intermittentes, endémiques alors dans la contrée. Trois sources, exploitées depuis le commencement du dix-huitième siècle, émergent d'un terrain argilo-calcaire. La principale se nomme : Acqua grigia (eau grise), la seconde, Acqua solforosa (eau sulfureuse), la troisième, Acqua ferruginosa (eau ferrugineuse). Ces sources, quoiqu'elles soient très-rapprochces l'une de l'autre et sortent d'un terrain à peu près semblable, n'ont pas les mêmes propriétés physiques. Les deux premières se rapprochent beaucoup par leur composition chimique, mais la troisième, dont le point d'émergence est le plus éloigné, a toutes les qualités d'une eau naturellement ferrugineuse. L'Acqua grigia a une grande limpidité, malgré sa coloration. L'eau de la seconde a un aspect louche, surtout quand on la voit en masse; il semble qu'elle est mêlée à une petite quantité de lait. Ces deux sources sont traversées par des bulles gazeuses très-distinctes. Les unes sont grosses et composées d'acide carbonique et d'azote ; les autres sont très-fines et sont formées par de l'hydrogène sulfuré. Elles ont toutes deux une odeur et une saveur très-hépatiques; elles laissent déposer de nombreux fiocons et quelques filaments assez ténus, composés : les premiers par de la barégine, et les seconds par de la sulfuraire. La température de l'Acqua grigia est de 16", 8 centigrade, celle de l'Acqua solforosa est de 17", 4 centigrade. La densité de l'eau de ces deux sources examinées au griffon est de 1,0165, tandis qu'elle est dans les réservoirs de 1,00280. Leur débit en vingt-quatre heures est de 15 000 litres. Lotscher en a fait en 1851 l'analyse chimique. Il a trouvé, dans 1000 grammes de l'eau de l'Acqua grigia, les principes suivants :
Bicarbonate de chaux 0,2173
— magnésie 0,1010
Sulfate de soude 0,1314
— chaux 0,0999
— magnésie 0,0407
Chlorure de sodium • . 0,0692
— magnésium 0,0124
Acide silicique 0,0099
Matière hitumineuse 0.0045
Glairiue quant, ind.
Total des vatiî:rf.s fixes 0,6863
1 acide sulfhydrique 0'",030
*'"^- • • I azote quant, ind.