L. Hn
PYROCiAELÉiXE. C'^H^^Az^O'». Produit de l'action prolongée de l'ammoniaque aqueuse sur l'acide pyrogallique ; on fait passer à la fin un courant
iMROGALLOQUINONE. 93c
(l'oxygène et on évapore à siccité. Elle est neutre et incristallisahle, donne avec les sels métalliques des précipités bruns très-instables. L. Us.
PYROCiALi^iQUE (Acide) ou pyrogallol. C''H''(01])^ Ce corps est contenu sous forme d'éther diméthylirpie dans la créosote extraite du goudron de hêtre. 1! se forme en chauffant de 210 à 220 degrés l'acide gallique seul, le mieux dans un courant d'acide carbonique, ou en tube fermé de 200 à 210 degrés avec deux ou trois fois son poids d'eau; on l'obtient en petite quantité en chauffant l'acide gallotannique de noix de galle, en opérant la fusion potassique de l'hématoxylinc, etc.
L'acide pyrogallique se présente en aiguilles ou feuillets minces, incolores, brillants, d'un goût amer, fusibles à 115 degrés; il bout ù 210 degrés et est sublimable à l'abri de l'air sans décomposition; sa densité varie de l,i65 à 1,445; il se dissout assez bien dans l'eau, l'alcool et l'élher. Abandonné à l'air en présence d'alcalis, il absorbe de l'oxygène et brunit: il se décompose en effet en acide carbonique, en acide acétique et en substances bnmes amorphes; l'effet maximum est obtenu avec une solution de 25 centigrammes de pyrogallol dans 100 centimètres cubes de lessive de potasse d'une densité égale à 1,05. L'absorption de l'oxygène est toujours accompagnée dans ces conditions d'un dégagement sensible d'oxyde de carbone, dégagement qui fausse les dosages gazométriquos faits avec l'acide pyrogallique.
Le pyrogallol réduit assez énergiquement les sels d'or, d'argent et de mercure. L'oxydation ménagée par ces agents ou jiar le perclilorurc de fer ou le permanganate de potasse le convertit en purpurogalline. Il donne avec une solution de sulfate ferreux contenant un peu de sel ferrique une coloration noir bleuâtre; avec le perchlorure de fer, une coloration rouge.
L'acide pyrogallique a reçu des applications nombreuses. On s'en sert en chimie pour l'analyse de l'air et on photographie })our réduire les sels d'argent, dans la teinture des cheveux en blond et surtout en noir, dans l'impression sur laine, concurremment avec les sels de fer, pour avoir de beaux noirs.
D'après Personne, les propriétés vénéneuses constatées de l'acide pyrogallique seraient dues à la rapidité avec laquelle il absorbe l'oxygène de l'air : de là une action asphyxique très-nette. L. Un.
PYBOGALLOCARBOXIQIJE (Acide). C'IFO^. Se forme en même temps que de Vacide gallocarhonique C^ll^O'', lorsqu'on chauffe pendant une quinzaine d'Iieures à 150 degrés un mélange de pyrogallol (1 p.), de carbonate d'ammonium (4 p.) et d'eau (4 p.). 11 cristallise en aiguilles soyeuses renfermant 5G''ll'"'0^-l-ll-0; il perd son eau à 110 degrés, est soluble dans l'alcool, peu soluble dans l'éther et dans l'eau, colore en violet le chlorure ferrique en solution étendue et en vert le même réactif concentré. Chauffé dans un courant d'hydrogène, il perd de l'acide carbonique à 105-200 degrés; chauffé rapidement, il fond vers 215 degrés. L. Un.
PYROGALLOQUIî^îOXE. C'^fP'O^ Se forme en mélangeant des solutions concentrées de quinone et de pyrogallol, et en même temps que la purpurogalline en oxydant le pyrogallol. Elle est en aiguilles rouge-brique, insolubles dans l'eau, infusibles à 200 degrés, sublimables ta celte température avec altération partielle. L. Hn.
936 PYROL/^ (botanique).
PYROGÉXÉS (Corps). On donne en chimie le nom tle corps pyrogénés à un grand nombre de principes obtenus par l'action du feu : tels sont les acides pyrogallique, pyromalique, pyromucicjue, pyrotartrique, etc., qui prennent naissance en soumettant à la chaleur les acides gallique, malique, mucique, tartrique, etc.; tels sont les goudrons, les huiles dites empyreumaliques, divers principes cristallisables, nnphtaline, paraffine, etc. La théorie de la formation des COI ps pyrogénés est très-simple. S'il s'agit d'une substance organique complexe, l'élévation de la température détruit à un moment donné les affinités qui lient les éléments entre eux; on observe alors le dégagement de composés l)inaires telles que l'eau, l'acide carbonique, l'ammoniaque, elle résidu constitue le corps pyrogéné, plus stable, capable de résister au degré de température appliquée. Si l'on chauffe des corps ternaires, on obtient généralement à côté du principe pyrogéné de l'eau et de l'acide carbonique. L. Hx.
PYROUL,YCÉRli\iE. C'est la diglycérine {voy. Polïglycériques). L. Hn.
pi'ROttLYCiXE. La diglycine {voy. Polïglycériques). L. Hn.
PYROGLYi'iiîUE (Acide). L'un des noms de la pyrodextrine [voy. ce mot). L Hx.
PYROISOMALIQUE (Acide). CIFO'. Produit de décomposition de l'acide isomalique chauffé vers 200 degrés; il se forme d'abord un corps huileux qui est l'anhydride de l'acide pyroisomalique et qui se prend en cristaux incolores, déliquescents. L. Hx.
PYROLA (L.). ^ I. Botanifine. Genre d'Éricacées, qui a donné son nom à une série des Pyroléea, et dont les fleurs régulières ont 5 sépales, libres ou unis à la base, persistants; 5 pétales alternes, imbriqués, blancs ou rosés: 10 étamines hypogynes, 2 sériées, dont les filets sont libres et dont les anthères biloculaires sont porricides. Leurs pores sont, dans le bouton, extérieurs et inférieurs, puis l'anthère bascule, et ils deviennent intérieurs et supérieurs. L'ovaire supèrc a 5 loges opposifipétales et est surmonté d'un style droit ou arqué, ù extrémité stigmatique formée de 5 lobes encadrés par le sommet du tube stylaire et faisant suite aux cloisons ovariennes. Les ovules, très-nombreux, sont portés sur des placentas bilobés, axiles, à courte insertion interne. Le fruit est capsulaire, loculicide, à valves septifères, à graines nombreuses. Leur albumen est charnu, et leur tégument extérieur est lâche et réticulé. Ce sont 12 ou 15 herbes vivaces, à feuilles alternes, basilaires en rosettes ou rarement nulles, entières ou serrées-dentées. Leurs fleurs sont disposées en grappes terminales. Les espèces utiles sont :
Le Pyrola rotundifoUa L., ou Grande Pyrole, P. à feuilles rondes, la plus grande espèce de notre pays. Son style est long, arqué et décliné.
Le p. minor L., ou Petite Pyrole; son style est court et droit.
Ces espèces sont européennes, de même que les P. chlorantha S\v., média Sw. et secunda L.
Les P. americana Sw. et elUptica Ndtt. sont de l'Amérique du Nord.
Le P. unifiera L. est le type du genre Moneses Salisb.
Le P. umhellata L. est un Chimaphila. H. Bn.
PYROMÉCAZONIQUE (Acide). 957
liiniioGRAPHiE. — L., Gcn., n. 554. — DC, Prodr., VII, 772. — Ntrs, Geii. FI. gcrm. — Reiciib., le. FI. cjerm., t. 1155-1155. — Méii. et de L., Dict. mat. méd., V, 565. — Rosenth., Syn.pl. diaphor., 525, — B. II., Gen., Il, 002. — II. Bn, in Adansonia, I, 194. H. Bn.
§ II. Emploi. Les feuilles de Pyrola tiguriàent autrefois dans les officines sous la dénomination de lierba Pyrolae vel Pyrolae majoris; douées d'une saveur amère, elles étaient réputées vulnéraires, toniques et astringentes. On lésa employées contre les hémorrhagies passives, notamment contre l'hémoptysie et la ménorrhagie, contre les catarrhes chroniques, la leucorrhée atonique, les diarrhées chroniques sans irritation vive.
Le Pyrola se prend en décoction ou en infnsion (30 à GO grammes par kilogramme d'eau), en poudre à la dose de 2 à 4 grammes, en extrait alcoolique à la dose de 1 à 3 grammes.
En Russie, dans le gouvernement de Kalouga, un thé de racines de Pyrola rotiindifolla est employé contre la gravelle.
Enfin, les feuilles du Pyrola [Uiimaphila) nmbellala, le wintergreeii des Américains, sont utilisées comme toniques et astringentes, et surtout comme diurétiques dans l'hydropisie. L. ILn.
Pl"ROLi%€TlQL'E (AcinE). L'acide lactique anhydre {voy. Lactique).
PYROLÉIQL'E (Acide). L'un des noms de l'acide sébaciqiie {voy. ce mot). L. Hn.
PYROIilGl\EIJX (Acide). L'acide acétique obtenu dans la distillation sèche du bois en vase clos. L'acide brut a une densité qui varie de 1,028 à 1,042 selon que le bois a été plus ou moins sec. Pour en retirer l'acide acétique pur, on passe soit par l'acétate de sodium, soit por l'acétate de calcium.
L'acide pyroligineux est exclusivement employé dans les arts, là où l'usage de l'acide acétique pur n'est pas indispensable {voy. Acétiqce [Acide]).
Uesprit pijroligneux n'est autre chose que l'alcool méthylique. L. Un.
PTROLITHIQL'E (Acide). C'est l'acide cyanurique {voy. ce mot). L. Hn.
PTROLixnOFELLlQUE (Acide) . G^"FP'*0''. Produit de la distillation sèche de l'acide lilhofellique, G'^^W'^O'. Il est huileux. L. Un.
PYROMALIQUE (Acide). Synonyme d'acide maléique {voy. ce mot).