‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.79Chapitre 65 sur 74 · U PYRÈNE · texte numérisé non relu

U PYRÈNE

les uns des autres les faisceaux supérieurs et les faisceaux inférieurs du muscle, constitue ce que certains anatomistes désignent sous le nom de duplicité ou dualité du muscle. En réalité, la duplicité n'est qu'apparente : il s'agit non pas d'un pyramidal surajouté au pyramidal normal, mais du pyramidal normal divisé par le nerf en deux faisceaux. D'ailleurs l'espace séparatif peut s'étendre depuis les insertions pelviennes du muscle jusqu'à ses insertions trochantériennes, et les deux faisceaux sont alors distincts dans toute leur étendue : c'est la division totale du pyramidal {dualité parfaite de Calori), ou bien les deux faisceaux, séparés dans leur portion pelvienne, se jettent l'un et l'autre sur un tendon commun qui les fixe au fémur : c'est la division partielle du pyramidal [dualité imparfaite de Calori). L. Testut.

PYRAIIIDES. Nom de divers organes en anatomie : Pyramides ou cellules pyramidales {voy. Circonvolutions). — Pyramides bulbaires antérieures (voy. Bulbe et Moelle). — Pyramides bulbaires postérieures (voy. Bulbes). — Pyramide de Malacarne. Extrémité postérieure du verrais (voy. Cervelet). — Pyramide de Malpiglii {voy. Reins). — Pyramide de l'oreille. La saillie où s'insère le muscle de l'étrier {voy. Oreille). L. Hn.

PYUÈXE (Eau minérale de). Athermale, amétallite, ferrugineuse faible, carbonique faible (département de la Haute-Garonne, dans les communes de Salech et de Castagnède). Le griffon, sortant d'une roche, est recueilli dans un bassin de maçonnerie ; il est capté dans une enceinte de béton, et son eau, claire et limpide, laisse pourtant précipiter une substance rouillée, qui se dépose sur les parois internes du bassin. Cette eau n'a aucune odeur; elle est traversée par des bulles gazeuses assez grosses, qui viennent de temps en temps s'épanouir à sa surface. Elle a une saveur fade et franchement ferrugineuse. Son action est à peine sensible sur les préparations de tournesol. Sa température est de 12", 9 centigrade. Son débit en vingt-quatre heures est de 90 000 litres. M. Bouis a trouvé dans le laboratoire de l'Académie de médecine de Paris que 1000 grammes d'eau contiennent les principes suivants :

Sulfate de chaux 0,119

Bicarbonate de chaux 0,212

— magnésie 0,120

Silice 0,020

Chlorure de sodium 0,018

Oxyde de fer et de manganèse 0,012

Matière organique traces.

Total des MATiÈfiES fises 0,801

L'eau de Pyrène est surtout employée à l'intérieur ; elle est utilisée aussi dans un petit établissement peu luxueux, mais qui suffit aux habitants de la contrée. Elle n'a aucune indication spéciale, et est administrée dans les états morbides où il est indiqué d'avoir recours aux reconstituants, comme le sont les eaux ferrugineuses naturelles. A. R.

PYRÈXE. C'H"'. Hydrocarbure contenu dans les portions du goudron de houille bouillant à une haute température. Ce sont des paillettes incolores, fusibles à 149 degrés, peusolubles dans l'alcool froid, davantage à chaud, trèssolubles dans la benzine, l'éther et le sulfure de carbone. L'acide nitrique le transforme en produits de substitution nitrés, entre autres le nitropyrène,

PYRÈTHRE (emploi). 925

C"H^(ÂzO^), encore appelé nilrile de pyrénase, cristallisable ; fusible vers 140 degrés, le blnitropyrène, Ci''IF(AzO^)'2 et le télraniiropyrène,Ç}^W'{kz.O-f. Par oxydation, lepyrène donna \g pyrène-quinone, C'^H^Ù% poudre rouge brique, sublimable en aiguilles rouges avec décomposition partielle. L. H>'.

PYRÉrvoiWiYCÈTES {Pyrenomycetes Fr.). Groupe de Champignons, dont les représentants se développent pour la plupart à la surface ou dans les tissus des plantes vivantes, mortes ou en voie de décomposition. Leurs corps reproducteurs sont renfermés dans des réceptacles fructifères, tantôt assez grands et tuberculeux, tantôt très-petits, sphériques ou en forme de calebasse. Ces réceptacles, connus sous le nom de conceptacles ou de périthèces, se forment dans l'épaisseur des tissus du champignon, sous sa couche externe, lis sont entièrement clos, de consistance cornée ou coriace, et s'ouvrent extérieurement, à lu maturité, soit par un pore, soit par un ostiole, sorte de col allongé qui perce l'épiderme.

Les Pyrenomycetes se répartissent en quatre familles pnncipales : les Sph^lîiACÉEs (Genres : Xylaria Pers., DothideaFc, Valsa Fr., Sphœria Fr., etc.); les PtRispoRiACÉES (Genres : Eurolium Link, Erysiphe Lév., Perixporium Fr. etc.); les Neotkiaciîes (Genres : Nectria Fr., Cordyceps Fr., Claviceps Tul., etc.) et les Laboulbèniacées, comprenant seulement les deux genres Laboulbenia Mont, et Rob. et Stygmato7nyces Karst. Ed. Lef.

PYRÙTDRE. § I. Botanique. Le genre Pyrethrum appartient à la famille des Composées. Nous en avons fait {Hkl. des plant., VUI, 276) une simple section du genre Chrysanthemum. Il comprend les Leiicantliemum, dont le type est la Grande Marguerite des champs, jadis employée en médecine, aujourd'hui inusitée. Mais les Pyrèthres aujourd'hui usités, notamment les P. d'Afrique et d'Allemagne, sont respectivement fournis par le Matricaria Pyrethrum H. Bi\ et le M. officinarum, qui ont été longtemps désignés sous les noms d'Anacyclus Pyrethrum DG. et A. officinarum Hayke, et dont il a été traité au mot Anacycle.

Le P. Parthenium Su. est le Chrijsanthemtnn Parthenium L., ou Mandiane, Malherbe, Herbe aux vers.

Le P. Tanacelum DC. est le Baune Coq {Chrysanthemum Balsamlta II. B.\ — Tanacetum Balsamita L.).

La poudre de Pyrèthre, usitée de nos jours comme insecticide et dont on fait une si grande consommation contre les punaises, vient du Chrysanthemum rigidum Vis., et l'on emploie aux mêmes usages les C. cinerarisefolium et corymborum, que plusieurs auteurs ont de même décrits sous le nom de Pyrethrum.

Bibliographie. — H. Bn., Tr. Bot. méd. phanér., 1134, 1137. H. Bn.

g II. Emploi médical. Sous le nom de Pellitory of Spain, en anglais, de Springwurzel ou Bertramivurzel, en allemand, on a utilisé en pharmacie et on utilise encore deux espèces de pyrèthre, le pyrèthre d'Afrique et le pyrèthre d'ABemagne, vulgairement appelé œil de bouc, camomille pyrèthre ou racine salivaire. Galien l'employait comme un révulsif cutané et Dioscoride prescrivait un 7rupîO|Dc:v d'espèce indéterminée. En tout cas, selon la remarque de Flûckiger et Hanbury,f les médecins arabes prescrivaient cette plante qui, d'après l'un

926 PYHÈTHRE (emploi).

d'eux, IbnBeylar, en 1248, était un médicament populaire parmi les Berbères des environs de Constantine, qui l'appelaient Sandasal.

Aux Indes, c'est un médicament (ju'habiluellemcnt on administre comme stimulant du système nerveux et fébrifuge. Ovide lui attribuait des vertus aphrodisiaques.

I. Matière médicale. On rencontre deux sortes de pyrèthres dans les officines, l'une, d'usage plus commun, le pyrèthre d'Afrique, l'autre, plus rare, le pyrèthre d'Allemagne. Le premier consiste en tronçons de rhizomes et de racines terminées par un bourrelet et à surface corticale brunâtre, à cassure courte, dont la surface est sillonnée de rayons, d'odeur faiblement aromatique et de saveur briàlanle.

Le second est grêle, à cassure grisâtre, et terminé vers le collet des souches par une touffe d'aiguilles jaunâtres, formées par les pédoncules des feuilles desséchées.

II. Composition cHiMiqriE. Étudiée par Gauthier et Parisel, la racine de pyrèthre renfermerait les principes suivants : de l'inuline, de la gomme, du tannin, du ligneux, des matières colorantes, du sucre, des sels abondants et la pyréthrine. Cette substance résineuse possède une saveur acre, ne se dissout pas dans l'eau, mais est soluble dans l'éther, l'alcool, l'acide acétique, les huiles Unes et volatiles, la potasse caustique. D'après les recherches de Koène, en 4856, la pyréthrine serait une association de trois substances différentes, une résine brune, une huile fine, jaune, et une huile brune. Plus récemment, en 1876, M. Buchheim a pu en isoler une substance cristallisable, h pyrélhriiie (l'oy. ce mot).

III. Action physiologique. Le pyrèthre possède des propriétés irritantes. Appliqué sur la peau, il produit la rubéfaction. Cette vertu est-elle bien justifiée? Desfontaines le prétendait, affirmant que, froissée entre les doigts, la racine fraîche de ce végétal provoquait une vive chaleur. Martins, au témoignage de Fonssagrives, a vérifié cette expérience, mais sans pouvoir obtenir le même résultat. Cependant, quand on la pile, on obtient une poudre qui, appliquée sur la peau, agit à la manière d'un sinapisme.

Cette action se traduit encore sur la muqueuse linguale par une chaleur cuisante, quand on la mâche, et par un flux de salive, de sorte que le pyrèthre passe à bon droit pour un agent sialagogue. D'après Fonssagrives, il produit dans la cavité buccale une impression comparable à celle qui accompagne la mastication du spilanthe : c'est une sorte de froissement vibratoire qui a son siège sur les points de la muqueuse buccale en contact avec le pyrèthre.

Sa poudre irrite la muqueuse nasale et produit l'éternument; c'est un sternutatoire. Ingérée dans l'estomac, elle provoque une sensation d'ardeur épigastrique et possède des vertus stimulantes. Lemery la disait diurétique et Oribase sudorifique.

IV. Applications thérapeutiques. Employée comme condiment chez les Anciens, celte plante pourrait rendre des services dans la dyspepsie ou l'atonie gastriqae des convalescents. Oxley en prescrivait la teinture contrele rhumatisme. Aux Indes, on l'emploie contre le typhus, et E, Oxley en aurait obtenu de bons effets, dit-il, contre la fièvre intermittente.

Ses propriétés révulsives la faisaient employer par Galien contre les paralysies. On l'a conseillée contre les engorgements ganglionnaires et en gargarismes contre les amygdalites, les pharyngites et les stomatites.

PYIUDINES. 927

Ses propriétés sialagogues sont mieux établies : on les met à profit comme succédanées de celles du bétel, du capsicum et du gingembre contre V engorgement des glandes salivaires et les douleurs dentaires. Au demeurant, il y aurait intérêt à étudier à nouveau les propriétés de ce médicament peu connu, bien qu'anciennement employé.

V. Modes d'administration et doses. A Vintérieiir, le pyrèthre s'emploie en nature, soit en pilules à raison de 20 à 50 centigrammes, soit en poudre. On peut aussi prescrire la teinture alcoolique à 1 pour 5, par dose quotidienne de 1 à 3 grammes dans une potion. La racine est utilisée comme masticatoire, et on prépare des pastilles de pyrèthre comme sialalogue.

A Vextérieîir, on emploie le pyrètbre en décoction à raison de 50 parties de substance active pour 250 grammes d'eau, sous la forme de lotions, de collutoire et de gargarisme.

La teinture éthérée de pyrèthre possède une grande àcreté : elle s'obtient en traitant par déplacement 1 partie du végétal pour 1 parties d'étlier, et s'administre à la dose de quelques gouttes sur un tampon de colon, que l'on introduit à titre d'anti-odontalgique dans la cavité des dents cariées et douloureuses.

L'huile de pyrèthre, obtenue par digestion d'une partie de racine dans deux parties d'huile, est un rubéfiant.

Le vinaigre odontalgique de Foa contient 1 gramme de pyrèthre et 1 centigramme d'opium pour 12 grammes de vinaigre.

La mixture odontalgique de Magendie est un mélange à parties égales de mastic, de racine de pyrèthre et de racine de gingembre.

Comme sternutatoire, on l'associe à d'autres substances irritantes : c'est ainsi que Jeannel recommande dans ce but un mélange à parties égales de poudre de racine de pyrèthre, de semences de staphysaigre, de racine de gingembre et de fruits de poivre long.

Enfin la poudre de pyrèthre peut rendre quelques services à titre de parasiticide dans le traitement des dermatoses parasitaires. Cii. Éi.oy.

PI'RÉTBRIKE. Principe immédiat isolé par Cuchheim de la racine de pyrèthre. La pyréthrine cristallise en aiguilles fusibles vers 30 degrés, que la potasse alcoolique dédoublerait en pipéridine et acide pyréthrique amorphe. L. Hn.

PYRIDII\ES. Nom générique de bases volatiles, telles que la picoline et la collidine, qui prennent naissance en chauffant l'acroléine ou la crotonal-ammoniaque et qui font partie d'une série homologue (C''H*''~*Az) dont les composés les plus simples se forment dans la distillation des houilles, de la tourbe et surtout des os. Pour isoler les bases pyridiques, on traite les produits de distillation par l'acide sulfurique, puis on les met en liberté au moyen des alcalis et enfin on les sépare par la distillation fractionnée. Parmi ces bases, mentionnons hpyridine proprement dite, C*H*Az, \a picoline, CT^Az, la lutidine, CH'Az, la collidine ou aldéhydine, C«H''Az, hparvoline, C'H'^Az, la corindine, C"H'»Az, la ruhidine, C"H'Uz, et hviridine, C*^fP^Az {voy. ces mots), dont les points d'ébullition sont de plus en plus élevés.

La pyridine proprement dite s'obtient encore en traitant le nitrate d'amyle par l'anhydride phosphorique. C'est un liquide incolore, d'une odeur caractéristique, bouillant à 116°,7, sa densité est de 0,986 à 0 degré; elle est soluble

«28 PYRMONT (Eaux minérales de).

dans l'eau en toutes proportions. Le sodium me'tallique la transforme en une base polymère, la dipyridùie C'^H'^Az^ cristallisable en aiguilles incolores^ fusibles à 108 degrés, subliniables. L. H.\.

PIRILK^E. C^Il". Hydrocarbure formé dans la distillation sèche de l'iodure de Iriméthylpipéridéinammonienne avec de la soude caustique. Elle constitue un liquide insoluble dans l'eau bouillant à 60 degrés, précipitant par la solution ammoniacale de chlorure cuivreux. L. Hx.

PYRITES. Nom donné à divers sulfures métalliques natifs à cause de leur propriété de s'enllammer dans certaines circonstances. Tels sont les pyrites de fer, de cuivre, etc. (roi/. Sulfures). L. Hn.

PYRMOXT (E.VUX MINÉRALES, EAU MÈRE ET CIRE DE PETIT-LAIt). AthemialeS,

chlorurées fortes ou bicarbonatées calciques moyennes ou sulfatées sodiques moyennes, ferrugineuses faibles, carboniques fortes. En Allemagne, dans le Waldeck, est une petite ville de 3000 habitants qui est pourtant la capitale du pays, sur l'Emmer, dans une vallée entourée de bois, à 112 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le climat de Pyrmont est humide et les transitions de la température sont souvent brusques. Aussi la saison minérale ne commence-t-elle pas avant le 1"" juin et ne se prolonge-t-elle pas au delà du 15 septembre. Six sources, ou groupes de griffons, émergent à Pyrmont ; voici leurs noms : Eisenhallicjequelle, Stuhibrunnen, ou Staltlwasser {eau ferrugineuse), ou enfin Pynnonterwasser (eau de Pyrmont), parce qu'elle est considérée comme la source la plus importante de cette station, — on l'appelle aussi Trinkhrunnen (source employée en boisson) ; Brodelbrunnen (source du bouillonnement), Aitgenhrunnen (source des yeux), JSeubrunnen (source nouvelle); Salzbrunnen, ou Salzwasser (eau salée), qu'on appelle Hauplbadquelle (source principale des bains); Saiierlingbrunnen (source acidulé).

1° Eisenhaltigequelle on Trinkbriinnen. Cette fontaine est surmontée d'un pavillon fermé. Quatre portes en permettent l'accès; son aire est dallée de pierres du pays et de marbre bleu, veiné de blanc, et recouverte d'un plancher mobile. Une galerie soutenue par des colonnettes aboutit au pavillon de cette source et conduit à l'allée de la principale promenade de Pyrmont, L'intérieur de la fontaine .est recouvert de planches de chêne et, à 2 mètres au-dessous de la surface de l'eau, il existe une claie, au travers des interstices de laquelle passent de nombreuses bulles gazeuses. L'eau est claire, transparente et limpide, bien qu'elle laisse déposer une couche assez épaisse de rouille sur les parois de sa fontaine. De petites bulles gazeuses la traversent, offrant l'image d'une pluie fine (jui tombe surtout à son centre. Son goût est agréable, quoique manifestement ferrugineux; il n'est nullement salé. Cette eau n'est pas piquante à la bouche et au nez, et pourtant de petites perles s'attachent aux parois des vases qui la contiennent et finissent par monter à la surface. Elle rougit instantanément les préparations de tournesol ; sa température est de 12°,2, celle de l'air étant de 20 degrés centigrade. Sa densité est 1,005 162 88, et son débit de 14700 litres en vingt-quatre heures. On trouvera l'analyse de cette source à la suite de la description du Salzbrunnen.

2" Brodelbrunnen. Elle est à 40 mètres du Trinkhrunnen; c'est la pluî rapprochée de la ville. Elle est entourée d'un parapet de marbre bleu et blanc

PYRMONT (Ealx minérales de). 929

et protégée par des bornes de granit, reliées par une chaîne de fer. Son bassin, de ô mètres de longueur et de 2 mètres de largeur, est recouvert d'un treillage de bois et de fer. Cette eau est limpide, traversée par de très-grosses bulles gazeuses dont les bouillonnements sont intermittents et dont le bruit s'entend à plus de 20 mètres. Elle est piquante et son goût ferrugineux est très-prononcé. Quoiqu'on l'emploie surtout en bains, elle n'est cependant pas désagréable à boire, mais la quantité du gaz acide carbonique qu'elle laisse dégager est si considérable que les mouches et les insectes tombent foudroyés dans la fontaine. L'eau de Brodel rougit instantanément les préparations de tournesol. L'air extérieur étant à 25 degrés centigrade, le thermomètre y descend à 12", 2 centigrade, ce qui est exactement la même température que celle de la source précédente. Sa densité est de 1 0053 187. Son débit en vingt-quatre heures est de 137 000 litres. Nous en rapportons l'analyse en même temps que celle du Salzbrunnen.

5" Aiigenbninnen. Cette fontaine est distante seulement de 20 mètres de la Brodelbrunnen. Assez peu importante, elle est employée en applications sur les yeux. Elle rougit à peine la teinture de tournesol, et sa température est de 17", 5 centigrade, celle de l'air étant de 22", 5.

4" Neubrimnen. Le pavillon des deux Soiin-es nouvelles est à l'extrémité d'une allée qui aboutit au boulevard de la ville. Leur nappe est recouverte d'une pellicule irisée qui, en se brisant, laisse voir la limpidité des eaux que traversent des bulles de gaz peu nombreuses, mais assez grosses pour produire une sorte de détonation. L'eau est agréable et fraîche, peu piquante au nez et à la bouche; son goût est assez fortement ferrugineux. La première source, la plus rapprochée de la porte d'entrée, a une température de JO degrés centigrade, l'air humide du pavillon étant à 17", 5 centigrade. Elle rougit à peine les préparations de tournesol. L'eau de la seconde source les rougit davantage et sa température est de 11 degrés centigrade. Nous n'indiquons pas l'analyse de l'eau des deux sources nouvelles, qui n'offrent aucun intérêt. On peut trouver cette analyse dans le travail de Wiggers et de Meuke {Hannover, 1857, p. 41).

5» Salzbrunnen. Le pavillon de cette fontaine est à 100 mètres des bâtiments de gradation de la saline. La source, ou plutôt les sources, sont en contre-bas du sol, et un escalier y conduit. Un pavillon abrite la source salée et carbonique dont les eaux se prennent en boisson, une source d'eau ordinaire, et enfin la source d'eau chlorurée qui alimente les moyens balnéaires du Salzbad et les sahnes. La petite fontaine dont l'eau se prend en boisson est à droite de l'escalier. Elle est peu large et peu profonde ; ses parois intérieures sont doublées de bois de chêne, et sa margelle est de marbre. La surface de l'eau est à 70 centimètres au-dessous de l'orifice de son puits de captage. Cette eau, d'une limpidité parfaite, laisse apercevoir le sable blanc et fin qui recouvre le fond du bassin. Elle n'est traversée que par des bulles gazeuses assez rares; elle maintient d'abord au bleu la préparation de tournesol ; après une minute environ elle commence à la virer au rouge. Sa température est de 12",5 centigrade, l'atmosphère étant à 17", 5 centigrade. Sa densité est la même que celle de la Brodelbrunnen. Le débit de la Salzbrunnen que l'on prend en boisson est de 18 100 litres en vingt-quatre heures. 1000 grammes d'eau ont donné en 1857 à II. A. L. Wiggers de Gottingen pour l'Eisenhaltigequelle ou Trinkbrunnen et pour le Brodelbrunnen, à Brandes et à Kruger pour le Salzbrunnen, les résultats suivants :

ÇICT. EKC. 2' s XXVll. 59

950 PYRMONT (Eaux minérales de).

tISEMIALTJGEX OU TBlNKliUliNNEX. lillObEI.DRL.NNEN.

Bicarbonate de chaux I,0i771860 1,1257787

— soude » »

— fer 0,03707830 0,0550018

— magnésie 0,01719090 0,1168837

— manganèse O.OOiiOâSO 0,0549178

— ammoniaque 0,00051590 traces.

Sulfate de chaux 0,903U360 0,7419136

— soude » »

— magnésie 0,38889600 0,6171264

— potasse 0,02335540 0,0311634

— lithine » »

Clilorure de nuignésiuni 0,06965990 »

— sodium 0.03147980 0,1388501

— lithium O,(X)26038O 0,(XI21433

Silice 0,00265420 0.0233356

Alumine 0,00111310 0.(iOS93U

Azotate de soude 0,0tX)0346O 0,U00042o

Matières organiques traces. traces.

Acide arsénieux « traces.

ToT.u. DES MviiÈREs FIXES.. . 2,57236090 2,91469(30

Gaz acide carbonique libre 28685",ô42 25296",48

S.VLZUm.N.NEX,.

6° Saûerlinghriinnen. A dix minutes du Trinkbrunnen, cette fontaine est cache'c sous une voûte de 5 mètres d'élévation. En dehors du pavillon de la source a été cfeusé un réservoir de 10 mètres carrés, entouré d'im mur à hauleur d'appui. L'eau du Saiicrlingbrunnen rougit promptement les préparations de tournesol. Sa température est de 12 degrés centigrade. Son goût est agréable et piquant. Elle est d'une extrême limpidité, et l'on distingue des conlerves nombreuses à sa surface et une mousse verte qui tapisse le fond du bassin. La source est à 8"', 50 au-dessus de la promenade principale: aussi a-l-ou l)rofité de la hauteur à laquelle elle émerge pour installer un jet d'eau qu'elle alimente. Son analyse n'a pas été publiée.

Disons maintenant quelques mots de la grotte de Pyrmont, voisine du Saùerlingbrunnen. Cette grotte est en face de la porte qui ferme l'entrée du jardin situé au-dessus du Saùerlingbrunnen. Une inscription avertit les promeneurs qu'il est expressément défendu d'entrer dans la Dunsthohle où la vapeur s'élève quelquefois tout à coup et pourrait devenir mortelle. Cependant un gardien en permet l'entrée aux visiteurs qui reconnaissent, non sans surprise, que le redoutable souterrain n'a rien de bien effrayant. Le sol do la grotte, à 1 mètre au-dessous du niveau de l'allée qui y mène, et qu'on atteint après avoir descendu deux marches, laisse dégager une grande quantité de gaz acide carbonique dont on reconnaît l'odeur piquante, surtout lorsqu'on se baisse. La teinture de tournesol, déposée à terre dans une soucoupe, rougit instantanément, et l'eau de chaux se recouvre d'une croûte de carbonate calcaire. Le gardien s'empresse d'ailleurs de répéter l'expérience de la bougie qui s'éteint, et des bulles de savon qui s'arrêtent à 55 centimètres du sol. A ce moment de noire visite, la température de l'air ambiant était de 20 degrés centigrade, tandis que le thermomètre, à 50 centimètres de la terre, descendait à 14 degrés centigrade et arrivait à 12 degrés centigrade, après avoir été tenu pendant quelque temps au niveau du sol. Quoique notre expérience n'eût duré que quelques minutes, nous ressentîmes une si grande lourdeur de tète et des étourdissements si marqués, que nous fûmes obligé de sortir un instant au grand aiv.

PYRMONT (Eaux minérales de). ^^^H 931

htablissemenls. Celle stalion a deux établissements connus sou^eiaom de Bain de la ville et de Bain du Sahhrunnen.

i" Bain de la ville. Sur la promenade qui va du Trinkbrunnen et du Brodelbrunneu au jet d'eau du Saûerlingbrunnen. Il renferme 60 salles de bams, grandes et bien aérées. A droite et à gauche, un large couloir sépare les salles destinées à l'un ou à l'autre sexe. Quelques-uns des cabinets sont précédés d'un petit salon. Les baignoires de pierre, de marbre ou de bois, sont creusées dans le sol, et l'on y descend par un escalier. L'eau minérale, froide ou artiticiellement chauffée, n'est pas à la disposition des baigneurs, et des carrés, établis au niveau de Taire des cabinets, doivent être tournés par un employé pour que le bain soit préparé. Ce système a l'avantage de permettre des bains dont l'eau a la température voulue par le médecin, et d'empêcher le malade de réchauffer ou de refroidir l'eau selon son caprice. Une salle est réservée aux douches de toutes formes et de tout volume. Une pièce à gradins formant amphithéâtre est destinée aux bains de vapeur; 10 personnes peuvent s'y asseoir, ayant à leur portée un jet d'eau froide pour prévenir les congestions cérébrales ou empêcher les inconvénients d'une trop grande chaleur.

2° Bain du Salzhrunnen. Ce second établissement a la même installation ({ue celle du bain de la ville. Il ne renferme que 26 cabinets.

Nous ne pouvons passer sous silence que c'est à Pyrmont que fut bâti en 1740 l'établissement où l'on fit les premières applications générales et locales du gaz acide carbonique. On constate encore les vestiges de cette installation, établie au voisinage de la Brodelbrunnen, mais la médication n'est plus en

usage.

Moue n"Ai)iiLMSTK\TioN et doses. L'eau du Stahlbrunnen ou Trinkbrunnen et de la première source du Salzbrunaen est fréquemment employée en boisson, à la dose de 2 à 4 verres, qui se prennent la plupart du temps près des fontaines. Cependant celle du Salzhrunnen, transportée en bouteilles, se boit souvent au pavillon du Trinkbrunnen. Celle coutume a pour inconvénient de donner à l'eau du Salzhrunnen un goût salé et désagréable, qu'elle n'a pas autant quand elle contient la grande quantité de gaz qui atténue son mauvais goût et la fait accepter des plus difficiles. L'eau de ces deux sources sert aussi à l'usage externe, comme celle du Brodelbrunnen et du Neubrunnen. La durée des bains varie d'une demi-heure à une heure, celle des douches d'eau est d'un quart d'heure. Le séjour dans la vapeur forcée de l'eau minérale qui alimente rampliithéàtre du bain de la ville est rarement de plus de vingt minutes. Erifin on trouve à Pyrmont du petit-lait de vache, dont l'usage interne est trèsfréquent. On l'emploie pur ou coupé avec l'eau du Trinkbrunnen ; les bains entiers de petit-lait n'ont jamais été administrés à cette station.

Effets physiologiques et thérapeuliques. L'eau du Trinkbrunnen ou Stahlbrunnen est ferrugineuse; celle du Salzhrunnen est chlorurée sodique forte, chlorurée magnésienne moyenne et sulfatée sodique moyenne. L'analyse chimique de ces sources indique que les effets physiologiques et thérapeutiques de leur eau sont complètement distincts. Mais nous devons prévenir les buveurs de l'eau ferrugineuse carbonique de Pyrmont qu'ils doivent s'abstenir pendant la durée de la cure des mets acides, de haut goiàt, d'une digestion difficile, de fruits de toute espèce, et surtout des fraises. Les recommandations à cet égard sont à peu près superflues, car la nourriture des hôtels, même pour les personnes qui ne suivent pas un traitement minéral, a subi la rigueur des pre-

'J5'2 PYKMOINT (Eaux jirNÉRALEs de).

scriptions médicales. L'action du Trinkbrunnen n'a pas lieu immédiatement, mais, dès le dixième ou douzième jour, elle est manifeste, et l'eflet reconstituant du fer, du manganèse, de l'acide arsénieux et d'une notable proportion de s^az acide carbonique que cette eau renferme, est indubitable. Le Sjlzbrunnen a une vertu qui a été comparée par le docteur Menke à celle de la source du Rakoczy de Kissingen, et surtout de l'Elisabetbbrunnen de Homburg. Nous croyons, malgré l'opinion du docteur Menke, que l'eau de la Sulzbiunnen de Pyrmont ne ressemble au Rakoczy de Kissingen ni par sa composition chimique ni par ses effets physiologiques. Sa comparaison avec l'Elisabetbbrunnen de Homburg nous paraît moins heureuse eucore. Les sources salées de Pyrmont et de Homburg contiennent bien quelques éléments semblables, le chlorure de sodium, par exemple, mais le reste des principes constituants de ces sources montre des différences si tranchées et indique des pro|)ortions de matières fixes et gazeuses si inégales, qu'aucun rapprochement ne doit être tenté. La Salzbiunnen, lorsque surtout on la boit à la source, produit des effets physiologitjues habituels aux sources froides fortement chlorurées et carboniques. Elle stimule l'appétit, facilite les évacuations alvincs et est faiblement diurétique. Sous son iniluence, l'assimilation se fait mieux, plus aisément, et la nutrition est plus complète. La source salée de Pyrmont, comme toutes les eaux chlorurées fortes, est tonique et amène de la constipation lorsqu'on la prend à faible dose. Nous avons insisté sur les effets du Trinkbrunnen et du Salzbrunnen chez l'iiomnie sain pour être plus clair et moins long en parlant de l'action de l'eau de ces deux sources chez les malatles. L'eau du Trinkbrunnen est utile dans toutes les anémies, quelles que soient leurs causes, et elle a procuré des guérisons, alors que d'autres sources ferrugineuses avaient échoué, ou même avaiint paru nuisibles. L'usage journalier de cette eau, prolongé pendant un mois ou six semaines, guéiit la chlorose et les accidents qu'elle détermine. Elle arrête aussi les diarrhées succédant à certaines atonies, et qui affaiblissent si profondément les malades que l'on avait pu soupçonner un vice organique de l'intestin. Elle remédie souvent encore à des spermatorrhées ayant pour cause un affaiblissement considérable. Elle rend enlin des services dans les paralysies cliloroliques, hystériques, choréiques, etc., et dans les cachexies qui surviennent à la suite de fièvres graves ou longues, de fièvres intermittentes prolongées, ou d'une lactation excessive. Les elfets toniques du Trinkbrunnen indiquent qu'il faut craindre de prescrire son eau dans les circonstances où il est dangereux de donner au sang une trop grande richesse. Elle doit donc être défendue aux pléthoriques, à tous les malades ayant une constitution qui peut faire redouter des congestions, des hémorrhagies cérébrales ou pulmonaires. C'est ce qui explique pourquoi l'on ne voit guère comme buveurs à celte fontaine que des jeunes garçons, et surtout des jeunes filles dont la santé a besoin d'être fortifiée. L'eau du Salzbrunnen s'emploie à l'intérieur dans les états maladifs où il convient d'obtenir aussi un effet tonique. Elle doit être prescrite seulement dans les circonstances oiî il faut favoriser les évacuations intestinales, et quand les malades ont une constitution lymphatique ou scrofuleuse. Les dyspeptiques, surtout ceux qui ont des rapports acides ou des selles difficiles, se trouvent bien en général d'une cure au Salzbrunnen. Si l'on excepte des malades qui la fréquentent le plus souvent les jeunes sujets dont le tempérament est lymphatique ou scrofuleux, on n'y voit guère que des buveurs d'un âge mur et même certains vieillards. Il faut envoyer aux sources ferrugineuse

l'YROClNCnONIQUE. 955

de Pyrmont les malades auxquels on doit prescrire, à dose modérée et pour éviter les inconvénients souvent inhérents à l'emploi de quantités plus fortes, l'usage du fer et du manganèse, dissous dans une eau fortement carbonique. Pyrmont est aussi la station que l'on doit choisir lorsqu'on veut recourir à des eaux chlorurées carboniques froides, dont l'action est très-douce. Enfm les malades, habitant les pays voisins, peuvent se rendre à cette station, à moins que leur état n'exige l'emploi d'une eau chlorurée plus forte. Les bains de la ville doivent être prescrits toutes les fois qu'on veut obtenir une irritation de la peau. Les bains du Sulzbruimen sont utiles comme adjuvants de la médication chlorurée interne. Ils sont snrtout indiqués chez les enfants et chez les adultes qui offrent le caractère d'un lymphatisme exagéré, ou même de la scrofule, principalement lorsque les manifestations de cette dernière sont extérieures. Mais, dans ce cas, il importe de recourir à l'emploi de bains alimentés par l'eau du Salzbrunnen, additionnée de l'eau-nière des salines, La durée de la cure est de quinze à quarante-cinq jours. On exporte en grande quantité surtout l'eau du ïrinkbrunnen. A. Hoturkau.

PVROA.'?li%RlQlIE (AciDh:). C'^H'-'O^ Se form.e par l'action des alcalis à 200 degrés sur l'anhydride amarique, en même temps que de l'acide benzoïquo :

Ci^H-^o^ -l~ 41(011 = sc^n'î^onv + ^CHPonc 4- ii^

Anhydride l'yroamariite lienïuate

amarique. de potassium. de polassium.

L'acide pyroamarique cristallise en lames ou en piismes orthorhombiques, fusibles à 94 degrés, peu solubles dans l'eau, très-soliibles djus l'alcool et dans l'élher; il peut être distillé par petites portions, L. \h.

PYROCATÉCniI\iE OU ACIDE PyROCATÉCIIIQUE. CH'O" — C''H*(OH)^ Synonymie: Oxyphénol ou acide oxyphénîque. Existe en petite quantité dans les feuilles vertes et les fruits de la vigne sauvage {Ampélopsis hederacea) et dans l'urine du cheval, se forme dans la distillation sèche de l'acide catéchique, de l'acide protocatéchique, de l'acide morintannique (d'oiî le nom d'acide pijromorintannique qu'on lui donne quelquefois), de la gomme et d'un grand nombre d'extraits de plantes (cachou, quinquina, etc.). On le prépare le mieux en faisant passer de l'acide iodhydrique dans du gayacol maintenu au bain d'huile entre 175 et 200 degrés. 11 constitue des prismes rhombiques très-solubles dans l'eau, l'alcool et l'éther ; il fond à 104 degrés, bout à 245", 5, se sublime. Le perchlorure de fer en colore la solution aqueuse en vert foncé. L. Hiv.

PYROCIXCHOXIQLE (Acide). On obtient l'anhydride pyrocinchonique (]6jj6Qr, ^la^g la distillation sèche de l'alcool cinchonique, ou dans la distillation de la masse jaunâtre, épaisse, déposée des eaux-mères de la préparation de l'acide térébique. Ce composé serait, d'après Pioser, l'anhydride d'un acide bibasique, peu stable, G^H^O*.

L'anhydride pyrocinchonique est peu soluble dans l'eau froide, mieux dans l'eau chaude, soluble dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, la benzine, l'acétone, crislallisable en grandes lames orthorhombiques, à éclat nacré, fusibles à 96 degrés, distillant à 223 degrés, sublimables.

Lorsqu'on le chauffe pendant deux heures à 100 degrés avec une solution

954 TYROGALLÉINE.

concentrée d'ammoniaque, il se transfoi^me en pyrocinchonimiâe, C''H"O^ÂzH, ciùstallisable, soluble dans l'eau bouillante, d'une saveur brûlante, d'une odeur qui rappelle colle de l'iodoforme.

L'acide azotique concentré et le percblorure de pbospbore n'attaquent même pas à cbaud l'anhydride pyrocincbonique. Le mélange cbromique le dédouble en acides acétique et carbonique.

Les sels alcalins sont très-solubles. L. Hn.

PTROCITRIQL'ES (AciDEs). Gerhardt donnait ce nom aux acides isomères formés dans la distillation de l'acide citrique, c'est-à-dire aux acides ilaconique et citraconifjue {voy. ces mots), auxquels il joignait l'acide mésaconique et même l'acide lipique, produit de l'oxydation des graisses sous l'influence de l'acide nitrique. L. Hn.

PYROCOMÉ^'AMKJUE (Acide). C'H'AzO.OH + IPO. Se forme en chauffant pendant plusieurs jours l'acide coménamique avec de l'acide iodhydrique concentré. Il est en longues aiguilles incolores, très-solubles dans l'alcool chaud, insolubles dans Télher, le chloroforme, le sulfure de carbone. Chauffé à 250 degrés, il se décompose sans entrer en fusion, et donne avec le chlorure ferrique une coloration bleue. L. Hn.

PYROC'BÉSOi.s. C'II'^O. Eu distillant le produit butyreux restant aprè^ la reclihculion industrielle du [ihénol, on obtient des cristaux de composition constante, dont le point de fusion varie de 85 à 195 degrés; par distillation fractionnée on sépare trois pyrocrésols, tous trois distillables sans altération, donnant par oxydation les oxydes correspondants C'*H'-0% se dissolvant dans un mélange d'acide nitrique (1 vol.) et d'acide sulfurique (2 vol.), puis laissant déposer dos cristaux de composition C'^ll*(AzO-)*0-. L. Hn.

PYRODEXTRl\E. C*^ir'*0^^(?). C'est une masse friable, soluble dans l'eau en brun, peu soluble dans l'alcool, se formant dans la torréfaction de l'amidon à 250 degrés. Ce n'est probablement qu'un mélange d'anhydrides ou d'alcools condensés dérivés de la dextrine. L. H.n.

PYROFUCtSOL. Substance cristalline obtenue dans la distillation sèche du thiofiicusol, produit de l'action de l'hydrogène sulfuré sur la fucusamide. Le pyrofucusol est probablement isomérique avec le pyrofurfurol C'IPO^ L. Hn.

PYROGAÏACll\E. C'^H'*0'\ Principe cristallisable, prend naissance en même temps que le gaïacol dans la distillation lente de l'acide gaïarétique. 11 est en lamelles fusibles à 180", 5, très-peu solubles dans l'eau bouillante et l'alcool; elle bout à 258 degrés sous une pression de 80-90 millimètres. L'acide sulfurique la dissout en bleu; le perchlorure de fer ne la colore pas. L. Hn.

PYROCAÎACIQIIE (Acide). L'un des noms du Gaïacol {voy. ce mot).

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