L. IL
PÏROXYLIIXE. Voy. COLLODIOX.
PYROXVLIQUE (Acide). Se forme en même temps que de l'acide oxalique, de l'acide nitreux et nitrique, et de l'ammoniaque, en dissolvant à 70 degrés du coton-poudre dans de la potasse (Hadovv). Cet acide est peut-être identique avec l'acide saccharique. L. Hn.
PIRRUOPIXE. Alcaloïde extrait par Pollex de la racine de Chelidoniiim niajus. Probablement identique avec la sanguinarine. Elle forme des sels rouges peu solubles, L. Ih.
PYRRIIORÉTIXE. Matière humique renfermée dans les débris de sapins fossiles des tourbières du Danemark ; paraît être une combinaison d'acide humique et de bolorétine (Forchhammer). Elle est soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther. L. Un.
PTBROL ou PYBRIIOL, C'IPAz. Pjiiicipe alcalin volatil, découvert par Kunge dans le goudron de houille et les produits de distillation des matières animales; ses vapeurs possèdent la propriété de communi([uer une coloration rouge purpurine au bois de sapin humecté d'acide chlorliydri(|uc, d'où son nom (de Tt'jppo;, rouge). On peut le considérer comme le dérivé amide d'un carbure, C*H'% le télrol, dont Limpricht admet l'existence dans les dérivés de l'acide mucique.
C'est un liquide incolore, d'une odeur rappelant celle du chloroforme, d'une saveur brûlante; sa densité est de 1,077 à 155 degrés; il est peu soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool et l'éther, insoluble dans les liqueurs alcalines. Il bout à 126 degrés et brunit à l'air. 11 est très-instable en présence des acides, mais donne un composé très-stable avec la potasse.
Le rouge de pyi^hol, corps solide formé par l'action des acides sur le pyrrhol, s'oxyde à 100 degrés en augmentant de volume et ne se dissout CTuère que dans l'alcool bouillant. Sa composition ne paraît pas absolument constante; d'après Anderson, elle est G'^HP^Az^O. L. Ils.
PYRUVIQUE (Acide). C^I1''0^ Produit de la distillation sèche de l'acide tartricpje ou de l'acide glycérique, se forme en même temps que l'acide pyrotartrique, ou lorsqu'on traite le cyanure d'acétyle par l'acide chlorhydrique. C'est un liquide incolore, qui bout de 165 à 170 degrés, se décompose partiellement par la distillation en acide carbonique et en acide pyrotartrique, se dissout aisément dans l'eau; la solution acide se transforme à la longue en un sirop acide isomère, non volatil. L'acide pyruvique donne des sels cristallisables. L'acide chlorhydrique à 100 degrés le décompose en acide carbonique et acide pyro-
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tartrique; chauffé avec une faible quantité de baryte hydratée, il donne de l'acide pyrotartrique, acéliqiie et uvique, avec une quantité plus grande de baryte, de l'acide acétique et uvique, oxalique et uvitique. L. Hn.
pi'xnAGORE. Ne à Samos en 582 avant l'ère chrétienne, mort en 504. II voyagea en Orient et en Egypte, se fit initier au sacerdoce des prêtres ; il resta plus de vingt ans à Thèbes, fut emmené en captivité par Cambyse, et à Babylone apprit des prêtres chaldéens l'astronomie et la médecine ; après de nombreux voyages, il vint à Crotone, dans la Grande Grèce, et y fonda l'école devenue si célèbre.
Pythagore était médecin; il s'est occupé d'anatomie et a étudié les vertus des plantes. Tout le monde connaît la théorie numérique, parfois si obscure, du philosophe grec; elle a exercé une influence manifeste sur la médecine, notamment sur la doctrine des jours critiques. L. IL\.
PITUAISTES. Voy. Divination.
Pl'TniE. Voji. Divination.
PYTiiox. Les Pythons se distinguent essentiellement des Boas {voij. ce mot), auxquels ils ressemblent beaucoup par la présence de dents aux os interraaxillaires et par des os sous-orbitaires distincts; ce groupe renferme les genres Morélie, Liasis, Nardoa et Python proprement dit. Ce dernier genre se caractérise par la présence de fossettes aux deux lèvres, des plaques régulières et symétriques sur le dessus de la tète, les plaques du dessous de la queue disposées suivant deux rangées. On connaît quatre ou cinq espèces de Pythons ; le Python molure et le Pytlion réticulé habitent le sud de l'Asie; le Python de Séba et le Python royal se trouvent dans le Continent africain. H.-E. Sacvage.
Bibliographie. — Dciiéril et Bibron. Erpétologie générale, t. VI. — Jax, Eleiico sisteinatico degll o/idi, 18GÔ. E. S.
PYXIS. Bell a désigné sous ce nom une Tortue {voy. ce mot) de l'Inde qui, par une exception unique dans la famille des Chersites, a la partie intérieure du sternum douée de mobilité ; les autres caractères sont ceux des Tortues de terre, H.-E. Sadvage.
Bibliographie. — Duméril et Bibro.n. Erpétologie générale, t. II, 1855, E. S.