MÈTRES
Cours de Chidotani, limite des bouleaux
Source de la Jora. . .•
Au-dessus du village d'Ukanchado . . .
Au-dessus du village de Fit
Près du village de Kalota sur le Fiagdon
Près du village de Choche
Sur le côté sud de l'Ardjervan
Au village de Bossuta
Au-dessus du village de Urti-Salu . . .
Au village de Baschegat
Au village de Tedeleti.
Au village de Gebriani
A Schucha
Au village de Lachmula
Au village d'Uzeri
village de Chelcdi
La limite supérieure de la région des forêts est assez variable, suivant les localités; les observations publiées jusqu'ici la font varier de 2,628 mètres à i ,926 mètres, pour les forêts en général; quant aux bouleaux, qui se retrouvent au-dessus de la ligne générale des forêts, ils finissent en moyenne à 2,270 mètres, et au maximum à 2,728 mètres.
Il a été fait aussi, relativement à la limite de la région des prairies, quelques observations importantes ; les prairies disparaissent :
l" Sur le petit Isari-Dagh, à 3607"
!2° Sur le mont Danoss-mta (Tuschetie), à 3542
Sur l'Alajun-Dagh (cercle des Kasikumuks), à 3486
Sur le Djalti-Dagh (cercle de la Ssamur) à 3458
Sur le Diklos-mta (Tuschttie), à 3192
Au-dessus du volage de Ssba (Ossetie), à 3168
Faune. La faune du Caucase est beaucoup moins counue que sa flore ; les excursions savantes des botanistes et des géologues ayant été bien plus fréquentes que les expéditions scientifiques faites dans d'autres buts. Cependant le docteur Radde, dont l'infatigable activité s'étend à toutes les branches de l'histoire naturelle, a déjà conmiuniqué le fruit de ses observations.
La faune des mammifères, quoique bien largement représentée par le nombre des individus, ne semble pas très-riche en espèces. Les carnassiei's sont nombreux; et parmi eux se trouvent des espèces qui ne sont pas représentées dans les autres launes européennes. Tel est le tigre, rare à la vérité, mais qui vient de la Perse où
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il est fréquemment l'objet de chasses suivies de succès. Le léopard est plus commun, on le rencontre souvent dans les montagnes de la Géorgie et dans les steppes du Nord ; il est rare en Min-irélie. L'ours se trouve à peu près dans les mêmes régions. La hyène et le chacal sont très-communs; nous devons signaler aussi diverses espèces de chiens (le loup, par exemple), et de chats ; le blaireau, la loutre, etc. Le sanglier se trouve à peu près partout. La famille des rongeurs est tvès-riche. A l'ordre des ruminants appartient le bos urus dont la présence, au dire de Petzholdt, est incontestable dans le bassin du Kouban.
A côté des sveltes gazelles qui parcourent en bandes nombreuses les steppes de la Ciscaucasie et les plaines géorgiennes, citons le bouquetin du Caucase, le chamois, les chèvres sauvages, que le chasseur poursuit jusqu'aux sommets les plus escarpés; l'antilope saïga, qui est assez commune, tandis que l'antilope subguttiirosa est très- rare ; la capra caucasica paraît spéciale à celte région. Citons encore le cheval qu'on rencontre en troupeaux libres dans la steppe; l'onagre, qui vit dans les régions montagneuses. Les phoques ne sont pas rares, le phoca vitulina domine dans la mer Caspienne, le/j/iocamonccMS dans la mer Noire ; les dauphins {D. vhocœna et D. delphis) sont nombreux dans la mer Noire, surtout à l'embouchure du Rion.
La classe des oiseaux est assez richement représentée ; les ordres des rapaces et des échassiers prédominent. La perdrix du Caucase et la caille animent les champs de millet et les bruyères de la Géorgie, les faisans au riche plumage parcourent les plaines boisées de la Colchide.
Parmi les reptiles, nous citerons surtout les serpents et les lézards ; les tortues sont rares. 11 n'existe guère dans le Caucase qu'une espèce de serpent venimeux, la vipère [vipera berus) .
Nous savons peu de chose sur les poissons des fleuves caucasiques ; et pourtant les profits qu'on retire de leur pêche sont très-importants. La chair du poisson est dans certaines contrées, la base de toute l'alimentation des habitants. Les fleuves sont très-riches et renferment quelques espèces spéciales. Le saumon, l'esturgeon, la tanche, le silurus et toutes les espèces des rivières européennes s'y rencontrent.
Les insectes offrent par leur nombre et leur variété d'amples récoltes aux collectionneurs ; les coléoptères seuls ont été étudiés jusqu'ici, et encore très-incomplétement. Nous ne devons pas oublier de mentionner l'araignée -scorpion {phalangium araneoïdes), commune dans la Géorgie, et dont la morsure est très - dangereuse , quoique les dangers qu'elle fait courir aient été souvent exagérés.
Ethnologie.' La Caucasie qui, au point de vue administratif, a été, en 1867, définitivement subdivisée en douze territoires ou provinces, occupe une superficie de 457,000 kilomètres carrés, pour tout ce qui est soumis à la Russie. Cette étendue de terrains se partage, entre la Ciscaucasie et la Transcaucasie, en deux porlions presque égales, 219,000 kilomètres carrés pour la première et 218,000 kilomètres carrés pour la seconde ; mais les diverses parties du Caucase sont trèsinégalement peuplées, et les deux régions, quoique aussi étendues l'une que l'autre, sont bien différentes par la population. Ainsi, tandis que la Ciscaucasie, d'après le recensement de 1865, ne compte que 1,392,000 habitants, les provinces au sud du Caucase comptent 5,114,000 âmes. Le lecensement de 1861 n'avait donné que 4,157,000 pour toutes les provinces caucasiques, entre lesquelles cette population était répartie ainsi, d'après l'ouvrage du colonel Stebnitzky.
CAUCÀSIQUES (provinces).