‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales volume 13Chapitre 45 sur 64 · CAUTÉRISATION (bibliographie · texte numérisé non relu

CAUTÉRISATION (bibliographie

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Voyez les articles : Caustiques, Cautères, Cautérisation, Feu, Moxas, etc. dans les Dictionnaires et les Traités de Pathologie. U. Tr. et Gh. M.

CAUVALAT (Eau MINÉRALE de), atlievmale, sulfurée calcique faible, sulfureuse faible. Dans le département du Gard, dans l'arrondissement et à 2 kilomètres du Yigan, Cauvalat est un village à 224 mètres au-dessus du niveau de la mer, où demeurent une ti'ontaine d'habitants et qui dépend de la commune d'Avèze. (Chemin de fer de Lyon, Taïascon, Nîmes et Le Vigan.) Cauvalat est bâti au pied de trois mamelons recouverts de verdure; des montagnes plus élevées

486 CAUVALAT (eau minérale de).

et dont la cime est nue, s'étendent à l'horizon et font de ce point des Cévennes une sorte d'oasis oii les populitions du Midi aiment à trouver l'ombre et la fraîcheur presque inconnues en été dans cette piirtie de la France. Une seule source émerge à Cauvalat-lès-Le Vigan d'un terrain calcaire. Son eau est claire, limpide et transparente ; son odeur et son goût indiquent qu'elle est sulfureuse ; une matière organique, douce au toucher, et comme savonneuse, se dépose au fond de son bassin, d'où elle est entraînée en filaments brunâtres qui sont probablement de la barégine. Sa température est de 15*^ centigrade. M. 0. Henry a fait l'analyse chimique de cette eau; il a trouvé dans 1,000 grammes les principes suivants :

Sulfure de calcium 0,019

Bicarbonate de soude 0,080

^''='"'';-, îo.ioo

— magnésie .1

Sulfate de cliaux 0,760

- '°"de. 1 Q^20

— miignesie I

(Chlorure de sodium 0,060

Silicate alcalin 0,260

Matière organique brune 0,100

Total df.^ matières fixes 1,799

L'établissement se compose de seize cabinets de bains non précédés de vestiaires, de deux salles de douches, de deux pièces oii s'administrent les bains de vapeur par encaissement, et d'une chambre avec lit de repos pour les baigneurs qui sortent de la vapeur sulfureuse.

Emploi thérapeutique. L'eau de Cauvalat s'administre en boisson à la dose d'un à trois verres pris le matin à jeun, à un quart d'heure d'intervalle, pure ou coupée de lait, d'infusions béchiques et édulcorce avec un sirop balsamique ou émollient. La durée des bains d'eau est d'une demi-heure à une heure; celle des douches de dix à vingt minutes. Les malades restent, en général, un quart d'heure dans la vapeur lorsque le bain est entier ; le temps des douches de vapeur locales est subordonné à l'affection et au résultat que le médecin veut obtenir.

L'eau de Cauvalat, en boisson surtout, est excitante des systèmes sanguin et nerveux, elle agit principalement sur les membranes muqueuses et spécialement sur celles qui tapissent les voies aériennes et urinaires dont elle augmente d'abord les sécrétions, les modifie bientôt, les diminue et quelquelois les supprime; elle est manifestement diaphorétique et elle détermine de la sueur ou au moins une perspiration cutanée chez les personnes les plus réfractaires à la transpiration.

Ce sont les maladies sécrétantes de la peau, et, en particulier, l'herpès, quelle que soit sa forme, qui rentrent le mieux dans les indications de l'eau de Cauvalat en boisson, en bains et en douches. Les affections catarrhales du larynx et des bronches, des reins et de la vessie, sont celles qui se trouvent le mieux d'une cure interne et externe par l'eau de cette station sulfurée et sulfureuse. Les rhumatismes liés évidemment à l'existence d'un vice herpétique, les ophthalmies scrofuleuses, rhumatismales ou dartreuses, les maladies de la rate et du foie qui coexistent avec un état morbide de l'enveloppe extérieure ou qui suivent sa disparition, les dyspepsies ou les gastro-entéialgies qui apparaissent dans les mêmes conditions; les suites d'empoisonnements paludéens, saturnins ou mercuriels; les syphilides larvées ; les fièvres intermittentes durant depuis longtemps et rebelles au>: traitements les plus rationnels ; la chlorose, l'aménorrhée, la dysménorrhée, les engorgements du corps et du col utérins, sont en général favorablement modifiés par un traitement intérieur et extérieur près de la source de Cauvalat.

CAVAi^lLLES. 487

La durée de la cure esi de \ingt à vingt-cinq jours.

On exporte peu cette eau minérale, quoiqu'elle soit dans les meilleures conditions pour supporter le transport, puisqu'elle est alliermale et qu'elle conserve très-bien et très-longteraps sa snlluration. On peut, en «ffet, élever sa température jusqu'à 70» centigrade, sans qu'elle subisse une altération sensible.

A. RoTURKAU.

BuLiOGRAPiiiE. — Vebdiek. Emix minérales hydrosulfureuses de Cauvalat, saisons de iM"^ et de 1845. Montpellier, 1844 et 1846, in-8°, 22 pag. —Du même. Mcinoire sur les eaux thermales de Cauvalat-lès-Levigan . Paris, lh53, in-4°. — Du mêjie. Eaux minérales hydrusulfureuses de Cauvalat-lès-Levigan. Montpellier, 1856, in-18. — Joanne (Ad.) et Le Pii.eu». Les bains d'Europe, guide descriptif et médical, etc. Paris, 1860, in-12, p. 274-275. A. R.

CAIJVIÉRE (A.-L.-F.). Chirurgien qui a joui, à Marseille, oii il était né, vers 1780, d'une réputation d'habileté et de savoir justement méritée. Il fit ses études médicales à Paris, et se fit recevoir docteur en 1805. Fixé dans sa ville natale, 1 y conquit rapidement l'estime et la confiance générales, qui lui valurent les places de professeur et de directeur de l'École de médecine, de chirurgien en chef de l'hôpital, etc. Cet estimable praticien est mort en 1858.

Il a peu écrit. Sa dissertation inaugurale est intitulée : De V extraction des calculs vésicaux par l'appareil latéral. Thèses de Paris, an XI, in-S", n" 222.

E. Bgd.

CATALLO (Francesco), en latin Caballus ou de Caballis, médecin italien, né àBrescia, vers le milieu du quinzième siècle. 11 professa longtenipsle grec, l'hébreu et l'asliologie à Padoiie. Mais, accusé de magie, il retourna dans sa ville natale oii il mourut en 1540. Cavallo était foit instruit, et, comme le fait observer Haller, il avait même lu Celse, ce qui n'était pas commun à cette époque. Il nous a laissé un ouvrage dans lequel il s'occupe beaucoup de la vipère et des autres serpents venimeux. Voici le titre de ce livre : Libellas de animali pastillos theriacos et theriacam ingrediente in Barth. Montagnana opp., Venetiis, 1497, in-fol., et ibid., 1505, avec les Consult. d'Ant. Cermisone.

Il y eut encore un médecin sicilien, du nom de Cavallo, qui vivait dans la première moitié du dix-septième siècle; il était né à Agrigente, et mourut en 1660 à Naro, dans la même île. Il avait composé les ouvrages suivants : Opusculum de objecto physicœ, Panormi, 1058, in-8°; et De insito morborum medicum opus etnovum, Gatane, 1658, in-8". E. Bgd.

CAVA1VILLEA. Desrousseaux a figuré sous ce nom {EncycL méth., t. 454), un fruit des Philippines, qui est béchique, rafraîchis.sant, ressemblant à im abricot et contenant trois ou quatre graines aplaties (Perrotlet, Cat. rais, et Ann. Soc. Linn. par., in Mér. et Del., Dict. Mat. méd., II, 162). C'est le Mabolo des Philippines, qu'on sait aujourd'hui appartenir à une Ebénacée, du genre Diospyros {voy. Diospyros). H. Bn.

CAVAnilLLEfS (ântonio-Jose). Célèbre botaniste espagnol, dont nous devons dire quelques mots. Il était né à Valence le 16 janvier 1744, et avait embrassé l'état ecclésiastique; c'est à l'occasion d'un voyage à Paris, en 1777, où il accompagna le duc de 1 Infantado, ambassadeur d'Espagne, qu'il se livra avec ardeur à l'étude des sciences, et il profita d'un séjour de douze ans en France pour compléter ses connaissances. Il s'était partieulièrement voué à la botanique, mais il

488 CAYlLiNDlSlI.

nest jamais sorti de h sphère purement descriptive. On lui doit d'intéressantes recherches sur les plantes monadelphes.

Cavanilles, de retour en Espagne, reçut la mission d'étudier la Flore de ce pays, et d'importantes publications ont l'ait connaître les résultais de ses explorations. Ce savant, plus recommandable par son savoir que par sou caractère acre et tracassiez, mourut à Madrid en mai 1804. Il était membre de l'Institut de France, directeur du jardin de botanique de Madrid, etc.

Nous ne citons ici que ses ouvrages généraux.

I. MonadelphicB classis dissertât. X. Paris 1785-89; et Madrid, 1790, in-4°, 2 vol. — II. Icônes et descriptiones jjlantarum quce aut sponle in Hispania crescunt mit in Iiortis hospitantiir . Madrid, 1791-1804, in-8°, 6 vol., plus de GOO pi. — III. Observaciunes sobre la Idstoria natural, çieografia, etc., del reijno de Valcncia. Ibid., 1795-97, in-lol., 2 vol.. pi. — IV. Descripcion de las j)lantas que demonstro en las leccwnes puhl. de hotanica de anno 1801. Ibid., 1802, in-8". — V. Annales de historia natural, à partir de 1800, in-H".

E. Bgd.

CAVAY, Nom, à Manille, des graines A&V Acacia scandens L.., qui est un Entada. {Voy. Ektad.v). Elles sont entourées d'une couche mince qui se gonfle au ( onlact de l'eau et est nsilée dans le traitement de l'asthme (Trans. philos, ai., 1, 104.— Mer. et Del., Dict. Mat. Méd.,[l, 2).

CAWECARKAS (Les). Voy. Centre-Amérique.

CAVErVDlSH (Henrï). Dans le siècle dernier, les grands seigneurs, les hommes tavorisés par la fortune, s'occupaient volontiers de chimie. L'illustre Robert Boyle était fils d'un comte de Cork et d'Orréfy; Lavoisier- possédait la charge riche de fermier général ; Henry Gavendish, lui, était petit-fds de William Cavendish, second duc de Devonshire; sa mère était une lady Anne Grey, fille de Henry, duc de Kent.

Cet homme, justement célèbre, et qui a préparé les magnifiques travaux de Lavoisier, de Priestley, de Fourcroy, de Guytoii de Morveau, naquit le 40 octobre 1751, à Nice, où sa mère était allée pour des raisons de sanlé. Loin de briguer quelque sinécure, suivant l'usage de la noblesse anglaise, il se livra tout entier à la culture des sciences, et résolut de devenir le plus savant des riches, en même temps que le plus riche des savants. Esquisser la vie de ce grand travailleur, de ce judicieux observateur, qui fut tout à la fois chimiste, physicien, naturaliste, astronome, c'est faire brièvement connaître l'essence de ses travaux, car, pendant près de trente ans, Gavendish n'a pas cessé d'enrichir les Transactions philosophiques du fruit de ses recherches et de ses méditations. C'est lui qui, le premier, analysa les caractères particuliers de l'hydrogène, et qui signala les propriétés qui distinguent ce gaz de l'air atmosphérique. On lui doit aussi l'importante découverte de la composition de l'eau. Déjà, Scheele avait remarqué que, lorsqu'on mélange de l'oxygène avec de l'hydrogène en quantité double, ce mélange produisait une combustion accompagnée de détonation. Cavendish répéta ces expériences. 11 renferma les deux gaz dans un récipient de terre, et reconnut que le résidu qui provenait -de leur mélange n'était autre qjc de l'eau. Un grand esprit d'exactitude dans les recherches conduisit Gavendish à une autre grande découverte. Un jour qu'il avait renfermé de l'air atmosphérique dans un tube, par lequel il avait fait passer une suite d'étincelles électriques, il eut l'idée de renfermer dans ce tube une dissolution de potasse caustique, qui absorba l'acide formé (acide nitreux), et l'analyse de l'air resté dans ce tube lui

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