‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales volume 13Chapitre 50 sur 64 · CAZEAUX · texte numérisé non relu

CAZEAUX

CAYOL (Jean-Brdno). Né à Marseille le 17 avril 1787, mort à son château de Flotin, près Boiscommun, département du Loiret, le 24 septembre 185G. Cayol commença ses études médicales dans sa ville natale et vint les continuer à Paris oii, après avoir passé par l'internat dans les hôpitaux, il soutient sa tlièse en 1810. Cette thèse, sur hphthisie trachéale, indique déjà un homme d'une certaine valeur. En 1812, Gajol fut nommé médecin du bureau ceiitial des hôpitaux et chargé des servicesà l'hôpital Necker et à la Rochefoucauld. Mu suite de lalktale ordonnance royale du 2 février 1823 qui, sous prétexte de réorganiser la Faculté de médecine, la désorganisait, Cayol fut nommé professeur de clinique interne, et une chaire fut créée tout exprès pour lui à l'hôpital de la Charité. 11 l'occupa pendant sept ans, non sans un certain éclat. Son enseignement était suivi par un nombre assez considérable d'élèves. En somme, au milieu de cette fournée de piofesseurs assez médiocres, faite par ordonnance royale, Cayol fut celui qui (Laënnec excepté; bien entendu) se montra le plus digne du poste qui lui avait été confié. Cependant, quoique sa chaire fût de nouvelle (ondalion et qu'il n'eût déplacé persorme, ainsi que son collègue Deneux, il fut, comme ce dernier, exclu de la Faculté après la révolution de 1830. Cayol était un bon praticien, fort répandu dans le monde légitimiste de l'époque, et ses ouvrages, sans être transcendants, sont d'un homme de mérite. Il fut toute sa vie un partisan passionné de l'hippocratisme et du vilalisme et un ennemi acharné de l'organicisnie de Broussais. Il avait la réputation d'être très-généreux et très-humain. Il fut directeur de la Bihliothèque médicale, et, jusqu'à sa mort, rédacteur en chef de la Revue médicale; il collabora au Dictionnaire des sciences médicales, et fournit quelques observations à Laënnec pour son Traité d'auscultation médiate. On a en outre de lui ;

I. De la phtliisie trachéale. Th. de Paris, 1810, in-4°. — II. Traité pratique des hernies, ou Mémoires anatomiques et chirurgicaux sur ces maladies. V&ris, 1812, in-8. Avec atlas in-folio. Traduction de l'ouvrage de Scarpa. — III. Clinique médicale, suivie d'un traité des maladies cancéreuses. Ibid., 1855, in-8''. — IV. De la fièvre typhoïde et du typhoïdisme. Ibid., 1S55, in-8. — V. Du ver ronqeur de la tradition hippocratique. Défense de l'hippocratisme moderne. Ibid-, 1854, in-8». H. Mr.

CAYOR (Ver de) — Voij. Ver

CAYIIGAS (les), Tribu américaine. Voy. Amérique, p. 618.

CAZE (la). Voy. Lacaze.

CAZEAUX (Paulin). Né à Bordeaux en 1808, mort à Paris en 1862. Cazeaux fut successivement interne des hôpitaux, chef de clinique d'accouchement dans le service de P. Dubois, et agrégé après un brillant concours, en 1844. Pendant quelques années il fit des cours publics d'accouchement très-suivis, moins brillants qu'utile? et instj'uctifs. En 1851, il fut nommé membre de l'Académie de médecine, et prit part à des discussions importantes sur les kystes de Vovaive, la fièvre puerpérale, etc., où il montra un vrai tident et un grand savoir, uni à une expérience déjà profonde. 11 avait la réputation justement méritée d'un accoucheur honnête, prudent, expérimenté, possédant une rare habileté de main. Cazeaux s'est éteint lenlement à la suite d'une affection des centres nerveux. 11 était membre de la Société de médecine du département de la Seine et de la Société de chirurgie. Ses ouvrages sont peu nombreux : 1" Des kystes de l'ovaire, Th. de conc. Paris, 1844, in-4"; 2° Traité théorique et pratique de l'art des accouchements, Paris, 1840, in-8", 8« édition , d" 1870. A partir de la 7» édition, l'ouvrage de Cazeaux a été revu et annoté par le D' Tarnier. H. Mr.

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CEAIVOTHÏIS L. Genre de Dicotylédones, appartenant à la famille des Rhamnées. Les plantes de ce groupe sont des arbrisseaux ou des arbustes des parties chaudes et tempérées de l'Amérique septentrionale. Leurs feuilles sont alternes, très-rarement opposées, entières ou simplement dentées. Elles sont munies à leur base de petites stipules caduques. Les fleurs sont en petites cvmes ou en ombellules groupées elles-mêmes en grappes ou panicules axillaires ou terminales. Elles sont hermaphrodites. Le calice est à cinq divisions ovales ou triangulaires, conniventes au sommet. Les pétales, au nombre de cinq, sont insérés sur le bord extérieur d'un disque annulaire, qui tapisse tout l'intérieur du tube du calice. Us sont petits, onguiculés, concaves à leur sommet. Les cinq étaminessont opposées aux pétales, et tout d'abord enfermées dans leur partie concave. L'ovaire est libre ou à demi-plongé dans le disque. Le fruit est une sorte de capsule subf'lobuleuse, à trois lobes, entourée à la base par le tube du calice, et contenant dans un épicarpe mince des coques crustacées ou cartilagineuses, qui s'ouvrent ion^-itudinalement par la partie interne. Dans chacune des trois loges du fruit on trouve une seule graine obovée, subtrigone, à testa crustacé, à hile basilaire caroncule. L'amande de la graine est formée d'un albumen charnu contenant un embryon à cotylédons ovales ou obovales.

Le Ceanothus americanus est l'espèce de ce groupe la plus mtéressante pour la médecine. C'est un arbuste de 3 ou 4 pieds de haut, à feuilles ovales, finement dentées, vertes, courtement pétiolées, à trois nervures principales. Les fleurs sont petites, blanches, très-nombreuses, disposées en ombellules, qui sont elles-mêmes groupées en grappes axillaires plus longues que les feuilles. Les capsules sont de la grosseur d'un tout petit pois et de couleur brunâtre. La racine de cette espèce est employée aux États-Unis contre les gonorrhées et les maladies syphilitiques. Les feuilles sont employées en infusions théiformes. Elles donnent le thé de New-Jersey. Une autre espèce, du Mexique, le Ceanothus azureus, Desf. {C. cœruleus Lag.) arbrisseau à feuilles ovales, oblongues, obtuses, â dents aiguës, glabres en-dessus, blanches tomenteuses en-dessous, donne uneécorcequi a, dans son pays d'origine, la réputation d'être fébrifuge.

Duhamel Traité des arbres et arbustes cultivés, éd. Deslongchamps, 1815, VI, pas. 105;

pi. 51. — Ferrein. Materia niedica, III, 338. — De Candolle. Prodomus, H, pag. 31.

EiVDLicHER. Gênera., n° 5726. — Bentham et Hooker. Gênera., pag. 378. — Ainslie. Mat. indic, pag. 436. Pl.

CÉBADILLE. Voy. Cevadille.

CEBATHA. Sous ce nom, Forskal a décrit une plante d'Arabie, dont les Arabes mangent les baies, malgré l'àcreté très-mai quée de leur saveur, lis en préparent en outre une sorte de vin cuit et une liqueur distillée. Us obtiennent cette dernière en laissant fermenter les fruits pendant une dizaine de jours avec du raisin sec, distillant et édulcorant le produit avec du sucre. La plante appartient à la famille des Ménispermées et est une espèce de Cocculus (voyez Cocculus).

Forskal. JEgypt., 171. Pl.

CEBIPIRA OU SEBïPIBA. Pison a décrit SOUS le nom de Cebipira Guacu un arbre d'une hauteur et d'une grosseur considérables, qui croît dans les bois du Brésil. Jja figure qu'il en a donnée montre des feuilles composées pinnées, à folioles oblongues, obtuses au sommet; des fleurs formées d'un calice gamosépale à cinq divisions et de cinq pétales inégaux, denticulés sur les bords.

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Le bois de cette espèce est remarquable et sert à faire des essieux pour les machines à écraser la canne à sucre. Son écorce était, d'après Pison, très-employée dans la médecine des Brésiliens. Elle est épaisse, compacte, d'une saveur à la fois amère et astringente. Prise en bains, ou en décoction à l'intérieur, elle est utile contre les douleurs rhumatismales et les tumeurs des articulations. Elle est sudorifique et peut être employée contre les maladies syphilitiques non invétérées. A l'extérieur, elle agit efficacement contre la gale, la teigne et d'autres maladies cutanées.

On a quelquefois rapporté le Cebipira Guacu à la famille des Malpighiacées, Mérat le range dans ce groupe ; mais on sait maintenant que c'est une Légumineuse du genre Bowdichia H. B. K., le Bowdicliia major Martius, qui répond exactement à ses caractères.

Le catalogue des bois de Brésil publié à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867 donne à cette espèce le nom de Sibipura ou Sucupira. Certains auteurs l'appellent aussi Alcornoque du Brésil, la rapprochant du vrai Alcornoque, qui est produit par une espèce du même genre, le Bowdichia virgiloides {voy. Alcorjnoque).

Une autre plante est désignée par Pison sous le nom de Cebipira Miri, ce qui signifie Cebipira minor. Elle a des caractères semblables à ceux du Cebipira Guacu et les mêmes propriétés.

Pison. Brasil. 78. — Mabtius. Reise, II, 187. — De Gasdolle. Prodromus, II, 519, — Enolicheh. Gênera, n° 6749. — Guibourt. Drogues simples, &" édit., III, 529. Pl.

CÉBOCÉPIIALE (de xijêo;, singe à longue queue et z£y«ÀÂ tèie). Isidore Geolfroy Saint-Hilaire a donné ce nom à un monstre dont les deux yeux sont extrêmement rapprochés, avec absence presque complète de l'appareil nasal. Aus^i n'y a-t-il d'ordinaire qu'une seule narine. Dans certains cas, les lobes antérieuis du cerveau sont mal conformés.

CECHEl^ ([)ron. tcliech, ch final à l'allemande). C'est le nom patronymique que les Bohèmes et les Moraves donnent à leur race et à Itjur langue, nom que les Anglais et la plupart des Allemands écrivent Czeche et Tscheche, et que la plupirt des Français défigurent en Tchèque, parce que le Français n'a pas gardé de ses ancêtres la consonne gutturale que ch représente en allemand et en slave. Nous écrivons Ceche, comme l'écrit, même dans ses ouvrages allemands, l'excellent ethnographe Czœrnig, Ceche lui-même, né en Bohème et élevé àPrag.

Les Slaves du Nord se divisent en Ceclies, en Slovakes qui habitent le nordouest de la Hongrie, et en Polens ou Polonais et Ruthènes, qui dans l'empire autrichien occupent la Galizie ou Galicie. « Un type commun les rattache à la souche indo-persane, dont les descendants ont couvert toute l'Europe, oii végétaient avant eux les Finnois » (Eiclih.).

Gomme ces nations ne sont guère mentionnées dans les auteurs anciens qui sont parvenus jusqu'à nous, nous sommes portés à les prendre pour des peuples modernes ou^du moyen âge. Cependant, Slaves et Germains, dit Renan, existaient depuis plusieurs siècles, alors qu'Hérodote écrivait. Les langues slaves ont gardé de tels caractères d'uutiijuité, qu'un de leurs célèbres et ingénieux philologues a pu proclamer la langue grec(|ue une fille bien élevée de la mère slave, matris Slavicœ filia eruditaj lingua Grœca (Dankoski).

Les Slaves n'ont donc de nouveau que leurs relations avec les peuples de notre civilisation. C'est la chronique russe de Nestor (onzième siècle) qui, pour nous,

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fait la première mention des CecKes. Ils occupaient les Carpathes et la Ilauto- Vistule, lorsque, pressés par les Avares, vers l'an 500 de notre ère, ils fireivt une étape de plus vers l'Occident, — leur dernière étape, — et se fixèrent dans h Bohème que les Lombards avaient abandonnée, dans la Moravie, et dans les par lies adjacentes de la Hongrie. Ils perdirent de bonne heure leur indépendance, soit par des causes physiologiques que nous lâcherons d'éclaircir un peu tout à l'heure, soit parce qu'ils perdirent l'esprit d'unité, sans lequel il n'est point de peuple fort. Les Gecbes de Bohème furent subjugués par ceux de Moravie, puis les uns et les autres par les Polonais, par les Hongrois, par les Allemands. Aujourd'hui, ils voudraient profiter, pour recouvrer après tant de siècles leur autonomie, de l'utile décadence du dernier empire qui les a tenus sous le joug, et de l'heureux exemple donné par les Hongrois.

Sur les 12 millions des nord-Slaves encore soumis à l'Autriche, on compte 6 millions et demi de Ceches propres (Bôhmen), de Moraves et de Sîovakes, et 5 millions et demi de Polens et de Riithènes. Il v a en Bohème 5,200,000 Ceches contre 2 millions d'Allemands, en Moravie 1 million et demi de Ceches et un demimillion d'Allemands, en Galizie à peine 165,000 Allemands contre A njillions et demi de Slaves, dont moitié Polens et moitié Rulhènes. On compte en outre quelques milliers de Ceches en Basse- Autriche, en Silésie, en Slavonie et dans les confins militaires.

La langue ceche est plus énergique , mais peut-être plus dure que les autres idiomes slaves, dérivés comme elle des sources indienn-es. Elle l'emporte sur eux par la richesse de ses racines, la souplesse de ses flexions et de ses dérivations, la formation facile de ses composés. Elle garde dans la déclinaison les sept cas et les trois genres de l'antique sanscrit. Ayant supprimé l's et d'autres consonnes finales, elle termine presque tous les mots par une ou deux voyelles, ce qui lui donne (comme à d'autres dialectes slaves) une molle fluidité. Elle a, dit Eichhoff, une conjugaison admirable, oii, malgré l'absence de futur simple, les nuances les plus légères de temps, de volonté, de fiéquence, sont rendues avec une grande délicatesse. Elle désigne bien les cas sans le secours de l'article et les personnes des verbes sans le secours des pronoms. Malgré sa clarté et sa précision, une certaine finesse de structure grammaticale et une grande liberté de construction et de syntaxe la rendent (selon l'opinion du docteur Dupiney) difticile aux étrangers.

C'est par les Ceches que la littérature slave s'est rév'éiée en premier lieu au monde occidental. Ils ont retrouvé des chants nationaux qui remontent au huitième siècle. S'étant avisés tard d'écrire, ils ont adopté l'alphabet allemand (qui n'est qu'une altération des lettres romaines), mais en y ajoutant les signes nécessaires pour rendre leurs intonations et articulations particulièi'es. Leurs six voyelles s'allongent en â, é, j, ô, û, j. Aux sifflantes z, s,c, ils ajoutent z, s, ss, ë. On connaît une centaine d'ouvrages, écrits en vers ou en prose, du dixième au qua-» torzième siècle : fables, satyres, élégies, comédies, chroniques, pédagogie, traités politico-didactiques. Au commencement du quatorzième siècle , le mouvement que rcpiésente Jean Huss donne une vive impulsion à la littérature ceche : ils ont les chants guerriers de Jean Ziska ; ils ont des voyageurs, des historiens, des pubhcistes ; ils cultivent la philologie, l'archéologie. Leur âge d'or est au seizième siècle, pour les lettres, les sciences, les beaiïx-arts ; la poésie est cultivée seulement à la cour; mais la langue est portée à sa perfection. « A ce faîte arrivée, elle aspire à descendre » : sa décadence est précipitée par de nouvelles persécutions religieuses ; les missionnaires recherchent et détruisent, comme livre héréti-

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que, tout écrit ceche des quinzième et seizième siècles : un jésuite (Ant. Konias, il laut garder son nom pour le flétrir) se vante d'en avoir brûlé à lui seul soixante mille. Heureux encore si le fanatisme n'avait brûlé que des livres! Entin, à partir de 1774, sous une tentative impériale de germanisation, le sentiment national se l'éveille, et un grand nombre d'auteurs distingués, Kinski, Pelzel, Prochazka, Kramerius, Parisek (pour la jeunesse), Tonisa, Dobrowski, les poètes Safarick, Palacky, Kollav, etc., rendent l'essor à la langue. Parmi les contemporains on distingue Cbocholousek pour ses romans bistoriques, et madame Bozena Numkowa pour ses poésies légères, — l'un et l'autre morts il y a buit ou dix ans.

Les Cecbes, francs, courageux, bospitaliers, ont une aversion prononcée pour les Allemands, aversion bien justifiée par l'avidité envahissante de leurs dominateurs. Moins flegmatiques, moins patients, moins laborieux, moins mangeurs que les Allemands, moins adonnés aux arts productifs de subsistances, ils sont pourtant très-aptes à l'industrie manufacturière, qui prend cbez eux d'incessants développements. Leur esprit vif se passionne pour la musique et la poësie. Quoique fréquentant les écoles avec empressement, ils se plaisent aux pompes du culte catholique. L'état social est d'une imperfection déplorable : la grande majorité de la population cultive, moyennant salaire, 80,000 kilomètres carrés d'un sol généralement fertile, qui demeure, sans se diviser, aux mains inhabiles d'un nombre limité de gros propriétaires.

Les conditions physiologiques des races Slaves peuvent-elles expliquer leur infériorité politique, constatée, vis-à-vis de la race teutonne qui les presse, les déborde et les assujettit? Si cette question, qui est d'un grand intérêt pour la connaissance des nations, peut être résolue par les documents réguliers de la statistique, elle nous apprendra jusqu'à quel point les races sont susceptibles de garder leurs caractères spéciaux, leur constitution propre, en dépit des déplacements, des diffusions, des mélanges qu'amènent les siècles et les besoins du travail, et de l'assimilation qui semblerait devoir résulter d'une civilisation commune.

Cette recherche fait l'objet du tableau suivant, qui est calculé sur les documents publiés par l'administration cisléithane, de 1861 à 1865, quanta l'état de la population et au mouvement des naissances ; la distribution des décès est fournie par M. Simmer, attaché aulique à l'administration centrale de la statistique.

Nous extrayons de ces vastes documents généraux les faits démographiques concernant :

1" La Haute-Autriche et le Salzburg, deux provinces entièrement occupées par des Allemands;

2° La Bohème et la Moravie, qui, malgré un mélange d'Allemands, appartiennent encore en grande majorité aux Ceches ;

3° La Galizie, oiî il n'y a point ou à peu près point d'Allemands, mais seulement des Slaves, dont moitié (0,47) Polens et moitié (0,50) P>uthèues.

Ce tableau nous donne le moyen de comparer, sous le rapport de la physiologie collective, les Allemands à deux branches de la race Slave, les Ceches et les Galiziens, et ces deux branches entre elles. C'est un instrument de précision propre à mesurer, dans un point de l'espace et du temps, les conditions vitales, la vigueur respective de trois tribus de la grande famille européenne.

Vie moyenne. (Nous prenons cette expression dans le sens généralement admis par les auteurs qui ont un nom dans la science de population, Sûssmilch, Messance, Laplace, Moheau, Condorcet, Duséjour, Kerseboom, d'Ivernois, Fourier,

GEGHES.

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