PROPORTION DE CENDRES CA.LCINEES FOURNIES PAR DIFFERENTS BOIS
Tremble 0,0060
Toile de fil 0,0090
Coton blanc 0.0100
Chêne (écorce). 0,0120
— (fagots). 0,0220
Fougères O.OiSO
Peuplier. — Erable. — Bourdaine.
Liège 0,0020
Bois . 0,0056
Chêne écorcé. — Fusain. — Frêne.
Aulne. — Sapin. — Pin. — Noisetier. — Bouleau 0,0040
Épine 0.0030
Ces nombres ne sauraient être considérés comme absolus, car ils varient dans un même arbre. L'écorce et les feuilles sont les organes qui en fournissent le
1 Pour cent parties de tabac on trouve dans la racine 7 parties de cendres ; dans les tin-es, 9 parties ; dans les nervures de feuilles, 22 ; et jusqu'à 25 dans les feuilles qui renferment ainsi près du quart de leur poids de matières minérales. Ces cendres forment pendant la combustion des cigares un squelette blanc, bien connu des fumeurs. Il est constitué surtout par de la chaux, rendue un peu cohérente par les sels de soude qui fondent pendant l'incinération. On conçoit que le tabac soit une plante très-épuisante pour le sol. Sa culture pour la même raison, est facilitée par l'emploi d'engrais minéraux appropriés.
2 Traité des essais par la voie sèche. Paris, 1834, tome, I, p. 259. t
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plus ; puis viennent ensuite les branches, le tronc. L'aubier en fournit moins que le bois. De plus, la quantité et la composition des cendres varient suivant la nature du sol où la plante a vécu. C'est ainsi que le sapin des forêts basaltiques etriclics en soude de la Norwége contient une proportion plus considérable de cet alcali. Il paraît évident que la plante qui retire du sol les éléments minéraux uliles à la végétation, y puise aussi des corps solubles accidentellement mis à sa portée, et qui peuvent lui être inutiles ou même nuisibles. L'absorption, provoquée ai tificie!- Icmentchez les végétaux, de substances rares, telles que l'arsenic, l'iode, vient à l'appui de cette manière de voir. Toutes ces substances, se retrouvant le plus souvent dans les cendres, doivent faire varier la composition de celles-ci.
Composition chimique. Toutes les cendres sont en partie solubles dans l'eau. Les corps ainsi dissous sont des sels à base de potasse et de soude unies aux acides carbonique, sulfurique, chlorhydrique, siiicique, et à des traces d'acide phospliorique. Le résidu, qui forme la partie insoluble des cendies, renleime les corps suivants : acide carbonique et pbosphorique, silice, chaux, magnésie, oxydes de fer et de manganèse. Ces derniers colorent seuls les cendres, tous les autres corps qu'elles renferment étant blancs. La proportion d'acide carbonique n'est jamais assez grande pour saturer les alcalis, la chaux et la magnésie, parce que la cha leur développée par la combustion suffit pour décomposer une partie des carbonates terreux. On conçoit même que cet effet se produise mieux lorsque le feu est vif. C'est pour cette raison que les cendres qui proviennent de foyers de combustion actifs, où la température a été très-élevée, sont bien plus riches en chaux caustique que les cendres que l'on prépare en petit, avec de faibles quantités de combuslible. La proportion de sels alcalins contenus dans les cendres est indiquée, d'après Berthier [lac. cit., page 261), dans le tableau suivant :