‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 14 sur 145 · L. HK · texte numérisé non relu

L. HK

STIECK (NICOLAUS-ULRICH). Medecin allemand, ne a Delmenhorst le 2 mars 17l)5, elait le fils d'un chirurgien distingue. II se livra particulierement a 1'etude de la chirurgie d'abord a Rinteln, puis de 1780 a 1790 a Berlin; il remplit en meme temps les fonctions de chirurgien d'un regiment d'artillerie et enseigna l'anatomie et la botanique privatim a 1'Universite. En 1790, il passa a Gottingue, ou il prit le grade de docteur en 1791, et soutint a cetle occasion une these tres-remarquee sur les cinq premieres paires de nerfs craniens. 11 exerca successivement a Amsterdam et a Lunebourg, puis, apres avoir pratique son art quelque temps a Ilambourg, se fixa definitivement a Lunebourg ou il mourut Je 15 jnillet 1859.

I. Dissert, inaug. med. de quinque prioribus encephali nervts. Gottingae, 1791, gr. in-8". — II. Heilkrafle des Soolbades zu Ltineburg. In Hannov. Mayazin, 1815, etc. L. UN.

STIEF ou STIKI i (JoHANN-ERissT). JSe a Breslau le 22 mai 1719, recu docteur a Leipzig en 1745, membre de 1'Academie Leopoldine des Curieux de la Nature, exerca son art avec reputation a Breslau et y mourut le 4 Janvier 1795, laissant entre autres :

I. De vita nuptiisgueplantarum. Lipsiae, 1741, in-4°. — II. Historische und phijsikalische Belrachtungen iiber die Wirkungen des in einem Pulverthurm zu Breslau .... einyedrungenen Blitzstrahls. Breslau, 1749, in-i*. — III. Descriptio globi igniti Vralislaviae oliservati. In Nova Ada Acad. Naturae Curiosorum, t, I, 1757, et Mem. de 1'Acad. des sc. de Paris, 1751, histoire. — IV. Das Donnerwetlcr im Winter erkliirt. \\\ Fortgesel«le Bemiih. der Ziltauer Gesellxch., Bd. II. — V. Articles sur la meteorologie et la medecine ans divers recueils. L. UN.

STIEGLITZ (JOHANS). Celebre medecin allemand, naquit a Arolsen, dans la principaute de Waldeck, le 10 mars 1767. II fit ses premieres e'tudes au gymnase de Gotha, puis se rendit a Berlin oil il etudia la philosophie et se lia d'amitie avec Engel, Moses Mendelssohn, Moritz, Marcus, Herz, etc., puis se livra a la medecine a Gottingue et y pril le grade de docteur le 25 avril 1789. II alia se fixer a Hanovre sur 1'instigation d'une famille Gottschalk; il y fut le confrere de medecins celebrcs, de Zimmermann, de Lentin et dc AVichmana. Ne de parents israelites, il se convertit en 1800, avec sa femme, a la religion lutherienne. A partir de ce moment il fit rapidement sa carriere; il fut nomme medecin de la cour en 1802, medecin du roi de Hanovre en 1806, chevalier de 1'ordre des Guelfes en 1816, conseiller aulique en 1820, conseiller medical supreme en 185-2, puis chef de 1'orgauisation me'dicale du royaume. En 1859. il celebra son jubile doctoral et a cette occasion recut des medecins du royaume de Hanovre une magnifique medaille en or avec son busfe finement grave. II mourut d'apoplexie pulmonaire le 51 ociobre 1840.

Stieglitz a public un assez grand nombre d'ouvrages, de monographies ou d'articles qui se distinguent par la clarte et la concision, qualite's qu'on ne rencontre pas toujours chez ses compatriotes; mais par cela meme qu'il ne dit que ce qu'il veut dire, il devient parfois sec, et son raisonnement serre qui force 1'attention a rester toujours eveillee le rend difficile a lire. Son ouvrage le plus celebre, celuiquiest relaLlifauxRecherckespathologiques, restera toujours, malgre les progres de la science, un modele pour la methode et 1'exposition.

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Slieglitz a du reste le merite d' avoir l'nn des premiers cherche a appliqucr les donnees de la physiologie experimentale a ['explication rationnelle des fails de la pathologic. Signalons encore de lui un ouvrage excellent sur la scarlatine. Mais ou Stieglitz s'est particnlieremcnt distingue, c'est dans sa lutte contre les systemes medicaux de 1'epoque: persuade qu'aucune des theories re'gnantes ne pouvait donner 1'explication de tous les fails, il ne chercha pas a leur substituer un systeme nouveau et se borna a un sage eclectisme. An debut de sa carriere, il trouva la science medicale en Ire les mains des derniers partisans de Hoffmann, de Stahl, de Boerhaave et de Stoll; quand parut Brown, cc fut dans toule 1'Allemagne un engouemenl pour la doctrine de 1'irritation, modifiee, il est vrai. Vinrent ensuile la philosophic de la nature, le magnetisme animal et enfin I'homoeopathie. G'est contre ces divers systemes, mais particulierement contre le brownisme, le mcsmerisme et I'homoeopathie, que Slieglitz deploya ses brillantes qualiles de critique. On peut dire qu'il a donne le coup morlel au brownisme et au magnetisme animal, et, si I'homoeopathie a moins souffert de ses attaques, c'est qu'elle se presenlait avcc les dehors d'une doctrine populaire, flaUant les masses, qui devaient longtemps encore assieger, que dis-je! qui assiegent encore le cabinet des medecins homoeopathes.

Quant a ses tendances philosophiques, Stieglitz fut, comme Lossing, un

disciple de Kant, et on peut dire qu'il exerca sur la science medicale une

influence analogue a celle que Lcssing exerca dans le domnine puremcnt

litteraire.

Stieglitz fut en outre un praticien accompli et tres-re'pandu. C'est lui qui

introduisit dans le royaume de Hanovre la vaccination obligatoire. Citons de lui :

I. Dissert, inaiig. de morbis vcnereis larvatis. Gottingae, 1789, gr. in-8°. — II. Ucbcr das Zusammenseyn der Aerate am Krankcnbctte und iiber Hire Verhdllnisse unter xic/i uberhaupt. Hannover, 1798 (1797), in-8°. — IH. Yersuch finer Priifiing und Verbesserung der jctit yewdhnlichen Behnndlungsart des Scliar/achfiebers. Hannover, 1807, in-8°. — IV. Ueber den thierischen Mai/iietismus. Hannover, 1814, in-8°. — V. Avec Hufeland, Ueber den thierischen Magnetismus. Berlin, 1810, in-8°. - - VI. Palliologische Untersuchungen. Hannover, 1832, 2 vol. in-8°. -- VII. Ueber die Homdopatltie. Hnnnover, 1835, gr. in-8c. -

VIII. Medicinisc'he Rlithsel. In Hufeland's Journ. der Ilcitkundc, Bd. I. p. 534, 1790. -

IX. Unfahigkeit von Dauer im Stehen und Gehen ohne Lahmung odcr Verunstaltung. Ibid., Bd. Ill, p. 115, 1797. — X. Schilderungen aus dem Lebcn eines Antes, Ibid., Bd. XXV1H, p 1, 1809. — XI. Ueber die Stellung der Aerate zum Slaatc, zitm Publicuui und unter sich selbst. Ibid., Bd. LX. p. 17, 1825. -- XII. Unter scheidunys-Merkmale der einheimischen Brec/irnlir von der Asiatischen Cholera. Ibid., Bd. LXXIII (Bd. LXVI), p. 120, 1831. - XIII. Darstellung und Priifuny der wesentlich&ten Brown schen Sdtsc. In Hupf's Commentarien der Arzneiliunde, Bd. VI, p. 65, 1800. — XIV. Einige Bemerkimgen iiber die Schutzkraft der Kuhpoken. In Neues Hannov. Magaz., Jahrg. XVIII, 1808. — XV. Vertheidigung der Beobaclilungen einer besondern Art naliirlicker Dial tern nach Kuhpocken. In Horn's Neues Archiv filr medic. Erfahruny, Bd. XI, p. 187, 1809. -- XVI. Ueber die beschrdnkte Niederlassung von Aerztcn ait bestimmten Etablisscmenlsorten in Hannover. In Sachs's Jahrbuch der Leixt. d. Heilk., 1838, p. 381. — XVII. Einige die kulipoken bctreffende Erorlerungen. In Holschers Annul, d. Heilk., Bd. IV, p. 648, 1839. — XVIII. ArticlesI dans Galling. Anzeiger et Jen. Lit. Zeilg. — XIX. Sur Stieglitz, voy. MAHX. Zum Andenken an Dr. Johann Stieglitz. Gottingen, 1846, in-8°; HOLSCHER. Nekrolog iiber Slieylitz, in Holschers Annul., 1840, p. 855, et ROIILFS, Die medicinischen Classiker Deutschlandst Abth. I, p. 248, 1875. L. Hs.

STIERLIXG (GYSBERT-SVVARTENJIK). Medecin hollandais, ne' a Woerden le 6 Janvier 1787, fit ses etudes a Leyde et y obtint le diplome de docteur en philosophic et en medecine, en 1806. II se fixa ensuite a Travemuade, ou il

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