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aucune Irace de lesion; sur la remarque qu'un accident de ce genre ne peut se pvolonger au dela du premier moment, le mutisme cesse et bientot un aveu constate la fraude. G'est 1'enrouement ou 1'aphonie que doit produire la strangu -
lation et non le rautisme qui est un phenomene volontaire ou le resultat d'une maladie ncrveuse qu'il s'agit de demonlrer. Gelui qui a echappe a la straniiulation, avec une voix a demi eteinte, peut encore par des efforts d'articulation utiliser ces derniers sons.
Des indices particuliers peuvent faire decouvrir la fraude; nous les trouvons reunis dans 1'affaire de Maurice Roux, si bien eludiee par Tardieu. La victime prelendue avail ete trouvee dans la cave, la corde au cou, les mains denieie le dos, les janibes reunies avec un mouchoir qui portait les initiales de 1'accuse ; elle elait restee plusieurs heures dans cette altitude, sans que la pression des liens eut laisse de traces appreciates ; la corde etait tournee plusieurs fois autour du cou, sans etre anetee par un noeud, tandis que les noeuds etaient multiplies aux autres ligatures; le cou n'offrait qu'un leger sillon rougeatre, sans excoriation nieccliymoses. Un commencement d'asphyxie s'etaitproduit, mais il s'etailpromplemenldissipe. Un lien capable de produire cesaccidenls aurait-il pn rester onze heures autour du cou sans entrainer la morl? La disposition des ligatures, telle que Ton pouvait se les appliquer soi-meme, la faiblesse des traces laissees par la corde, la lenteur des effets a se produire, indiquaient plutot une application volontaire des liens qu'une tentative de meurlre par strangulation. La simulation portait en meme temps sur le mutisme.
10° La strangulation des nouieau-ne's. Cette strangulation est effectuee le plus souvent avec les mains, quoique rapplication d'un lien ne soil pas rare. Les ongles s'impriment avec I'acilite sur la peau tendre et soutenue par du tissu cellulaire graisseux, et >ur un epiderme facile a rayer. C'est dans les cas de ce genre qu'on observe avec le plusd'evidence ces traces d'ongles donton determine la direction et le nombre, et qui ne laissent aucun doute sur le mode de strangulation. On reconnait la trace des deux mains, dont 1'une a soutenu le corps en arriere, pendant que 1'autre s'imprimait sur le larynx. Nous avons pu d'une maniere distincte determiner que la personne qui avail etrangle 1'enfant etait gauchere, et cetle presomption fut verifiee. On peut relrouver aussi les impressions digitales sans traces d'ongles. Les liens cboisis appartiennent presque loujours a des velements de femmes : ce sont des cordons dejupons, de tablier, de bonuets, c'est un ruban, du fil, un ficbu, une ceinlure, un morceau d'ttoffe de colon ou de laine, plie de maniere a faire un lien. Le sillon consiste en une depression souvent molle et sur laquelle peuvent manquer les excoriations et les eccliymoses cutanees, suivant la nalure du lien.
11 faul peu de force pour etrangler un enfant; parfois la pression du cou ne laisse que de faibles traces. Nous avons vu une teinte rosee sur les bonls d'un sillon a peine exprime constituer la seule preuve de la constriction pendant la vie; les signes du genre de moil elaient d'ailleurs evident?, el 1'accusee avouait. On peut signaler aussi les sillons elales sur le larynx, quand un lien mou el large n'a fail que comprimer le cou, sans eroderla peau. Uiieecchymose epaisse el large dans le tissu cellulaire, au devant du larynx el de la Irachee, peul exister sous une peau intacle ou a peine lesee; ces eccbymoses accoinpagnenl surtout la strangulation par les mains ; elles rendent 1'empreinle humide el favorisenl la putrefaction du cou.
La face n'ot'fre pas raHeralion qui accompagne la strangulation cbez les adultes; il semble que la morl ait ete plus prompte el plus douce, mais les lesions internes sont tres-prononcees ; nous avons aussi note 1'abondance de Tecume dans les voies aeriennes ; la congestion pulmonaire est intense, elle est
accompagnee d'emphyseme et surtout d'ecchymoses sous-pleurales ; des laches ponctuees se trouvent aussi sur le cuir chevelu, et on peut rencontrer, avec une vive injection du cerveau, un epanchement de sang dans les mailles de la pie-mere. On a constate dans 1'estomac la presence de mucosites sanglantes, preuve de la vie de 1'enfant au moment de 1'acte. Chez les nouveau-nes; 1'etouffement est souvent reuni a la strangulation; les traces de I'occlusion des levres et des narines se joignent a celles de la pression sur le cou. M. Laroche (Annales, juin i882) a trouve reunis dans une observation les caracteres de chacun de ces genres de mort : les traces de la suffocation etaient 1'aplalissement du nez et de la joue gauche, uu coup d'ongle au-dessus dela commissure lahiale, les ecchymoses sous-pleurales, les suffusions sanguines entre les meninges et le cerveau; celles de la strangulation etaient I'empreinte du pouce dessinee comme au crayon, sur la region anterieure du cou ; sous cette empreintc, une extra vasation de sang considerable entre la trachee, I'cesophage et la colonne vertebrale.
Deux questions parliculieres se presentent a I'occasion des nouveau-nes, celle de la strangulation involontaire pendant la delivrance, celle de 1'etranglement produit par le cordon ombilical ou par les contraclions de 1'uterus.
L'excuse parfois alleguee, lorsque 1'etranglement par les mains est manifesto, c'est que les traces observecs au cou soul le resultat des efforts fails par la i'emme pour hater la sortie de 1'enfant, dans les cas ou 1'accouchement se prolonge, La femme a lire sur le cou pour degager 1'enfant, el elle a laisse sur cctte region I'empreinte de ses ongles. C'est une supposition gratuite; il est difficile d'alteindre le cou de 1'enfant qui se degage, on tirera plutot par hi tele ou par le menton, et ce n'est pas directement sur le larynx ou sur la trachee que s'exercera cetle pression. L'elranglement d'ailleurs aurait mis obstacle a 1'etablissemenl de la respiralion. S'il y a des traces de vie, il faudrait que la respiration eut precede cette Iraclion ou qu'elle se fut elablie pendant la courle agonie qui accompagne la morl par strangulation. Les auteurs ne citent pas d'observation de cette strangulation involontaire, au momenl de la delivrance, operee par des femmes non suspecles. La direction des ongles offre ici un caraclere dislinclif : Etant donne, dit M. Tardieu, la position respective de la mere et de 1'enfant, les empreintes des ongles devraienl avoir leur convexite tournee en bas, quand 1'enfant est redresse : or c'est generalement 1'inverse ; la marque des ongles a la convexite tournee en haul, ce qui prouve que le cou a etc saisi de haul en bas et non de bas en haut. Gettc direction de la courbe des ongles en haul appartient a 1'infanticide; elle est la consequence dela situation dc la main qui, pour comprimer le cou, s'appuyera plutot sur le haul du sternum que sur ie menton. On a eucore attribue a des efforts de delivrance diverses lesions de la face et d'autres regions du corps. M. Tardieu discute un fait (observ. xvi) ou sept excoriations de la face et huit du cou etaient rapportees a celte cause. La convexite des (races d'ongles indiquait que le cou avail ete saisi de haut en bas et non de bas en haut, 1'enfant avail completement respire, et la conclusion formelle fut que la strangulation n'etait pas la consequence des manoeuvres alleguees.
L'enroulement du cordon ombilical autour du cou peut laisser des traces qu'il importe de ne pas confondre avec celles qui re'sultent de la strangulation par un lien. Le genre de mort et les caracteres du sillon fournissent les signes dislinctifs. Get enroulemenl du cordon, qui n'esl point un fail absolument rare, esl loin d'etre toujours une cause de mort; cet accident semble etre moins dangereux que la compression du cordon enlre la tete et le bassin. D'apres les
statistiques de Naegele et de Hohl, la proportion desmorts-nes, parmi lesenfants qui ont presente cet entortillement du cordon, varierait de 3 a 10 pour 100; une trace legere de cet enroulement peut done existerchez uu enfant qui survit. Si la mort a eu lieu^c'est pendant raccouchement par suite de rinterruplion de la circulation dans le cordon, ou de la congestion cerebrate, et alors 1'ent'ant n'a pas respire; il a pu inspirer ou avaler des liquidesde l'accouchement, des mucosites sanguinolentes, et melees de meconium, mais 1'air n'a pas penetre dans les poumons. On ne contestera pas les signes qui appartiennent a la stran gulation d'un enfant qui a respire. 11 faut noter cependant qu'on peut rencontrer des ecchymoses sous-pleurales chez 1'enfant qui n'a pas respire.
La forme du sillon laisse par le cordon ombilical est caracteristique : la strangine est complete, non interrompue autour du cou, ce qui est plus rare dans I'etranglement criminel. Ce sillon a la largeur du cordon ombilical, 5 a 6 millimetres environ ; il pent etre double ou meme triple, suivant la longueur du cordon, mais ce qui est caracteristique, c'est qu'il descend du cou vers 1'ombilic, en passant sur le thorax, et qu'il conserve dans ce trajet les memes dimensions; sa largeur est partout egale, sans elargissement par places, amoins peut-etrc que le cordon n'ait eu des noends. Ce sillon est mou, blanchatre et nacre, parlbis bleuatre, superficiel et facile a effacer; il ne presente pas d'excorialions, I'empreinte est molle et non parcheminee. Le sillon peut etre pro fond, surtout si 1'enroulement s'est effectue longtemps avant la naissance; une piece du MUM'C de Strasbourg presente un enroulement dans lequel est compris un bras atrophie, au-dessous d'une depression profonde.
L'enronlement du cordon peut-il produire une eccbymose pendant le travail de raccoucbement ? Le fait est admis par diverges autorites, Marc, Loeffel, Carus, Albert, etc., tandis qu'il est nie par Klein, Elsaessen et d'autres. II n'est pas certain que dans beaucoup de cas on ne se soil pas contente pour affirmer I'ecchymose de la coloration bleuatre du sillon. La pression est d'une intensite mediocre, les ecchymoses n'ont guere le temps de se former, • ni de s'etendre. Casper les admet aussi tout en les declarant i ares : ce ne sont pas seulement des colorations blenes, mais des epanchements de sang dans le tissu cellulaire sous-cutane. Ces ecchymoses sont tres-limitees et elles n'out pas Its dimensions considerables qu'elles prennent dans la strangnlation homicide.
L 'enroulement naturel est d'autant plus facile que le cordon est plus long; d'apres les recherches de M. Negrier, un quart au moins des cordons aurait des dimensions suffisantes pour que cet enroulement puisse se presenter; leur longueur variait de 67 centimetres a 1 metre. La force de resistance du cordon est d'ailleurs suffisante pour produire une constriction mortelle; les cordons non variqueux supportaient en moyenne un poids de 5kil,250 ; dans les cordons variqueux, la moyenne etait de 3 kilogrammes. On pourrait done se servir du cordon coupe, comme d'un lien, pour etrangler un enfant; M. Tardieu indique un cas de ce genre; la vie de 1'enfant et 1'energie de la constriction fourniraient les signes distinctifs. Dans 1'observation de Scrvaes, relalee par Taufflieb, le placenta etait reste en rapport avec 1'enfant au moyen du cordon ; celui-ci avait fait deux tours autour du cou, et entre les circonvolutions du cordon et la peau se trouvaient engages deuxbrins de paille. Le corps elranger prouvait que 1'entortillement du cordon etait posterieur a la naissance; 1'enfant avait ve'cu, et les conclusions du medecin en laveur de la strangulation homicide furent con firmees plus tard par les aveux de la mere. Un lien de strangulation tres-excep-
tionnel se composait, dans le cas cite par M. Decaisne, des debris des membranes du placenta formant corde ; 1'enfant avail vecu et 1'infanticide i'ut declare constant. La constriction spasmodique du col de 1'uterus sur le cou de 1'enfant peut Ires-exceplioimellemenl laisser une trace sur cette region. Ilohl a observe unc impression de ce genre sur le cou d'un enfant mort-nequ'il n'avait degage qu'avec peine de celte contraction violente ; le sillon, prononce en avant, avail par places une teinte bleue ; la dissection n'en fut pas faite. f.oelfer, pendant un accouche ment ou il avail senti la contraction energique de 1'ulerus, vit sur le corps de 1'enfant mort-ne des sillons bleuatres qu'ilattribua a celle cause. Ou a considere ces constrictions violentes comme ponvant determiner la mort, mais, suivaut la remarque de Casper, des accidents dece genre ne se produisent que pendant des accouclienients laborieux et prolonges qui excluent tonte occasion d'inf.mticide. ld° Lcs apparences de strangulation. La putrefaction. Les apparences de la strangulation peuvenl re^ulterde la presence de sillons naturels,artiliciels. pathologiques on pulrides, a la region dn cou. Chez les enfants de difterents ages,chez les nouveau-ne- surtout, donl le cou est court et charge de graisse, on voit souvent, a la partie anle'iieure de celte region, <me raie circulaire, des plis profonds, d'autant plus prononce's quela tete est n-sleV fliVhie. Le relroidissement du cadavre durcit la graisse, en hiver surtout, et rend ce pseudo-sillon plus permanent. Ce sont des sillons pales, mous, ain'miques, blanch&tres surtout an Ibnd du pli, mais qui prennent parfois une leinte assex rnngi1 sur les j)arties saillantes. Ces traces deviennent plus apparentes lorsqu'elles prennent un aspect livide; elles existent aussi chez des adultes charges d'embonpoint. Taylor rapporte qu'une moil par apoplexie fut attribute a unc strangulation d'apres un etat cadaverique de cetle nature. II est constant, dit M. Tardieu, que cbez les apoplcctiques donl le cou estcourl et replet on voit au niveaudes plisnombreux que pre'sentela peau a la region cervicale se former apres la mort un ou plusieurs sillons plus ou moins profonds, d'une teinte rouge violacee, qui ont bien quelque ressemblanco avec 1'cmpreinte d'un lien constricteur, mais qui ne peuvent Iromper qu'un oeil iualtenlif ou bien pen exerce; M. Ollivier (d'Angers) a discule avec soin cette question. Ce qui leve tous les doutes, c'est qu'on ne trouve aucune trave de compression des tissus. On deplisse la peau, on conslale 1'integrile de 1'epiderme, 1'absence de lout elat traumalique, et 1'erreur qui ne resullait que d'une premiere apparence est facilernent evitt5e.
Les objets un peu durs qui entourcnl le cou au moment de la mort, cravates, cols, moucbo'irs, bandes, cordons, et qui y restent en permaneuce et assez serres, pendant que le corps se refroi lit, peuvent laisser sur celte region une empreinte quiparait suspecte, au premier abord. Ces empreintes sont molles, pales au Ibnd, elles ne se dessechent pas ; elles peuvent aussi, lorsque la tele a ete dans une position un peu eleve'e, prendre a leur bord superieur la leinte bleuatre d'une lividite cadaverique. L'epiderme est intact ; les plis s'adaptent avec exactitude aux vetemenls qui les ont produits; une incision leve lous les doutes. 11 penl arriver que ces cordons, s'ils sont humides et mal teints, laissent sur le cou une coloration particuliere. Nous avons vu un sillon rouge ayant la ftirme du sillon d'un pendu, place sous le menton et remontant vers les oreilles; un simple lavage fit disparaitre celte ligne rouge qui provenaitdu cordon du bonnet ; la mort avail etecausee par une bemorrhagie cerebrale.
Une irritation de la peau,l'intertrigo du cou cbez les enfants, peut laisser une surface suintante, privee d'epiderme, qui se desseche apres la mort et qni a
1'apparence d'une empreinte parcheminee. II nous est arrive un cas, dit Hoffmann, ou la consistance parcheminee d'un sillon naturel le fit prendre pour un sillon strangulatoire. Aux signes deja indiques se joindra 1'existence de 1'affection cutaneequi a amene cette apparence. Les traces de vesicatoires, de sinapismes, les eruptions, Ics boutons grattes, les ecorchures diverses, seront ramenees a leur veritable cause, par 1'examen attentif et minutieux qu'exige toujours la region dn cou. Si le doule se prolongeait, 1'autopsie ferait connaitre 1'absence des signes internes de la strangulation et 1'existence d'une autre cause de mort.
Chez les noyes, la penetration de 1'eau dans le lien peut le resserrer et rendre 1'empreinte plus profonde ; chez celui qui se noie, avec une pierre attachee au cou, la corde mouillee se resserre et le sillon peut donner 1'idee d'une stran gulation prealable a la submersion : les signes de cette derniere leveront les doutes. La putrefaction, qui dans ce genre de mort debute par le cou et par le haut de la poitrine, peut aussi produire une apparence de sillon. L'empreinte est profonde, si, la cravate etant arretee par un noeud, le cou se boursoufle audessus et au-dessous du lien. L'incision des tissus infillres de gaz et de serosite putride indiquera la nature de ce sillon.
La putrefaction, chez les personnes etranglees, nous a paru avoir une marclie rapide et presenter de 1'analogie avec celle qui snccede a d'autres asphyxies. Son siege primitif, dans quelques cas, a etc la region superieure du corps, avec un developpement rapide des gaz. Ce serait un indice du genre de mort dont la valeur est d'ailleurs secondaire. La putrefaction doit etre surtout considered comme modifiant les signes de la strangulation, ou comme produisant des alte rations que Ton serait dispose a rattacher a ce genre de mort. L'injection du cerveau et des poumons, I'emphyseme pulmonaire, perdent de leur valeur comme signe, quand l,i decomposition se prononce. II est cependant quelques signes internes qui offrent une assez grande resistance ; les ecchymoses souspleurales, suivant la remarque de Tardieu, persistent assez longtemps, malgre la decomposiiion putride. A une epoque avancee on retronvera encore la rup ture des membranes de 1'artere carotide et 1'extravasation de sang dans les tuniques, qui accompagne cette lesion. Friedberg, apres vingt-huit semaines, a constate 1'existence du sillon avec la rupture de la membrane interne de la carotide et 1'epanchement de sang entre les tuniques. Les lesions mecaniques, les de'cliirures de muscles et surtout les fractures du larynx et de 1'os hyoide, restent longtemps evidentes. Certains indices se rencontrent apres des annees : ainsi dans 1'affaire de la rue de Vaugirard, les experts Marc, Orfila, Boys de Loury, retrouvant au bout de onze ans la corde autour d^s vertebres, sc sont cms autoiises a conclure, d'apres la situation de cette corde, que la victime avail ete etranglee sans suspension. Les modifications dans la coloration sont les premieres a se produire : les empreintes des doigts, d'abord d'un rouge vif, de-viennent assez promptement vioiacees et bleualres, la putrefaction gazeuse etend les ecchymoses ; on a toujours interet, dans les cas de ce genre, a hater autant que possible le moment de 1'autopsie.
L'ensemble deces considerations indique la specialite de 1'expertise en matiere de strangulation et 1'importance des preuves medicales qui etablissent ce genre de mort. G. TOURDES.
BIBLIOGRAPHIE. — Beaucoup de travaux qui par leur litre semblent appartenir a la strangu lation se rapportent en realite a la. suspension. Les deux histoires sont melees dans nos anciens traites de medecine legale, Fode're, Mahon, Orfila, Devergie, dans les articles du
STRANGULATION (BIBLIOGRAPIIIE). 3i9
Dictionnaire des sciences medicales en GO volumes, et dans celui duDictionnaire repertoire, si riches d'ailleurs en renseignements. Les traites plus recents separent les deux genres de niort ; des chapilres speciaux sont consacres a chacun d'eux dans les ouvrages generaux de MM. Driand et Chaude, Legrand Du Saulle, Lacassagne, Lulaud, Saulier et Hetct, comme dans ceux de Taylor, "Wald, Casper-Liman, Hoffmann, Maschka et autres. Les recherches modernes ont donne un grand de'veloppement a I'etude de la strangulation etl'ont enrichie d'observations ct d'experimentations importantes. iS'oiis montionnons ces trava'ix speciaux, sans omettre absolument ceux qui, tout en touchant a d'autres questions, contiennent des renseignemcnts uliles pour 1'examen de ce genre de mort.
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goulle, et oupov, urine). Urination goutte a goutte, qu'on observe souvenl dans les maladies de la prostate et de la vessie. D.
STRASS. Sorle de vcrre ainsi appele du nom de celui qui 1'inventa a Paris au comiiienccmcnt de ce siecle. On 1'appelle aussi base de Mayence parce que 1'art de colorer ce verre par des oxydes metalliques e'tait tres-cultive dans cetle ville. 11 esta base de potasse ct de plomb et serl a fabriquer des imitations de pierre precieuse. D.
STRATEX (\VIULKM van dec) et non STR.fiTEX. Medecin hollandais ne a Utrecht en 1593. Son pere, eche\in de la ville et possesseur d'une grande for tune, lui procura toules les facililes pour se livrer a 1'eludc des sciences, pour lesquelles il avail un gout decide. II etudia a Leyde ou il eut pour mailres Paaw, Vorstius, Bonlius et Heurnius; il avait pour ami et pour emule M. AViusemius. II fut rec,u do^teur sous la presidence de Paaw, dout il etait 1'eleve cheri, et bientot apres, en 1621, se (ixa dans sa ville lutale, devint medecin peusionne el oblint 1'autorisation d'enseigner 1'anatoniie en langue hollandaise. Lors de la fondaiion de 1'Universite d Utrecht, en 1656, il fut nomme professeur ordinaire d'anatomie et de medecine pratique et obtint pour cet cnseignenient un traitemeut annuel de 600 lloiins. A 1'occasion de 1'inauguratiou de sa chaire, il prononga un discours sur le sujet suivant : Quam jucunda, utilis et /tecessaria sit iwstri coynitio per anatomen, discours ou il se montrait le digne disciple de Paaw. Pen apres, il fonda un College pratique, ou les etudiants purent s'exercer sous sa direction dans 1'observation et le tivdtement des maladies. C'est probablement ce qui a donne a Heurnius 1'idee de fonder un etablissemeut semblable a Leyde. 11 conlinua cct enseignement clinique avec le plus giand succes jusqu'en 1647, ou il fut nomme medecin du prince Frederic- Henri et alia resider a La Haye. II remplit ensuite les memes lonctions aupres des princes Guillaume II et Guillaume III. Quaud ce dernier fut eleve au rang de stathouder, Van der Straten revint a Utrecht et y fut nomme bourgmestre. II parait ne plus s'etre occupe de pratique medicale a partir de ce moment. Selon la biographic medicale editee par Panckoucke, il aurait rejete des ol'fres avantageuses que lui auraient faites les curateurs de 1'Universite de Leyde pour 1'attirer dans cette derniere ville et ses compatriotes, pour le recompenser de cette preuve d'atlachement a leur cite, 1'auraient nomme depute aux Etats generaux en 1677. La proposition de 1'Universite de Leyde aurait eu lieu, d'apres Banga, en 1646, apres la mort de Schrevelius.
STRATINGH. 351
Nous connaissons de van der Straten :
I. Causae, signa et medela febrium, comprehensa et proposita septem disputationibus. Ultrajeeti, 1040, in-4°. — II. De fallaci urinarum judicio. Ullrajecti, 1670, in-4°.