STRAUSS
tard fut nomme professeur de physiologie a la meme universite. II enseignait encore en 1858. C'est tout ce que nous connaissons de sa carriere. L. HN.
STRATIOTES. Genre de plantes Monocotyledones, appartenanta lafamille des Hydrocharidees. Ce sont de curieuses plantes a fleurs dioiques. Les males, reunies plusieurs ensemble dans une spathe diphylle placee a 1'extremite d'un pedoncule radical, sont composees chacune d'un perigone a 6 divisions, dont les 5 internes petaloi'des plus grandes que les externes, et de nombreuses etamines, dont les exterieures de 23 a 25 steriles et les inle'rieures au nombre de 12 fertiles. Les fleurs femclles, dans une spathe semblable a celle des males, ont les six divisions du perigone soudees ai tube a la base, des etamines steriles et un ovaire inlere, a six loges, auquel succede un fruit bacciforme, hexagonal, egalement a 6 loges, contenant quelques graines oblongues dressees, fixees aux cloisons.
La seule espece interessante est \eStratioles aloides L., dont la souche grosse, epaisse et stolonifere donne des feuilles radicales, nombreuses, en rosette, g.irnies dc dents epineuses, lanceolees, lineaires et acuminees, rappolant en petit les feuilles d'aloes. Les fleurs sont grandes et blanches; les fruits courbes a angle droit sur le pedoncule a 1'epoque de la maturite. G'est I'Oignon palustre de J. Bauhin, le Stratioles sen militaris Aiwides de Lobel, le Sedum aquatile de Dodoens.
La plante elait estimee vulneraire, propre pour rafraichir et pour epaissir les humeurs, e'tant exte'rieurement appliquee (Lemery).
Le terme de Stratiotes a ete applique sous le nom de St. terrestris a VAchillea mille folium L., ou millefeuille, et parfois aussi, mais abusivernent, a YHottonia palustris L. PL.
BIBLIOGIUPHIE. — LINNE. Genera, 68; Species, 754. — DE C.VNDOLLE. Flore franqaise,l\\, 266. — LAMARCK. Illustrations des genres, Encyclopc'd/e, tab. 489. — GUENIER et GODRON. Flore de France, III, 307. — J. BAUHIN. H istoria plant. — DODOENS. Pempt., 578. — LOEEL. Adversaria et observations, 204. — LEMERY. Dictionnaire, 20. PL.
ISTK.\TO\ DE BERYTE. Disciple et partisan d'Erasislrate, vivait apres 1'an 280, annee de la mort de ce celebre medecin. 11 est connu pour avoir commenle Hippocrate; il rejetait la saignee comme un moyen dangereux, sous pretexte qu'il est trop aise de confondre les veines et les arteres, et que des lors on est expose a blesser ces dernieres. L. HJV.
STRAFOX DE LAMPSAQIJE. Surnomme le physicien, vivait vers 280 avant 1'ere chretienne. Eleve d'Aristote, il fut, apres la mort de Theophraste, president du Lycee fonde par son maitre pendant dix-huit ans, apres quoi il se rendit a la cour d«s Ptolemees, a Alexandiie, et fut le maitre de Ptoleme'e Philopator. Straton a ecrit, parait-il, sur les manifestations speciales des sens, sur les maladies, sur la generation, sur la croissance, etc. Aucun de ces ouvrages n'est venu jusqu'a nous. L. HN.
STRAUSS (LOREHZ). Ne a Ulm, en 1605, fit ses etudes medicates a 1' Uni versite de Giessen, ou il devint professeur de medecine et de physique et plus tard medecin du prince do Hesse Darmstadl. II s'est occupe quelque peu de
STRECKER. 355
nedecine spagirique, de la poudre de sympathie decouverte par le chevalier )igby, etc. II esl mort le 6 avril 1687. Oa cite de lui :
I. Epistola de pulvere sympathetic!) ad comlte.ni Dtgboeum. Darmstadt, 1651, in-8°. — I. Tlieatrum sympatheticum. Nuremberg, 1C60, in-12 ; 1662, in-4°. — HI. Conatus analonicus aliquot dispulationibus cxhibilus. Krancfort, 1605, in-l"; G lessen, 1660, in-4°. — M. Resolutio obseroationls singularis Mussipontance, foetus extraulerum in abdomine •etenti, landemque lapidcsccntis. Darmstadt, 1601, ia-4°; 1063; Francfort, 16H9, in-4°. — I. Cursus medicus per uitiversam medicinam. Giessen, 1663, in-4°. — VI. Dissertatio de inimd rationale. Giessen, 1663, in-4°. — VII. Dissertatio de hepate. Giessen, 1665, in-4°. — fill. Exercilatio physica de ovo galli. Giessen, 1669, in-4°. — IX. Exercilationes mediccs id G. Horslii compendium institutionum medicarum accommodate. Giessen, 1670, in-4°. — t, Microcosmographia metrica seu huinani carports hisloria elegiaco carmine exhibit a. jiessen, 1679, m-8°. — XI. Palaestra medico-praclica . Giessen, 1686, in-8°. A. D.
STRiECKER (AnoLPii). Docteur en medecine, docteur en philosophic jt docteur es sciences naturelles, ct surtout cliimiste eminent, naquit a Darmstadt, le 21 octohre 1822. Jl se rendit en 1840 a 1'Universite de jiessen ou il sejourna deux ans et s'occupa particulieremenl de chimie; il y fut jn eleve assidu du laboratoire de Liebig et suivit avec zelc les cours de Kopp, Buffet Knapp. Recu docteur en philosophic, le 22 aout 1842, il accepta la place le professeur a la Realschule de Darmstadt; en 1844, Liebig 1'appela aupres de lui a litre de preparateur, mais il n'accepta ce poste qu'en 1846, et alors se rendit a Giessen en qualite A'assistent prive de Liebig. II conserva ces fonctions jusqu'a la fin de 1'annee 1848, puis, en Janvier 1849, se fit recevoir privatiocent a 1'Universite. Presque tous ses travaux iuteressent la biologic.
Pendant son sejour a Giessen, qui dura jusqu'en 1851, Strecker a public des Iravaux remarquables sur la determination du poids atomique de 1'argent et ]u carbone, sur 1'action du bioxyde d'azote et de 1'acide nitrique sur 1'acide lippurique et le glycocolle, sur les corps copules, sur les acides et les principes jolorants contenus dans les lichens, sur la separation du cobalt, du nickel et du naiiganese; c'est dans la meme periode qu'il publia son memoire devenu clasiique sur la bile du boeuf et comme complement un memoire redige en collabo- ^ation avec Gundelach, en 1847, sur la bile du pore et celle de divers auties mimaux; en 1849 et 1850, il mil au jour ses recherches sur la styracine, la yrosine, la nitromannite, la phloridzine, la synthese de 1'essence de cannelle, a preparation artificielle de 1'acide lactique et de 1'alanine, la preparation et 'analyse des cendres (travail oil il combat Henri Rose), enfin son remarquable ravail sur les matieres colorantes de la racine de garance, execute en commun ivec J. Wolff. G'est en 1851 qu'il publia a Giessen la premiere e'dition du Traite de chimie de Regnault, remanieparlui,et qui cut un succes siunivcrsel ;n Allemagne.
En 1851, Strecker, apres avoir visile 1'exposilion universellc de Londres, au )alais de Cristal de Hydepark, se rendil a Ghnstiania, pour y occuper la chaire le chimie de 1'Universite et la meme chaire a 1'Ecole militaire d'artillerie et lu genie. II conserva ces fonctions jusqu'en 1860. Dans 1'intervalle il fit de non.- )reux voyages en Allemagne et alia visiter, en 1855, 1'exposilion universelle le Paris.
Son activite comme ecrivain scientifique ne s'etait pas ralenti pendant son
iejour en Norvege. Citons, parmi ses plus belles productions, ses recherches sur
a formation artificielle de la taurine, sur les eornbitiaisons du mercure avec
'cthyie et le methyle, sur les acides lactique ct benzolactique, sur 1'acide
DICT. ENC. y s. Xlf. 23
354 STREINZ.
propionique, sur la decomposition de la brucine par 1'acide nitrique et sur 1'acide gallique, dont il reconnut le premier la nature (glycoside). Dans la derniere periode de son sejour a. Christiania, de 1856 a 1860, il mit au jour de nouveaux travaux sur la sarcine, base nouvelle extraite du liquide musculaire, sur 1'acetamide, sur 1'idcntite de 1'acide nitrosalicylique et de 1'acide anilotique, sur la composition des radicaux stibotliyle et stannethyle, sur la transformation de 1'acide sarcolactique en acide lactique ordinaire, sur le dedoublement de la piperine par 1'action de la potasse, sur la transformation de la guanine en xantbinc, sur la decomposition de 1'alloxane sous 1'influence des cyanures, sur 1'acide vulpique en collaboration avec Miiller.
De plus en plus connu par ces remarquables travaux et decouvertes, Strecker recut de plusieurs universites, Zurich, Greifswald, Geneve, les propositions les plus seduisantes, mais il refusa de quitter Christiania et fut nomme par le roi de Norvege chevalier de 1'Ordre de Saint-Glaus. Cependant, a la mort de C.-G. Gmelin, professeur de chimie a PUniversite de Tubingue, il ne resista plus aux sollicitations de ses compatriotes ct acccpta en 1860 la chaire de chimie vacante. ^ II enseigna la avcc distinction jusqu'en 1870. Les principaux travaux qu'il mit au jour pendant cette periode sont relatifs aux corps azoi'ques, a 1'alloxane, a la composition de la base resultant de 1'action de 1'aldehyde-ammoniaque sur 1'acide cyanique, au valeryl-ammoniaque, au dedoublement de 1'acide piperique sous 1'influence de 1'hydrate de potasse, aux relations qui lient enlre elles la guanine, la xantliine, la the'obromine, la cafeine et la cafeidine, a la transformation de 1'acide parabanique en cholestrophaiie, a la synthese de la glycocyamine, etc., tous travaux execute's dans le laboratoire de chimie de Tubingue. En avril 1870, Strecker passa a Wurtzbourg pour remplacer Scherer dans la chaire de chimie et a la tete de 1'lnstitut chimique de cette vilie, mais la mort vint le ravir a la science peu apres, le 7 novembre 1871. Dans 1'intervalle, il avail encore public ou fait publier par quatre eleves divers memoires sur des sujets de chimie.
La plupart des travaux de Strecker ont ete publics dans Liebigs Annalen der Chemie, d'autres dans I'ouvrage intitule : Das chemische Laboratorium der Universildt Christiania (Christiania, 185-4, in-4°), dans les Berichte derdentschen Chem. Gesellschaft in Berlin, etc. Pendant plusieurs annees, il a publie les Jahresberichte iiber die Fontschritte der Chemie. L. HN.
STREETEX (RoBERT-J.-N.). Medecin anglais ne vers la fin du dix-huitieme siecle, termina ses etudes a Edimbourg et y prit le grade de docteur en 1824. II se fixa ensuite a Worcester et devint medecin du dispensaire de cette ville. En 1840, il entra dans la redaction du Provincial Medical and Surgical Journal, qu'il dirigea ensuite jusqu'a sa mort. A partirde 1832, il fournit egalement des articles a la Cyclopedia of Practical Medicine. Streeten mourut le 10 mai 1849, a Torquay, ou il faisait un sejour dans 1'espoir de re'tablir sa sante. Nous citerons seulement de lui :
I. Dissert, inaug. de delirio trementi. Edinburgi, 1824. — II. Report upon the Influenza or Epidemic Catarrh of the Winter 1834-1837, with Observations upon the Meteorological Phenomena by W.Addison. London, 1858, in-8". — III. Articles dans les recueils periodiques.