‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 45 sur 145 · STURIONIENS. 4C · texte numérisé non relu

STURIONIENS. 4C

En terminant, rappelons qu'il est beaucoup d'alienes dont la stupeur semble refractaire a toute espece de medication ; ce sont ceux-l;\ surtout qui devront appeler d'une facon toute specials la sollicitude du medecin. ANT. RITTI.

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STURIONIENS. Dans les ouvrages modernes d'ichthyologie, le mot de Stu-

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rioniens (Sturiones) est frequemment employe comme synonyme de Chondrosteens ou Chondrichthes (Chondrostei) , pour designer un ordre de Poissons (voy. ce mot) qui,par leur organisation, se rapprochentde 1'Esturgeon (roy. ce niot). E. OCSTALET.

STIRMIUS ou STORMS (ROLAND). Medecin de Louvain, ne au commen cement du dix-septieme siecle, frequenta les ecoles d'ltalie. II a eu le merite de remettre en lionneur le quinquina, discredite par la mort du gouverneur des Pays-Bas et par les inculpations qu'avaient produites contre lui Chifflet et Plemp. A 1'epoque de Storms, le quinquina etait du reste une drogue fort rare; Storms lui-meme, apres avoir distribue toute sa provision, ne put plus en avoir en 1661 et dut se dispenser de son usage.

I. ttippocratico-ltermeticologia, sive dialog us inter Hippocralem et Hermeticum. Boulogne, 1G3G, iu-8°. — II. Febrifugi Peruviani vindiciarum, etc. Antverpiae, 1652, 2 vol. in-12; autre edit, sous le litre : Descriptio corlicis chinae chinae. Hagae Gorailis, 1681, in-16.

STL'TZ (WENZEL-ALOYS). Medecin allemand, ne a Schwabisch-Gmiind, le 28 septembre 1772, prit le bonnet de docteur a Altdorf en 1795. II devint deuxieme medecin pensionne de sa ville natale en 1797, premier medecin en 1799, et mourut le 12 mai 1806, laissant, outre une correspondance medicale publire dans Altenburcfs Annalen et des articles dans Journal der Erfimlungen, Anzeiyer, Medicinische National-Zeitung, Hartenkeil's medicinisch-cliirurgische Zeitung, Hufeland's Journal der praktischen Heilkunde, et divers autres recueilsmedicaux, les ouvrages suivants :

I. Dissert, inaug. sistens examen systemalis Brunoniani physiologici. Altdorfii, 1795, in-4°. — II. Ueber Medicin und Chirurgie, in Beziefiung auf den Staat, nebst einem Anliang cine Skizze der Medicinal/iolizey ent/taltend. Stuttgart. 1803, in-8°. — III. Abhandlung iiber den Wund- und Starrkrampf. Stuttgart, 1804, in-8°. — IV. Schriften physiologischen und medicinischen Inhalts, ler Baud. Berlin, 1805, in-8". L. HH.

STYCKRIX'E. C9H120"'. Syn. Phenylglycerine. Alcool triatomique de la salive aiomatique, derive de la glycerine. On peut la conside'rer en effet comme de la glycerine dont 1'un des atomes d'hydrogene du radical serait remplace par le groupe CGHS, d'ou la formule C3Hl(C6H5)(OH)5. La dibromhydrine de cetalcool, C9II10Br20, s'obtient par 1'union directe du brome et de 1'alcool cinnamique en solution chloroformique refroidie. Elle forme de grandes tables ou de fines aiguilles, brillantes, incolores, fusibles a 74 degres.

La stycerine se pre'pare en saponifiant cette dibromhydrine; pour cela, on la chautfe a 100 degres pendant vingt-quatre heures avec 50 fois son poids d'ean, en presence d'acetate d'argent qui s'empare de 1'acide bromhydrique au fur et a mesure de sa formation. En liltrant et en evaporant dans le vide, on obtient la stycerine sous forme d'une masse gommeuse jaune clair, tres-soluble dans 1'eau et dans 1'alcool, tres-peu soluble dans Tether.

La stycerine presente une saveur amere. Comme elle ne peut cristaller, on ne 1'a jamais obtenue absolument pure, d'autant plus qu'elle ne peut pas etre distillee, meme dans le vide. En presence de 1'acide formique, elle donne de 1'eau et de 1'acide carbonique, comme la glycerine ordinaire.

Parmi les derives de ce corps, nous mentionnerons particulierement la styce rine tnbromhydrique ou tribromhydrine, C9H9Br3. Gelle-ci se forme en faisant

STYLO-HYOi'DIEN (MUSCLE).

agir un exces d'acide bromhydrique concentre sur la dibromhydrine, ou bien en traitant par le brome le bromure de 1'alcool cinnamique ou 1'alcool luimeme, sans addition de cbloroforme. La tribromhydrine de la stycerine se presente en aiguilles brillantes, incolores, d'une odeur forte a chaud, presque inodores a froid; fusible a 124 degres, peu soluble dans 1'alcool ct dans Tether, plus soluble dans le cbloroforme. L. UN.

STYLET. De meme que le mot sondc, designant plus specialement des instruments destines a etre introduits dans la vessie, a ete donne egalement a des instruments servant au sondage des plaies, de meme la distinction n'est pas toujours nette entre la sonde et le stylet, celui-ci etant frequemment employe pour sonder les parties profondes, et oflVant d'ailleurs quelqueibis des particularities de construction qui appartiennent a des instruments portant •communement le nom de sonde.

Le stylet estune tige metallique fine, d'acierou mieux d'argent. Ceux qui sont d'argentont le double avantage de ne pas s'oxyder ct d'etre (lexibles, de maniere a pouvoir se courber a la main pour etre adaptes a la direction des trajets fistuleux qu'ils doivent parcourir. L'extremite par laquelle ils penetrent dans ces trajets est olivaire; quelquefois 1'olive est renflee et forme une sorte de bouton {stylet boutonne). L'autre extremiteest souvent aplalie et percee d'une feneti-e pouvant recevoir un fil ou une meche, et alors le slylet ne sert plus settlement a 1'exploration des plaies, mais aussi au pansement; il est le porte-meche, par exemple, pour 1'e'tablissement d'un seton. Certains stylets presentent une canne lure, comme la sonde dite cannele'e, et servent aux memes usages que celle-ci pour les cas de trajet etroit. Comme dans celle-ci encore, la cannelure peut se prolonger jusqu'a I'extremite de la tige ou se terminer par un talus, suivant que cette tige doit traverser dans toute sa longueur une fistule a deux ouvertures et conduire un bistouri qui coupera le pont, ou s'arreter au fond d'un cul-de-sac ou 1'incisiou des tissus superficicls devra s'arreter. La sonde pour 1'exploration des plaies de poitrine n'est qu'un double stylet (voy. SONDE). D.

STYLIWIUM. Dans son Flora cochinchinensis (ed. 1790, p, 221), le P. Loureiro decrit un Stylidium chinense comme elant un arbrisseau qui croit •en Cliine, aux environs de Canton, et dont les racines sont employees dans ce pays comme rafraichissantes, dans les cas de fievres inflammatoires, hecliquos : Decoctum radicis valet contra hecticum et febrez calidas, diuturnas. II ne s'agit pas ici des veritables Stylidium qui sont a la fois oceaniens et asialiques et qui appartiennent, ou a une section de la famille des Campanulacees, ou a une famille speciale, voisine de celle-ci et surtout des Lobeliees, Goodeniees, etc. <Ce Stylidium, que Lamarck a nonime Stylis, est un Marlea, type souvent trapporte comme sous-genre au genre Alangiuin, de la famille des Cornacees, et, suivant certains auteurs, de celle des Gombretacees. C'est VAlangium begonifolium (Marlea begonifolia ROXB). H. BN.

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STYLO-CiLOSSE (MUSCLE). Voy. LAXCUE.

STYLO-HYOIDIE\ (MUSCLE). Une ligne menee du lobule de 1'oreille au

STYLO-PIIARYNGIE>7 (MUSCLE).

corps de 1'os hyoide indique sa direction ; il occupe les regions parotidienne et sus-hyo'idienne, en arriere et an-dessous du digastrique : il s'insere, en haut, vers )a base de 1'apophyse stylo'ide, par un tendon qui, apres 1 centimetre de parcours, s'ecarte pour embrasser le corps charnu du muscle ; celui-ci ne tarde pas a se partager en deux laisceaux entre Icsquels passe le tendon du digastrique, puis les deux faisceaux se rapproclient pour se terminer par une languette aponevrotique qui se fixe sur 1'os hyoi'de a 1'union de son corps avec la grande corne ; quelquefois le stylo-hyo'idien, au lieu de se diviser, passe au-dessous et en dehors du tendon du digastrique en le croisant a angle tres-aigu.

Kiipporl*. II est recouvert par la parotide, la sous-maxillaire ; il recouvre les muscles stylo-pharyngien constricteur superieur, 1'hyo-glosse, 1'artere Caro line interne et la veine jugulaire interne.

Action. Prenant son point fixe sur 1'apophyse stylo'ide, il attire 1'os hyoide en haut en arriere et en dehors.

Stylo-hyo'idien profond. On donne ce nom d'apres M. le professeur Sappey a un petit muscle qui existe souvent au-dessous et en dedans du precedent etqui, s'inserant au sommet de 1'apophyse stylo'ide, vient se terminer sur le bord postcrieurde la petite corne de 1'os hyoide, etdont 1'action esl la memequecelle du premier. J. AUBRY.

si TI i <> inoimrv (LIGAMEKT). C'estun mince cordon fibreux qui s'etend de 1'apophyse stylo'ide au sommet des pelites comes de 1'os hyoide, suivant le trajet du muscle du meme nom,mais situe un peu plus bas; il offre les raemes rapports.

Appareil hyo'idien. Signaleeu 1818 par Geoffroy-Saint-Hilaire dans la phi- Josophie anatomique; etudie de nouveau par Milne Edwards dans son Traite de physiologic et d'anatomie compare'e, puis recemment par M. Thomas, Elements d'oste'ologie ; il forme une sorte de chapelet d'osselets disposes en serie lineaire et constitue une longue arcade attaeb.ee par ses extremites a la face inferieure des temporaux ; il atteint son plus grand developpement chez les poissons,et, chezl'homme, 1'analyse philosophique en retrouve tons les elements.

II comprend une partie mediane : le corps et les grandes comes de 1'os hyo'ide, et deux parties laterales ou chaines hyoidiennes ; celles-ci se composent chacune de trois osselets unis les uns aux autres par une substance fibreuse intermediaire. Geoffroy Saint-IIilaire a donne a ces osselets les noms qui suivent, en procedant de bas en haut: apohyal, ce'ratohyal et stylhyal. L'apohyal est conslitue par la petite corne de 1'os hyoide, le ceratohyal par un osselet moyen place sur le prolongement de 1'apophyse stylo'ide, et le stylhyal par Tapophyse elle-meme, de sorte que 1'apophyse styloide n'appartient pas a la base du crane, mais fait partie de 1'appareil hyo'idien (pour plus de details, voy. Sappey, Anat. descriptive, t. I, p. 249). J. AUBRY.

ST\'LOIDE (ArorHYSE). Voy. CRANE, p. 404, CDBITDS et RADIUS. STYLO-MASTOlblESr (TROD). Voy. CRAKE, p. 404. STYLO-MATOIDIEXNE (ARTERE). Voy. AuRicuLAiRES (Vaisseaux).

STYLO-PHARYX6IEX (MUSCLE). Voy. PHARYXX.

STYRACINE.

STYPHELIA. Genre de plantes Dicotyledones, appartenant a la famille des Epacridees. La seule espece inte'ressante est le Staphylea Richei Labill., dont les baies ont servi de nourriture au naturalists Riche, egare pendant plusieurs jours sur les plages de la Nouvelle-Hollande, ou croit cette plante. PL.

BIBLIOCRAPHIE. — LABiLLARDiERE. Flora Novce Hollandi(c, 44. — DE CANDOLLE. Prodromus.

PL

STYPHNIQUE (ACIDE). L'un des noms de la trinitroresorcine, encore appelee acide oxypicrique (voy. OXYPICRIQUE). L. His1.

C18II1602. Syn. Cinnamylstyrone. Derive alcoolique ou ether de 1'acide cinnamique, par substitution du radical cinnyle a un atome d'hydrogene : G9H7(C9HS)02. La styracine se trouve naturellement dans le baume du Perou, ainsi que dans le styrax liquide, oil elle coexiste avec 1'acide cinna mique et le styrol ou cinnamene,.

On 1'extrait ordinairement du styrax, qu'on distille avecde 1'eau, pourchasser I'liydrocarbure ; on lait ensuite bouillir le residu avec du carbonate de soude qui s'empare de 1'acide cinnamique (on peut se borner a faire digerer le styrax avec de la soude, a une temperature qui ne depasse pas 50 degres); on obtient une resine spongieuse qui, par expression, laisse ecouler la styracine. On filtre cette derniere en la maintenant liquide a une temperature elevee, au moyen de 1'entonnoir de Plantamour. L'huile filtree ne tarde pas a se figer en une masse radiee, forme'e de styracine encore impure. Sans la purifier, on la dissout a 50 degres dans dix fois son poids d'alcool, puis, par refroidissement, on obtient la styracine en beaux cristaux aiguilles.

Ce precede a ete diversement modifie, mais nous n'insisterons pas sur ce point.

La styracine se presente en beaux prismes reunis en touffes ou en mamelons, sans odeur ni saveur, insolnbles dans 1'eau, peu solubles dans 1'alcool froid, tressolubles dans Tether. Elle fond a M degres (a 58 degres d'apres Kopp); une fois fondue, elle conserve longtemps 1'etat liquide, meme lorsqu'on la refroidit audessous de son point de fusion. Elle distille sans alteration dans un courant de vapeur chauffee a 180 degres.

La potasse decompose la styracine en une masse granuleuse; distillee avec cet alcali, elle se dedouble en cinnamate de potassium et en alcool cinnylique ou styrone :

Slyracine. Potasse. Cinnamate Alcool

de potassium. cinnylique ou styrone.

L'acide nitrique convertit la styracine en hydrure de benzyle, acide cyanhydriqne, acide benzoi'que et acide nitro-benzoique ; 1'acide chromique donne, avec elle, de 1'aldehyde benzoi'que, de 1'acide benzoi'que et une resine; enfin 1'acide sulfurique la transforme en acide cinnamique et en une substance brune, soluble dans les solutions salines.

Lorsqu'on traite la styracine par le chlore, on obtient de la chlorostyracine,

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