Pêcher, arbre, v. pêche 1. 2. Pêcher, verbe, et pêche
rie, pêcheur, v. poisson.
Peeque, d'origine provençale, et pécore se rattachent au latin pecus, bétail, génitif pecoris. Le mot latin pecwiia, monnaie, d'où pécuniaire, a sans doute signifié à l'origine « richesse en bétail ». Autre dérivé : peciilium, français pécule, d'où péculat. Notre verbe picorer a été rattaché à l'espagnol pecorear, voler les troupeaux, marauder, d'où : chercher sa nourriture de droite et de gauche.
Pectoral, v. pis 2. Péculat, pécule, pécu-
niaire, V. pecqûe.
Pédagogie, pédagogique, pédagogue ; sur la seconde partie de ces mots, v. agir^, la première est formée par le mot grec paida, enfant, qu'on retrouve dans l'élément final -pédie des mots tels que : orthopédie (d'où orthopédique, orthopédiste), proprt redressement des enfants, v. ortiio-; encyclopédie, v. cycle. Il a sans doute formé aussi le mot italien pédante, français pédant, d'où pédanterie, pédantisme, pédantesque.
Pédale, pédaler, v. pied'^. Pédestre, pédicule, pédi-
Pédant, pédanterie, pédan- cure, pédoncule, v. pied'^. tesque, pédantisme, v. pédagogie.
Peigne, doù peigner, peignée (au fig., action de prendre aux cheveux), peignoir, pénil (en forme de peigne), vient du latin pectinem.
Peindre, du latin pingere, supin pictum. Dérivés et composé : peintre, peinture, dépeindre. Pintade, mot d'origine portugaise, signifie proprt (( peinte ». Mots formés sur le supin : pictural: pittoresque, d'origine italienne. Pigment signifie proprt matière colorante, d'où le sens général de drogue, auquel se rattache l'acception spéciale de piment, dérivé : pimenter; orpiment, sulfure jaune qu'on emploie en peinture.
Peine, latin pœna, emprunté au grec. Dérivés : peineux,
Pendre] du français. 441
peiner; pénal, d'où pénalité; pénible: penaud, piteusement peiné; penard, qui a dabord signifié geignard; punir, doù punition, punissable, impuni, impunément, impunité.
Peintre, peinture, v. peindre.
Pékin, étoffe de Pékin; au sens de civil, opposé à miliiaire, le mot est inexpliqué.
Pelade, pelage, v poil. Pèlerin, pèlerinage, péle-
Pèle-mèle, v. mêler. rine, v. agraire.
Peler, v. poil.
Pélican, mot dorigine grecque, qui se rattache à pe/e/f«/î, hache.
Pelisse, pellagre, v. peau.
Pelle, latin pala, dérivés : pellée, pelletée : palet, palette, objets plats comme une pelle.
Pelletier, pellicule, v. peau.
Pelote, doù peloter, peloton, pelotonner, est un diminutif comme pilule, mot savant, du latin pila, balle et boule.
Pelouse, pelu, peluche. Pénal, pénalité, penard,
pelucheux, pelure, v. poil. v. peine.
Pénates, dieux intérieurs, dieux du foyer. A la même racine latine se rattache pénétrer, d'où pénétrant, pénétration, pénétrable, impénétrable.
Penaud, v. peine. Penchant, pencher, pen-
dant, V. le suivant.
Pendre se rattache au verbe latin pendère, qui signifie « être suspendu ». 11 y avait un autre verbe pendëre, supin pensum, de même Racine et qui, après avoir signifié suspendre, et particulièrement suspendre à une balance, avait pris le sens de peser et aussi de payer. Les mots français de cette famille se rattachent à lune de ces trois significations.
1, Idée de suspension : pendre, transitif et intransitif; pendule, balancier et, par connexion, petite horloge; pendiller et pendeloque: penderie, pendoir: pendaison, pendable, pendard; pendant, qui pend (doù pendant d oreille) et qui dure (d'où la préposition pendant et cependant, pendant que); pendentif: pente, proprt suspension, doù inclinaison; pencher, incliner, doù penchant; poêle (Jatinpensilem, dérivé : poélier), proprt « suspendu » sur le foyer, chauffé par-dessous; ce mot désigne encore en Lorraine
442 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pendre
(comme chez Descartes) la seule chambre chauffée de la maison. Composés : appendice (d'où appendicite), proprt ce qui pend après, prolongement; le verbe dépendre au sens de détacher ce qui pend; l'autre verbe dépendre, pendre d'un point déterminé, au figuré, d'où dépendance, dépendant, indépendant, indépendance; propension, penchant en avant; le latin perpendiculum, fil à plomb, d'où perpendiculaire; suspendre, proprt pendre en haut, d'où suspens, suspension, suspensif; soupente, proprt objet pendu en dessous, réduit sous le plafond.
2. Idée de poids, d'estimation : vilipender, proprt juger vil. Le substantif latin pensum, tiré du supin de pendere, a produit poids (d'où contrepoids), dont l'orthographe est erronée ; il avait particulièrement en latin le sens de « poids de laine à filer », d'où tâche, et c'est dans le sens de « tâche supplémentaire » que nous l'employons sous la forme toute latine pensum. Les Latins avaient tiré du même supin le verbe pensare, représenté en français par les doublets peser et penser, ce dernier au sens figuré de « peser dans son esprit », d'où juger, appliquer son esprit à un objet, soigner attentivement (dans la dernière acception on l'écrit panser, d'où pansement, pansage), substantif participial pensée, dérivés : penseur, pensif. Dérivés et composés de peser : pesée, peson, pesage, pesant, appesantir, pesanteur, soupeser. Mots savants tirés de composés de pensare : compenser, proprt contre-balancer, dérivés : compensation, compensateur, récompenser et récompense; dispenser, proprt répartir une tâche ou de l'argent, répartir (d'où dispensaire, proprt répartition), puis attribuer une faveur (doù dispensateur), donner une autorisation et spécialement décharger d'une obligation, d'où les significations de dispense et d'indispensable.
— La racine pond- est une forme alternante de la racine pend-, on la trouve dans pondérer, équilibrer, pondération, pondérable, impondérable, prépondérant, d'où prépondérance imr pré-, v. pour).
3. Idée de paiement : pension, proprt paiement (dérivés : pensionner, pensionnaire, pensionnat); dépens et dépense, qui sont synonymes à l'origine, et dépensier, dépenser. Composés savants : dispendieux et son contraire compendieux, économique, restreint, d'où, au figuré, résumé; c'est par un véritable contresens qu'on emploie souvent compen-
Perche] du français. 443
dieux au sens de « abondamment développé ». Autre composé : stipendier, pioprt payer la solde.
Pendule, v. pendre^.
Pêne vient de la forme latine du grec passalon, verrou.
Pénêtrabilité, pénétrable, Pénible, v. peine.
pénétrant, pénétration, pénétrer, V. pénates.
Péniche, déformation de l'anglais pinnace, v. pin.
Péninsulaire, péninsule, u. île.
Pénitence, pénitencier, pénitent, pénitentiaire et repentir, repentant, repentance, se rattachent au verbe latin pœnilere, avoir du regret.
Penne, penné, pennon, v. Pensum, v. pendre 2
empenné. Pentagone, v. cinq et déca-
Pénombre, v. ombre. gone.
Pensée, penser, penseur, Pentamètre, v. cinq et me-
pensif, V. pendre 2. sure.
Pension, pensionnaire, Pente, v. pendre^.
pensionnat, pensionner, v. Pentecôte, v. cinq,
pendre 3, Pénultième, v. outre.
Pénurie, latin penuria.
Pépie, pellicule de la langue des oiseaux, mot d'origine douteuse; on a tenté de l'expliquer comme un doublet de pituite, latin piiuita, mucosité.
Pépin, d'où pépinière, et pépite, proprt grain, sont encore inexpliqués.
Péplum, forme latine du grec peplon.
Pepsine et dyspepsie, dyspeptique {v. dys-) se rattachent au grec pepsin, digestion.
Par-, préfixe, v. par.
Percale, d'où percaline, mot indien.
Perçant, perce (en perce), perception, v. capable'^.
percée, percement, v. conton- Percer, ercerette, v. con-
dant. tondant.
Percepteur, perceptible. Percevoir, v. capable'^.