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V. manoir 3. Pernicieux, v. noyer

Perméabilité, perméable, V. méat.

Péroné, grec peronê, proprt agrafe.

Péronnelle, u. noms p/'op/'es Perplexe, perplexité, v.

(Mots lires de). plier '^.

Péroraison, pérorer, u. oral. Perquisition, perquisition- Perpendiculaire, y. pendz'e*. ner, v. quérir. Perpétrer, v. père. Perron, v. pierre.

Perpétuel, perpétuer, per- Perroquet, permche , v.

pétuité, V. pétition i. économie.

Perruque, d'où perruquier, mot dorigine inconnue, emprunté à litalien.

Pers, origine inconnue. Persécuter, persécuteur,

Perse, u. noms propres (Mois persécution, v. suivre 2. tirés de). Persévérance, persévé-

rant, persévérer, i'. sévère.

Persieaire, plante à feuilles de pêcher, v. le mot pêche à Tarticle noms propres (Mots tirés de).

Persienne, u. noms propres Persil, persillade, v. céleri.

(Mots lires de). Persistance, persistant,

Persiflage, persifler, per- persister, u. es/t^r-^. sifleur, v. siffler.

Personne, du latin persona, mot emprunté à l'étrusque, qui signifie d'abord masque de théâtre, puis rôle, acteiy, individu. Dérivés : personnage, personnel, d*où imper-

446 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pétition

sonnel, personnalité, personnaliser. Composés : personnifier, d'où personnification, v. faire'^; unipersonnel, v. un.

Perspective, perspicace, Pertinacité, u. tenir i.

perspicacité, v. épice 3. Pertinemment, pertinent,

Persuader, persuasif, per- u. tenir '^.

suasion, v. dissuader. Pertuis, v. contondant.

Perte, v. dé à jouer 2.

Pertuisane, déformation (sous l'influence de pertuis) dr l'italien partegiana, d'origine douteuse.

Perturbateur, perturbation, v. tourbe 2.

Pervenche, latin pervinca.

Pervers, perversion, per- pesée, peser, peson, v. pcn-

versité, pervertir, pervertis- dre 2 .

sèment, u, vers^. Pessimisme, pessimiste, y.

Pesage, pesant, pesanteur, par 2.

Peste, latin pestem. Dérivés : pester, « proférer l'interjec iion peste! )>, pestilent, d'où pestilence, pestilentiel. Composés : empester, malepeste, v. mal, adjectif; pestiféré, participe passé d'un verbe inexistant qui signifierait « porter la peste », sur -férer, v. offrir ^.

Pet, latin peditum. Dérivés : pétard, d'où pétardier; Pétaud, nom propre plaisant, d'où pétaudière; pétarade, mot d'origine provençale; péter; pétiller, d'où pétillant, pétillement.

Pétale, du grec petalon, feuille.

Pétiole, pétiole, v. pied^.

Petit, origine douteuse. Dérivés et composé : petiot, petitesse, rapetisser; le mot grec exprimant la même idée est mikron, sur lequel v. micro-.

Pétition se rattache au verbe latin pe/ere, supin petiium.

4. Les sens primitifs de ce verbe, <.< voler vers » et « se précipiter » sont représentés en grec par deux verbes dilTérents de môme racine, ptesthai et piptein. On a l'idée de vol dans les mots d'origine grecque tels que aptère, v. aile, aussi dans le mot latin penna, plume, v. empenné. On a ridée de précipitation dans le latin propitium, proprt qui tombe en avant, penché, favorable, français propice, d'où propitiatoire (sur une autre étyiuologie, v. procfie): dans impétueux, d'où impétuosité, dans pétulant, pétulance, et dans le mot d'origine grecque péripétie, « ce qui surgit dans

Pétunia] du français. 447

une action dramatique >k v. aussi symplome. Dans perpétuel, perpétuer, perpétuité, le préfixe introduit une idée de continuité, de permanence, qui prévaut. Centripète, qui se précipite vers le centre.

2. De ridée de précipitation on passe facilement à celles ùô vif désir et de sollicitation, doù, d'une part, appétit, appétissant, appétence, inappétence, d autre part pétition, pétitionner, pétitionnaire, compétition, compétiteur (dans compétent, compétence, incompétent, incompétence, il ne s"agit pas d'une coïncidence de demandes, mais d'une coïncidence de tendances, dune convenance, d'un rapport non plus de personnes entre elles, mais de personne à objet).

3. Dans le composé latin avec le préfixe re-, l'idée qui prévaut est celle de direction vers un lieu ; repetere, français répéter, c'est proprt regagner un lieu, revenir, au propre et au figuré, d'où recommencer. Dérivés : répétition, répétiteur, répétailler. Le mot répétition, comme terme juridique, exprime l'action de redemander. « Ce qui a été payé sans être dû, dit le Code civil (article 1235), est sujet à répétition ».

Peton, V. pied *. Pétrification, pétrifier, v.

Pétrel , origine douteuse. pierre.

Pétrin et pétrir, d'où pétrisseur, pétrissage, se rat tachent au verbe latin pinsere. battre, tasser, supin pinsitum ou pislum, nom d'agent pistorem, boulanger. Pisé est le participe passé d'un autre verbe de même racine et de même signification.

— Les substantifs pistil, piston et pilon sont étymologiquement synonymes, le pistil est proprt un petit pilon, et pilon dérive d'un verbe piler, qui se rattache à la même famille, de même que pile, pilier, pilastre, pilot. pilotis, empiler, où l'idée de tassement prévaut. La piste est proprt la ligne de terrain battue par l'animal; composé : dépister, découvrir la piste ou au contraire faire qu'on s'en éloigne, suivant la valeur donnée au préfixe dé-. Le vieux verbe opiler signifie proprt tasser devant, obstruer, comparez obturer, au mot contondant: désopiler, c'est proprt désobstruer, une histoire désopilante est censée désopiler la rate.

Pétrole, pétroler, pétro- Pétulance, pétulant, v. pé-

leur, u. huile. tition^.

Petto (in), u. pis, substantif. Pétunia, v. acacia.

448 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Phalange

Peu, latin paucum (cf. anglais few) auquel se rattache pauvre, v. parent ^

Peuple, latin popiilum, auquel se rattache Tadjectif piiblicuin. Dérivés : peuplade; peupler, doù peuplement, dépeupler, dépeuplement, repeupler; populace, d où populacier; populaire, d'où popularité, populariser, impopulaire, impopularité; populeux; population, dépopulation; public, doù publicain, publicité, publier, publication, pubiiciste. Composé de public : république, proprt chose publique [v. rien), d'où républicain, républicanisme.

— Le mot latin qui exprime Tidée de peuple opposée à celle de noblesse est pletem, génïiif plebis, français plèbe, d'où plébéien, et plébiscite, consultation du peuple. On a vu dans plebem la même racine que dans popalum, d'une part, et dans plénum de l'autre {v. plein), et aussi dans l'anglais folk et l'allemand volk. Le sens primitif serait celui de (( foule », d'où un autre rapprochement avec le grec polu, sur lequel v. lartiçle multi-.

— Le mot grec qui signifie peuple est démon, qui entre dans la composition de démocrate, démocratie, démocratique (sur le second élément de ces mots, v. aristocratie), de démagogie, démagogique, démagogue (sur le second élément, V. agir^), de endémique, proprt qui est dans le peuple d'une certaine région, épidémie, épidémique, proprt qui est (accidentellement) sur le peuple.

Peuplier, dérivé du vieux français peuple, latin /)op«/«m, même sens.

Peur, d'où malepeur [u. mal, adjectif) et peureux, vient du latin paforem. L"adjectif pauidum, précédé du préfixe ex-, a produit le mot français épave, qui signifie proprt effrayé, et, par connexion, égaré (d'abord en parlant des animaux), puis objet rejeté par la mer et sans propriétaire. Sur le participe présent du verbe paî^ere, avoir peur, a été fait en latin populaire *cxpaventare, français épouvanter, d'où épouvante, épouvantable, épouvantail.

Peut-être, proprt « cela peut être ».

Phaéton, v. noms propres (Mots tirés de).

Phalange, du grec phalanga, dont le sens primitif était <( bâton, rouleau ». Le mot palan, dabord rouleau, est un doublet de phalange. Les os allongés du doigt ont été comparés à des bâtons (dérivé : phalangette) et la légion macé-

Phonétique] du français. 449

(Ionienne à une ligne rigide comme un bâton. Dans le système de Fourier, la phalange est une association d'un certain nombre de familles, et le phalanstère (mot bizarrement formé avec la désinence de monastère), une sorte de monastère de « phalanges ».

Phalène, phanérogame, u. Phare, u. noms propres (Mots

fantaisie-. tirés de).

Pharisien, pharisaïque, mots de forme grecque et d'origine hébraïque.

Pharmacie, d'où pharmacien, et pharmaceutique se

rattachent au grecpharmakon, remède.

Pharynx, d où pharyngien, pharyngite, du grec pha-

runga, gorge, nominatif p/iarunx.

Phase, V. fantaisie i.

Phébus, mot tout latin, grec Phoibos, nom du dieu de la poésie, sert à désigner, dans un emploi péjoratif, une manière de parler ampoulée et obscure.

Phénique, v. fantaisie 2.

Phénix, grec phoinix, qui signifie proprt le rouge.

Phénol, phénoménal, phénomène, v. fantaisie 2 et paraître.

Phil-, philo-, se rattachent au grec philein, aimer, que l'on retrouve dans l'élément final -phile, de bibliophile, ami des livres {v. livre masc), anglophile, ami des Anglais, et l'élément initial de : philanthrope, philanthropique, V. anthropologie; philharmonique ; philologie, philologique, philologue, v. logique * ; philosophe, philosophie et leurs dérivés, v. savoir. Mais philistin est d'origine hébraïque, et philippine, nom d'un jeu, vient de l'allemand philipchen, considéré comme une altération de viel-liebchen, bien-aimé; ici, par con^séquent, phil- signifierait « beaucoup », et 1 idée d'aimer serait exprimée par -lippine.

— Une philippique est une attaque violente comme les discours de Démosthène contre Philippe (le nom propre Philippe signifie lui-même : qui aime les chevaux).

Philtre, grec philtron.

Phlébite, phlébotomie, v. Phlegmon, phlox, y. fia-

veine, grant.

Phonème et phonétique dérivent du mot grec phoné^ qui signifie son et voix, et qu'on retrouve dans phon}-

DIGT. ÉTYM. FRANC. 29

4^J0 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Physique

graphe, graphophone, gramophone, sur lesquels v. graphie ''*, ainsi que dans -phone, -phonie, -phonique, des mots tels que : aphone et aphonie (a- privatif), sans voix; téléphone et ses dérivés, v. télé-; cacophonie, v. cacochyme; euphonie, euphonique, formés avec eu = bien, et exprimant l'idée d'un son agréable; homophone, homophonie, idée d'un son pareil, v. homéo-, homo-; symphonie, d'où symphonique, proprt ensemble de sons. Cf. son et voix.

Phoque, grec phôkê. rique, photographe, photo- Phosphate , phosphite , graphie, photographier, phophosphore, phosphore, phos- tographique, photogravure, phorescence, phosphores- photolithographie, v. fantaicent, phosphoreux, phospho- sie^.

Phrase, grec phrasin, géniliî phraseôs. Dérivés : phraser, phraseur. Composés : antiphrase, proprt langage contre, qui dit le contraire de ce qu'il semble dire: paraphrase, proprt langage à côté, développement: périphrase, proprt langage autour, circonlocution; phraséologie, v. logique^.

Phrénologie, v. frénétique.

Phtisie, d'où phtisique, grec phthisin, proprt dépérissement.

Phylloxéra, phylloxéré, v. feuille.

Physique se rattache au grec phusin, nature, génitif phuseôs, e* signifie proprt, comme adjectif, « qui concerne la nature >>, et, comme substantif, <.<■ science de la nature », mais physiologie {v. logique ^) signifie aussi « science de la nature » ; cette signification est assez large pour se prêter à des spécialisations variées; au moyen âge, la physique était la médecine, et le physicien était le médecin. Dérivés de physiologie : physiologique, physiologiste. Métaphysique, d'où métaphysicien, désigne la science dont traite Arislote après la physique (préfixe meta-), et qui se trouve être celle des choses au-dessus de la nature. La physionomie, c'est originairement le « discernement de la nature » des gens (i>. connaître, A) d'après leur visage, doù : l'expression du visage.

— Le mot grec phusin se rattache au verbe phuein, qui signifie produire, faire pousser, et, intransitivement, se produire, pousser. De là néophyte, proprt nouveau rejeton, V, neuf, et eraphytéose, d'où emphytéotique, proprt per-

Picrîque] du français. 451

mission de planter (concédée par un bail). Le grec emphuton, plantation ou greffe, d'où dérive emphytéose, a donné en formation populaire, par l'intermédiaire d"une forme latine, notre mol ente, doù enter, greffer, et, par figure, remonter des bas.

— On a la même racine dans le latin fui, français je fus, et dans fiiturum (qui sert de participe futur au verbe esse, être), français futur, dont le sens propre est : qui doit se produire.

Piaffer, origine inconnue, peut-être onomatopée greffée sur le mot pied.

Piailler, v. pic i. Piaulement, piauler, v. le

Pianiste, piano, v. plain. suivant.

, Piastre, u. plastique.

i. Pic, oiseau, vient du latin picum, dont le féminin pica a produit pie. Piailler et piauler, doù piaulement, sont formés sur pie, ou sont peut-être des onomatopées. Composé : pivert. Sur pie-grièche, v. grec.

2. Pic, instrument pointu et pointe de montagne, origine inconnue, peut-être onomatopée. Dérivés : pique, arme, et figure du jeu de cartes en forme de fer de pique: picot; probablement pioche, d'où piocher, piocheur, et piolet, mot du patois des Alpes.

— Sur pic a été fait le verbe piquer (d'où picoter et picotement^. Substantif verbal de piquer : pique, au sens figuré de brouille. Adjectifs et substantifs participiaux : piquant; piqué, genre d'étoffe faite jadis de deux tissus piqués ensemble. Dérivés : piquet, bâton qu'on pique (piquet, jeu de cartes, est, d'origine incertaine) ; piquette, boisson piquante ; piqûre ; piqueur et son doublet espagnol picador ; piqueté; piquage, action de piquer, et au figuré, dans (( piquage d'once », action de voler de petites quantités de soie.

Picaillon, provençal picaioun, d'origine douteuse.

Pichenette, origine incon- Picot, picotement, picoter,

nue. u. pic 2.

Pichet, origine douteuse. Picotin, origine douteuse,

Picorée, picorer, picoreur, V. pecque.

Picrique, d'où picrate, se rattache au grec pikron^ amer.

452 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pied

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