Rue, plante, latin ruta
2. Rue, chemin de ville, d'où ruelle, vient du latin ruga, proprt ride, sillon, qui a produit en formation savante rugueux, d'où rugosité.
Ruer, d'où ruade, vient du latin ruere, proprt se précipiter, lancer ; dérivé savant : ruine, d'où ruiner, ruineux.
Rufian, origine douteuse.
Rugir, doù rugissement et aussi rut, anciennement ruit, latin rugire.
Rugo8ité,rugueux,u. rue 2. Ruine, ruiner, ruineux, d.
ruer.
Ruisseau vient d'une forme diminutive du latin rivum,
Sabord] du français. 513
même sens. Dérivés de ruissraii : ruisselet, ruisseler, doù ladjectif participial ruisselant. Dérivés et composes do rivLini : rival (et ses dérivés : rivalité, rivaliser), proprt voisin de ruisseau, en contestation; dériver, d"où dérivation. Sur dérive, v. ce mot.
Rumeup, latin ramorem.
Ruminer, d'où ruminant, vient du latin ruminare; une variante, rumigare, a produit ronger (^d"où rongeur), qui a eu le sens de ruminer, et dont on a voulu rattacher l'acception actuelle à la famille de corroder (v. ce mot), mais cette acception peut parfaitement dériver du sens de « ruminer» : le ruminant ronge.
Rupture, v. rompre.
Rural se raUacho au latin rus, campagne, génitif ruris, qui a produit aussi rustique (doù rusticité) et son doublet rustre, d'où rustaud.
Ruser, d'où rusé, ruse, origine douteuse.
Rustaud, rusticité, rusti- Rut, v. rugir.
que, rustre, v. rural.
Rutilant se rattache au latin rutiliim, rouge ardent, qui est apparenté de loin à rubeum, rouge.
Rythme, u. rime.
Sa, V. se. /
Sabbat, — d'où le composé populaire samedi, proprt jour du sabbat [v. jour), — est d'origine hébraïque; se rattache au nom de nombre sept dans les langues sémitiques.
1. Sable, latin sabulum. Dérivés : sablon, d'où sablonneux; sablier, sablière, sabler {sabler le Champagne, c'est proprt l'engloutir, comme le moule de sable avale le métal, ou le faire disparaître comme fait le sable pour l'eau). Composé : ensabler, d'où ensablement.
2. Sable, terme de blason, et le diminutif italien zibeline, dérivent du nom slave de la martre noire.
Sabord, v. bord.
DICT. ÉTYM. FRANC. 33
.•■)14 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [SagaCC
Sabot, origine inconnue; dérivés : sabotier; saboter, travailler grossièrement, gâcher la besogne, d'où saboteur et sabotage. Il semble qu'on ait dans sabot la même racine que dans savate, d'où savetier et le verbe saveter, dont le sens se rapproche de celui de saboter.
Sabouler, origine inconnue.
Sabre, d'où sabreur, sabrer, et sabretache (proprt poche du sabre), vient de Tallemand sàbel.
i. Sae, latin saccum. Dérivés et composés : sachet, sacoche, sachée; ensacher; bissac et besace (u. bis 2); havresac (proprt sac à avoine, mot allemand).
2. Sac, d'où saccager, parait se rattacher au vieux verbe saquer, tirer, d'origine douteuse, qui a produit le vieux mot saqueboiite (nom d'un instrument de musique où Ton tire et où l'on pousse, v. bouter) et vraisemblablement aussi ressac (proprt tirage en arrière) et saccade d'où saccadé.
Saccharimètre, v. sucre. Sachée, sachet, sacoche, v.
Sacerdoce, sacerdotal, v. saci.
sacrer.
Sacrer, latin sacrare, se rattache à l'adjectif sacrum, « consac/3 aux dieux », mot emprunté tel quel pour désigner un os du bassin que l'on offrait en sacrifice.
— Substantif verbal de sacrer : sacre. Dérivés : sacrement (d'où sacramentel) et son doublet serment (d'où assermenté et insermenté), proprt consécration d'une parole; sacristain et sacristie; sacerdoce et sacerdotal (latin sacerdotem, prêtre). Cf. hiératique et saint.
— Composés : consacrer, d'où consécration (les composés de sacrare avaient en latin un e au lieu de l'a du radical); exécrer, — d'où exécration, exécrable, — proprt écarter par des imprécations, maudire: obsécration, proprt prière publique; sacrifice, sacrifier, sacrificateur, v. faire' \ sacrilège, violation et violateur d'une chose sacrée, le second mot composant est légère [v. lire^) au sens de cueillir, dérober; sacro-saint, sorte de pléonasme à valeur superlative.
Sacripant, v. noms propres Sacristain, sacristie, sacro-
(Mols tirés de). saint, sacrum, ?'. sacrer.
Safran, origine persane. Nom latin du safran : crocus. Sagace, d'où sagacité, Inlin sagacem, apparenté à />rœ-
Saisir] du français. 515
sagiain (le fait de deviner à l'avance), français présage, d'où présager.
Sage, sagesse, u. savoir. Saignée, saignement, sai-
Sagittaire, v.Jlèche. gner, v. sang.
Saillir se rattache au latin salive ., sauter, supin saltiim, Joù le substantif saut (composés : sursaut, le doublet provençal soubresaut, primesautier, v. pour^^ et ressaut, du vieux verbe ressaillir). Substantif participial de saillir : Gaillie. Adjectif participial saillant. Composés: résilier d'où résiliation^ proprt sauter en arrière; tressaillir, d'où tressaillement, proprt sauter au delà.
— Sur le supin sallum, le latin a fait le verbe sallare, français sauter, substantif verbal saute de vent; dérivés : sauteur ; sautoir, proprt cordon de soie « servant d'étrier « ; sauterie, sautiller, d'où sautillant, sautillement; sauterelle. Au mot grec correspondant à saltare se rattache haltère, proprt balancier pour sauter.
— Les composés de saltare sont en -siiltare : exulter d'où exultation), proprt sauter hors, sauter de joie;
insulter, d'où insulte, insultant, insulteur, « sauter sur » au figuré; résulter, qui a produit résultat, proprt rebondissement, au figuré conséquence; tressauter, de composition française, comme tressaillir ci-dessus; saltimbanque, proprt saute-en-banc, mot d'origine italienne.
Sain (d'où malsain), du latin sanum, et santé de sanitatem, d'où sanitaire et insanité (esprit malsain) ; composés : vésanie, égarement d'esprit (particule privative ue-) ; sainfoin.
Saindoux (formé avec le vieux substantif sain, qui se rattache au latin sagina, graisse), proprt graisse douce; saynète, d'origine espagnole, signifie proprt morceau alléchant.
Saint, d'où sainteté, dérive de l'adjectif participial sanctum, du verbe sandre (supin sanctum), apparenté à sacrer (v. ce mot). Dérivés savants de saneluni : sanctuaire; sanctifier, sanctification, v. faire ''. Cf. hagio-. Le verbe sandre signifie proprt consacrer, et particulièrement consacrer une loi, d'où le sens de sanction et de sanctionner.
Saisir, origine germanique. Dérivés : le vieux mot saisine: l'adjectif participial saisissant: saisissement, saisissable et insaisissable. Composés : ressaisir, et dessaisir d'où dessaisissement.
516 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Samovar
Saison, latin sationem, qui dérive du supin satum du verbe serere, semer (cf. allemand sàen) ; c"est proprt le temps des semailles, et, par extension, chacune des grandes époques de l'année. Sur saison a été formé assaisonner (d'où assaisonnement), proprt cultiver à la bonne saison, préparer dans de bonnes conditions.
— On a la même racine dans semen, génitif seminis, auquel se rattachent : semen-contra, formule toute latine (proprt semence contre [les vers]); semence (d'où ensemencer, ensemencement); séminal; séminaire, proprt pépinière, d'où séminariste; disséminer, d'où dissémination, proprt semer en dispersant. La forme populaire issue du verbe latin seminare est semer, d'où semailles, semeur, semis, parsemer.
Salade, saladier, salaire, salaison, v. sel.
Salamalec, formule arabe, proprt salut sur toi. Salamandre, grec salamandra.
Salangane, mot des Philippines.
Salant, salarier, v. sel.
Sale, origine germanique, dérivés : saleté, salaud, saligaud, salir, d'où salissant et salissure, salope (doù saloperie) dont la syllabe finale est inexpliquée.
Saler, salière, salin, saline, Salivaire, salivation, sa-