‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 146 sur 169 · Serein, et sérénade, v. Séreux, u. sérum · texte numérisé non relu

Serein, et sérénade, v. Séreux, u. sérum

soir.

Serf (d'où servage et servitude, servile, servilité, asservir et asservissement), du latin servani, gardien, esclave.

1. Serviun se rattache au verbe servare, garder et regarder. Nous avons plusieurs composés de servare : conserver, d'où conservation, conservateur, conservatoire, établissement où Ton conserve la tradition par renseignement ou par des collections; observer, proprt garder ou regarder devant soi, suivre des prescriptions ou suivre un spectacle, d"où observance, inobservance, observation (action d'observer ou de faire observer), observateur, observatoire; réserver, proprt conserver par devers soi, doù réserve, réserviste, réservoir; préserver, proprt garder par avance, d'où préservateur, préservation, préservatif.

2. Sur servum, le latin avait fait le verbe servirc, français servir. Dérivés : serviable, serviteur, servante, service, serviette (linge de table ou de toilette, objets d'un « service » journalier, et grand portefeuille plié comme une serviette); sergent, proprt serviteur. Composé venu tout formé du latin : desservir, — d'où desservant, — au sens de s'acquitter avec soin dun service (spécialement aujourd'hui du service d'une église ou d'un service de communication), jadis aussi gagner par son service, mériter, le mot a passé en anglais dans ce sens. Composé français : desservir, 1° faire le contraire de servir, nuire à, et 2° enlever ce qui a été servi, d'où desserte, reliefs de la table, et dessert, friandises qu'on fait passer au moment de desservir.

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Serfouette, serfouir, u./osse. Sergent, v. serf-.

Serge, sergé, v. soie. Sériciculture, v. soie.

Série (d'où sérier), du latin seriem, proprt enchaînement, se rattache au verbe serere, attacher, entrelacer, supin sertiim. Autre dérivé : sermon, d'où sermonner, sermonneur, proprt paroles qui s'enchainent, d'où le sens ancien de « conversation » ; sertir, formé sur le supin, d'où sertissure, insérer une pierre précieuse dans un chaton.

— Composés de serere : asserere^ proprt tirer à soi, s'approprier une idée, affirmer, dérivé : assertion; deserere, proprt détacher, abandonner, d'où désert, déserter, déserteur, désertion; disserere, proprt dénouer, développer, discuter, d'où le verbe français disserter (rappr. l'adjectif disert, latin disertum) et son dérivé dissertation; insérer, proprt attacher dans, d'où insertion.

Sérieux se rattache au latin seriuni, même sens, peut-être apparenté à severiim, v. sévère.

Serin, d'où seriner, serinette, origine inconnue.

Seringue, d'où seringuer, se rattache au grec suringa, tube, sur lequel a été fait aussi seringa, nom d'un arbrisseau qu'on vide de sa moelle pour faire des tubes.

Serment, v. sacrer. Serpent, serpenteau, ser-

Sernion, sernaonnaire, ser- pentin, serpentine, v. ramper. monner, sermonneur, y. série. Serpette, v. sarment.

Sérosité, v. sérum. Serpillière, origine dou-

Serpe, u. sarment. teuse.

Serpolet, v. ramper.

Serrer se rattache au latin sera, serrure. Substantif verbal : serre, lieu où Ton serre, et griffe d'oiseau de proie; substantif participial : serrée; dérivés : serrement de main, de cœur; serrure d'où serrurier, serrurerie. Composés : desserrer, enserrer, resserrer.

Sertir, sertissure, v. série.

Sérum, mot tout latin, d'où séreux, qui a produit sérosité.

Servage, servante, ser- servile, servilité, servir, viable, service, serviette, serviteur, servitude, v. serf. Ses, V. se.

Sésame, grec sêsamon.

Session, v. seoir K Séton, v. soie.

Sesterce, v. semi. Seuil, v. seoir ^.

Setier, v. six.

Sicaire] du français. o33

Seul, d'où seulet, esseulé, latin solum. Dérivés savants : solitude, solitaire, soliloque iv. locution): solo, mot italien, soliste; désoler, d'où désolation, proprt rendre solitaire, dépeupler. Sur le mot grec qui exprime la même idée que solum, V. morne.

— A la forme archaïque sollum et au sens également archaïque de <■< tout, chaque », voisin du sens de « seul ». se rattachent : solennel (qui ne se reproduit que chaque année) et solennité, solenniser; solliciter (et les mots apparentés, V. citer), proprt émouvoir tout à fait, troubler.

Sève, parait venir de sapa, qui, en latin classique, signifie vin cuit.

Sévère, d'où sévérité, vient du latin severum, qui exprime ridée générale de gravité, de sérieux, d'exactitude, ce qui explique le sens de persévérer, d'où persévérance, persister dans une manière d'agir bien arrêtée. Cf. sérieux.

Sévir, d'où sévices, latin sœvire, qui se rattache à Tadjectif sœvum, cruel.

Sevrage, sevrer, v. pair^. Sexagénaire, sexagésime,

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