‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 148 sur 169 · Si, note de musique, v.fa · texte numérisé non relu

Si, note de musique, v.fa

Sibylle, d'où sibyllin, grec sibulla.

Sic, V. si 2.

Sicaire, latin sicarium, se rattachée sica, poignard.

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Siccatif, siccité, u. sec.

Sidéral se rattache au latin sidiis, génitif sideris, astre, sur lequel se sont formés aussi considerare, proprt regarder comme on observe les astres, et desiderare, réclamer (en vain) quelque chose aux astres, aux dieux, d'où regretter l'absence et souhaiter la présence de. Le premier de ces verbes nous a fourni le mot savant considérer, d'où considération, considérable, déconsidérer, inconsidéré, et le second le mot populaire désirer, d'où désir, désirable, désireux. Pour le second nous avons aussi le mot tout latin desideratum, pluriel desiderata, proprt chose dont on regrette l'absence et qu'on réclame.

Siècle vient du latin sœculiim, d'où séculaire; dans la langue religieuse, le mot a pris aussi le sens de vie du temps, vie du monde, d'où séculier, séculariser, sécularisation.

Siège, siéger, v. seoir ^. Sieste, v. six.

Sien, V. se. Sieur, v. seigneur.

Siffler, d'où sifflement, siffleur, sifflet, persifler, persifleur, persiflage, se rattache au latin sibllare. Sigisbée, italien cictsbeo, d'origine douteuse.

Signal, signalement, si- ficatif, signification, signignaler, signataire, signature, fier, v. seing. signe, signer, signet, signi-

Silence, latin silentiani, d'où silencieux, se rattache au verbe silere, se taire.

Silex, mot tout latin, dont l'accusatif est silicem, d'où silicate, silicium, etc.

Silhouette, v. noms propres (Mots tirés de).

Siller, d'où sillage et peut-être aussi sillon, sillonner, origine douteuse. A été rattaché à la même racine que cingler.

Silo, mot espagnol qui se rattache au grec slros, dépôt souterrain de blé.

Silvain, silvestre, silvicul- Simiesque, u. singe.

ture, V. sauvage. Similaire, similitude, u.

Simagrée, origine incon- sembler.

nue. Simoniaque, simonie, y.

Simarre, u. chamarré. noms propres (Mois lires do).

Simoun, origine arabe.

Site] DU FRANÇAIS. oPS

Simple, simplicité, sim- Sinapiaer, sinapisme, u.

plifier, i'. plier 2. sénevé.

Simulacre, simulation, si- Sincère, sincérité,'' cratère.

muler, simultané, simulta- Sinécure, v. cure-. néité, V. sembler.

Singe, d'où singer, singerie, vient du latin simium, d'où, avec un suffixe dorigine italienne, simiesque.

Singulier et son doublet sanglier se rattachent au latin singulos qui signifie» chacun en particulier», cf. sempiternel. Sanglier est l'équivalent sémantique de solitaire. Dérivés de singulier : singularité, singulariser. Au même mot latin est emprunté langlais single, d'où singleton, carte isolée.

Sinistre, sinistré, u.senesire. Sinueux, sinuosité, sinus,

Sinon, v. si 1. v. sein.

Sinople, origine inconnue.

Siphon, grec siphôna, tuyau.

Sire, V. seigneur.

Sirène, grec seirêna.

Siroco, proprt oriental, d'un mot italien d'origine arabe.

Sirop, d'où sirupeux et siroter, vient dun mot arabe qui

signifie boisson ; même famille que sorbet, d'où sorbetière.

Sis, V. seoir 1. Sistre, v. cistre.

Site, latin situm, d'où situer, situation, se rattache au verbe sinere, placer, laisser, supin sitani.

1. Le composé desinere, proprt laisser aller, cesser, nous a fourni le mot désinence, terminaison d'un mot et aussi, dans un sens restreint, terminaison fle.xionnelle.

— On rattache aussi au supin de sinere l'adverbe praesto, proprt placé devant, qui est l'origine de notre adjectif prêt (d'où apprêter, apprêt, apprêteur) et de son doublet venu d'Italie preste, d'où prestesse, prestidigitation, prestidigitateur, V. doigt.

2. Avec sinere et le préfixe rare po- le latin a fait *posinere contracté en ponere, supin posiftzm, d'où le français pondre, qui du sens général de « poser » a passé nu sens très spécial de « poser des œufs », dérivés : pondeuse, pondeur (au figuré^ ponte. Mais les mots tirés du supin n'ont pas suivi cette spécialisation : un poste (dérivés : poster, posture, aposter) et la poste (dérivés : postal, postillon) ne sont autre chose que le participe passé de ponere employé substantivement au

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sens de position, situation militaire ou officielle, pour le premier, et, pour le second, de lieu de relais, service public de voitures, etc. Postiche, qui nous vient de l'italien, signifie proprt (( apposé, ajouté ». Autres dérivés du supin : position; positif, d'où positivisme, positiviste.

3. Au sens général de <( placer », pondre a été remplacé par poser (v. ce mot), et dès lors c'est -poser que l'on trouve, correspondant à ponere, dans tous les verbes français tirés des composés de ponere : apposer, placer auprès, dérivé du supin : apposition; — composer, proprt placer ensemble, dérivés du supin : composition, composite, compositeur et composteur, substantif participial compote, ensemble de fruits cuits ; ajoutez décomposer et décomposition, et le terme grammatical surcomposé; — déposer, poser ce quon tient, substantif participial de formation populaire : dépôt; dérivés savants du supin : déposition et dépositaire ; adjectif participial tiré du participe présent latin : déponent, se dit des verbes latins qui « déposent » le sens passif; — disposer, proprt répartir en posant, ordonner, adjectif participial : dispos, ])Our dispôt; dérivés : disponible et indisponible, disponibilité, disposition, dispositif; surcomposés : indisposer et indisposition, prédisposer et prédisposition; — exposer, proprt poser en dehors, substantifs participiaux français : exposant et exposé; dérivé du supin : exposition; — entreposer et interposer, déposer entre temps et placer entre deux (au premier se rattachent entrepôt et entrepositaire) ; — ; imposer, proprt poser sur, faire supporter, d'où impôt, imposition, imposable, et imposte, venu de l'italien, qui désigne la partie supérieure d'une porte ou d'une fenêtre. Elliptiquement, imposer ou en imposer à quelqu'un a signifié : lui imposer, lui inspirer, du respect ou bien une croyance non justifiée: on retrouve le premier sens dans l'adjectif participial imposant, au second se rattache la signification des dérivés imposteur, imposture.

4. Suite des composés de ponere : juxtaposer, d'où juxtaposition, cL joindre; — opposer, doù opposable, opposition, c'est poser en face; — préposer, c'est poser devant (substantif participial: prévôt, avec son doublet préposé, dérivé : préposition); — proposer, c'est poser en avant, dérivé : proposition, substantif participial : propos (d'où à propos), qui signifie : ce qu'on se propose, sujet proposé, sujet, sujet de conversation, conversation; — reposer, au sens de poser de

Socque] DU FRANÇAIS. 537

nouveau (sur l'autre reposer, v. pause) ; — supposer, proprt poser dessous, au figuré poser une affirmation provisoire sous les faits; substantif participial : suppôt, subordonné; dérivés : suppositoire, supposition [supposition et hypothèse sont étymologiquement synonymes, v. thèse): surcomposés : présupposer, superposer, doù superposition; — transposer, poser au delà, d'où intervertir, changer de ton, dérivés : transposition, transpositeur.

Sitôt, V. tôt. Situation, situer, v. site.

Six, latin sex (cf. grec hex, hexa- dans certains composés, allemand sechs, anglais six). Dérivés : sixième, sixain, sextuple, doù sextupler, v. plier ^. La forme latine de l'adjectif ordinal issu de sex était sextum, dont le vieux français avait fait siste, altéré depuis en sixte, terme de musique et descrime; le mot savant sexte désigne la sixième heure canoniale, c'est-à-dire midi, et le mot d'origine espagnole sieste le repos de midi. Dérivés de sextum : sextant, sixième partie (d'un cercle), setier, sixième partie (du congé); bissextile se dit dune année où le « sixième » jour avant les calendes de mars était compté « deux fois ».

— Le latin sedecim, composé de sex, six, et de decem, dix, a produit seize, cf. ce qui est dit de quinze au mot cinq. Dérivés : seizième, in-seize {v. in, préposition). — Le latin semestrem, composé de sex et de mensem, nous a donné semestre, v. mois.

— Six dizaines se disaient en latin sexaginta, d'où : soixante (dérivés : soixantaine, soixantième), mot de formation populaire, l'adjectif ordinal sexagésime, soixantième jour avant l'octave de Pâques, (cf. quadragésime à quatre^), et sexagénaire, âgé de soixante ans.

— Le grec hexa- se trouve dans : hexagone, v. décagone; hexamètre, vers à six mesures, à six pieds.

Smalah, origine arabe.

Smalt, V. émail. Sobre, sobriété, v. ivre.

Sobriquet, origine inconnue, toutefois v. sur^. Soc, origine celtique.

Sociabilité, sociable, so- sociétaire, société, sociologie, cial, socialisme, socialiste, v. suivre -^

Socque, latin soccum, brodequin; socle vient d'un diminutif italien de soccum.

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Soda, sodium, v. soude.

Sœur vient du latin soror (cf. ail. schwester, anglais sister); au composé consobrinum, qui s'applique aux enfants de deux sœurs, se rattache notre mot cousin, d'où cousinage, cousiner.

Sofa, mot arabe.

Soi, soi-disant, v. se.

Soie, du latin seta, poil du cochon et d'autres animaux à poil rude, et, par comparaison, fîl de ver-à-soie.

— Dérivés dans le premier sens : séton, aujourd'hui mèche de coton : sas (d'où sasser, passer au sas, et ressasser, repasser, au figuré redire indéfiniment), proprement tamis en poil de cochon, il ne reste du radical que Ys initiale, -as est le suffixe.

— Dérivé de seta dans le sens nouveau (qui n'est pas latin) : satin, d'origine italienne, d'où satiner, satinette. Dérivés du français soie : soierie, soyeux.

— Le mot latin sericum désignait une étoffe de soie fabriquée par les Sères, peuple de l'Inde Orientale, de là notre mot sériciculture, pour désigner la culture de la soie; sericum a d'ailleurs produit en français un mot déformation populaire, serge, d'où sergé.

Soif se rattache au latin silim, apparenté à siccum, sec.

Soigner, d'où soin et soigneux, origine douteuse.

Soir, d'où soirée, vient du latin sérum, dont un dérivé a produit serein, humidité du soir, et sérénade, venu du Midi.

Soit, conjonction, n'est autre chose que le subjonctif présent du verbe être.

Soixantaine, soixantième, 1. Sol, note de musique,

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