V. cher
Surérogation , suréroga-
toire, V. rogations.
Sûreté, v. cure '^.
Surexciter, v. citer.
Surface, v. face.
Surfaire, v. faire 6.
Surfin, v. fin.
Surgir, v. régir g.
Surhausser, v. aliment.
Surhumain, v. homme.
Surjeter, surjet, v. jeter ^.
Surlendemain, v. demain.
Surmenage, surmener, v.
mener.
Surmonter, v. mont.
Surmoulage , surmouler, V. mode 1.
Surnager, v. nef.
Surnaturel, v. naître.
Surnom, v. connaître, B, U°.
Surnombre, surnuméraire, V. nombre.
Surpasser, u. pas.
Surplis, V. peau.
Surplomber, u. plomb.
Surprendre, surprise, v.
prendre.
Sursaut, sursauter, u. saillir.
Surseoir, sursis, v. seoir 3.
Surtaxe, surtaxer, v. tangent 3,
Surtout, V. tout.
Surveillance, surveiller, V. vigueur.
Survenir, v. venir.
Survie, survivance, survivre, V. vivre 1.
Survoler, v. voler 3.
Sus, V. sur 1.
Susceptibilité, susceptible, u. capable 2.
Susciter, v. citer.
Suscription, v. écrire.
Susdit, V. dire.
Suspect, suspecter, suspicion, V. épice^.
Suspendre, suspens, suspensif, suspension, v. pendre 1.
Sustenter, v. tenir 2.
Suture, V. coudre.
Soi DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Syntaxe
Suzerain, suzeraineté, v. Sycomore, sycoph^ante, v.
siu-i. figue.
Svelte, sveltesse, v. con- Syllabaire, syllabe, sylla-
vul:ié. bique, syllabus, syllepse, v.
Sybaritisme, v. noms pro- épilepsie.
près (Mois tirés de). Syllogisme, v. logique ~.
Sylphe, d'où sylphide, est considéré comme un mot d'origine celtique.
Sym-, préfixe, v. syn-. Sympathie, sympathiser,
Symbole, symbolique, v. pâtir.
symboliser, symbolisme, v. Symphonie, symphonique,
parole ~. v. phonème.
Symétrie, symétrique, v.
mesure.
Symptônie, doù symptomatique, grec siimploma, génitif sumptômatos, proprt ce qui tombe avec, coïncide, ce qui accompagne et caractérise une maladie, une crise latente. 11 y a parenté avec la famille latine de pétition.
Syn- et sym-, préfixe, vient du grec sun [sum- devant les labiales), qui signifie « avec » et correspond, pour le sens seulement, au latin cum {v. com-) ; on a sy- dans système et aussi, avec assimilation de la nasale à la consonne initiale de la racine, dans syllabe, syllepse.
Synagogue, v. agir^. Synchronique , synchro-
nisme, V. temps.
Syncope préfixe syn- et verbe qui signifie couper, (dérivé : syncoper), proprt retranchement, d'où défaillance.
Syndic, grec sundikon (préfixe sun- et dikê, justice, cf. théodicée et dire *), proprt celui qui assiste en justice, puis celui qui est chargé des intérêts dune corporation, d'où syndical, syndicat, association en vue de la défense des intérêts communs, et syndiquer.
Synode, v. épisode. Synoptique, iK voir ^.
Synonyme, synonymie, v. Synovie, origine douteuse.
connaître, D, U".
Syntaxe. Le grec iaxin, qui entre dans la composition de syntaxe, signifie mise en ordre et aussi fixation d'une rétribution, taxe. C'est ce dernier sens que nous avons dans taximètre, mais notre mot taxe remonte à un mot latin dont la parenté avec taxin est contestée, v. tangent 'K Sur syntaxe a été fait syntaxique, ou syntactique, cette dernière
Table] du français. 555
forme tirée directement du grec suntaktikon. La tactique (dérivé : tacticien) est l'art de disposer les troupes. V. aussi ataxie.
Synthèse, synthétique, v. Systématique , systéma-
thèsc. tiser, système, v. ester ^.
Syphilis, origine inconnue. Systole, i'. diastole.
Syzygie, u. joindre 2.
Ta, u. te.
Tabac (doù tabagie et tabatière), mot venu des Antilles, a dabord désigné la pipe où l'on fumait le pétan, appelé depuis tabac par connexion. Le mot pétun vient lui-même du Brésil. On a appelé pétunia une plante dont la fleur rappelle celle du pétun ou tabac. Scarron emploie le verbe « pétuner » au sens de fumer.
Tabellion, tabernacle, v. table.
Table, d'où tablette, vient du latin tabula, proprt planche, qui a produit aussi tôle, lame de fer, et dont le diminutif tabella se retrouve dans tabellion, Thomme aux tablettes, le notaire. Dérivé de tablette : tablettier, d'où tabletterie. Autre diminutif français : tableau (d'où tableautin), dont les acceptions diverses se ramènent facilement au sens primitif.
— Dérivés : tablier, espèce de planche, planche de protection, puis pièce d'une matière quelconque pour proléger les vêtements; tablée, se rattachant au sens de « table à manger )>; tablature, espèce de tableau musical, difficile à comprendre, d'où le sens de la locution « donner de la tablature )>; tabler, terme du jeu de table ou de tric-trac, signifie faire un coup spécial (sur lequel on compte pour gagner), d'où tabler sur, au sens de compter sur.
— Composés de table : retable, v. re- ou ré-^; entablement, saillie sur laquelle repose la charpente; s'attabler.
— Le latin laberna, proprt maison en planches, qui se rattache à la même racine que table, a produit 1° le français taverne, d'où tavernier, 2° le diminutif savant tabernacle, proprt tenlc.
556 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Taîrc
Tabouret, v. timbre 2.
Tac (dans riposter da tac au tac) et tictac (cf. ziyzatj), onomatopées.
Tache, d'où tacher, tacheter, détacher au sens d'enlever une tache, entacher, mettre une tache sur, origine douteuse. Enticher est une variante d'entacher ; s'enticher, c'est laisser envahir son esprit comme par une tache qui s'étend.
Tâche, tâcher, tâcheron, v. tangent *.
Tachygraphie, mot d'origine grecque, proprt écriture rapide, v. graphie *.
Tacite, taciturne, tacitur- Tact, tactile, v. tangent K
nité, V. taire. Tactique, v. syntaxe.
Taffetas se rattache à un mot persan qui signifie entrelacé.
Tafia, v. ratafia.
Taïaut, onomatopée.
Taie, V. thèse 1.
Tailler paraît se rattacher au latin talea, bouture. Substantif verbal taille, action de tailler, d'où action de répartir (notamment de répartir un certain impôt, au moyen âge), action de mesurer, mesure, dimension, bâton entaillé. Substantif participial à forme provençale : taillade, d'où taillader. Dérivés : taillable; tailleur de pierres et d'habits, tailleuse; taillis, bois que l'on taille à des intervalles réguliers; tailloir, d'abord plat pour tailler la viande, puis tablette (c en forme de tailloir » au-dessus d'un chapiteau. Sur le participe présent taillant, on a fait taillandier, qui a signifié successivement tailleur d'habits et fabricant d'outils pour tailler.
— Composés : détailler, proprt diviser en taillant, d'où détail, détaillant; de détail, au sens d'énumération, rapprochez le substantif menu, au mot moindre^ ^; entailler, tailler dans un objet, d'où entaille.
Tain, v. étain.
Taire, du latin tacere, supin lacitum, d'où tacite, taciturne et taciturnité. Cf. silence. Au composé latiiî avec rese rattache réticence, action de se taire en retenant certaines choses.
Tangent] du français. 557
Talc, mot arabe.
Talent se rattache au grec ialanton, plateau de balance, poids, et monnaie; en français, au figuré, valeur intellectuelle, d'après la parabole de l'Évangile, où le talent-monnaie enfoui figure des aptitudes non utilisées.
Taler, v. talon. Talion, v. tel.
Talisman nous vient, par l'arabe, du mot grec telesnm, rite.
Taloche, origine inconnue.
Talon est la forme augmentative du mot latin talum, qui a le même sens. Dérivés : talonnière, talonner; taler, proprt fouler aux pieds (en parlant des fruits). Un talus (on devrait écrire talu, car c'est la même désinence que dans moussu, barbu, etc.), c'est proprt un terrain tassé sous le talon. Détaler, qu'on pourrait songer à rattacher à cette famille, est en réalité formé sur étaler, v. stalle.
Tamaris, latin tamarlcem.
Tambour, tambourin, tam- Tamis, d'où tamiser, ori-
bouriner, v. timbre^. gine inconnue.
Tampon, doù tamponner, tamponnement, tamponneur, se rattache à un vieux verbe tamper (ou taper, d'où tapon), boucher; origine germanique, cf. l'allemand zapfen.
Tam-tam, onomatopée.
Tan, d'où tanin, tanner, tanneur, tannerie, est rattaché à un mot celtique qui signifie chêne.
Tancer, u. tenir ^.
Tanche, latin tinca.
Tandem, mot anglais, qui n'est autre que le mot latin signifiant « à la fin », et qui vient de l'argot des universités anglaises. Le latin tandem est apparenté à tant; sur la valeur de -dem, v. idem ; le sens étymologique est : a dans la même quantité, également ».
Tandis, u. jour. Tangage, v. tanguer.
Tangent (d*où tangence) est formé sur le participe présent du verbe latin tangere, toucher, supin tactum.
1. Dérivé : tangible, quon peut toucher, d'où intangible. Du supin viennent tact, sens du toucher, ladjectif intact, non touché, et tactile.
ô58 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Tanière
— Il faut rapprocher d'intact les doublets entier et intègre (dont l'honnêteté est intacte), venant de l'adjectif latin integrum, de la même famille; dérivés : entériner, proprt rendre entier, définitif, par un enregistrement officiel; intégrité, qui se rattache au sens figuré (au sens d'intègre); intégral, qui se rattache au sens propre (au sens d'entier); intégrer, et intégrant; réintégrer, d'où réintégration, remettre en possession intégrale.
2. Les composés de tangere sont en -tingere, -tactam. Atteindre, d'attingere, c'est proprt toucher à ; substantif participial atteinte. Nous n'avons pas *co/i/ei/idre, mais nous avons : le substantif dérivé du supin, contact, rencontre de deux objets qui se touchent; un autre substantif, contagion (d'où contagieux), contact nocif; l'adjectif contigu (d'où contiguïté) == en contact. Du sens de « rencontrer », contingere avait passé au sens de (c se rencontrer, arriver par hasard », d'où la valeur de l'adjectif participial contingent et de son dérivé contingence ; le substantif contingent signifie proprt ce qui échoit à quelqu'un comme obligation, sa part de charge, et spécialement le nombre de soldats qu'un pays doit fournir.
3. On rattache à la même famille : a, les composés en -taniinare : contaminer, d'où contamination, mettre en contact nocif; entamer, forme populaire d' intaminare qui exprimait aussi un contact nocif; mais ici, l'idée qui a prévalu, ce n'est pas celle d'une souillure, c'est celle d'une diminution; b, le verbe taxare^ toucher fortement ou fréquemment. Mais il faut peut-être rattacher au grec taxin [v. syntaxe) le taxare qui a produit le français taxer (dont une ancienne forme est tauxer), d'où taxe, taxation, taux, détaxer, surtaxer et surtaxe; (( taxer » quelqu'un dimposture, c'est en quelque sorte le taxer comme imposteur, mettre à son compte une imposture.
4. Les verbes français,, d'origine populaire, tâcher et tâter, proviennent de dérivés de taxare. Tâcher, d'où tâche et tâcheron, c'est mettre la main à une alîaire, s'eiTorcer de faire. Tâter, c'est proprt toucher à diverses reprises, dérivés : à tâtons, tâtonner, tâtonnement, tatillon, tatillonner.
Tanguer, d'où tangage, origine douteuse.
Tanière, jadis taisnière, du latin populaire taxonaria,
Taper] du français. 559
proprt retraite du taisson; le vieux mot taisson, apparenté à rallemand dachs, est un nom du blaireau.
Tanin, tanner, tannerie, tanneur, v. tan.
Tant, latin tantiim, est à <ef exactement ce que larchaïque quant est h quel, v. ces mots. De même que quant signifiait « en quelle quantité », tant équivaut à : en telle quantité, et autant, c'est : une autre fois tant, v. autre ^. Diminutifs : tantet , tantinet = telle petite quantité. Sur tandis, V. jour.
— L'adverbe tantôt signifie proprt <c aussi tôt », d'où, par restriction, 1» aussitôt après le moment présent, bientôt, il viendra tantôt; 2° aussitôt avant le moment présent, il est venu tantôt. Dans l'emploi de tantôt répété, toute idée de proximité disparaît, il ne reste plus que l'idée d'un temps indéterminé, u tantôt... tantôt... » équivaut à : à tel moment..., à tel autre... »
— En vieux français, tant était arrivé à signifier a autant que cela, cela même ». C'est ainsi que l'adverbe partant équivaut à : par cela même. Pourtant équivaut aussi à : à cause de cela même; ce mot n'a d'abord eu sa valeur actuelle que dans les plirases négatives : il avait promis de venir, on ne l'a pourtant pas vu (on ne fa pas vu davantage powr cela). Entretant , que l'Académie écrit entre-temps, par fausse étymologie, équivaut à « entre ce », comme on dit (( sur ce » et « ce pendant ».
Tante -a d'abord été ante, latin amita. A l'origine, Cante équivaut à : ta « ante ». On disait : m' ante, Vante, santé; mais comme la locution s'employait beaucoup plus soiivent à la seconde personne qu'aux autres, la forme tante, avec agglutination de l'adjectif possessif, a prévalu sur ante, de môme que oïl {v. ce, pronom ^) a prévalu sur oje et o tu. On a été amené ainsi à placer devant Vante, devenu tante, un autre adjectif possessif -: « ta tante » est semblable à (( le lierre », jadis lierre. On a aussi expliqué tante par l'agglutination de la dentale finale de grand placé devant ante. Le vieux français ante a produit l'anglais aunt.
Tantinet, tantôt, v. tant.
Taon se rattache au latin tabanum. .
Tapage, tape, v. le suivant.
Taper, frapper de la main, diminutif tapoter, se rattache
560 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Tarif
à un radical germanique qui signifie « main » ; substantif verbal tape. Dérivé : tapage, d'où tapageur, proprt bruit quon fait en tapant. Une tapée équivaut à beaucoup = beau coup. Un tapin tape du tambour. Composé : retaper, proprt remettre en état en tapant. Mais lapon est de la famille de tampon, v. ce mot.
Tapinois, v. tapir (se).
Tapioca, mot brésilien.
Tapir (se), d'où tapinois, origine douteuse. Tapir, substantif, mot brésilien.
Tapis, d'où tapissier et tapisser, qui a lui-même produit tapisserie, vient du grec tapêtion.
Tapon, V. tampon. , Taquet, v. attacher.
Tapoter, v. taper.
Taquin, d'où taquiner, taquinerie, a été rattaché à l'italien iaccagno, avare.
Tarabiscot, tarabiscoter, origine inconnue.
Tarabuster, origine provençale.
Taraud, tarauder, u. tarière.
Tard, tarder, viennent des formes latines tarde, tardare. Il y avait aussi une forme adjective, conservée dans outarde, ppoprt oiseau lent, latin avis tarda; comparez tardigrade, V. grade. Dérivés et composés : tardif, s'attarder, retarder, d'où retard et retardataire.
Tare, d'où tarer, vient d'un mot arabe qui signifie déchet.
Tarentule, animal qu'on rencontrait particulièrement aux environs de Tarente, d'où tarentelle, danse appliquée à la guérison des gens piqués par une tarentule.
Taret, v. tarière.
Targette signifie proprt petit bouclier; au vieux mot large, d'origine germanique, se rattache aussi le verbe s© targuer, proprt « se couvrir comme d'un bouclier », qui nous est venu par l'Italie.
Tarière, latin terebra, se rattache à la même racine celtique que taraud, d'où tarauder, et que taret, animal qui fait des trous.
Tarif, d'où tarifer, mot d'origine arabe, qui nous vient d'Italie.
Technique] du français. 561
Tarin, d'orig:ine inconnue.
Tarir, d'où intarissable, mot d'origine germanique.
Tarlatane, origine douteuse.
Tarot, d'où taroté, italien tarocco.
Tarse, r. métatarse.
Tartan, mot anglais apparenté à tiretaine, v. tirer. Tartane, italien tartana, qui parait être dorigine arabe.
Tarte, d'où tartine, tarte- Tartre, d'où tartrique, ori-
lette, origine inconnue. gine douteuse.
Tas, d'où tasser, tassement, entasser, entassement, est
d'origine germanique.
Tasse, origine arabe.
Tasseau, origine douteuse. ner, tâtonnement, tâtonner,
Tassement, tasser, v. tas. tâtons (à), v. tangent *. Tâter, tatillon, tatillon-
Tatouer, d"où tatouage, nous vient, par l'anglais, de la langue de Tahiti.
Taudis, d'un mot germanique qui signifie tente, cf. ail. zelt et anglais tilt.
Taupe, latin talpa, d'où taupin (ouvrier mineur, et candidat à l'École polytechnique), taupinière.
Taureau se rattache au latin fauruniy dérivé espagnol : toréador.
Tautologie, v. logique *. Taxation, taxe, taxer, v.
Taux, V. tangent^ et syntaxe. tangent •^. Taveme,tavernier,i'.<a6/e. Taximètre, u. syntaxe.
Te et toi viennent du même mot latin te, suivant que ce mot s'appuyait ou non, dans la prononciation, sur le mot voisin. Le nominatif latin tu a produit le français tu, l'adjectif possessif iuum a produit ton, et le féminin tua : ta. Tuum, quand il ne s'appuyait pas sur le mot suivant, a donné toen, devenu tien (d'où tienne) d'après mierij v. me. Le pluriel, tuos masculin et tuas féminin, est représenté uniformément par tes. A tu se rattache le verbe tutoyer, jadis tutayer, d'où tutoiement.
Technique se rattaclio au mot grec lekhné, art, procédé. Autres dérivés : technologie, étude des procédés d'une science, i'. logique'': mnémotechnie. proprt technique delà mémoire {v. mémoire), adjectif dérivé : mnémotechnique;
DICT. KIYM. FIIANÇ. àv
562 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Témoîll
polytechnique, proprt qui se rapporte à b3aucoup d'arts, V. multi-.
Te deum, premiers mots Tégument, v. toit.
d'un cantique latin, v. dieu i.
Teigne, petit insecte, puis maladie du cuir chevelu, — d'où teigneux et tignasse, — latin iinea.
Teiller, v. tilleul.
Teindre, d'où déteindre, latin tingere, supin tinctum. Substantifs participiaux : teint (sens de teinture dans (c étoffe bon teint »; aussi couleur du visage) et teinte, d'où teinter. Dérivé : teinture, d'où teinturier, teinturerie.
Tel, latin talem (cf. tant), auquel se rattache talion, pénalité « telle » qu'a été le crime.
Télé-, mot composant qui signifie « loin », grec tête; télégraphe, etc., v. graphie''; télépathie, v. pâtir ^'. téléphone, etc., V. phonème; télescope, etc., v. épice^.
Tellure, v. terre.
Téméraire, lat. temerarium, témérité, lat. temerilatem.
Témoin, — d'où témoigner (révéler ce qu'on a vu, ce qu'on éprouve) et témoignage, — a eu le sens de « témoignage », comme le mot latin testimonium (d'où testimonial), doù il dérive.
1. Le mot latin qui avait le sens de u témoin » était testera, qui signifie proprt « celui qui se tient en tiers », la première partie du mot est apparentée à tiers et la seconde à ester. De testent dérive le verbe testari, français tester, d'où testateur, testament, testamentaire, intestat. Pour désigner les livres saints, on a traduit par testament un mot grec qui signifie disposition et convention, mais qui, dans ce cas particulier, avait le second sens (pacte, convention, alliance de Dieu avec les hommes).
2. Testari avait le double sens de témoigner et de tester; la seconde idée est absente des composés. Attester, c'est invoquer ou fournir un témoignage, attestation se rattache au second sens. Contester, d'où contestation, incontesté, incontestable, c'est proprt lutter avec quelqu'un de témoignages et de preuves. Protester, c'est attester devant tous, hautement (d'où protestation dans une de ses acceptions), prendre publiquement acte d'une absence de paiement (d'où protêt), porter hautement témoignage contre quelque chose,
Temps] DU français. 563
réclamer vivement, d'où protestation dans son autre acception, protestant et protestantisme. Détester, d'où détestable, cest originairement se détourner de quelqu'un en attestant les dieux, charger d'imprécations.
Tempes, d'où temporal, se rattache au pluriel latin tempora, même sens.
Tempérament, tempêran- Tempête, v. temps i.
ce, température, tempérer,