‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 164 sur 169 · V. timbre · texte numérisé non relu

V. timbre

Tyran, grec turannon; dérivés : tyranneau, tyrannique, tyrannie, tyranniser, tyrannicide [v. césure).

Ubiquité, v. oh.

Ulcère, d'où ulcérer, du latin ulcus, génitif alceris.

Ultérieur, ultimatum, ultra, ultramontain, v. outre.

Un (d'où unième, dans vingt et unième, etc.), vient du latin unum, cf. allemand ein, anglais one. Avec unum, un, et decem, dix, le latin avait fait undecim, français onze, d'où onzième, cf. quinze au mot cinq. La forme grecque de onze esihendeka, d'où hendécagone, v. décagone, hendécasyllabe.

— Dérivés de unum : unité, d'où unitaire; unique; union, dont le doublet oignon désigne une plante qui en général, à la différence de l'ail, n'a qu'une gousse; unir, d'où uniment, réunir, réunion, et désunir, désunion; le diminutif latin ullum, d'où nul, v. ne; unifier d'où unification, v. faire ''.

— Adjectifs ou substantifs composés avec unum : unanime, d'où unanimité, i;. âme; unicorne et licorne, v. cor; uniforme, adj. et subst., doù uniformité, v. forme; unilatéral, « qui n'existe que d'un côté », v, lez; uninominal, « qui ne porte que sur un nom », v. connaître, B, U^; unipersonnel, « qui ne s'emploie qu'à une personne »; unisexuel, se dit des fleurs qui n'ont qu'un sexe; unisson, son unique produit par plusieurs instruments; l'adjectif latin uniuersum, proprt u tourné à l'unité, pris ensemble », qui a produit notre substantif univers, et dont les dérivés ont engendré : notre adjectif universel, d'où universalité; le substantif université, proprt ensemble, spécial! ensemble d'enseignements, ou centre d'enseignement supérieur, d'où universitaire. — Un entre encore dans la composition de aucun, chacun, quelqu'un, v. autre ^, cala- préfixe, et quel.

Urbain, urbanité, v. civil.

Urée, urique, uretère, urètre, se rattachent au grec

Utrîcule] DU français. 591

ouron, urine: sur urémie, v. sang. Le latin urina, d'où urine, urinai, urinaire, uriner, urinoir, est apparenté a ouron.

Urgent, doù urgence, se rattache au latin urgere^ presser.

Urne, latin urna.

Urticaire, v. ortie.

Us, du latin usuni, formé sur le supin du verbe uti, u se servir de », dont le composé abuti, participe passé abusum, a produit abus, d'où abusif, abuser et désabuser. Dérivés de usum : usage, doù usager, usagé; usuel: usité, d'où inusité ; usure au sens spécial de <( intérêt deFargent », d'où usurier, usuraire ; user, d'où un autre substantif usure, action d'user, et mésuser. — User a influencé la forme du doublet populaire à'officine, d'abord uisine, puis usine.

— Se rattachent au radical d'uti : utile, d'où utilité, utilitaire, utilitarisme, inutile, inutilité, utiliser, utilisation, et aussi utensile (altéré tardivement en ustensile;, qui si^j-nifie proprt : ce qui est utile, nécessaire à nos besoins. On rattache aussi notre mot outil à une forme populaire *asetilium, qui serait faite d'après le latin utensilia, pluriel neutre; dérivé: outiller, doù outillage.

— Sur usurper, qui contient également usum, v. rapt. Autres formes composées : usufruit, d"où usufruitier, usage des fruits; le terme juridique usucapion (u. capable^), prise de possession par l'usage.

Usine, usinier, V. /aire ■^ et us. usurpateur, usurpation,usur-

Usité,ustensile,usucapion, per, v. us.

usuel, usufruit, usufruitier, Ut, u. fa. usuraire , usure , usurier ,

Utérus, d'où utérin, mot tout latin.

utile, utiliser, utilitaire, Utopie, utopiste, v. topique.

utilité, V, us. Utricule, u. outre.

092 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Vair

Vacance, vacant, v. vaquer.

Vacarme vient d'une exclamation néerlandaise exprimant la désolation : wach, hélas, eiarm, pauvre! Formation semblable à celle de notre interjection hélas.

Vacation, v. vaquer. Vaccin, v. le suivant.

Vache, latin vacca, dérivés : vacher, d'où vacherie; vaccin, proprt virus de vache, d'où vacciner, vaccination, vaccine.

Vaciller, d'où vacillation, latin vacillare, cf. allemand

wanken.

Vacuité, V. vaquer. Vagabond, vagabondage,

Vade-mecum, v. envahir. vagabonder, o. vague.

Vagin, v. gaine.

Vagir, d'où vagissement, latin vagire.

Vagon, u. voie ^.

1. Vague, substantif, origine Scandinave, cf. ail. woge. Le mot est apparenté à voguer.

2. Vague, adjectif, du latin vagiim, errant, indécis, d'où le verbe vagari, français vaguer. Dérivé : vagabond, d'où vagabonder, vagabondage. Composés : divaguer, proprt errer çà et là, doù divagation; extravaguer, ség-arer hors du sens commun, d'où extravagant, extravagance.

Vaguemestre, v. voie 2. Vaillance, vaillant, vail-

Vaguer, v. vague 2. lantise, v. valoir.

Vain, v. vaquer.

Vaincre, latin vincere, supin vicliim; dérivés : vainqueur, victoire, d'où victorieux, et victime; composés : invaincu, invincible; convaincre, d'où conviction (signification figurée) ; évincer, proprt obtenir une expulsion, terme juridique de formation savante, doù éviction.

Vair, latin variiim, proprt « de plusieurs couleurs »; le vair, fourrure de la pantoufle de Cendrillon, est blanc et gris; dérivé : vairon, qui s'applique aux yeux de deux couleurs. Sur vav'mm ont été faits : variété, le verbe varier, qui a produit variante, variation, variable, d'où variabi-

Vaïse] DU FRANÇAIS. 593

lité, invariable, invariabilité; variole (maladie qui tache la peau), avec son doublet vérole et ses dérivés varioleux et varicelle, petite variole.

Vaisseau, vaisselier, vaisselle, v. vase.

Val, du latin valleni, a la forme vaux au pluriel dans la locution a par monts et par vaux »> et vaa au sing-ulier dans « à i'au-leau » et dans vaudeville (d'où vaudevilliste) pour vaii de Vire, proprt chansons de la vallée de Vire. Dérivés : vallon, d'où vallonné; vallée.

— Composés : aval; avaler, proprt faire descendre^ d'où avalanche, mot qui nous vient de Suisse; dévaler; ravaler = avaler de nouveau, au sens restreint d'avaler, et ravaler := ramener en bas, d'où ravalement.

Valable, v. valoir. Valenciennes, v. noms pro-

pres (Mots tirés de).

Valériane, du latin du moyen âge valeriana, qui vient sans doute du nom propre Valerius.

Valet, valetaille, v. vassal. leureux, validation, valide, Valétudinaire, valeur, va- valider, validité, v. valoir.

Valise, d'où dévaliser, italien valigia, d'origine douteuse.

Vallée, vallon, vallonné, v. val.

Valoir, du latin valere, être fort. L'adjectif vaillant, d"où vaillance et vaillantise, est une ancienne forme du participe présent de valoir. Vaurien a été fait sur l'indicatif présent. Dérivés : valide d'où validité, valider et invalider, validation et invalidation ; valétudinaire, formé sur le substantif latin valetudinem, santé et mauvaise santé ; valeur, d'où valeureux; valable.

— Composés : prévaloir; équivaloir, d'où équivalent, éiïuivalence, v. équité; revaloir, proprt valoir à quelqu'un en retour, lui procurer ou lui rendre la pareille. Convalescent, « qui prend des forces », doù convalescence, se rattache à une forme inchoative du latin. Ravauder, réparer (spécialement des bas), d"où ravaudeur, ravaudage, a été aussi rattaché à valoir, par lintermédiaire de l'adjectif valida m.

— Sur le substantif participial value, conservé dans plusvalue et moins-value, a été fait le verbe évaluer, proprt faire sortir la valeur, la déterminer, d'où évaluation.

Valse, allemand walzer, dérivé : valsôr, d'où valseur.

DICT. éTYM. FBANÇ. 38

S9i- DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [VarîCC

Valve, d'où valvule, latin valva, proprt battant de porte.

Vampire, ail. vampir, d'origine orientale.

Van, d'où vannier, vannerie, vanner, latin vannum; on en tire aussi le nom du vanneau, par comparaison entre le mouvement du van et celui des plumes de l'oiseau. Cf. vent.

Vandale, vandalisme, v. Vanille, vaniller, vanillier,

noms propres (Mots tirés de). v. gaine.

Vanité, vaniteux, u. vaquer.

Vanne est considéré comme d'origine celtique.

Vantail, v. vent.

Vantard, vantardise, vanter, vanterie, v. vaquer.

Vapeur, latin vaporem. Composé : évaporer, d'où évaporation. Dérivés : vaporeux, vaporiser, d'où vaporisation, vaporisateur; adjectif latin vapidum, évaporé, d'où vraisemblablement le français fade, qui a produit fadeur, fadasse et affadir.

Vaquer, du latin vacare, être vide. Adjectif participial : vacant, d'où vacance. Dérivé : vacation, qui se rattache à vaquer dans le sens de « s'occuper de ses affaires » (parce qu'on en a le loisir). Sur vac-, racine de vacare, le latin avait fait vacuum, vide, d'où vacuité, évacuer, évacuation, et aussi *vocitum, forme du latin populaire, d'où le français populaire vide, d'abord vuide, et ses dérivés et composés : vider, d'où vidange et vidangeur; évider; dévider (d'où dévidoir), proprt développer de la laine, du fil, en vidant un fuseau, une bobine, un peloton.

— L'adjectif latin vanum, proprt vide, dont la forme française est vain, est peut-être apparenté à vacare. Dérivés: vanité, d'où vaniteux; le verbe de formation populaire vanter, d"où vantard et vanterie. Composé : s'évanouir, proprt se vider, se dissiper, perdre le sens, d'où évanouissement.

Varech, d'un mot Scandinave qui signifie « ce qui est rejeté », cf. ail. lyrac/c; en vrac,de même origine, signifie : en forme de rebut, sans ordre, sans emballage.

Vareuse, proprt costume du « varreur », de celui qui lance la « varre », latin vara, pour la pêche à la tortue. Variabilité, variable, variation, v. vair.

Varice, d'où variqueux, latin varicem; varicocèle est un mot hybride où entre le grec kêlê, tumeur; l'adjectif

Véhément] du français. 595

latin variciim, « qui écarte les jambes », est considéré comme apparenté à varlcem, il a servi à former le verbe prœuaricari, proprt dévier, français prévariquer, d'où prévaricateur, prévarication.

Varicelle, v. voir. Variqueux, v. varice.

Varicocèle, v. varice. Varlet, v. vassal.

Varier , variété , variole , varioleux, i>. vair.

Varlope, néerlandais voorlooper, « qui court devant ».

i. Vase, doù vaseux, mot néerlandais.

2. Vase, latin vas, dont le diminutif uascu/am se retrouve dans l'adjectif savant vasculaire. Un diminutif de vascaluni, vascelliim, a produit vaisseau, qui réunit les sens de vase, navire, nef d'église, canal de l'organisme ; la forme féminine vaisselle, d'où vaisselier, vient du pluriel latin et a conservé une valeur de pluriel, car la vaisselle est un ensemble de vases, de plats.

— L'adjectif évasé signifie proprt : élargi vers l'orifice, en forme de vase. Autres composés : s'extravaser, sortir des vaisseaux, en parlant des liquides de l'organisme; transvaser, changer de vase; nerfs vaso-moteurs, qui produisent les mouvements des vaisseaux.

Vasistas, carreau mobile (que l'on ouvre pour demander ce qui se passe), de l'allemand was ist das, qu'est-ce?

Vasque, italien vasca, d'origine douteuse.

Vassal (d'où vassalité, vasselage), mot d'origine celtique, dont valet (d'où valetaille) ou varlet est un diminutif; le mot valet a passé du sens de jeune seigneur chargé d'un service noble (comme les valets figurés sur les cartes à jouer) au sens de serviteur à gages.

Vaste, v. gâter. Vaurien, u. valoir.

Vaudeville, vau-l'eau (à), V, val.

Vautour se rattache au latin vullurem.

Vautrer (se), origine inconnue.

Veau, latin vitellam; dérivés : vélin, peau de veau, et vêler. Cf. vieux.

Vedette, v. voir^. tatif, végétation, végéter, v..

Végétal, végétarien, végé- vigueur.

Véhément, d'où véhémence latin vehementem.

b96 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Venger

Véhicule, u. voie 1. Veille, veillée, veiller,

veilleur, v. vigueur.

Veine, du latin vena, signifie : vaisseau sanguin (d'où veineux, qui appartient aux veines, et veiné, qui est marqué de veines), filon de mine, et source d'inspiration ou de bonheur, d'où veinard et déveine. On employait encore au XVII'' siècle le diminutif venelle au sens de ruelle : » enfiler la venelle », prendre la fuite. — Le mot grec qui avait le sens de veine était phlebs, génitif phlebos, d'où phlébite et phlébotomie [v. tome).

Vélaire, v. voie *. Velléité, v. vouloir.

Vêler, vélin, v. veau.

Vélocité se rattache au latin velocem, rapide, d'où vélocipède, V. pied^, qui a produit lui-même vélodrome, v. dromadaire.

Velours, anciennement vêlons, d'où velouté, se rattache au latin villam, touffe de poils (d'où villosité) et ne diffère de velu que par le suffixe, cf. peluche et pilou, à poil.

Vélum, V. voie i.

Venaison se rattache, comme veneur et vénerie, au verbe latin venari, chasser.

Vénal (cf. vil), d'où vénalité, se rattache au latin venum, prix, qui a formé avec dure {v. dé àjouer 2)le verbe vendre, d'où vente et mévente, vendeur, vendable et le composé revendre, d'où revente et revendeur. Le vieux verbe reua/icher, doù revanche, est à vente ce que arracher est à rapt, et a d'abord signifié « faire payer sa victoire au vainqueur »; il y a des raisons sérieuses de ne pas le rattacher à venger.

Vendange, vendanger, ven- Vendetta, v. venger.

dangeur, vendémiaire, v. Vendeur, vendre, v. vénal,

exempt 1 et vin.

Vendredi, latin Veneris diem, jour de Vénus, v. jour.

Venelle, v. veine. Vénéneux, v. venin.

Vénérer, latin venerari, d'où vénération, vénérable.

Vénerie, veneur, v, venaison.

Venger vient de vindicare, qui se rattache à dicere, dire, mais dont le premier élément est obscur. Vindicare, et le vieux français vendiqaer, forme savante, avaient le sens de réclamer en justice, sens qui s'est conservé dans revendi-

Venir] du français. 597

quer, revendication (jadis reivendication, car on n"a pas là le préfixe re-, mais le génitif du mot rem, chose, i'. rien). Le doublet populaire de vendiquer est venger, doù vengeur, vengeance ; de l'idée de réclamer contre un dommage on a passé à l'idée de réclamer contre une injure, puis de tirer justice d'une injure. Vindicte (forme italienne vendetta) est un doublet sémantique de vengeance; autre dérivé savant : vindicatif.

Véniel se rattache au latin venia, pardon.

Venin, d'où venimeux, se rattache au latin venenum, d'où vénéneux.

Venir, latin venire, supin ventam. Substantif participial : venue. Composés : advenir (d'où adventice), jadis avenir, dont nous avons conservé non pas l'infinitif (car notre avenir = à + venir) mais l'ancien participe présent avenant = qui va (au figuré), l'ancien participe passé féminin avenue = allée, les substantifs dérivés avent, proprt « venue » de Jésus-Christ, avènement, et aventure, ce qui arrive (cf. ceinture, ce qui ceint) et ce qui peut arriver, d'où aventureux, aventurier, aventurer et mésaventure {v. moindre i) ; — circonvenir, v. cirque; — convenir, proprt venir ensemble, s'accorder, dérivés : convenant, d'où con.venance, inconvenant, inconvenance; convenable; inconvénient; couvent et couvent, proprt réunion; convention, réunion et accord, d'où conventionnel {conventionem sL\aii pris en latin juridique le sens de convocation, citation,, d'où reconvention, citation faite par le défenseur en réponse à celle qu'il a reçue du demandeur, et demande reconvèntionnelle); disconvenir, d'où disconvenance, ne pas convenir; déconvenue, désaccord avec ce qu'on souhaitait; — contrevenir et contravention ; — devenir, venir d'un état à un autre; — latin evenire, surgir, se produire, d'où événement, éventuel et éventualité, « qui peut se produire r>; — latin invenire, tomber sur, trouver, d'où invention, inventeur, inventif, inventaire, inventorier ; — intervenir, d'où intervention; — parvenir, venir à travers, arriver à son but, d'où parvenu ; — prévenir, proprt venir devant, d'où « devancer » et « avertir d'avance », dérivés : préventif, prévenant, prévenance; le participe passé prévenu, employé adjectivement ou substantivement, signifie « disposé d'avance » et « inculpé », d'où prévention dans les deux sens; — provenir, proprt venir en avant, découler, d'où

598 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Ver

provenance; — revenir, substantif verbal revient, substantifs participiaux revenant, et revenu, bénéfice qui revient périodiquement; — subvenir, proprt venir au-dessous (comme secourir, v. courir), d'où subvention et subventionner; le doublet de subvenir est souvenir, verbe impersonnel à l'origine, venir sous l'esprit, se représenter à l'esprit; on a dit il me souvient, puis, par une analogie grossière avec « je me rappelle ■»,je me souviens; surcomposé ressouvenir; — survenir, venir sur, venir après. — Composés avec bien et mal : bienvenu et bienvenue, d'où bienvenir et mal venir.

— Du verbe grec bainein, qui correspond étymologiquementau latin venire, viennent les mots suivants : base, grec basin, proprt action de marcher, d'où plante du pied, support, élément essentiel (en chimie); acrobate, v. acro-; diabète, d'où diabétique, proprt transformation (du sang en sucre).

Vent, du latin ventum, cf. ail. et angl. wind. Dérivés : venteux; ventôse, nom d'un mois du calendrier républicain; ventouse, qui aspire; vantail, qui fait un déplacement d'air en s'ouvrant; venter, et le fréquentatif ventiler, aérer, au figuré agiter une question, modifier une répartition sans que le total soit changé, dérivés : ventilation, ventilateur. — Composés : contrevent; paravent, v. parasol; auvent, toit en saillie destiné à parer au vent; éventer (d'où : éventail), exposer au vent, et reconnaître au vent, aux émanations; évent, exposition au vent, et éventaire, plateau où les objets sont à lèvent; vol-au-vent, pour vole-au-vent, pâtisserie légère, feuilletée, v. voler ^, — Même racine dans vanner.

Vente, u. vénal.

Ventre, du latin ventrem. Le mot a désigné les difTcrentes cavités du corps, d'où la locution « avoir du cœur au ventre » et la signication du diminutif ventricule. Dérivés et composés : ventru, ventrée, ventrière et sous-ventrière; ventriloque, v. locution; ventripotent, proprt puissant par le ventre, v. pouvoir. Sur ventrebleu, v. dieu *.

Vêpres se rattache au latin vesperem, soir; l'ancien français avait vépre et véprée au sens de soir, soirée : « donner le bon vépre » chez Molière.

Ver, d'où véreux, du latin verniem (cf. ail. wurm, angl. worm), a eu la forme verm, d'où vermine. Le diminutif latin

Vernal] du français. 599

vermiculum (d'où vermiculaire, « qui a la forme » ou « qui a le mouvement » d'un petit ver) a désigné la cochenille et a produit le mot français vermeil, d'où vermillon, qui désire la couleur tirée de la cochenille. Vermeil, employé substantivement, a eu le sens de cuivre dans la locution, « vermeil doré )) ; on a dit ensuite vermeil tout court au sens de cuivre (ou argent) doré. Vermisseau et vermicelle, ce dernier d'origine italienne, sont aussi des diminutifs de vermem; les fils de la pâte qui sort de la filière ont été assimilés à des vers. Composés : vermifuge, proprt qui met les vers en fuite, V. fuir; vermoulu, moulu par les vers. — Cf. kermès.

Véracité, v. voire.

Véranda, mot hindou que nous avons emprunté à l'anglais.

Verbal, verbaliser, verbe, Verdier, verdir, verdo-

verbeux, verbiage, verbosité, yant, verdoyer, verdure, u.

Page 1