‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 21 sur 169 · V. chambre. Cambrer, cambrioleur · texte numérisé non relu

V. chambre. Cambrer, cambrioleur

Camard, u. camus. cambrure, v. chambre.

Camarilla, v. chambre. Cambuse, v. cabane.

Camée, v. camaïeu.

Caméléon, d'un mot grec qui signifie proprt « lion qui se traine », ce reptile ayant une grosse tête (à rapprocher de chenille, qui signifie « petite chienne »). La racine khamai = à terre, se retrouve dans camomille (proprt pomme de terre, v. mélinite), plante ainsi nommée en raison de l'odeur de sa fleur. Cf. autochtone au mot terre.

Camélia, v. acacia. camionnage, camionneur,

Camelot, camelote, y. cha- origine inconnue.

meau. Camisade, camisole, v. che-

Camérier, camériste, ca- mise.

merlingue, u. chambre. Camomille, y. caméléon.

Camion, d'où camionner,

Camouflet, origine inconnue. « Donner des camouflets » a d'abord signifié : souffler de la fumée au nez avec un cornet de papier allumé.

Camp, campagnard, campagne, campagnol, y. champ.

Campane, bas latin campana, cloche, d'origine incertaine;

Candeur] du français. 81

campanule, plante à clochettes; dérivé italien campanile,

clocher.

Campêche (bois de), v. Campement, camper, v.

noms propres (Mots tirés de). champ.

Camphre, d'où camphrer, camphrier, origine arabe.

Gampos, v. champ. Canaille, v. chien.

Camus, camard, origine Canal, canalisation, cana-

incoiinue. User, v. canne.

Canapé est formé sur un mot grec dont le sens propre est moustiquaire, de kônôpa moustique.

Canard, canarder, canar- Canari, v. noms propres

dière, u. cane. (Mots tirés de).

Canette, v. canne.

Cancan, d'où cancanier, vient de la conjonction latine quanquam, quoique, par laquelle commençaient beaucoup de harangues universitaires. Le mot a signifié harangue fastidieuse, puis propos fastidieux et malveillants. Cancan, au sens de danse libre, parait être un mot différent.

Cancer, doù cancéreux, est un mot latin qui signifie crabe. Le tropique du Cancer est celui qui correspond à la constellation du Cancer. Le mot cancer et son doublet populaire chancre désignent au figuré, lun une tumeur, l'autre un ulcère, assimilés à un crabe (cf. lupus). Un corsage échancré est comme rongé sur le bord. Une troisième forme du même substantif, cancre, désigne un crabe, et, par comparaison, un élève qui va à reculons, dont on ne peut rien tirer. Cancrelat, du hollandais kakerlat, a été modelé sur cancre.

Candélabre, u. candeur.

Candeur et candide, qui évoquent Tidée de blancheur au figuré, se rattachent au verbe latin candere, qui signifie chauffer à hlanc. Dérivés : incandescent, incandescence. Les candidats, dans l'ancienne Rome, étaient revêtus d'une robe blanche. De la même famille : chandelle, doù chandelier, et le mot savant candélabre. La Chandeleur est proprt la fête « des chandelles ». Un composé de candere, incendere, supin incensuiHy a produit : 1" le mot encens (proprt substance qu'on brûle) du français populaire, dérivé: encenser, d'où encenseur, encensoir, 2^ les mots savants incendie, incendier, incendiaire. Cf. brûler.

DICT. ÉTYM. FRANC. "

82 DICTIONNAIRE ÉTYxMOLOGiQUE [Cannette

Candi, v. canne. Candidat, candidature,

candide, u. candeur.

Cane, d'où canard et caneton, origine inconnue. Une canardière est un fusil spécial pour la chasse au canard sauvage. Canarder quelqu'un, c'est proprt tirer sur lui comme sur un canard. Un caniche va à l'eau comme un canard. Caner, cest fuir comme une cane.

Canéphore, mot d'origine grecque, porteuse de corbeille, proprt de corbeille de jonc (même racine que dans canne); sur -phore, v. offrir *.

Caner, caneton, v. cane. Caniche, v. cane.

Canevas, v. chanvre. Canicule, u. chien.

Canif, origine germanique, cf. angl. knife.

Canin, u. chien. Caniveau, origine incon-

nue.

Canne, latin canna, signifie proprt roseau, jonc, d'où le sens de tube, qu'on a dans canal (dérivés : canaliser, canalisation) et son doublet chenal, dans canon, gros tube, d'où canonner, canonnade, canonnier, et dans canule, cannelle, cannette, tous mots dont la signification première est petit tube. A noter, pour cannelle, les sens spéciaux de (c robinet de tonneau », et de « écorce desséchée et enroulée » d'un certain laurier, et le dérivé canneler, d'où cannelure; pour cannette, les sens de récipient à bière, et de bobine creuse des tisseurs, et le dérivé canut : le canut est l'ouvrier de la canette, le tisseur. A noter aussi le verbe canner (une chaise), garnir de jonc, et le mot arabe candi, qui signifie sucre de canne. C'est sous l'influence de canne, que sarbatane est devenu sarbacane, v. ce mot.

— Se rattache à la même racine le dérivé grec canon (à distinguer du canon, d'origine italienne, signalé plus haut), dont le sens primitif semble être tige de jonc, règle, doù, parmi les sens dérivés, ceux de loi de l'Eglise, liste des saints régulièrement reconnus par l'Église, thème qui sert de règle aux différentes parties de certaines compositions musicales. Canonique et son doublet populaire chanoine, pourvu d'un canonicat, signifient proprt : conforme aux règles de l'Église. Canoniser, c'est proprt inscrire au canon des saints; un canoniste est un juriste en droit canon.

Canneler, cannelle, cannelure, canner, cannette, v. canne.

Cap] DU FRANÇAIS. 83

Cannibale, espagnol canibal, autre nom des Caraïbes, peuplade anthropopliage, d'où le sens d'anthropophage. Dérivé : cannibalisme.

Canon, canonial, canoni- nade, canonner, canonnier, cat, canonique, canonisation, canonnière, v. canne. canoniser, canoniste, canon-

Canot, mot espagnol d'origine américaine, dérivés : canoter, canotage, canotier.

Cantaloup, v. noms propres Cantate , cantatrice , u.

(Mots tirés de). chanter.

Cantharide, mot latin d'origine grecque. Cf. chanterelle. Cantilène, v. chant.

Cantine, italien canlina, d'origine inconnue, buvette et aussi mallette servant à transporter des liqueurs, d'où, par extension, mallette d'officier. Dérivés : cantinier, cantinière.

Cantique, v. chant. nal, cantonnement, canton-

Canton, cantonade, canto- ner, cantonnier, v. chant 2.

Canule, canut, v. canne.

Caoutchouc, mot américain.

Cap vient du latin capiit, gén'itiî capilis, qui signifie tête et qui a produit chef en formation populaire. La forme cap et les dérivés qui ont soit un c au lieu de ch, soit p ou b au lieu de v. et à plus forte raison ceux qui réunissent ces deux caractères, sont d'origine savante ou empruntés soit à une langue méridionale, soit à un dialecte du français.

1. Chef a. encore le sens de tête dans le Cid : u Immolez donc ce chef que les ans vont ravir ». Aussi dans couvrechef, et dans bêche de tête-bêche, v. tête. Cap a encore la même valeur dans la locution archaïque « armé de pied en cap ». Ailleurs l'idée est exprimée soit par tête (v. ce mot), qui a pris complètement la place de chef au sens propre, soit, dans certains composés, par le mot grec kephalé : brachicéphale, à tête courte, v. bref: encéphale, ce qui est dans la tète, le cerveau ; etc.

— On retrouve aussi le sens propre dans certains dérivés ou composés d'origine savante ou d'origine populaire : le chevet est la partie du lit où repose la tête (d'où, par figure, le chevet d'une église); les cheveux, latin capillos, sont les poils de la tête (dérivés : chevelu, chevelure, échevelé,

84 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cap

dérivé savant capillaire au sens figuré, d'où capillarité). Un breuvage capiteux monte à la tête. La peine capitale menace la tète; l'adjectif capiia/ a surtout le sens figuré de : qui se rapporte aux parties saillantes, très important. Le langage familier dit plaisamment la caboche pour la tête (d'où cabochon au sens figuré). Un camail est proprt un couvre-chef en mailles. Décapiter, c'est couper la tête; précipiter, c'est pousser la tête en avant, d'où le sens de précipice, et, au figuré, de précipitation. Occiput, mot tout latin formé avec le préfixe ob- qui marque opposition, désigne le derrière de la tête. Sur capuchon et chapeau, v. cape.

2. Sens figuré de « qui est à la tête » : d'abord chef luimême (et chef-lieu, chef-d'œuvre), puis capitaine, capitan, caporal, désignant des « chefs » à difTérents degrés de la hiérarchie. Dans les bandes gasconnes, les capitaines s'appelaient des cadets; le sens actuel du mot vient de ce que ces cadets étaient ordinairement des puînés.

— Autres sens figurés, concrets ou abstraits : le chapiteau est la tête de la colonne ; un chou cabus est un chou à tête frisée; le biceps est un muscle « à deux têtes »; « mettre le cap sur », c'est imprimer une direction à la tête, à lavant du navire ; capoter et chavirer, proprt virer par le chef, par la tête, cest être renversé, en parlant d'un bateau; capoter a passé dans le langage de l'aviation. Une pointe de terre a été aussi assimilée à une tête, d'où l'un des sens de cap; caboter, c'est aller de cap en cap, d'où cabotin, qui va de ville en ville; dérivés : cabotage, cabotinage.

3. Par comparaison avec la tête (à moins qu'on n'ait là le sens primitif, v. capable ci-dessous), on a appelé chef le bout d'une chose : achever (d'où inachevé, parachever), c'est mener à chef, mener à bout (comp. aboutir, au mot bouter"^); de rechef, en reprenant par le bout, en recommençant.

4. Le substantif capital (d'où capitaliste, capitaliser), désigne la partie principale de l'avoir, le principal opposé aux revenus; le doublet populaire est chetel (l'Académie écrit ce mot avec un p parasite, qui est en train d'en déformer la prononciation), le chetel est un u capital )> en têtes de bestiaux. Capui avait en latin le sens de « capital », et *ad'Capitare du latin populaire, proprt réunir à son capital, a produit notre verbe acheter, jadis achater, d'où achat, racheter, rachat.

Capable] du français. 85

— La forme capitale, pour une lettre, est celle qu'on lui donne « en tête » d'une phrase et des noms propres. Le mot méridional capdel (comparez cadet plus haut, § 2), devenu cadeau en français, signifie originairement» lettre capitale ornée », d'où « passe-temps agréable et futile, divertissement galant », enfin « présent de fête ».

5. Le chapitre (latin capilulum) est originairement l'en-tête delà subdivision d"un ouvrage, et, par connexion, la subdivision elle-même. C'est aussi la lecture « initiale » d'une assemblée de religieux, et, par une autre connexion, l'assemblée elle-même. Chapitrer quelqu'un, c'est proprt le traduire devant le chapitre. Capitulaire est un adjectif de forme savante dont une forme plus populaire serait *chapitrier\ employé substantivement au pluriel, dans l'histoire mérovingienne et carolingienne, le mot désigne ua texte de loi divisé en chapitres, en articles. Capituler c'est proprt arrêter « les articles » d'une convention, puis accepter les conditions du vainqueur, se rendre; dérivé : capitulation. Récapituler, d'où récapitulation, c'est reprendre article par article.

Capable et capacité expriment l'un sous la forme adjective, l'autre sous la forme substantive, la contenance, la puissance ou l'aptitude. Ces mots se rattachent au verbe latin cnpere, supin captum, qu'on suppose apparenté au mot précédent, car caput a peut être été primitivement le bout par lequel on « prend » quelque chose.

1. Le verbe capere avait le sens de contenir, qu'on retrouve notamment dans le dérivé provençal cabas, et aussi d'absorber, de prendre : accaparer, c'est proprt prendre pour soi (préf. ad-) en donnant des arrhes, v. arrhes. Le chevétre (latin capistrum) est, en terme d'architecture, la barre qui relie les solives; enchevêtrer, d'où enchevêtrement, c'est, au propre, engager les solives dans le chevétre, et, au figuré, engager les unes dans les autres les différentes parties d'une chose. Capistrum, dont cabestan parait être un dérivé, a eu d'abord en latin le sens de licou, d'où, par comparaison, corde de poulie, et, par conne".; :i. poulie, treuil, sens de cabestan.

— Au supin et au participe passé se rattachent : a, capture, d'où capturer, et captif (captiver, captivité), dont le doublet populaire chétif a eu le sens de prisonnier, puis de malingre; 6, deux nouveaux verbes, captare et 'captiarCy

86 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Capable

dont le premier a donné capter (d'où captation, captieux) en formation savante, et le second chasser en formation populaire, tous les deux ayant à Torigine la signification de « tâcher de prendre ». Pour chasser, on a passé du sens de f poursuivre pour prendre ou pour tuer à celui de poursuivre purement et simplement, d'où celui de pousser dehors. Composés : pourchasser; entrechasser, d'où entrechas (écrit à tort entrechat), pas de danse où les pieds s'entrepoussent; un chassé (croisé quand les danseurs se croisent) est un pas où un pied pousse lautre.

2. Les composés latins de capere avaient la forme -cipere, supin -cepliim. Les verbes latins en -cipere ont donné des verbes français en -cevoir (forme populaire) ou en -ciper (forme savante), et aussi des verbes créés sur le supin et qui ont la forme savante -cepter.

— Le verbe accepter signifie prendre pour soi (ce qui est offert) ; dérivés : acceptable, inacceptable. Acceptation est le substantif d'action d'accepter, et acception (le fait de prendre en considération ou de prendre un mot dans un certain sens) est celui d'un verbe non existant en français, qui serait *acciper ou *acevoir. C'est ainsi que nous avons d'une part exciper (d'où exception et exceptionnel) et excepter : prendre en enlevant, d'où mettre en dehors. Exciper di reçu la valeur juridique de : fournir une exception. Incipit, mot tout latin, signifie proprt : prend dans cet endroit, commence là.

— Prendre ce qui est donné, envoyé, présenté, c'est recevoir. Dérivés : réception, récepteur, réceptacle; receveur, recevable. Le substantif recette est une forme archaïque de participe passé féminin [recepta en latin). Récépissé est l'infinitif passé latin et signifie : avoir reçu. Récipient, participe présent latin : ce qui reçoit; récipiendaire, celui qui doit être reçu.

— Le composé percevoir, signifie proprt saisir entièrement. Dérivés : perception, percepteur, perceptible, imperceptible. Le surcomposé apercevoir signifie proprt ramener à soi ce qu'on perçoit; avec in- négatif, inaperçu.

— Recevoir en soi un germe, une idée, c'est concevoir. Dérivés : concevable et inconcevable; conception; concept et son doublet italien au pluriel concetti, « pensées » 'brillantes. Préconçu, conçu d'avance.

Cape] DU FRANÇAIS. 87

— Prendre et tirer de haut, faire déchoir d'une espérance, c'est décevoir, d'où déception.

— Prendre dans Tintervalle, au passage, c"est intercepter. L'adjectif susceptible, dont nous n'avons pas le verbe, signifie proprt : qui peut recevoir en dessous, se charger de. d'où : capable de, et aussi « qui peut recevoir facilement une impression ».

— Nous n'avons pas *préciper, ni *précevoir, ni *précepter, mais nous avons précepte et précepteur. Un précepte est un enseignement « préalable », une règle de conduite. Un précipu, écrit à tort préciput, — latin prœcipuum, — est ce qu'on prend « avant » tout partage.

— Prendre d'avance, c'est anticiper, d'où anticipation. Prendre part, c'est participer, d'où participe, participation.

3. A la même famille appartiennent : 1° occuper (d'où occupation, inoccupé), proprt prendre au-devant, s'emparer de, et préoccuper, d'où préoccupation, occuper d'avance; 2^^ récupérer, reprendre, et son doublet populaire recouvrer, dérivés : recouvrement, irrécouvrable, récupération.

4. Le composant latin -ceps (qui prend), génitif -cipis, se trouve dans princeps (édition princeps) et dans les dérivés principal, principauté, principat. Princeps est un mot tout latin, dont la forme française est prince (d'où princier) et qui signifie proprt : qui prend la prime place {v. pour^). Le dérivé neutre principiiim, ce qui prend la première place, nous a fourni principe. Un dérivé analogue mancipium (prise en main) n'a rien donné en français, mais se retrouve dans le composé émanciper (d'où émancipation), affranchir. Un municipe est constitué par ceux qui « prennent les charges », c'est le gouvernement d'une ville, V. commun.

Caparaçon, caparaçonner, u. cape^.

Cape et le doublet populaire chape viennent du latin populaire cappa, qui est considéré aujourd'hui comme une abréviation de capitalare, « couvre-chef », de telle sorte que caput [v. cap), capere [v. capable) et "cappa appartiendraient à la même famille.

1. Cappa désigne un manteau à capuchon, d'où le sens restreint de capuchon qu'on constate dans bon nombre de dérivés, à commencer par capuchon lui-même : capucin,

88 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Car

religieux à capuchon; capucine, nom d'une fleur dont le calice avance comme un capuchon. Autres dérivés de cape : capeline, capulet, capot, capote; caparaçon, mot d'origine espagnole qui désigne une espèce de harnachement assimilé à une cape; capilotade, autre mot espagnol désignant proprt une sauce qui couvre la viande comme une cape. Décaper, c'est enlever ce qui recouvre une surface métallique.

2. Diminutifs de chape : chapeau; chaperon (d'où chaperonner), espèce de coilTe et personne qui en « couvre » une autre, porte-respect; dérivé de chapeau : chapelier, d'où chapellerie. A l'origine, le chapelet est le petit chapeau.de la Vierge, sa couronne de roses, le rosaire. Une chapelle, d'où chapelain, est proprt un endroit où on conserve la chape d'un saint.

3. Le verbe échapper a d'abord signifié : se dégager de sa chape (pour fuir) ; dérivés : échappée, échappement, échappatoire, réchapper. Sur chape-chute, v. choir ^.

Capeline, v. cape^. Capitaine, v. cap'^.

Capharnaûm, v. noms pro- Capital, v. cap i et 4,

près (Mots tirés de). Capitaliser, capitaliste, v.

Capillaire, capillarité, v. cap *.

cap 1. Capitan, u. cap 2.

Capilotade, v. cape *. Capiteux, u. cap i.

Capitonner, origine italienne.

Capitulaire, capitulation, 2. Capot, terme de jeu, ori-

capituler, v. cap 5. gine inconnue.

Capon, caponner, u. c/iopon. Capote, v. cape^.

Caporal, v. cap -. Capoter, v. cap 2.

1, Capot, tambour couvert sur un navire, v. cape^.

Câpre vient du grec kapparin par l'intermédiaire du latin et de l'italien, dérivé : câprier.

Capricant, caprice, capri- tivité, capture, capturer, u.

cieux, capricorne, u. chèvre. capable^.

Capsule, V. châsse. Capuchon, capucin, capu-

Captation, capter, cap- cine, capulet, y. cape i.

tieux, captif, captiver, cap-

Caque, origine flamande, dérivé : encaquer. Caqueter, d'où caquet, caquetage, onomatopée, cf. coq. Car, latin qaa-re, proprt pour laquelle raison. Ca- est donc le pronom relatif féminin à l'ablatif, et Vr finale de car

Cardon] DU français. 89

n'est pas autre chose que Vr initiale de notre mot rien, qui signifie proprt chose, ici raison.

Carabin, d'origine inconnue, a d'abord désigné des soldats de cavalerie légère, armés d'une petite arquebuse qui prit d'eux le nom de carabine, appliqué ensuite à un fusil léger. Et sur carabine on a fait carabinier, comme on avait fait carabine sur carabin. Par une comparaison plaisante, les garçons chirurgiens ont été appelés carabins d'hôpital ou carabins à genoux, d'où le nom donné aujourd'hui, avec une nuance péjorative, aux étudiants en médecine.

Carabiné, très fort, origine Caraco, v. casaque.

inconnue. Caracoler, u. escargot.

Caractère, d'abord « trait gravé », latin charactereni, d'origine grecque. Dérivés : caractériser, caractéristique. Carafe, d'où carafon, mot arabe qui nous vient d'Italie. Carambolage, caramboler, u. boule.

Caramel, mot espagnol d'origine douteuse.

Carapace, espagnol carapacho.

Carat vient du grec keration (par l'arabe et l'italien), petit fruit cornu, petite quantité, cf. cerf.

Caravane et caravansérail (sérail ou hôtel de caravane), origine persane.

Caravelle, mot italien, origine méditerranéenne.

Carbonaro, carbone, carboniser, u. charbon.

Carcan, origine germanique.

Carcasse, mot italien d'origine inconnue.

Carder, u. cardon. Cardiaque, y. cœur.

Cardinal, qui se rattache au latin cardinem, gond, comme charnière, a le sens figuré de : important comme les gonds le sont pour la porte; comparez le sens figuré de pivot. Les nombres cardinaux servent à former les autres; les points cardinaux indiquent les quatre directions principales; les cardinaux sont les dignitaires les plus importants du clergé, et, comme ils sont vêtus de rouge, on donne le nom de cardinal à un oiseau, à un papillon et à un glaïeul, en raison de leur couleur rouge. Dérivés : cardinalice (la pourpre) et cardinalat.

Cardon, emprunté au provençal, et son doublet français chardon, viennent d'un dérivé du latin carduum. Une autre

90 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cartilagineux

forme, carde, désignait à l'origine la tête d'une espèce de chardon très épineux, dont on se servait pour démêler la laine; de là le verbe carder et cardeur. Chardonneret signifie petit amateur de chardon ; cet oiseau est gourmand de la graine de chardon.

Carême, v. quatre 3.

Carence se rattache au verbe latin carere, manquer, d'où Texpression juridique : procès-verbal de carence. Carène, lat. carina, proprt coquille de noix, v. girofle.

Caresse, caresser, v. cher. Cariatides, v. noms propres

Cargaison, carguer,u.c/iar. (Mots tirés de).

Caricature, v. char.

Carie, d'où carier, latin cariem, proprt pourriture.

Carillon, v. quatre^. Carlin, v. noms propres

(Mots tirés de).

Carmagnole, vêtement, viendrait de Carmagnole, ville du I^iémont; par connexion, le nom de la veste des révolutionnaires a passé à leur ronde.

Carmin, origine incertaine. Carnet, v. quatre^.

Carnage, carnassier, car- Carnier, Carnivore, caro-

nassière, carnation, carna- gne, v. chair. val, carné, v. chair.

Carotide, mot grec, de karon, engourdissement, les carotides étant considérées comme jouant un rôle spécial dans ie sommeil.

Carotte, latin carota, d'origine grecque, dérivés : carotter, carotteur, carottier.

Caroubier, origine arabe. '

Carpe, latin carpa, dérivés : carpeau, carpillon.

Carpette, angl. carpet, apparenté à charpie.

Carquois, origine persane.

Carré, V. quatre^. Carrer, carrier, 1. Car- Carreau, V. quatre *. rière, v. quatre s. Carrefour, v, quatre 6. 2. Carrière, carriole, car- Carrelage, carreler, v. qua- rossable, carrosse, carrostre'^. sier, v. char.

Carrousel, emprunté à Titalien, origine inconnue.

Carrure, v. quatre s. Cartable, carte, cartel, v.

charte.

Cartilage, cartilagineux, latin cartUnginem.

Casser] du français. 91

Cartomancie, divination par les cartes. Dérivé cartomancien. Le composant d'or, grecque -mande (cf. manie 1) se retrouve dans chiromancie, divination par les mains, nécromancie, divination par révocation des morts. Tous ces mots ont des dérivés en -ien.

Carton, cartonnage, car- Cas, u. choir.

tonner, cartonnier, cartou- Casanier, v. case.

che , cartouchière , cartulaire ,

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