Coq, dans « iriaître coq », v. cuire
Coque, coquille (d'où coquillage), grec konkhê, konkhulion. Conque {v. congé) est un doublet et cocon un dérivé provençal de coque. Un coquetier sert à manger les œufs à la coque; les marchands dits coquetiers vendent des œufs. Recoquiller (proprt retrousser en forme de coquille) a été amalgamé avec vrille dans la foime recroqueviller. V. cuiller.
Coquecigrue, origine in- Coquelourde, origine incon-
connue. nue.
Coquelicot, v. coq.
Corbeau] du français. 143
Coqueluche, origine inconnue. Le sens primitif est capuchon. Comparez « être la coqueluche de quelqu'un » et u être coiffé de quelqu'un ». Une espèce de toux épidémique a pris le nom du capuchon, dit coqueluche, dont on se couvrait la tête quand on en était atteint.
Coquemap, d'origine incertaine, peut-être apparenté à cuire.
• Goquerico, coquet, coque- Coquetterie, v. coq.
ter, u. coq. Coquillage, coquille, u. co-
Coquetier, y. coque. que.
Coquin, d'où coquinerie, acoquiner, origine inconnue.
Cor, jadis corn, vient du latin cornu, dont le pluriel a produit notre féminin singulier corne. Cf. cerf. Un cerf « dix cors » a dix cornes, dix andouillers. Un cor, instrument de musique, est originairement une corne évidée. Les cors aux pieds sont une matière cornée.
Dérivés de corn ou corne : cornet, proprt petite corne ou petit cor; corniche au sens de petite corne, et son dérive cornichon; cornette. coifTure et pavillon dont les extrémités forment deux pointes; Tadjectif cornu et le substantif féminin cornue, vase à col recourbé; le substantif cornée désignant une membrane ayant l'aspect de la corne; cornaline, pierre précieuse; cornard; le verbe corner.
Composés : encorné; licorne, altération du latin unicornem, à une corne; bicorne; biscornu, employé au figuré avec une idée péjorative qui se rattache au préfixe bis] tricorne; cornemuse où muse (v. ce mot) a le sens de musette; écorner (d'où écornifler), dont une acception retient un sens ancien, aujourd'hui disparu, du mot cor, le sens de « coin »; racornir, d'où racornissement.
Corail, latin coralliuni.
Coran, jadis alcoran {v. al-), vient de l'arabe qorani qui signifie lecture; comparez Écritures désignant les livres saints des chrétiens. An quarante semble être une déformation d'akoran, dans la locution « s'en moquer comme de Van quarante ».
Corbeau est un diminutif du vieux français corp, latin corvunj, que l'on retrouve dans cormoran, proprt corbeau marin, jadis corniaran (la désinence est germanique, cf. chambellan). Un autre dérivé, corbin, se retrouve dans « bec de corbin ». Composé : encorbellement (de corbeau, pierre saillante). Même racine que dans corneille.
144 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [CofpS
Corbeille, latin corbicula. Dérivé : corbillon. Un autre mot latin de même racine, corbita, auquel se rattache corvette, avait le sens de bateau en forme de corbeille.
Corbillard, v. noms propres Gorbin, v. corbeau.
(Mots tirés de). Corbleu, v. Dieu.
Corbillon, v. corbeille.
Corde, grec khordê, corde en boyau. Dérivés : cordeau et cordelle, d'où cordelette et cordelier (une cordelière est une corde comme en portent les Cordeliers); cordon, d"où cordonnet; cordage; cordier, d'où corderie; corder, d'où décorder. Gourdin, d'origine italienne, a eu le sens de corde pour frapper les forçats. Monocorde, v. moine.
Cordial, cordialité, v. cœur. Cordier, cordon, cordon-
net, V. corde.
Cordonnier, jadis cordouanier, devenu cordonnier sous l'influence de cordon, proprt ouvrier en cuir de Cordoue; dérivé : cordonnerie.
Coriace, v. cuir.
Coriandre, grec koriandron, « qui sent la punaise ». Corme et cormier, peut-être du grec komaron, arbouse.
Cormoran, v. corbeau.
Cornac, mot hindou.
Cornaline, cornard, corne, corné, cornée, v. cor.
Corneille, latin cornicula. Cf. corbeau.
Cornemuse, corner, cor- Cornouiller, v. cerise.
net, cornette, 1. Corniche, Cornu, cornue, v. cor.