‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 45 sur 169 · V. dôme · texte numérisé non relu

V. dôme

Dandiner, et se dandiner, se balancer c(»uime la ciocbe qui l'ait da/j, din. Dérivé : dandin, niais.

DICT. ÉTYM. FHANÇ. 11

Dandy» d'où dandysme, mot anglais.

Dangereux, danger, v. Dans, v. en, A.

dôme *.

Danser, origine germanique (cf. Sappl.). Substantif verbal danse. Dérive : danseur. Composé : contredanse, v. contre. Dard, d'où darder, origine douteuse.

Dars:, v. arsmal.

Dartre, d'où dartreux, paraît être d'origine celtique.

Date, dater, datif, v. dé à Datte, dattier, v. doigt.

jouer 1.

Datura vient du sanscrit.

Dauber, pour doiiber, composé adouber (d'où radouber et radoub), mot d'origine germanique qui nous vient dltalie. Le sens primitif est frapper, puis apprêter, et, pour adoube/-, armer chevalier en frappant du plat de l'épée. Dauber (substantif verbal daube, dérivé daubière) a passé au sens spécial d'accommoder une viande d'une certaine façon, puis, au figuré, accommoder quelqu'un de la belle manière.

Dauphin, grec delphina. Apollon était appelé Delphinios parce qu'il était adoré sous la forme d'un dauphin, dieu Cretois.

Davantage, v. ant- ou antê-.

De, préposition et préfixe, vient du latin de, également préposition et préfixe, qui signifie proprt du haut de, et qui est arrivé à marquer l'extraction (comme ex), l'origine et la cause.

1. La forme du préfixe de- en français est souvent dé-; mais il y a un autre préfixe dé-, dés- devant voyelle, venant de dis- (v. ce mot), et, d'autre part, dé- est quelquefois un préfixe double : de -\- é- venant d'ex. Dé-, quelle que soit son origine, et de- ont d'ailleurs souvent la même valeur, mais de- ou dé- correspondant au latin de- (et non pas à dis-) peuvent simplement marquer le point de dépari de faction, sans indiquer ni éloignement ni enlèvement : comparez « démarcation » à côté de « de'marquer •», v. marquer.

2. Cette préposition, comme plusieurs autres, a eu une forme adjective; détériorent en est le comparatif et se trouve avec de dans le même rapport qu'ex te riorem avec ex, v. è- ^. Deteriorein signifie proprt : qui descend davantage, pire, d'où le sens du verbe français détériorer, dérivé : détérioration.

Dé] DU FRANÇAIS. 163

Dé-, préfixe, V. le précédent. Dé à coudre, u. doigt.

Dé i|à jouer) paraît venir de datum, participe passé du latin dare, donner. Ce serait donc le substantif participial d'un verbe qui signifie donner, et le sens primitif serait : don (du sort).

1. Le verbe dare correspond à deux racines, fondues en latin, mais restées distinctes en grec, dont l'une signifie donner et l'autre placer {v. thèse), cette dernière seulement dans les composés. Notre mot date (d'où dater, antidater, postdater) est un mot savant qui vient du participe passé féminin, par lequel commençait, dans les chartes, lindication du lieu et du jour, comme nous dirions aujourd'hui « donnée à... le... ». Autre dérivé : datif, cas auquel on met le nom de la personne à qui on donne. Le verbe grec qui correspond à dare entre dans la composition des mots antidote, proprt donné contre, et anecdote (préfixes an- privatif + eky V. a- et è-), proprt c non donné dehors », inédit; du sens de particularité inédite on a passé au sens de particularité inédile ou non. V. aussi dose.

2. Les composés de dare étaient en -dere, supin -ditum,; de là en français des verbes en -dre comme perdre idoù perte) et des dérivés en -dit- comme perdition, déperdition. Tandis que dans mordre, coudre et autres verbes en -dre, le d est la consonne finale du radical ou une consonne euphonique introduite entre le radical et la terminaison, dans perdre, après le préfixe per-, il constitue à lui seul le radical ou ce qui reste du radical de dare. Perdre signifie proprt placer de travers, dissiper, d'où ruiner, etc.; éperdu, égaré au figuré; éperdument, follement. Reddere en latin, en français rendre (d"où rendement, rente, proprt ce qui est donné périodiquement en retour, renter et rentier, dérivé savant : reddition), c'est donner en retour; l'n de rendre provient d'une assimilation avec prendre. Vendre, c'est mettre à prix [V. vénal), d où vente, vendeur, mévente, revendre, revendeur. — De même croire (ici il ne reste plus trace du radical de dare) signifie proprt donner son cœur, sa confiance, V. cœur et croire. Sut mander et ses composés, v. main''.

— Pour certains composés de dare, nous n'avons pas de verbe français en -dre, mais seulement des dérivés : addition, action de mettre près, d'ajouter; éditer linédit) et édition, action de faire sortir, de mettre une œuvre au jour (sur édit, V. dire ~). Le mot latin devenu français abdomen, génitif

164 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Débîatércr

abdominis (d'où abdominal) signifie proprt ce qui est placé en retrait, préfixe ab- : c"est du moins l'une des explications plausibles de ce mot.

3. Une forme secondaire de dare en composition était -dire : audire, proprt se mettre dans l'oreille, français ouïr, dérivés savants : audition, etc. {v. oreille). Un condiment est proprt ce qu'on met avec, un assaisonnement. Le latin populaire * tradire, d'où trahir, signifie mettre au delà, faire passer (d'où le sens des mots savants tradition, traditionnel), et livrer ; dérivé d'agent : traître, d'où traîtreusement, traîtrise ; dérivés d'action : trahison, doublet de tradition, et extradition, d'où extrader.

4. A dare se rattachent encore : l** dotem, français dot, d'où dotal et doter, dérivé : dotation; le doublet populaire de doter est douer, dérivé : douaire, espèce de dot, d'où douairière, veuve qui jouit d'un douaire; 2° donum, français don, d'où : donner, qui a produit donnée, donation, donneur, donateur, donataire, le substantif verbal donne, terme de jeu, et maldonne, de mal donner; s'adonner; pardonner, donner complètement, faire complet abandon d'une l'auto, la remettre, d'où pardon, pardonnable, impardonnable.

Débâcle, v. bacille. Débarbouiller, v. barboiiil-

Déballage, déballer, v, 1er. balle 1. Débarcadère, v. barque.

Débandade, débander, v.

bande.

Débardeur, formé sur le mot technique bard, d'origine inconnue, désignant une sorte de civière pour transporter des fardeaux.

Débarquement, débarquer. Débarras, débarrasser, v.

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