V. pur. Équilatéral, v. lez
Équarrir, équarrisseur, y. Équilibre, équilibrer, équi-
quatre 5. libriste, v. livre, poids.
Equateur, équation, équa- Équinoxe, v. nuit. torial, y. équité.
Équiper. Un mot germanique, représenté aujourd'hui par langlais ship et l'allemand schiff, avait donné en vieux français les deux formes esquif et esqiiipe. A la seconde se rattache le verbe équiper, armer un esquif, puis, par figure, pourvoir du nécessaire un soldat, un chasseur, etc., d'où le sens du dérivé équipement. Une équipée est à l'origine une aventure sur mer. Le substantif verbal équipe et le dérivé équipage, qui ont en principe la même valeur, continuent à désigner des matelots, mais on dit aussi « une équipe d'ouvriers », et équipage a pris le sens de : ensemble des bagages, des voitures, du matériel d'une armée, puis train de voitures aristocratique, enfin le mot est arrivé à s'appliquer à une seule voiture attelée, et, d'autre part, il peut être un synonyme d'équipement.
Équitable, y. équité. Équitation, u. cheval.
Équité, — dérivé : équitable, — avait en latin le double sens d'égalité et de justice, et se rattache à l'adjectif œquum conservé dans ex-aequo {= de façon égale). Cet adjectif signifie « uni, égal », et prend la forme œqui-, en français équi-, dans les composés tels qn'équinoxe, équivoque, etc. Sur œquum s'était formé un verbe œquare, égaliser, dont
Errer] du français. 215
nous avons les Jérivéi : équation, formule exprimant une ég-alité, et équateur (doù équatorial), ligne séparant le globe terrestre en deux parties égales: péréquation, égalisation. Avec le in- privatif, on obtient radjectif inique, — dérivé : iniquité, — qui avait en latin le double sens d'inégal et d'injuste. Sur ce même œquiim s'était formé œqaalem, dont nous avons fait égal, d'où : égalité, qui a produit égalitaire ; égaler, égaliser, inégal, inégalité.
Équivalence, équivalent, Érailler, origine douteuse,
équivaloir, v. valoir. Ère, v. airain.
Équivoque, équivoquer, u. Érection, v. régir 6.
voix. Éreintement, éreinter, v.
Érable, v. arbre. rein.
Érafler, éraflure, v. rafler. Érésipèle, v. érysipèle.
Ergo, (c donc », mot tout latin, sur lequel on a fait le verbe ergoter, abuser des « donc», chicaner, doù ergoteur.
Ergot, origine inconnue. Ériger, u. régir 6.
Ergoter, ergoteur, v. ergo.
Ermite, d'où ermitage, se rattache au mot grec erêmorij qui signifie désert.
Érosion, u. corroder.
Erotique se rattache au mot grec erôs, accusatif erôta, amour. ♦
Errant (dans juif errant)^ v. errer 2.
i. Errer, du latin errare, dont nous avons emprunté le substantif participial neutre sous les formes du singulier et du pluriel : erratum, errata. Dérivés : erreur, erroné, erratique. Le composé aberrare, errer en s'éloignant, s'égarer, nous a donné le dérivé aberration, que nous employons au figuré.
2. Errer, marcher, dont il ne nous reste plus que le participe présent dans les locutions archaïques «Juif errant, chevalier errant », vient du latin populaire *iterare. Ce verbe était formé sur le substantif iter, géniiiî iti ne ris (d'où itinéraire), qui signifie : action d'aller, voyage, route. Le substantif verbal d'errer, erre, était encore usité au x\[i'^ siècle dans la locution « à grand erre », à grande allure. Le dérivé errement est particulièrement employé dans l'expression « suivre les anciens errements », cest-àdire les anciennes marches, les anciens procédés, et non pas
216 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Errer
les anciennes erreurs comme on le croit souvent en rattachant instinctivement ce substantif à l'autre verbe errer.
A. Le latin iter se rattache lui-même au verbe ire, aller, d'où dérivent notre futur irai et notre conditionnel irais, qui servent pour le verbe aller (v. ce mot). Nous n'avons pas l'infinitif simple *ir, mais nous avons les composés subir, périr, transir.
— Sabir signifie proprt(c aller sous, en dessous », d'où le sens latin et français de « être soumis à (des ennuis, un châtiment, etc.) », et le sens latin de <c venir à Timproviste » représenté par l'adjectif dérivé subit. (L'idée de « à l'improviste » est exprimée par le préfixe sar- dans sarprendre, v. sou-). Le mot sabit avait en vieux français une forme populaire, que l'on retrouve, suivie du suffixe -ain, dans soudain; ainsi s'explique la synonymie de subitement, de soudainement, et de la forme toute latine subito. Autre dérivé de soudain : soudaineté-
— Périr, transir et trépasser ont à peu près la même valeur étymologique, puisque le premier signifie proprt aller au travers ou de travers, le second aller au delà, le troisième passer au delà. Tous les trois ont pris le sens figuré de <c mourir », mais transir est arrivé à ne plus signifier que « être engourdi par le froid », sauf dans le dérivé transes, inquiétudes mortelles. Dérivés et composée de périr : périssoire (bateau dangereux à manœuvrer), périssable, impérissable, dépérir, dépérissement. X-es dérivés de transir ont conservé le sens propre ou pris de nouvelles acceptions figurées : transit, transition, transitoire, transitif, intransitif. Un autre composé du latin ire, avec le préfixe ob-, avait aussi le sens de mourir; il nous en reste les substantifs obit, cérémonie en mémoire d'un mort, et obituaire, liste des morts.
B. Un bon nombre d'autres composés du latin ire n'ont pas passé en français, mais nous ont laissé des dérivés : l'air ambiant {v. anib- préfixe), c'est l'air qui va autour; étymologiquement la caractéristique de l'ambitieux, de l'ambition (dérivé : ambitionner), c'est de « tourner autour » des honneurs. Le préfixe circum- signifie également « autour », d'où le sens du mot circuit. Le composé avec com- nous a fourni comice, réunion, comte (latin comitcm, dérivé : comté^, dont le sens primitif est « compagnon de route;», et le surcomposé concomitance. Sur connétable, apparenté à comte,
Escargot] du français. 217
V. ester ^. Le composé avec ex-, exire, nous a donné le mot tout latin exeat (= qu'il sorte), et avnit produit en vieux français le verbe issir (part, passé issu), dont issue est un substantif participial; réussir, d'où réussite, est un surcomposé dorigine italienne. Au composé avec in-, qui avait le sens d'entrer, commencer, se rattachent initial, initier, initiation, initiative, et le surcomposé commencer {*ciuninitiare) d'où commencement, recommencer. L'intro'it est la prière d' « introduction » de la messe, sur intro-, V. en B. Le préteur, magistrat romain, — dérivés : prétoire, prétorien, — est proprt celui qui va devant {*prœ-itor). Au composé avec prœter- se rattachent : prétérit, temps au delà duquel on est allé, temps passé ; prétérition, action d'aller au delà, d'omettre. Avec le préfixe séd- (u, sans), on a sédition, doù séditieux, proprt action d'aller à part, sécession.
Erreur, erroné, u. errer I. Éruptif, éruption, u. rompre.
Érudit, érudition, u. rade.
Érysipèle, grec erusipelas, apparenté à roage et à peùa.
Es-, préfixe archaïque, v. é-.
Es, contraction archaïque de en les (docteur es lettres).
Esbroufe, esbroufeur, u. bouffer.
Escabeau, latin scabellum.
Escadre, escadrille, esca- Escalade, escalader, esca-
dron, V. quatre *. le, escalier, v. échelle.
Escalope, origineinconnue.
Escamoter, d'où escamoteur, escamotage, espagnol escamotar, d'origine inconnue.
Escampativo, escampette, Escapade, u. cape 3.