Maillot, caleçon collant, nom de l'inventeur
Main] du français. « 395
Nain est le latin manum, qui désigne aussi le bras (d'où le sens de manche féminin et de ses dérivés).
1. Dérivés : manette; menotte; manuel^ iat. manualem; manier, d'où maniement, maniable, rémanier, remaniement; manière (proprt fa^on de la main), d'où maniéré ; manche féminin, qui est manica, d'où manchette, manchon, mancheron, emmanchure; manche masculin qui est *manicam (qu'on tient à la main), d'où emmancher, démancher; \$. Manche, « bras » de mer; manège, d'origine italienne, proprt maniement (d'un cheval, etc.); manivelle (racine germanique u;62i-, tourner); probablement manigance.
2. Ck)mposés de main : main-d'œuvre; main -forte (dans : prêter main-forte); mainlevée; mainmise, mainmorte (possession sans transmission) ; maintenir, proprt tenir avec la main, d'où maintien (action de maintenir et manière de se maintenir au sens ancien de se comporter, se tenir) et . l'adverbe maintenant, qui n'est autre "chose que le gérondif de maintenir, et dont le sens primitif est : sans quitter la main, de suite; à rapprocher la forme savante manutention, manipulation, voy. tenir*.
3. Composés de manum, outre manaientùm : manifeste et ses dérivés, voy. (i^/?/idre ; manipule (proprt ce qui remplit la main, poignée, voy. plein), d'où manipuler, manipulation; manœuvrer, mot d'origine populaire, d'où manœuvre; mansuétude, voy.coa/iiiii«; manufacture, y ôy. faire *; manuscrit, manuscriptum, écrit avec la main; la mancipation, mancipationem, terme juridique, c'est proprt la prise de possession avçc la main (latin capere, voy. capable ^) ; émanciper, « soustraire à la main » du père, du tuteur, du seigneur, d'où émancipé, au propre et au figuré, émancipation.
4. Un composé de manam qui a une nombreuse famille, mander, est le latin mandare, formé sur dare (v. dé à jouer), qui signifie proprt donner en main, faire remettre un ordre, ttne instruction, une information, convoquer. Dérivés : mandement, mandat, 1. mandatam, d'où mandater, mandataire. Composés : contremander ; commander, donner des ordres, d'où commande, commandement, commandant, commandeur (dont la forme espagnole commendador a été altérée par les Anglais en commodore), commanderie, et les termes commerciaux commandite, remise de fonds, commanditer, commanditaire; les surcomposés décommander et recommanderi d'où recommandation, recommandahle; recom-
396 • DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Mal
mander, c'est proprt remettre entre les mains de quelqu'un le soin d'une affaire, d'une personne; demander, d'où demande, demandeur, se rapproche du sens de « commantîer un objet », charger quelqu'un de le procurer.
— Le mot grec qui signifie main est kheira, d'où chirographe, etc., voy. chirographe.
Maint, v. multi-. Maire, mairie, v. magne i.
Maintenant , maintenir , maintien, v. main ^.
Mais. Sur l'origine du mot, v. magne *. Gomme conjonction, il s'est d'abord employé avec le sens de « de plus, plus encore ». Puis l'idée copulative est devenue une idée adversative; c'est ainsi que la conjonction et s'emploie quelquefois pour marquer une opposition : « Tu le vois, et tu te tais». Désormais signifié proprt dès maintenant plus (sur or, voy. ce, pronom ^), et jamais : « dès ce moment plus », voy. déjà.
Mais, mot espagnol d'origine américaine.
Maison, u. manoir^, Maître,maitrise, maîtriser,
Maisonnée, maisonnette, u. v. magne ^. manoir^. Majesté, majestueux, ma-
jeur, V. magne ♦.
Majoliqae, faïence de Majorque.
Majorât^ majoration, ma- jordome, majorer, majorité,
majuscule, v. magne *•.
Mal, adjectif et substantif, est le latin malam; dérivé : malice, malitia, d'où malicieux.
1. L'adjectif mal, indépendamment de son emploi comme substantif, s'est conservé dans quelques locutions comme : malheur, v. heur; malechance, v. choir ^; malemort; malepeste; malgré, proprt mauvais gré, d'où le verbe maugréer avec l vocalisée en u ; malfaçon pour malefaçon ; malaise, v. aisance; malencontre , . d'où malencontreux, V. contre; bon an, mal an; bon gré, mal gré; maltôte (voy. ce mot).
2. L'adverbe latin maie est devenu^aussi mal, qu'on trouve dans un griand nombre de composés sous la forme mal- ou mau-. Composés latins ou imités du latin : maléfice, malfaiteur, V. faire ^ ^^ '; malin, malignité, v, génital^; malade d'où maladie, maladif, maladrerie (influencé par ladre), V. avoir ^; malédiction, v. dire^; malévole, v» vouloir; mail-
Maltôte] DU FRANÇAIS. 397
versation, v. vers*; maudire^ v, dire^; maassade, qui est maie sapidum, voy. savoir.
Composés français : maladroit, d'où maladresse ; malaisé (formé indépendamment de malaise, où mal est adjectif), malapprjis, malavisé, maldonne, malentendu, malformation, mal famé, malhabile, malhonnête, malintentionné, malmener, malotru (v. astre), malpropre, malsain, malséant {y seoir ^), malsoilnant, maltraiter, malveillant (v. vouloir), malvenii;
Mal*. Les mots commençant par mal-, qui sont des composés de Tadjeclif ou de l'adverbe mal, ne seront pas relevés ci-après. Ils sont signalés à l'article précédent, ou bien il suffira de chercher le second mot composant.
Malachite se rattache au grec malakhê, mauve. Voy. mauve.
Malade, v. avoir ^,
Malandrin, italien malandrino, d'origine douteuse.
Nalari;^ canard sauvage, parait être un nom propre d'homme, d'origine germanique, cf. margot, nom de la pie, pierrot, etc.
Malaxer se rattache au grec malassein par l'intermédiaire d'une forme latine. ^
Maldonne, v, dé (à jouer) ^.
Mâle est le latin maseulum, d'où masculin; on rattache généralement à la même famille mari, qui est maritum, marier, d'où mariage, formariage (mariage hors de sa condition), marital, mot savant.
Malédiction, v. dire ^. Malgré, malbeur, v. gré et
Maléfice, V, faire '^, heur.
Malfaçon, malfaiteur, v. Malice, malicieux, v. mal,
faire \ adjectif.
Malin, u; génital^.
MalineSf originairement dentelle de Malines, en Flandre.
Malingre, origine inconoue.
Malle, d'où mallette, mallier, origine germanique.
Malléable, u. mail. ' Malotru, v. astre.
Malt, mot anglais.
Maltôte, formé avec l'adjectif mal et l'ancien français
398 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Mandoline
tolte, impôt, qui se rattache au verbe latin tolUre, enlever voy. tolérer.
Malversation, v,vers*.
Maman, onomatopée enfantine, commune h bien des langueâ (voy. mère).
Mamelle est le latin mamilla^ diminutif de mamma, dérivés : mamelon, d'où mamelonné, et le mot savant mamillaire ; composé mammifère, qui porte des mamelles, voy. offrir^. Le grec employait les mots mazon [v. ama^ne) et maston, d'où mastolde, en forme de mamelon (t). forme) et mastodonte, aux dents mamelonnées (v. dent),
Mamelucky mot arabe, dont le sens propre e8t« esclave».
Maimnouthy mot sibérien.
Manant, v. manoir^,
Mancenille (d'où mancenillier), d'origine espagnole, proprt espèce de petite pomme.
Manohe, manoheron, manchette, manchon, v. main ^.
Manchot) diminutif d'un vieux mot venant du latin mancumy même sens. Sur mancum, en substituant Fidée générale de « privation » à Tidée particulière de « privation d'un bras », les Italiens ont fait le verbe mancarej qui nous a fourni notre manquer. Substantif verbal manque. Dérivés : manquement, immanquable. Manquer se dit de celui qui n'a pas et de la cbose qu'on n'a pas (il manque d'habileté, Tbabileté lui manque), de celui qui ne réalise pas une entreprise et de l'entreprise qui ne se réalise pas (il a manqué son coup, le coup a manqué); il se dit non seulement de la chose qui fait défaut, mais de la personne qui échappe à un risque (il a manqué tomber), ou qui se soustrait à un devoir (manquer à sa parole, etc.).
Mandarin, origine portugaise; dérivés : mandarinat, mandarinisme, aussi mandarine (allusion à l'origine du fruit et à la couleur de certaines robes de mandarins).
Mandat, mandataire, man- Mandibules, o. mang«r,
dater, mandement, mander, V. main ^.
' Mandoline, d'un mot italien qui lui-même se rattache peut-être au vieux français mandore, pour pandore^ grec pandoura.
Maoitou] DU FRANÇAIS. 3Ôd
Nandragôi^e» grec mandragora, ^
K^xidrin, tige, origine in- Manège, v. main^.
connue.
Nanes, latin mânes, proprt hons génies, même famille que mane, de bonne heure, voy. demain. D'après une autre explication, mânes signifierait : les âmes irritées.
Manette, v. main i. BCangantèse, v' magnésie,
Nangep est le latin manducare. Périvés ; mangeur, mangeable, d»où immangeable, mangeoire, mangeaille^ mandibules, I. mandibula», d'où démaiitibuler, proprt disloquer la mâchoire. Composé : démanger, d'où démangeaison.
— A la même racine se rattachent mâcher et son doublet mastiquer, latin masticare (cf. mastic) ; dérivés : mâchoire, mâchonner, màchelier {v, maxillaire), mâchure, d'où mâchurer (qui s'est confondu avec le vieux verbe maseherer, tacher, d'origine germanique), et le dérivé savant mastication. A rapprocher du grec mustaka, proprt lèvre supérieure, d'où dérive .moustache par l'intermédiaire de l'italien mostacchio.
— Il y avait en latin, au sens de manger, un autre verbe (parent de l'anglais eat et de l'allemand essen), dont rinfinitif était edere et le supin *estam ou esum, d'où d'une part cornedere, eomestam, qui a produit comestible, mangeable, et d'autre part obesum, obèse, proprt bien nourri, d'où obésité. Dent se rattache au participe présent primitif def ce verbe. Voy. aussi escarole,
Nanie^ d'où l'adjectif maniaque et les nombreux mots terminés en -manie, -mane (bibliomane, etc.), vient du grec mania, délire, folie, passion, que Ton retrouve dans le nom des Hénades; voy. mante i.
Maniement, manier, ma- Manifestation, manifeste,
nlërç, maniéré, manieur, v. manifester, v. défendre, main^. Manigance, manigancer, v.
main ^.
Manille, jeu de cartes, espagnol malilla, d'origine dou-* teuse.
Manioc, mot américain.
Manipulation, manipuler, v. main ^ et plein. Manitou, mot américain.
CLÉDAT. ~ DICT. ÉTYM. FRANC. ^'
iOO DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Mante
KaniTelle, v. main ^.
i • Nani)ie9 <c Dourriture tombée du ciel » et sens figurés, yfioi hébreu.