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Le radical grec se trouve dans les mots français tantôt

476 MCTIONNAtKE ÉTYMOLOGIQUE [Parole

SOUS la forme ^o^, tantôt soos la forme bal-, tantôt sous la forme blè-,

— On a bol*, non seulement dans parabole et hyperbole, mais encore dans : bolide, proprt « corps jeté » dans

ij Fespace; embolie, accident produit par un caillot qui « se jette dans » une artère ; amphibologie, d'où amphibologique, proprt manière de parler qui <c se *jette ou se porte de deux côtés », qui a deux sens (amphibologie est pour amphibololoqie, cf. tragi-comédie; sûr Télément -hgie, voy. logique^); diable, grec diabolon^ proprt qui « se jette à travers », calomniateur, d'où diaboliqne, diablesse, diablotin, diablerie (diantre est une déformation voulue de diable, cf. parbleu pour pardieu au mot dieu^); discobole, lanceur de disque; symbole (d*où symbolique, symbolisme, symboliste), dont l'équivalent latin est conjectare (môme valeur du préfixe, même valeur de la racine), mais qui s'est spécialisé dans une autre direction, cf. emblème plus bas.

— On a bal- dans : balistique, étude des projectiles; arbalète, d*où arbalétrier, instrument particulier pour lancer, en forme d'arc. ^ ;

— On a 'blè- dans : problème, grec problêmai génitif prohlêmatos, proprt question <c jetée devant », piroposée, dérivé problématique; emblème, grec emblêma, génitif emblêmatos, proprt chose jetée dans, intercalée, ornement en relief, combinaison symbolique, dérivé : emblématique.

3. Revenons au mot parole, expression de la pensée, mot. Il a formé le verbe parler (on a conjugué il parole, nous parlons, cf. déjeuner au mot jeun), dérivés : parleur, parloir, parlote, pourparler, ne pas déparler. Le mot parlement (dérivé : parlementaire) signifie proprt action de parier, puis de négocier, d'où le sens de parlementer.

4. Le mot latin qui signifie « parole » est verbam [bII vfort^ angl. Word), français verbe (d'où adverbe); on a le sens primitif dans « avoir le verbe haut », dans verbeux, verbosité, verbiage (de l'ancien verbe verbier), dans proverbe, lat. proverbium (proprt parole mise en avant), dans l'une des acceptions de verbal et dans verbaliser; autrefois les procès-verbaux se faisaient verbalement. On rattache à la même racine verve (d'où verveux), dont le premier sens est : langage.

Sur deux verbes latins ayant le sens de parler, voyez les articles affable et locution; il est intéressant de comparer ivrbiage, hâbieriey faconde et loquaeiUm

Part] DU rRANÇAiS. 477

Papoli, origine inconnue.

Paronyme, v. nom. Parpaing, v. pacte^.

Parotide, o. oreille. Parquer, parquet, parque*

Paroxysme, paroxyton, v. ter, v. pare, oxalique. Parrain, v, père.

Parpaillot, v» papillon. Parricide, v. père et césure.

Parsemer, v. saison.

i • Part (d*où la plupart, la plus grande part, et champart, voy. champ) est le latin pariem^ qui réunit les sens des mots français pari^ partie et parti.

A. Nous avons Fablatif singulier du mot latin dans la locution aparté == à part (soi), et Tablatif pluriel dans in partibus, abréviation de la formule in partibus infideliurriy dans les régions des infidèles : un, évèque in partibus n'a pas de fonction réelle, d'où le sens figuré de Texpression. Le mot français s'écrit aujourd'hui par, en raison d'une oonfusion, dans la locution prépositive de par : € de par le roi > =:de la part du roi. Dérivés : partiel, qui n'est qu'en partie, son doublet partial, qui a un parti pris, d*où partialité, impartial, impartialité; colon partiaire, qui participe aux bénéfices ; partenaire, qui est du même côté (dans un jeu), c'est un vieux mot français altéré, que nous avons repris à l'anglais; parcelle, petite part, d'où parcellaire; portion, 1. portionem, proprt mise en parts, division, lot; proportion (d'où proportionnel, proportionner, disproportionné), grandeur d'un objet pour sa part d'un ensemble, d'où rapport exact ou équitable entre deux grandeurs ; particule, particala, petite partie, petit mot, et particulier, proprt relatif à une petite partie, à un objet limité, d'où particularité,' particulariser, particularisme. Sur participer, qui vienjt d un composé latin de partem, voy. capable *.

B. Le verbe partir, qui est le latin partiri, part, passé partitum, signifie proprt diviser en parts, sens conservé dans les composés et dans la vieille locution « avoir maille à partir avec quelqu'un », voy. métal; on a dit d'abord se partir de quelqu'un, se séparer de lui, puis partir intransitivement avec le sens de se partir, auquel se rattachent aussi le dérivé partance et l'une des acceptions de départ, voy. ci-dessous.

— Substantifs participiaux de partir au sens ancien de « séparer » : partie (d'où contre-partie, partie qui s'oppose), et parti (cf. partisan, mot d'origine italienne). On appelle aussi partie un plaisir ou un jeu partagé avec d'autres»

[Pas

Dérivés : partage, d'où partager, paitageable, partageux, départager; partitif, qui se rapporte à une partie; partition, partitionem^ division en parties et ensemble des parties

(d'un opéra).

Composés de partir au sens ancien de « séparer » :

appartement, habitation séparée dans une maison ; compartiment (origine italienne), division combinée; départir, proprement séparer une chose d'une autre, d'où cfépart^ action de « départir » (et action de « partir » au sens nouveau), département, division administrative, dérivé départemental; impartir, lat. impartiri^ donner à quelqu'un pour sa part; mipartir, partager par moitié, dont on n'emploie que le participe miparti; triparti, voy. trois.

Avec le préfixe re- on a deux composés, l'un de partir

au sens de partager, où l'on prononce ré (d'où répartiteur, répartition), l'autre de partir au sens de s'éloigner, où l'on prononce re. Repartir, au figuré, o'ést répliquer vivement, d'où le substantif repartie.

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