‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 115 sur 169 · pacte · texte numérisé non relu

pacte

2. Page, substantif masculin^ origine incertaine. On a proche le mot du. grec paidion^ petit enf&oit, v. pé^agogU^

465 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pair

Pagination, paginer, v. Pagna, v.jm».

pacte^.

Pagode, mot persan emprunté au portugais. Paiemant, v. pacte ^. Paien, v. paytm

Paille est le latin palea. Dérivés : paillon ; paillasse (sac garni de paille, et bateleur habillé d'une toile à paillasse), d'où paillasson; paillard, proprt qui couche sur la paille: paillette, d*où pailleté. Composés : empailler, d*où empailleur, rempailler, rempailleur, rempaillage.

Pain est le latin panem, apparenté à pascere, voy. paître. Dérivés : panier (d'abord corbeille à pain), paner, d'où panure ; panade (du provençal), panetier. Ck)mposés : panification, v, faire "^-j apanage, proprt « nourriture » assurée; compagnon et copain, proprt commensal, pais camarade, d'où compagne, compagnie, compagnonnage, accompagner, qui a produite son tour accompagnement, accompagnateur.

Pair est le latin parêm, égal, d'où u égal aux plus hauts dignitaires ».

1. Dérivés : pairie, dignité de pair; parage, dans « haut parage »; paire (qui est le latin paria^ pluriel neutre), groupe de deux choses^ égales; impair, proprt inégal; parité, égalité, et imparité, disparité ; parier, jadis mettre de pair (d'où apparier), mettre des enjeux égaux (d'où pari, parieur); parisyllabique, imparisyllabique, d'un nombre égal ou inégal de syllabes ; pareil, qui est 'pariculurUy d'où appareiller, apparier, arranger régulièrement, préparer (dérivés : appareil, appareillage, appareillenr), et dépareiller.

2. Sur parem, les Latins avaient fait le verbe parare, mettre à la hauteur de, égaliser, d'où apprêter; c'est à ce dernier sens que se rattachent les acceptions de « préparer, orner », qu'a notre verbe d'origine populaire parer (d'où parement, parure), il a aussi pris à l'italien le sens de « se mettre en état d'éviter » (d'où parade, terme d'escrime, et le préfixe para*, d'origine italienne, dans les mots tels que parasol). Le mot parade, d'où parader, au sens d'évolutions pe cavaliers ou de troupes, est d'origine espagnole; quant à parages, au sens de « régions maritimes côtières », on n en a pas encore d'explication satisfaisante.

3. Les composés français empruntés aux composés latins de parare se rattachent soit à l'une, soit à l'autre des deux dées exprimées jfài parare^ mettre de pair etêmnftf* I^

Paladifl] DU FRANÇAIS. 467

composés avec od" et avec ôi»^^ il ne reste que les mots apparat et disparate. Autres composés : comparer, proprt accoupler, mettre en parallèle, d*où comparaison, comparatif, cemparame, incomparable; préparer, arranger, d'avance, d'où préparation, préparateur, préparatil, préparatoire; réparer, arranger ce qui a ^té dérangé, d'où réparation, réparateur, réparable, irréparable; séparer (ppéf. %è'\ disjoindre (et son doublet populaire sevrer, avec sevrage), d'où : séparation, séparable, inséparable, séparatiste, séparatisme. Il, faut ajouter déparer, formé sur le français parer ^ et emparer, d'origine sans doute provençale (préfixe ant'y voy. tmt- ou anté-), dont le sens primitif est : préparer une défense, fortifier, munir, d'où rempart (le i final n'a aucune raison d'être), désemparer et s'emparer.

PaUdU». V. paeU^.

Paltpe est le latin paturty supin pastum. Cf. pain et fourrage.

i. Dérivés : pacage, jadis pascage^ qui est ^pascnaticum, de pascuuniy d*où pacager; pâqnis; pâture, d'où pâturer, pâturage; pasteur, poftorem (avee pastoral), et son doublet populaire pâtre, pastor. — Le mot pâtare a désigné aussi l'entrave qu'on met parfois aux animaux avant de les laisser lu pâturage, et le paturon est l'endroit de la jambe où l'enrave s'adapta. Pour désigner cette entrave, les Latins avaient e mot *pa$toria, et mettre l'entrave, c'était *impastoriare, avenu le français empêtrer, qu'on emploie surtout au figuré, 'où son contraire dépêtrer.

2. Sur le supin pastam a été fait le composé appât, proprt o urri tu re apportée, puis moyen d'attirer, dérivé : appâter; Li pluriel, il n'y a aucune raison d'écrire appâts au sens ropre et appas au sens figuré. Autres dérivés, désignant des iments très différents : panais^ jadis pastiaie, qui est le tin pastinaca, et pastille, qu'on a aussi rattaché à pâte, 3. Composé àe paître : repaître, d'où repas, jadis repast.

Paix, V. pacte ^.

Pal (d'où empaler), doublet populaire pieu, est tiré du in palum, auquel se rattachent aussi palis, palisser, palisde et peut-être palonnier, et qui appartient à la famille de ngere, fixer,. voy. pacte. Cf. travail.

Palabre, v. parole. Paladin, v. le suivant.

408 mcnOlflfAIBB ÉTTHOLOOIOUK [Palliatif

i* Palais est le latin palaUum, nom d'une colline de Rome, aujourd'hui appelée le Palatin, où Auguste établit sa résidence. Ce mot a aussi formé l'allemand pfalz. Dérivés : palatin, et son doublet italien paladin, prôprt officier du palais; palatine, sorte de vêtement garni de fourrures.

2* Palais (de la bouche) est *palaiium, corruption du latin pakttam, d'où conçonne palatale, voûte palatine.

Palan, v. phalange.

Palanquin^ mot sanskrit, qui nous vient par le portugais.

Palatal, o. paUuB 2. (oit 2.

Palatin, v. palais f et pa- Pale, sorte de pelle, v.j^e^Ie.

Pâle, d'où pâlot, pâlir, pâleur, est le latin paUidam.

Palefroi, d'où palefrenier (fait sur pa^/h>i + frein), est le latin populaire paraveredumj composé du préfixe grec para-, qui signifie à côté, et de veredam^ « cheval de voyage », mot gaulois (cf. angl. ride^ ail. reiUiiy et Yoy . reîtré) ; les chevaliers avaient leur destrier pour la bataille, et à côté le palefroi.

Paléo«9 palé'9 du' grec palaion, ancien; paléographie, paléographe, paléographiqne, voy. graphie*; paléontologie, Yoy. ontologie ; paléolithique, voy. pierre.

Palestre, greo palaislra.

Palet, V. pelU. Palette, v. pèUe.

Paletot, d'où paltoquet, Pâleur, o. pâle,

origine douteuse.

Palier, d'où porte palière, origine inconnue; la forme ancienne ne permet pas de songer à paille.

Palimpseste, du mot grec palimpsêston, qui signifie proprt frotté de nouveau; palingénésie (v. génital*) y proprt action de renaître ; palinodie, proprt chant à rebours (w. ode]: on voit que le préfixe grec palin-y comme re- latin, marque tantôt répétition et tantôt retour. Palin- est apparenté à pôlf-

Palin-, préÛxe, v. le précé- Palis, palissade, palian-

dent. dAr,ti.paZ«

Pâlir, V. pâle.

Palissandre, mot de la Guyane.

Palladium, gage de salut pour un peuple; c'est la forme latine du grec Palladion, proprt statue de Pallas, sauvegarde de Troie.

Palliatif, V. le suivant.

Pan] DU FRANÇAIS. 469

Palliuili) mot tout latin qui. avait le sens de « manteau, couverture » et dont la forme française est poêle, substantif masculin, au sens de « étoffe tendue, dais ». Dérivé : le verbe ' pallier, lat. palliare,^ proprt couvrir, dissimuler, puis atténuer, d'où palliati!.

Palme* du latin palma, qui signifie paume de la main, par comparaison : feuilles ayant Taspect d*uDe main ouverte (d'où palmier, palmeraie), et pied d'animal ayant le même aspect, d'où palmé, palmipède, voy. piedK Au sens de feuille de palmier se rattache le mot tout latin palmarès, qui désigne proprt les concurrents vainqueurs, honorés des palmes, d'où : liste des prix.

' Notre mot paume est palma lui-même. Au jeu dit de paume on lançait la balle avec la paume de la main ; empaumer quelqu'un, c'est, au figuré, le saisir dans la main, ic l'avoir dans la main ».

Palombe, v. eolomhe f . ' Pfllot, v. pâle.

Palonnler. v, paL

I^alpep, latin palpare, toucher légèrement' de la main, dérivé : palpable, d'où impalpable. — Palpiter, 1. palpitare, dérivé palpitation, signifie proprt toucher fréquemment, d'où « avoir des mouvements répétés», comparez une signification semblable de haUre\ c'est à cette valeur que se rattache le sens originel de paupière, qui est le latin pàlpebra.

Palsambloa, v. difti*. Paltoquet, v. paletot

Paludéen, palustre (laX, palastrem)^ et paludisme .(on dit aussi dans le même sens impaludisme, infection produite par les marais), se rattachent au latin paludem^ marais.

Pâmer (d'où pâmoison), qui est le latin ^ipasmare, et spasme, spasmodiqne (proprt à forme de spasme), se rattachent au grec spasmon* ^

Pamphlet, d'où pamphlétairSy mol anglais d'origine n certaine.

Pamplemousse» mot tamoul.

Pampre est le latin pampinum.

Pan, morceau d'étoffe, et, par extension, morceau de mur, le bois, etc., est le latin pannam (cf. fanion)^ qui a produit ussi le mot espagnol d'où vient pagne; dérivé : panneau, »an, et filet tendu. La forme féminine panne, qu'on rattache

470 DicnoirNAiiis étthologiqus [PMnrt

aussi à penne (Toy. empennéï, désigne la Tofliire d'un batoaa

dans Qoe position telle que le b^e^u ne boage pas.

Panacée^ grec panakeia, plante médicinale, proprt remède pour tout, cf. opopanax, h opiam. Le mot grec pan, tout, génitif pant9i^ se tronve encore dans pancréas, d'où pan* créatiqne, v. chair, dans pancarte, v. charte^ dans panoplie. proprt armure complète, panorama, Tue totale, v. voir^, pantomime. V. mime, pantographe, qui écrit toat. Panthéon. temple de tous les dieux, panthéisme, doctrine qni fait de Tensemble de la matière un dieu : dans diapason, formé are^ le génitif pluriel féminin da mot grec et qui signifie proprt à travers tontes ^toutes les notes): dans pandémoniuD. r. démon, et panégyrique, v. allégorie. Cf. amnibas et ioai. Scr panthère, compris comme béte tout à fait sauvage, tôt. thériaque.

Panache, panacher» piwi Pancarte, v. charte.

ohure. v. empenné. Pancréas, pâncréatlvoB. ^^

Panade, v. pain. ékair.

Panais, v, paître^, Pf>*«^— »**—*— —^ v. éèmo^ Panarie, o. ongle.

Pandour» soldat de Pandour, en Hongrie*

Panégyricnie, panégyriete, panier, jianliie, peaifiet- V. allégorie. tien, «. paok.

Paner, paneterie, panetter,

Paniquef grec panikon, proprt « qui YÎent du diao Ptn «.

Panne, o. pan. Panonceau, v. empemè.

Panne, origine douteuse. PanopUe, panorana, V.

Pannean, v. pan, panacée.

Panse, d'où pansu, est le latin panticem.

Pansage» pansement, pansar, v. pendre^.

Pantalon, culotte longue de Pantalon, personnage de U comédie italienne. Le nom propre italien Tiendrait lui-même de saint Pantaléon. Dérivé : pantalonnade, bouffonnerie.

Pantelant, panteler, v.fan- Pantographe, c ptvmfn.

taisie. Pantots. u, fantaisie.

Panthéisme, panthéiste, Pantominie, v. mime.

panthéon, panthère, v. pana- Pantoufle, origine iocoo-

cée. nue.

Pantin, origine douteuse. Panure, v.paÙL

Paquet] DU FRANÇAIS. >7i

Paon est le latin pavonent, d'où, vraisemblablement, pavane, danse où Ton fait la roue, et se pavaner.

Papa, onomatopée enfantine qui existe aussi en latin et en grec. C'est au latin ecclésiastique que se rattache notre mot pape, prôprt père, aussi bien que le mot russe pope. Dérivés de pape : papable, papal, d'où papauté; papalin; probablement aussi papelard, avec le suffixe péjoratif (car la 'plaisanterie du xiii« siècle, sur celui qui pape ou mange le lard, ne saurait être considérée comme une étymologie): papeUne, devenu popeline, nom d'une étoffe qu'on fabriquait dans la ville papale d'Avignon; papisme, papiste.

Papavérac^B, v. pemot. Pape, w. papa,

Papegaiy proprt perroquet, origine arabe.

Papelard, papelardie, pa- peraasier, papeterie, pape* pelardise, v. papa, tier, papier, v. charte.

Paperasse, paperasser, ptt-

Papille, latin papiUa, diminutif de papula, bouton, d'où nous avons tiré papule.

Papillon et son doublet populaire pavillon viennent du latin papilionem, papillon, puis tente (en forme de papillon). Dérivés de papillon : papilionacé; papillonner, dont la signification se rapporte au vol du papillon: papilloter (d'où papillote, proprt paillette brillante, et papillotage), dont la signification se rapporte à l'éclat miroitant des ailes. Le mot provençal parpaillot, papillon, a d'abord été appliqué anx Calvinistes comme sobriquet. A noter, parmi les sens figurés de pavillon, celui qu'il a dans « pavillon » d'un instrument de musique (analogue à une tente ronde), et « pavillon » de l'oreille. Le rapport avec pauiHon au sens de drapeau n'est pas net.

Papisme, papiste, v. papa.

Papoter, d'où papotage, onomatopée.

Papule, V. papille. Papyrus, v. charte.

PàquOf d'où paBcal et pâquerette, fleur de Pâques, remonte à un mot hébreu qui signifie passage. On a aussi expliqué pâquerette par i< fleur des pàquis ».

Paquebot, v. le suivant.

Paquet, anglaispac/cct; dérivés et composés : paqueter,

472 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Paradis

d'où paquetage, empaqueter; pacotille, proprt menus paquets; paquebot, proprement bateau des paquets^ au sens ancien de : « paquets de lettres », courrier.

Pâquis, V. paître.

PsTf préposition et préfixe, est le latin per, que nous avons aussi comme pré(]>^ dans un grand nombre de mots savants. Per^ dont le sens propre est u à travers », correspond à la fois aux deux particules grecques para (à côté et au delà) et péri (au-dessus de, autour et vers). Il est aussi apparenté à pro, voy. pour, La préposition par, comme per latin, marque le passage à travers (par monts et par vaux), d'où, par ligure, le moyen, Tinsti ument, la manière, la durée et même la cause, qui sont en quelque soile les intermédiaires entre le sujet et Tactioa. Par marque la cause dans parce que, à cause de ce que. Sur de par, voy. parti, A.

1. Du sens de « à travers » on passe facilement à lïdée de « en dépassant », d'où la valeur superlative de per et de par dans perfection, par trop, parfait, etc. Cf. la valeur analogue ài'exlray & l'article è-^, de «uret de super , au mot

sur,

2. Per avait aussi la signification de « de travers », ce qui explique la valeur péjorative de son comparatif pe/or, neutre pejus, devenu en français pire et pis, d'où empirer etledérivé savant péjoratif (proprement qui empire le sens). Le superlatif pessimum se trouve dans pessimisme, pessimiste. Ou a la même racine dans l'adjectif latin pravumy « qui est de travers », d'où dépraver, depravare, dépravation, dépravateur; dans ces mots la valeur du préfixe dé- est la même que dans démarcation, voy. marquer.

Para-, par-, préfixe d'origine grecque, v. par; il y a un autre préfixe para-, qui signifie « pour parer, pour éviter », voy. pair'-.

Parabole, parabolique, u. Parachute, v, choir,

pai'ole^. ParsLOlet, V, calendes^

Parachever, v. cap^ et Parade, parader, ». /w'V-.

par^. Paradigme, ». rfire*.

Paradis, d'où paradisiaque, vient d'un mot persan qui signifie « jardin », par l'intermédiaire du grec et du latin (cf. éden); le doublet populaire est parvis, place devant une église (grec paradeisos, jardin sacré autour d'un temple).

Paraphrase] DU français. 47^-

Paradoxal, paradoxe, P. Parage, ». paii^^. Parages,

dogme. ^* P^^^ • ^

Paraline, v. fin. Paragraphe, v. graphie^.

Paraître est le latin *parescere, forme inchoative de parère, supin paritum. Composés : apparaître; comparaître, proprt paraître avecj transparaître, paraître à travers; reparaître, disparaître. Dans ces verbes, -aitre est le latin -escerây désinence inchoative, qui introduit l'idée de « commencer à » (à se montrer). Plusieurs d'entre eux ont eu aussi la forme sans dé&inence inchoative : comparoir, d'où comparant, encore usit^ dans la langue juridique; apparoir, qu'on trouve chez La Bruyère et qui se conjuguait : « ilappert, nous apparons ». Il appert s'emploie encore dans la langue juridique comme verbe impersonnel. Apparent, transparent, viennent des formes latines du participe présent, sans syllabe inchoative, ce sont comme des doublets de apparaissant, transparaissant ; substantifs dérivé^ : apparence, transparence. — Apparition, disparition, appariteur, se rattachent au supin, qui n'a jamais la désinence inchoative ; Vappariteur est proprt celui « qui se montre » quand on l'appelle. Comparition est devenu comparution, sous l'influence de la formule juridique « a comparu »; un comparse (le mot est d'origine italienne) est proprt celui qui paraît seulement avec les autres, un figurant.

Le mot grec qui a le sens de parii,itre se trouve sous les

formes phan-, fan-, phén-, dans diaphane, phénomène, fantôme (écrit jadis pkantôme). Diaphane est en quelque sorte le modèle grec de transparent, puisque le préfixe grec diaa le môme sens que le préfixe latin trang-. Phénomène, d'où phénoménal, c'est proprt ce qui apparaît; ce mot eifaniôme sont les formes grecques qui correspondent au mot d'origine latine apparition, voy. fantaisie.

- paraUaate, parallèle, parai- Parangon, origine dou-

lôlipipède, parallélogramme, teuse.

V autre *. Parapet, v. pis, substantif.

Paralogisme, u. logique «. Paraphe, parapher, v. gra-

Paralyser, paralysie, para- phie^. ^

lytiqae, v. solution,

Papaphemaux (grec pharnê, dot, et préf. para-, à côté), biens en dehors de la dot.

Paraplurase, paraphraser, v. phraie.

474 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Parent

Pftnqjiliito, v.pUaoùir.

Parasite, d'où parasitisme, grec parasiton (préf. para-), proprt qui se nourrit à côté, chez le voisin.

Paraool, v. soleil. ParaTent, v, vent.

Paratonnerre, v, tonner. Parbleu, v, dieu^.

Parc, origine germanique, dérivé : parquer. Le di/ninutif parquet signifie enceinte réservée (au tribunal, à la Bourse, au théâtre) et assemblage à compartiments (d'où parqueter).

Parcellaire, parcelle, o. pari i, A.

Parchemin est le latin *pergamenum (peau préparée à Pergame), déformé en percaminum. Dérivé : parcheminé.

Parcimonie, lat. parcimonia, d'où parcimonieux, se rattache au verbe parcere, épargner, supin parsum.

Parcourir, paroonm, v, donner, v. dé k jouer* courir. Pareil, v. pair^^

Pardessus, v. sari. Parélie, v. soleil.

Pardieu, v. dicu^, . Parement, v. pair*. Pardon, pardonnable, par- Parenobyme, v. chyme.

Parent, qui est le latin parentem, d'où parenté, parentage (encore au xviP siècle), signifie proprt « qui a mis au monde », et, par extension, membre de la famille. Ce mot se rattache au verbe parère^ supin partum, d'où part, terme juridique, et parturition (d'un verbe partarire, fait sur le dérivé partara).

1 . On a la même racine-dans : ovipare, qui met au monde des œufs; vivipare, qui met au monde des êtres vivants. Le la'Jn Viper ly d'où vipère (adj. vipérin) et le doublet populaire guivre, équivaut à vivipare; vive, pour vivre^ nom de poisson, est une autre forme du mot, désignant la vipère deau (ce poisson passait pour dangereux). Sur le premier élément de puerpéral (fièvre puerpérale, fièvre d'accouchement), voy. poule; cet adjectif est formé sur le composé latin puerpera, femme en couche.

2. Le sens de « mettre aa monde » est une restriction do sens primitif de parère, qui avait la signification générale de mettre, produire, procurer. Ainsi s'explique le verbe composé latin reperire (d'où : répertoire, et repère dans la locution « point de repère »), qui contiesnt l'idée de procurer de nouveau, de retrouver. I^e mot repère a été aussi rattaché à repaire, voy. père; dérivé : repérer.

parole] DU FRANÇAIS. 475

3. D'après une explication plausible, le latin pauperem (dérivé : paupérisme), devenu pauvre (d'où pauvreté, appauvrir), se composerait depaa(cum), d'où vient pea, et de notre racine, qui aurait ici le senà de « produire pour soi-même » ; le pauvre est celui qui acquiert peu. ^

Parenthèse, v. thèse ^. Parer, o. pair^.

Papesse, d'où paresser, paresseux, latin classique pi^ri^ia.

Parfaire, parfait, v. faire ^, merie, parfumeur, vi fumer. Parfois, tf. /où. PatHélle, v. 5o2ei2«

Parfum, parfumer, parfu- Pari, v. pùir^*

Paria» mot tamoul.

Parier, u. pair*. . iNurieur, v. pair*.

Pariétaire,parlôtal,o.paroJ.

Parisis est parisien^ mais avec le suffixe qu'on a dans CambrésU.

Parisyllabique» V. jMJf* leur, parloir, parlote, »•

et épilepsie. parole*.

Parité, v. pair*^. Parmi, v» mi «.

Parjure, parjurer, o.jBrer^. Parodie, parodier, paro-

Parlement, parlementaire, diste, v. ode»

parlementer, parler, par-

Paroi, latin classique parieteiUf d'où : pariétal; parié* taû:;es, plantes qui poussent sur les murs.

Paroiflse, paroissial, paroissien, v, éeonùme.

Parole est le doublet populaire de parabole, grec latinisas parabola^ et se rattache au verbe grec bcdlein^ jeter. Palabre est la forme espagnole de parole.

1. Le mot grec signifie proprt action de jeter à côté, de mettre à côté, préf. para-y comme hyperbole = action de jeter au delà, d'où les sens, pour l'un, d'expression indirecte de la pensée, allégorie (plus tard» sous la forme parole, expression quelcouque), et, pour l'autre, d'expression exagérée. L'hyperbole et la parabole (comme VellipsCy v. éclipse) sont aussi des courbes géométriques dans lesquelles une certaine mesure est plus grande qu'une autre pour l'hyperbole, et égale pour la parabole, le préfixe para- impliquant l'idée d'une comparaison, d'une similitude.

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