‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 121 sur 169 · V. méat. pexmuter, v, muer · texte numérisé non relu

V. méat. pexmuter, v, muer

Permettre, permis, per- Pernicieux, v. noyer 2.

Péroné, grec péroné, proprt agrafe. •' Péronnelle, doublet de PéiroQilley nom propre de femme employé comme nom commun ayec une valeur péjorative.

Péroraison, pérorer, v. Perplexe, perplexité, v.

oral. plier K

Perpendiculaire, v. peri" ^ Perquisition, perquisition-

dre^. ner, v. quérir.

Perpétrer, v. père, Perron,% v. pierre.

Perpétuel, perpétuer, per- Perroquet,! perruche, v.

-pbtxxité, V. pétition^. économie.

Perruque, d'où perruquier, mot d'origine inconnue, emprunté à l'italien. i >

Pers, origine inconnue. Persloaire, persiexme, ».

Perse, v. pêche. pêche i.

Persécuter, persécuteur, Persiflage, persifler, poi^

persécution, v. suivre 2. slfleor, v. siffler.

Persévérance , perse vé- PersU, persillads, ». eilerL

rant persévérer, v. sévère. Persistance, pessMUït,

psnlster, v. ester K

Pétition] DU FRANÇAIS. 491

Personne est le latia persona^ mot emprunté à Tétrusque, qui signifie d'abord masque de théâtre, puis rôle, acteur, individu. Dérivés : personnage, personnel, personalerriy d'où impersonnel, personnalité, personnaliser. Composés : personnifier, d'où personnification, v. faire ^ ; unipersonnel, V. un.

Perspective, perspicaoe, Pertinaoité, v. tenir ^.

perspicaoltô, v. épice^. Pertinemment, pertinent.

Persuader, persuasif, per- v, tenir ^.

suasion, v dissuader. Pertuis, v. eontondaïU.

Perte, V. d^ à jouer ^.

Pertuisane, déformation (sous l'influence de perlais) de l'italien partegiana, d'origine douteuse.

Pertiirbateur, perturbation, v. tourbe 2. *

Pervenche estie latin pervinca.

Pervers, perversion, per- teur, pesée, peser, peson, ti. versité, pervertir, pervertis- pendre^, sèment, v. vers^. Pesâe, v. poix.

Pesage, pesant, ^ peaan^ Pessimisme, pessimiste, o,

parK

Peste» latin pestem. Dérivés : pester, « proférer l'interjection peste! », pestilence, pestilentia^ d'où pestilentiel. Composés : empester, malepeste, voy. maly adjectif; jiestiféré, fait, sur le latio pestiferam, « qui porte la peste », v, offrir^.

Pet est le latin peditum. Dérivés : pétard, d'où pétardier; Pétaud, noQi propre plaisant, d'où pétaudière; pétarade, mot d'origine provençale; péter; pétiller, d'où pétillant, pétillement.

Pétale, du grec petalon, feuille. Se rattache, comme patent, h une racine qui signifie « être étendu ».

Pétiole, pétiole, V, pied*^.

Petit, origine peut-être celtique. Dérivés et composé : petiot, petitesse, rapetisser. Le mot grec exprimant la même idée est mikron, sur lequel voy. micro-.

Petit-griSy petit écureuil gris.

Pétition se rattache au verbe latin petere^ supin petiium.

i. Les sens primitifs de ce verbe, « voler vers » et « se précipiter », sont représentés en grec par deux verbes différents de même racine, ptesthai et piptein. On a l'idée de vol dans les mots d'origine grecque tels que aptère, v. aile.

492 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Pétria

aussi dans le mot latin penna^ plume, voy. empenné. On a ridée de précipitation dans le latin propitiam, proprt qui tombe en avant, penché, favorable, français propice, d'où propitiatoire (sur une autre étymologie, voy. proche) ; dans impétueux, fait sur le latin impetum, élan vers, d'où impétuosité; dans impétigo, mot tout latin, proprt attaque (d'une maladie éruptive] ; dans pétulant, petulaniem, pétulance, et dans le mot d'origine grecque péripétie, « ce qui surgit dans une action dramatique », voir aussi symptôme. Dans perpétuel, perpétuer, perpétuité, (de formes latines se rattachant à Tadjectif perpetuuniy proprt qui va sans interruption), le préfixe introduit une idée de continuité, de permanence, qui prévaut. Centripète, qui se précipite vers le centre, le mot est de formation moderne.

2. De ridée de précipitation on passe facilement à celles de vif désir et de sollicitation, d*où, d'une part, appétit, appetituin, appétissant, appétence, appeientlcy inappétence, d'autre part pétition, petUionerriy pétitionner, pétitionnaire, compétition, compétiteur (dans compétent, competentemy compétence, incompétent, incompétence, termes juridiques et sens dérivés, il ne s'agit pas d'une coïncidence ie demandes, mais d'une convenance, d'un rapport non plus de personnes entre elles, mais de personne à objet).

3. Dans le composé latin avec le préfixe r«-, l'idée qui prévaut est celle de direction vers un lieu; repetere, français répéter, c'est proprt regagner un lieu, revenir, au propre et au figuré, d'où re€.ommencer. Dérivés : répétition, répétiteur, répétailler. Le mot répétition, comme terme juridique, exprime Taction de redemander : « Ce qui a été payé sans être dû, dit le Code civil (article 4235), est sujet à répétition. » ^

Peton, V. piedi. Pétrification, pétrifier, v.

Pétrel, origiue douteuse. pierre.

Pétrin, qui est le latin pistrinam, et pétrip, d'où pétrisseur, pétrissage, se rattachent au verbe latin pinsere^ battre, tasser, supin pinsitam ou pUium, nom d'agent pis/or^/n, boulanger. Pisé est le participe passé d'un autre verbe, *pisare, de même racine et de même signification. Même racine dans le j^rec ptisanêy d'où tisane, proprt graine qu'on écrase.

— Les substantifs pistil (1. pistiUum), piston (du vieux verbe pister, qui est le latin *pistare) et pilon exprimenl

Peuple] DV FRANÇAIS. 493

étymologiquement la même idée : le pistil est proprt un petit pilon, et piZon dérive d'un verbe piler, qui est le latin *pilare, de la même famille. Rapprochez pile, qui est le latin pi7a, colonne, d'où : pilier, pilastre, d'origine italienne, pilot, pilotis, .empiler, où l'idée de tassement prévaut. La piste est proprt la ligne de terrain battue par Tanimal ; composé : dépister» découvrir la piste ou au contraire faire qu'on s'en éloigne, suivant la valeur donnée au préfixe dé-. Le latin oppilare signifie proprt tasser devant, obstruer, comparez obturer , au mot' contondant; désopiler, c'est proprt désobsU*uer, une histoire désopilante est censée désopiler la rate.

Pétrole, pètroler, pétro- Pâttilsmoe, pétulant, v. pé-

leur, V. huile. < tUion^.

Petto (lu), v.piis, sabstabtif. Pétunia, v, acacia,

'Peu est le latin paueum (cf. anglais few) auquel se rattache pauvre, voy . parent ^

Peuple est le latin pôpularriy auquel se rattache l'adjectif publicum. Dérivés: peuplade; penpler, d'où penplemeht, dépeupler, dépeuplement, repeupler; populace (origine italienne), d'où populacier ; populaire, popularem, d'où popularité, populariser, impopulaire, impopularité; popu^ leux, populosum ; population, qui nous est venu du bas latin par l'anglais, dépopulation, depopulationem (ravage); public, publicum, d'oii publicain, publicité, publiciste; publier, publicare, publication. Composé de publicum : république, ^proprt chose publique, respublica (v. rien), d'où i^épublicain^ républicanisme.

— Le mot latin qui exprime Tidée de peuple opposée à celle de noblesse est plebem, génitif p{e6û, français plèbe, d'où plébéien, formé sur l'adjectif plebeium, même s^as, et plébiscite, plebiscitum, consultation du peuple. On a vu dans plebem la même racine que dans populum, d'une part, et da.nQ ^plénum de l'autre (v. plein), et aussi dans l'anglais /o//c et l'allemand volk. Le sens primitif serait celui de « foule », d'où un autre rapprochement avec le grec polu, sur lequel voy. l'article tnulti-,

— Le mot grec qui signifie peuple est démon, qui entre dans la composition de démocrate, démocratie, démocratique (sur le second élément de ces mots, voy. aristocraiiê)^ de démagogie, démagogique, démagogue (sur le second élément, voy. agir ^), de endémique, proprt qui est dans le peuple

494 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Phébus

d'une certaine région, épidémie, épidémique, proprt qui est (acci«lentolleracnt] sur le peuple.

Peuplier, dérivé du vieux français peuple, qui est le latÎD pôpulum, même sens.

Peur, d'où malepeur (v. mal, adjectif) et peureux, apeuré, est le latin pavorern. L'adjectif pavidum, précédé du préflxe ex-, est devenu le mot français épave, qui signifie proprt effrayé, et, par connexion, égaré (d'abord en parlant des animaux), puis objet rejeté par la mer et sans propriétaire. Sur le participe présent du verbe pavere, avoir peur, a été fait en latin populaire *expaventare , devenu le français épouTanter, d'où épouvante, épouTaiitable, épouvantail.

Peut-être, proprt « cela peut ôtre ».

Phaéton, cocher (cf. automédon)^ du nom du fils du Soleil, qui conduisit un jour le char de soorpère; le mot désigne également et surtout une espèce de voiture.

Phagocyte, v. Uucoeyie.

Phalange, du grec pfialanga^ dent le sens primitif était « bâton, rouleau ». Le mot palan, d'abord rouleau, est un doublet de phalange. Les os allongés du doigt ont été comparés à des bâtons (dérivé : phalangette) et la légion macédonienne à une ligne rigide comme un bâton. Dans le système de Fourier, la phalange est une association d'un certain nombre de familles, et le phalanstère (mot bizarrement formé avec la désinence de monastère), une sprte de monastère de « phalanges ».

Phalène, phanérogame* v. fantaisUK

Phare, tour lumineuse comme celle de TUe de Pharos, près d'Alexandrie.

Pharisien, pharisalque, mots de forme grecque et d'origine hébraïque.

Pharmacie, grec latinisé pharmacia, (d*où pharmacien'^ et pharmaceutique se rattaolient au grec pharmakon, remède.

Pharynx, d où pharyngien, pharyngite, du grec pharunx, gorge, accusatif p/iarun^fa.

Phase, u. /an/aisiei.

Phébus, mot tout latin, grec Phoibos, nom du dieu de la poésie, sert à désigner, dans un emploi péjoratif, une manière de parler ampoulée et obscure.

Phrase] du français. 495

PhéniquOi v. fantaisie^.

Phénix, grec phoiniXy qui Signifie proprt le rouge. Phénol, phônomônal, phénomène, v. fantaisie^ et paraître,

PhiU, philO', se rattachent au grec phileiriy aimer, que l'on retrouve dans l'élément final -phile, de bibliophile, ami des livres (v. livre masc), anglophile, anli des Anglais, et l'élément initial de : philanthrope, philanthropique, V. anthropologie-, philharmonic[ue ; philologie, philologique, philologue, v. logique^; philosophie, philosophe, et leurs dérivés, v, savoir. -Mais philistin est d'origine hébraïque. Quant au mot philippine, nom d'un jeu, il vient de l'allemand philipchen, considéré comme une altération de viel-liebchen, bien-aimé; ici, par conséquent, p/ii/- signifierait » beaucoup », et ridée d'aimer serait exprimée par -lippine, cf. libitum.

— Une philippique est une attaque violente comme les discours de Démostbène contre Philippe (le nom propre Philippe signifie lui-même :• qui aime les chevaux),

Philatélisme, philatéliste, du mot grec ateleia, affranchissement; sur phil-, voy. l'article précédent.

Philo-, V. phil-.

Philtre, grec philtron.

Phlébite, phlébotomie, v. Phlegmon, phlox, v. fia»

veine. grant.

Phonème et phonétique dérivent du mot grec phônê, qui signifie son et voix, et qu'on retrouve dans phono* graphe, graphophone, gramophone, sur lesquels v. graphie*^, ainsi que dans -phone, -phonie, -phonique, des çiots tels que ': aphone et aphonie (a- privatif), sans voix; téléphone et ses dérivés,!;, télé-; cacophonie, v. cacochyme; euphonio (et euphonique), formé avec eu = bien, et exprimant l'idée d'un son agréable; homophone, homophonie, idée d'un son pareil, v. homéo-, homo-; symphonie, d'où symphonique, proprt ensemble de sons. Cf. son et voix.

Plioque, grec phôkê.

Phosphate, ph08phite,phos* photographe, photographie,

pbore, phosphore, phospho* photographier, photogra-

resoence, phosphorescent, phique, photogravure, pho-

pbosphoreux, phOsphorique, tolithographie, v. fantaisie^,

J^liJpase, grecphrasin, géniiiî phraseôs. Dérivés: phraser,

Cb^DAT. — DICT. ÉTYM. FRANC» • 33

496 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIOIIB [Piaffer

phrasanr. Composés : antiphrase, proprt langage contre, qui (lit le coatraire de ce qu'il semble dire: paraphrase, proprt langage à côté, développement; périphrase', proprt langage autour, circonlocution; phraséologie, v. iogiqaeK

Prènologle, v, frénitiqae.

Phtisie» d'où phtisique, grée phUiitin^ proprt dépérissement.

Phylaottee, v. prophyloù' ' PbyUoxdra, phylloxéré, v. Uqae, feuille,

Physique 9 grec latinisé phygicamy se rattache ao grec phuUn, nature, génitif phuMÔ$^ et signifie proprt, comme adjectif; « qui concerne la nature >», et, comme substantif, « science de la nature », mais physiologie (v. logique'*^ signifie aussi a science de la nature » ; cette signification est assez large pour se prêter à des spécialisations variées. Âu moyen âge, la physique était la médecine, et le physicien é^it le médecin, sens conservé en anglais. Dérivés de physiologie : physiologique, physiologiste. Métaphysique, doù métaphysicien, désigne la science dont traite Aristote après la physique (préfixe meta"), et qui se trouve être celle des choses au-dessus de la nature. La physionomie, c'est originairement le (( discernement de la nature » des geas (v. connaUrey A) d'après leur visage, d'où : l'expression du visage.

— Le mot grec phasin se rattache au verbe phaeiriy qui signifie produire, faire pousser, et, intransitivement, se produire, pousser. De là néophyte, proprt nouveau rejeton, u. neu/, zoophyte, animal-plante, V. zoologUy apophyse, proprt croissance hors de, saillie naturelle d'un os, et émphytéose, d'où emphytéotique, proprt permission de planter (concédée par un bail). Le grec CDiphaton, plantation ou greffe, d'où dérive émphytéose, a donné en formation populaire, par l'intermédiaire d une forme latine, notre ^ot ente, d'où enter, greffer, et, par figure, remonter des bas.

— On a la même racine dans le latin yhî, français ;V fns. et dans faturum (qui sert de participe futur au verbe esst' être), français futur, dont- le sens propre est : qui doit se produire.

Piaffer, origine inconnue, peut-être onomatopée sur le mot pied.

Pîe] DU FRANÇAIS. ^ 497

. ' Piailler, v. pîe f . Piaulement, piauler. ▼. le

Pianiste, piano, v, plain, suivant.

Piastre, v. plastique.-

1. PiCy oiseau, est le latin picnmy dont le féminin pica est devenu pie.' Composé : pivert. Sur pie-grièche, \oy, grec. Piailler et piauler, d'où piaulement, pourraient être formés sur (pie, mais sont plutôt des onomatopées, cf. piper,

2» Pie, instrument pointu et pointe de montagne, origine inconnue, peuMtre onomatopée. Dérivés : pique, arme, et figure du jeu de cartes en forme de fer de pique; picot; probablement pioche, d*où piocher, piociienr, et piolet, mot du patois des Alpes. ,

— A c6té de pic on a le verbe piqner (d'où picoter et picotement). Substantif verbal de piquer : pique, au sens figuré de brouille. Adjectifs et substantifs participiaux : piquant; piqué, genre d'étoffe faite jadis de deux tissus piqués ensemble. Dérivés : piquet, bâton qu'on pique (piquet, jeu de cartes, est d'origine incertaine) ;. piquette, boisson pi-/ quante ; piqûre ; piqueur et son doublet espagnol picador ; piqi^ôté^ piquage, 'action de piquer, et au figuré, dans <« piqua^ d'once », action de voler de petites quantités de soie.

Pieailloiiy provençal picaioun^ d'origine douteuse.

Picaresque^ qui décrit les mœurs des picaros (mot espagtkoï)^ c'est-à-dire des fripons.

Piohenette, origine inconnue.

Piefaiety origine probablement germanique, cf. ail. bêcher, g^obelet.

Pioorée, pioorer, piooreur, Pioot, picotement, picoter,

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