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Poule, terme de jeu, PouUnlère, v. poule

origine douteuse. Poulpe, v. pied.

Poulie, origine douteuse.

Pouls est le latin pulsanty qui se rattache au verbe pellere, supin pulsum. Ce supin a produit aussi notre verbe pousser, qui est pulsare (dérivé savant : pulsation), d'où poussif, qui se dit d'un animal obligé de « pousser » sa respiration. Substantif verbal pousse (sur pousse-pousge, voy. cricri). Substantif participial poussée. Composés se rattachant au même supin : compulser, proprt pousser ensemble (des feuillets, des pièces, pour y faire une recherche) ; expulsion, expulser, 'pousser dehors; impulsion, impulsif; propulsion, poussée en ayant ; repousser, mot populaire, avec ses dérivés repoussant et repoussoir, dérivés savants : répulsif et répulsion.

— L'appel est une poussée au figuré, ce qui explique la parenté de pellere et de *peUarey dont nous avons les composés : appeler, d'où appel (qui est avec appeau, pour les oiseaux, dans le même rapport phonétique que bel avec beau) et appellation, mot savant comme interpeller, d'où interpellateur , interpellation; rappeler (d'où rappel), appeler pour qu'on revienne, réappeler, faire un nouvel appel, cf. re- ou ré-.

Poumon, d'pù s'époumonner, est le latin pulmonem (dérivé savant : pulmonaire), apparenté peut-être à la famille grecque de plèvre^ voy. ce mot. [

Pottpard, poupée, poupin, poupon, v»! pupille.

Poupe, du latin puppim par l'italien. , Pour, préposition et préfixe^ que l'on trouve aussi comme préfixe sous la forme por- (portrait) ou pro- (promener) et

520 DICTIONNAIRE ÉTYMOIiOGlOUE [POUr

qui a d*ailleur8 dans les mots savants la forme toute latine pro-, rarement prod- (prodigue), est la préposition préfixe du latin pro, qui partage avec une forme apparentée, pré-, 1. prœ, (et aussi avec o5, v. ce mot), le sens de « devant, en avant », d*où parfois le sens de « publiquement » et, d'autre part, l'idée d'extension, de débordement. Si Ton rapproche proposer et préposer, on verra que pré- a pris une valeur comparative. Pro est aussi apparenté h per, v. par. Dans les composés français il y a parfois confusion entre les préfixes pour et par, voy. pourfendre et pourpoint. Il y a un préfixe pro-, identique au préfixe latin et d*origine grecque (cf. proue), voy. aussi pro*-. Ce qui est devant nous peut devenir un but ou une cause d'action, il est donc facile de comprendre que pour soit employé pour marquer la cause aussi bien que le but ; on ne dit plus pour ce que à côté de parce que, mais on demande encore apoarquoi ». La même préposition exprime une idée de remplacement (on passe « devant » les gens pour prendre leur place).

1 . La forme rare prod- se rencontrait dans le verbe latin prodesse,.\)To^ri être pour, être utile; c'est avec cette signification particulière qu'elle a servi à constituer en latin populaire l'adjectif *prodis, devenu le français prenx, bon serviteur, vaillant vassal (bon conseiller dans la locution preux d'homme, prud'homme, d'où on a tiré prude), et le substantif "prodicia, devenu lé français prouesse, acte de vaillance. Notre vieil adverbe prou (ni peu ni prou), qui avait le sens de « beaucoup », n'est autre chose que la forme neutre et proclitique de preux.

2. Reciprocum, français réciproque, d'où réciprocité, est formé avec les deux préfixes re-, en arrière, et pro-, en avant, et exprime un mouvement de va-et-vient, voy. l'article re- ou ré- *.

3. Le mot latin priorem (d'où : prieur de couvent, avec son dérivé prieuré ; priorité et la formule toute latine a priori, à première vue) est une forme comparative tirée de pjro au sens de « en avant » : le prior est proprt celui de deux qui est avant l'autre.

Le superlatif correspondant, désignant celui qui est le plus en avant de tous, est primum, deveîiu le vieux français pria (encore dans printemps, le premier temps, la première saison de l'année), féminin puis forme unique : prime (de prime abord, primevère, v, vernal, prlmesautier, v. saitUr)'

Pourrir] dc français. SSi

Dérivés : promlar, lat. classique primariam; l'adverbe tout latin primo; primer au sens de tenir le premier rang; primat, d'où prïmatial; primates, 1. primates, proprt ceux ((ai occupent le premier rang ; primante, primaire, primitif; prémices, qui est le latin primttia«. Mois savants composés, dans la formation desquels entre primant : primicier, bas I. primicerium, proprt le premier inscrit sur les tablettes de cire, primipare, qui est mère pour la première fois, V. parent^; primogénitare, aînesse, v. ginitai; primordial, V. ourdir; prince, principe et les dérivés, v. capable'-. Entre pour et premier il y a le même rapport qu'entre la préposition anglaise for et le nombre ordinal Jlrsl, et entre ail. uor et fûrsl.

4. Le préiîïe grec pro-, signalé plus haut, a formé aussi un adjectif ordinal, proton, premier, dont nous avons fait le mot prota, premier ouvrier d'une imprimerie, et qui se retrouve dans les mots tels que : protocole, proprt premiàre feuille collée, marque d 'authenticité, puis. registre offlciel, formulaire, cf. étiquette au mot ttimuter; protonotaire, premier notaire, prototype, premier type; protozyde, le premier osyde dans l'ordre d'importanee de l'ouygène (dans l'ordre ascendant), le moins oxygéné; protozoaire, le premier animalcule, le moins développé, v. tooiogit; protagoniste, V. agonie; protopUama, v. plaitiqae.

Pourboire, B. boire. Poorlâober, u, Ueher.

Poaroeao, v. pore. Pgurparler, v: parole.

PoDRientage, 0. cent. Pourpier, v. poale.

PoDmhasser, «. capable^. Vaarpoint, «, poindre. Poorlendre, u. fendre,

Poupppe est le latin parpara, du grec porphura, même sens. Dérivés : purpurin, pourpré, empourpré. Le mot porpbyre, calqué sur la forme grecque, sert à désigner une roche de couleur rouge. Porphyriaer signifie réduire en poudre (d'abord sur une table de porphyre).

PourprlB, II. preaire. ' Pourquoi, u. pour.

Pourrir, d'où pourriture, latin classique patrere, gu pour origine une onomatopée, et dont on a aussi la for inoboative pulr««cere; dérivés savants : putride, putridv putréfier, putréfaction {v. faire ''), pntresceut. putresciï imputreicibla. Appartiennent k la même famille : 1° le n

1(22 DICTIONNAIRE ÉTTVOLOGIQUS [Pratique

pus (qui est le latin pas y génitif, pam), ainsi qne : paraient et purulence ;pa8tale, 1. pustalOy et pustuleux; suppurer et suppuration, émission de pus en dessous; 2° le verbe dont la forme classique est puierey sentir mauvais, devenu le français puer, d'où puanteur, empuanter ; sur putere a été fait l'adjectif puiidam, devenu le vieux français put, dérivés : putois, punais (où entre le mot nez, latin naswn) qui a produit à son tour punaise.

Ponrtolte, poursalvr», •• Poortoar, v. tour,

suivre*. Pourvoi, pourvoir, ponr-

Pourtant, v. tanL ▼oyeur, pourvu, v. voir^.

Poussa, mot chinois qui désigne une idole assise les jambes croisées.

Pousse, poussée, pousse- Ponoslf, v. poalf.

pousse, pousser, v. pouls* Poussin, poussinière, poa-

Poussière, v. pondre» tre, poutxelle, v. poule.

Pouvoir est le latin *poterey pour posse. En latin populaire, le participe présent avait deux formes, poientem et *possientem; la seconde est devenue puissant (cf. je puis), d'où puissance, impuissant, impuissance. Le participe potentem, qui a donné pouvant en formation populaire, est représenté en formation savante par impotent {in- négatif), et les dérivés ou composés : plénipotentiaire, voy. plein, omnipotent, omnipotence, équivalents de tout-puissant, toutepuissance, voy. omnibus, potence proprt pièce de soutien (la potence soutient le pendu). Le substantif poteslatemy puissance, nous a donné podestat, mot d'origine italienne. L'adjectif possi6i7em (cf. l'infinitif classique passé) a fourni possible, impossible, possibilité, impossibilité. — On rapproche de cette famille de mots le second élément du mot grec qui nous a donné despote, le premier est douteux.

Pragmatique, pragmatis- Prairie, prairial, v. p/*^<

me, V. pratique.

Praline, d'où praliner, bonbon intenté au xvii« siècle par le cuisinier du maréchal du Plessis-Praslin.

Pratique, grec praktikon, et pragmatique, grec praçmatikon, se rattachent au verbe grec prassein ou prattein, faire. Une « pragmatique » sanction est proprt une sanction pratique de certaines difficultés; le pragmatisme est une doc- . trine qui tend à l'action. De pratique clérivent pratideii et

Prendre] du français. 523

pratiquer, d'où praticable, impraticable; un praticable de théâtre est un décor où les ouvertures ne sojnt pas seulement figurées, mais réelles, praticables.

Pré-, préOxe, v, pour. ^

Pré, d'où préau (d'abord petit pré) est le latin pralurUy dérivés : prairie, prairial. Sur pré-salé, voy. sel.

Préalable, v. aller.

Préambule, v. ambulant.

Préau, u. pté.

Préavis, v. voir 2.

Prébende, prébendier, o.

aiioir^.

Précaire, w, prier.

Précaution, précautionneux, V. caution.

Précédent, précéder, o.

céder ^. .

Précepte, précepteur, préceptorat) V, capable ^.

Précession, v. céder*.

Proche, prêcher, prêcheur, prêohl-prôoha, v. dire^.

Précieux, préciosité, ' v, prix.

Précipio^, précipitation, précipiter, v. cap^.

Préciput, \3. capable^.

Précis^ préciser, précision, V. césure.

Précité, V, citer.

Précoce, précocité, v. eairê.

Préconçu, v, capable^.

Préconiser, v. prône.

Précurseur, v. courir.

Prédécesseur, v. céder*.

Prédestination, prédestiner, V. estera.

Prédicat, prédicateur, prédication, V. dire^.

Prédiction, v. dire*»

Prédilection, v. lire ♦.

Prédire, v. dire*.

Prédisposer, prédisposition, V. site^.

Prédominer, v. dôme *.

Prééminence, prééminent, V. éminence.

Préemption, v. exempt^.

Préface, v. affable^.

Préfectoral, préfecture, v.

faire ^. v

Préférable , préf érenc e , préférer, v. offrir^.

Préfet, V. fairè^.

Préfixe, v. ficher.

Préhenseur, v. prendre.

Préjudice, préjudiciable, préjudiciel, préjugé, v. jurer *.

Prélasser, prélat, prélatnre, v. offri^^..

Prélèvement, prélever, v, léger.

Préliminaire, v. lice 3,

Prélude, préluder, v. allU' 9ion.

Prématuré, v. demain.

Préméditation, prémédit/sr, V. méditer, ~

Préinices, premier, 0, pour s]

Prémisses, v. mettre «.

' Prémonitoire, v. moniteur.

Prémunir, v. munir.

Prendre est le latin prendere, contraction de prehendere pour prœhenderej supin prensum, proprt tenir devant, saisir (d'où commencer, dans carême prenant, mardi gras). A la forme non contractée se rattachent les mots savants ; préhen-

524 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Prérogative

sear; appréhender (d'où apipréhensicm), saisir par la pensée, concevoir (une crainte); compréhension, action de comprendre, compréhensible, incompréhensible; répréhension,

action de reprendre quelqu'un, et répréhensihle, reprochable. — Adjectif participial de prendre : prenant. Substantif participial : prise, d'où priser (du tabac). Dérivés : prenenr, faitsurle radical du participe présent, prenable, d'où imprenable; prison (doublet de préhension, influencé par le participe passé), d'où prisonnier, emprisonner, emprisonnement; présure, qui est *prensuraj substance pour faire « prendre » le lait.

Composés : apprendre (d'où désapprendre) et comprendre (d'où incompris), c'est pareillement saisir par l'esprit, avec une diiTérence d'acception qui tient à la valenr des préfixes; apprendre a aussi le sens de faire saisir par les autres, enseigner, d'où malappris, proprtmal enseigné, mal élevé; autre dérivé à' apprendre : apprenti, d'où apprentissage. Déprendre, c'est dessaisir, détacher; entreprendre, prendre en mains une aiTaire, d'où entreprenenr, entreprise, la même idée était exprimée aussi par le vieux verbe emprendre, dérivés: emprise, et le mot tout italien imprésario, qui équivaut à « entrepreneur » ; éprendre a signifié saisir un objet, en pariant du feu, d'où s'éprendre, s'enflammer, adjectif participial épris; méprendre intransitif, de l'ancienne ladgue, d'où se méprendre et méprise, signifie proprt mal prendre les choses, commettre une faute ou une erreur; le vieux verbe poarprehdre, saisir en avant, envelopper, d'où pourpris, enceinte; reprendre, ressaisir ou critiquer, substantifs participiaux : repris de justice, proprt réprimandé par la justice, et reprise (d'où repriser, faire une reprise, au sens de reprendre une étoffe déchirée, et représaille, venu d'une forme méridionale de reprise, action de prendre sa revanche); surprendre, d'où surprise, prendre sur le fait, h, l'improviste, étonner (l'idée de « à l'improviste » est exprimée par le préfixe sub- dans subit, voy. errery 2, A).

Prénom, v. nom. Prôfondèranoe, prépondé-

Préoccupation, prèocoa- rant, v, pendre '.

per, V. capable^. Préposer, prépositif, pré-

Prèopinant, v. opiner. positioa, v. site^.

Préparateur, préparât!!, Prérogative, v* rog^ns. préparation, préparatoire, préparer, u. pair^.

Près] BU FRANÇAIS. 525

Près est le latin pressum et se rattache au verbe premere, serrer, supin pressum. C'est un participe passé employé adverbialement en français : d'une manière serrée, tout contre, tout proche. La locution composée après ne comporte en soi qu'une idée de proximité, mais, par suite d'une spécialisation, elle a exprimé d'abord le voisinage « au delà », dans l'espace ou dans le temps, puis la situation au delà, abstraction faite de toute idée de voisinage, c'est ainsi qu'on est arrivé à dire (( longtemps après ». La locution composée presque s'est d'abord employée devant le verbe à un mode personnel : (( près qu'il a peur », c'est-à-dire « il est près d'avoir peur », puis : il a presque peur, etc: Sur le môme supin pressufn ont été faits le substitutif pressîonem, pression, et le verbe presser, qui est pres^are, substantif verbal presse, dérivé pressoir d'où pressoirer, à côté de pressurer fait sur le vieux mot pressure ; composé s'empresser, se presser pour.

— Les composés de premere sont en -primere, -pressum : compresse, proprt chose pressée, tassée, compression, incompressible, et comprimer, substantif participial comprimé; dépression et déprimer, action de presser de haut en bas, de faire baisser; expression, action de presser hors de, de faire sortir, expressif, exprès, et exprimer d'(|ù inexprimable. L'adjectif exprès vient du participe passé latin ; c'est par conséquent un doublet sémantique de exprimé, mais il s'est incorporé une idée accessoire de précision : c'est ainsi que cet adjectif est arrivé à signifier précis, spécial (un courrier exprès), et nous est revenu d'Angleterre sous la forme express pour désigner les trains, qui vont à destination d'une manière précise (en s'arrêtant le moins possible en route); cette acception n'a rien conservé de l'idée primitive de « exprimé «,il en est de même de l'emploi adverbial de l'adjectif, et c'est en quoi l'adverbe exprès diffère de l'adverbe expressément i= en s'exprimant avec pi*écision) ; faire quelque chose exprès, c'est le faire dans une vue précise. Autres composés : impression, proprt action de presser sur, d'où impressionniste et impressionner, qui a produit impressionnable; imprimer (d'où imprimeur, imprimerie) et son doublet de formation populaire empreindre, d'où empreinte; oppression (préf. o5-), oppressif, oppresseur, le verbe opprimer calqué sur l'infinitif latin, et oppresser formé sur le supin ; répression, action de presser en réagissant, d'arrêter un développement, répressif, irrépressible,

526 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Préveilance

et le verbe réprimer, qui a produit réprimande, d'où réprimander ; suppression, proprt pression de bas en haut, enlèvement, et le verbe supprimer.

PréBage, présager, u. sagace.

Pré^salè, o. sd.

Presbyte. L'adjectif grec presban, âgé, vénérable, a produit d*une ^rt presbatên, vieillard, d'autre part la forme comparative presbuteroriy prêtre. De presbutên nous avons tiré presbyte, d'où presbytie, défaut de la vue qui se manifeste et s'accentue avec l'âge; presbateron^ par l'intermédiaire du latin presbyter, ace. presbyteram^ a produit en formation populaire prêtre (d'où prêtresse, prêtrise, prestolet), et la vieille forme prouvaire, dérivé» savants : presbytère, maison du pr^re, et presbytérien, partisan de la suprématie des prêtres, â l'exolusion des évêques.

iprématie des prêtn

Prescience, v. semoir.

Prescriptible , presorip tion, prescrire, v. écrire.

Préséance, v. seoir ^.

Présence, présent, présentable, présentation, présenter, V. étre^.

Préservatif, préservation, préserver, v. serf^.

Présidence^ président, présidentiel, présider, prèsidial, ' V, seoir ^.

Présomptif, présomption, présomptueux, v. exempt^.

Presque, pressant, presse, w. près.

Pressentiment, pressentir, V, sentir.

Presser, pression, pressoir, pressurage, pressurer^ V. près.

Prestance, prestation, v.

ester'*.

Preste, prestesse* prestidigitation, prestidigitateur, V. siie^-.

Prestige, prestigieux, o.

étreindre ^,

Prestolet, u. presbyte.

Prèsumable, présumer, v.

exempt '.

Présupposer, v. siteK Présure, v, prendre.

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