Serein, et sérénade, v. Séreux, v. sérwn
soir.
Serf (d'où servage) est le latin servant, gardien, esclave, d'où servitude, servile, servilité, asservir et asservissement.
1. Servum se rattache au werhe servare, garder et regarder. Nous avons plusieurs composés de servnre : conserver, d'où conservation» , conservateur, conservatoire, établissement
Sérieux] DU FRANÇAIS. 587
où ToQ conserve la tradition par Fenseignemeint ou par des collections; dbserrer, proprt garder ou régarder devant soi, suivre des prescriptions ou suivre un spectacle, d^où obser- Yance, iBobservance, observation (action d'observer ou der^ faire observer), observateur, observatoire ; réserver, proprt garder par devers soi, d'où réserve et réserviste, réservoir; préserver, proprt garder par avance, d'où préservateur, préservation, préservatif.
2. Sur sehmrh, le latin avait fait le verbe servire^ devenu le français servir. Dérivés : serviable, serviteur, servante, serveur, service, servitianji, serviette (lin^e de table pu de toilette, objets d'un « service » journalier, et grand portefeuille plié comme une serviette) ; setgent, qui est le participe présent servientem^ proprt serviteur. Composé venu tout formé du latin : desservir, — d'où desservant, — au sens de s'acquitter avec soin d'un service (spécialement aujourd'hui du service d'une église ou d'un service de communication), jadis aussi^ gagner par son service,^ mériter, le mot a passé en anglais dans ce sens. Composé français : desservir, i^ faire le contraire de servir, nuire à, et 2° enlever ce qui a été servi, d'où desserte, reliefs de la table, et dessert, friandises qu'on fait passer au moment de desservir.
Serfouette, ■orfoair,v^OSS^. Sergent, v. sêrf^.
. Ser^e, sergé, v. soie. Séricioolture, u. soie,
S»épie (d'où sérier), du latin seriem, proprt enchainement, se rattache au verbe ser^re^ attacher, entrelacer, supin sertum. Autre dérivé : sermonem, devenu sermon (d'où sermonner, sermonneur), proprt paroles qui s'enchainent, d'où le sens ancien de « conversation ». Sertir (d'où sertissure), insérer une pierre précieuse dans un chaton, est formé sur le supin.
— Composés de serere : asserere, proprt tirer à soi, s'approprier une idée, affirmer, dérivé : assertion; deserere, proprt détacher, abandonner, d'où désert, déserter, qui n'ont pas de correspondants en latin classique, et déserteur, désertion; disserere, proprt dénouer, développer, discuter, d'où le verbe français disserter (rapprochez l'adjectif disert, latin disertam) et son dérivé dissertation ; inserere, insérer, proprt attacher dans, d'pù insertion.
Sérieux se rattache au latin serium, même sens, qui est peut-être apparenté à severam, voy. iévère.
5SS DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Soul
Serin, d*où Mriner, serinette, origine inconoue.
Seringue, d'où seringuer, se rattache au grec êaringa, tube, sur lequel a été fait aussi le terme botanique syrinfa, d'où lerîilga, nom d'un arbrisseau qu'on vide de sa moetle pour faire det tubes.
8«rmeBit, v. sacrer. pentin, serpentine, v. ramper.
Sermon, sermonnaire, ser- Serpette, v, sarment.
monner, sermonneur, v.^^rte. Serpillière, origine dou-
Sérosité, o. sérum. teuse.
Serpe, s. êarment. Serpolet, v. ramper.
Serpent, serpenteau, ser-
Serrer, latin classique serare, se rattache à sera, serrure, fermeture. Substantif verbal : serre, lieu où Ton serre, et griiïe d'oiseau de proie; substantif participial : serrée; dérivés : serrement de main, de cœur; serrure, d'où serrurier, serrurerie. Composés : desserrer, enserrer, resserrer.
Sertir, sertissais, v. âénô.
Sérum, mot tout latin, d'où séreux, t^ui a produit sérosité. Composé : sérothérapie, voy. thérapeutique.
Servage, serrante, ser- serviteur, servitade, c. serf. viable, service, serviette, Ses, v. se.
servile, servilité, servir, "
Sésame, grec sêsamon, emprunt oriental.
Sesqui-, préfixe latip qui signifie un et demi : sesquioxyde, etc.
Session, v. seoir ^. Séton, v. soie.
Sesterce, v. semi. Seuil, v. seoir ^.
Setier, v. six. ^
Seul, d'où seulet, esseulé, est le la€n solum. Forme italienne solo, d'où soliste. Dérivés- savants : solitude, solitaire, soliloque {v. location); désoler, desolare, d'où désolation, proprt rendre solitaire, dépeupler. Sur le mot grec qui exprime la même idée que solum, voy. moine.
— A la forme archaïque sollam, qui signifie «^ entier >, et que certains considèrent comme apparentée à solum, se rattachent : latin solennem, d'où soleunel (qui ne se reproduit.qu'une fois par an) et solennité, solenniser; solliciter (et les mots apparentés, voy. citer), proprt émouvoir tout à fait; l'adjectif solidum, tout d'une pièce/ entier, qui a fourni
Si} s DU FRANÇAIS. î^89
au français radjectif et substantif savant solide (d'où solidité, solidifier, et au fig. solidaire, d'abord terme de droit, solidarité, solidariser) et son doublet le substantif sou (jadis aussi sol), monnaie en métal massif. — Sur solidam ont été faits deux verbes de formation populaire, l'un se référant au sens de « solide », l'autre au sens de <f monnaie» : i^ souder (d'où soudure, dessouder, re3S0uder), qui équivaut au composé savant consolider, d'où consolidation; 2° soudoyer, payer des mercenaires. Au second sens se rapportent le dérivé français soudard, et les mots de forme italienne solde, salaire de militaire, et soldat (d'où sc^datesque), qui équi- Tant à soudoyé. On a aussi 1^ terme commercial solder (d'où un autre substantif solde), régler un compte jusqu'au bout, le clore en achevant de le payer, et, par comparaison, achever d'écouler une marchandise. Yoy. aussi olographe, '
Sève parait être sapa^ qui, en latin classique, signifie vin cuit.
Sévère, d'où sévérité^ tiré du latin teveram, qui exprime ridée générale de gravité, de sérieux, d'exactitude, ce qui explique le sens de persévérer, 1. perseverarcy d'où perse* vérance, persister dans une manière d'agir bien arrêtée. Cf. sérieux.
Sévir, 4'où sévices, latin saemre, qui se rattache à l'adjectif sœvùm, cruel.
Sevrage, serrer, v. pair*. Sexagénaire, sexagésime,
^ V. six.
Sexe, d'où sexuel, unisexuel, tiré du latin sexum, qui signifie proprt division et se rattaohe àia famille du verbe <0Mr.
Sextant, sexto, sextuide, l^exuel, v. sexe,
sextupler, v. six. Seyant, v, seoir ^
Shako, mot hongrois.
Shrapnell, du nom de l'inventeur.
i • Si, conjonction, est le latin si, qui entre dans la composition de quasi, voy. ce mot, et de sinoil. Voy. le suivant.
2. Si, adverbe, qui entre dans la composition de ainsi (dont la première partie est obscure) et de aussi (v. autre^), est le latin sic, conservé tel quel quand on le met entre parenthèses pour indiquer que le mot qui précède est bien ainsi^ et pas autrement. Cet adverbe est apparenté à si i ; le rapport sémantique entre les deux jiuots apparaîtra si Ton
590 DICTIONNAIKE ÉTYMOLOGIQUE [SigDAl
compare « il viendra si on lui écrit » et « on lui a écrit, aussi il est venu ».
3. Bi, note de musique, v, fik Sibylle, d'où sibyllin, grec latinisé sibylla.
Sio, V, si 2.
Sicaire, latin sicartunif se rattache h sica, poignard.
Siocatlf, •Iccitô, v^ sec.
Sidéral se rattache au latin sidas, génitif sideris, astre, sur lequel se sont formés ausisi considerare, proprt regarder comme on observe les astres, et desiderarCy réclamer (en vain) quelque chose aux astres, aux dieux, d'où regretter l'absence et souhaiter la présence de. Le premier de ces verbes nous a fourni le mot savant considérer, d'où considération, considérable, déconsidérer, inconsidéré, et le second le mot populaire désirer, d'où désir, désirable, désireox. Du second nous avons aussi le participe tout latin desideratum, pluriel desiderata, proprt chose dont on regrette l'absence et qu on réclame.
Sidérurgie, travail du fer; le premier élément du mot est le grec sidêron, fer ; sur le second, voy. chirurgie.
Siècle, mot d'emprunt très ancien, vient du latin sxcalam^ d'où séculaire, sœcularem; dans la langue religieuse, le mot a pris aussi le sens de vie du temps, vie du monde, d'où séculier, séculariser, sécnlarisation.
Si^ge, siéger, v. seoir ^. ~ Bien, v. se,
Sierra, chaîne de montagnes en dents de soie, mot espagnol, du latin serra, scie.
Sieste, u. six. Sieur, v. seigneur.
Siffler, d'où sifflement, siMenr, sifflet, siffloter, persifler, persifleur, persiflage, latin classique sibilare.
Sigillographie, v. seing.
Sigisbée, italien cicisbeo, qui viendrait des mots français chiche et beau (?) Sigle, latin siglum, apparenté à signum, signe.
Signal, signalement, si- fioatif, signification, aignignaler, signataire, signature, fier, V, seing, signe, signer, signet, signi-
Sinon] DU français. 5^1
Silence, latin silentium, d'où silencieux, se rattache au verbe silere, se taire.
. Silex, mot tout latin, dont l'accusatif est silicem, d'où silicium, silicate, etc.
Silhouette, dessin légèrement tracé, dont la mode coïncida avec la courte fortune du contrôleur général Etienne de Silhouette, disgracié au bout de quelques mois (1759).
Sillep, d'où sillage et peut- être aussi sillon, sillonner, sillet, origne douteuse. A été rattaché à la même racine que cingler.
Silo, mot espagnol qui se rattache au* grec siron, dépôt souterrain de blé.
SUvain, silvestre, sUvlcul- Simarre, i>. chamarré.
ture, V. sauvage, Simlesque, v. singe,
Simagrée, origine incon- WmilatTe, «tmilltade, , v.
nuei sembler.
Simonie, d'où simdniaque, vice de Sillon le magicien qui voulut acquérir à prix d'argent le privilège, réservé à saint Pierre et aux apôtres, de conférer le Saint-Esprit.
Simoun, origine arabe.
Simple, slnqipllcitè^v. p2i«r'. Siiuipls^r, sinapisme, t).
Simplifier, w.pfier*et/air«'. sénevé.
Simulaore, simulation, si- Sincère,sinoérité, v. cratère.
muler, simnltanô, simtdta- Sinéoare, v, cure*,
nAité, u. seaibler.
Singe, d'où singer, singerie, est le latin simium, d'où,
avec un suffixe italien, simiesque. Gf* pithéquanihrop€.
SinglQiboa, voy. le suivant.
Singulier, latin singularem^ et son doublet sanglier se rattachent à singulum qui signifie « chacun en particulier )>, cf. sempiternel. Sanglier est l'équivalent sémantique de solir taire. Dérivés de singularem : singularité, singulariser. Au même mot latin est emprunté l'anglais single, d'où singleton, carte isolée.
Sinistre, sinistré, v. senestre.
, Sinologue, v. logique^ ; le premier élément du mot est le nom grec Sina d'une localité de l'extrême Orient, employé pour désigner la Chine.
Sinon, Vf si 1.
CLiDAT. — DICT. l&TYM. FRAMÇ* 39
b9â MCTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Site
SInople a été rattaché au grec sinôpida, couleur deSinope.
Sinueux, slnuoatté, sinus, v. sein.
Siphon, du grec siphâna, tuyau, qu'oa oroit apparenté à Ubiay voy. ce mot.
Sire, V. seigneur.
Sirène, grec geirêna.
Siroco, proprt oriental, d*un mot italien d'origine arabe.
Sirop, d'où sirupeux et siroter, vient d'un mot arabe qui signifie boisson; même famille que sorbet, italien iorbetto (d'origine turque), d*où sorbetière.
Sis, V. seoir ^.
Sismique, sismographe (v. graphie % faits sur le grec seismon, ébranlement.
Sistre, V. eistre.
Site, latin situm, d'où situer, situation, se rattache au supin situm du verbe sinere, placer, laisser.
d. Le composé desinere, proprt laisser aller, cesser, nous a fourni le mot désinence, terminaison d'un mot et aussi, dans un sens restreint, terminaison flexionnelle.
— On rattache aussi au supin de sinere rabverl>e prxsto, proprt placé devant (sur le préfixe prae-, voy. pour)^ qui est devenu notre adjectif prêt (d'où apprêter, apprêt, apprêteur^ ; le doublet de prêt, venu d'Italie, est preste, d'où prestesse, prestidigitation, prestidigitateur, voy. doigt.
2. Avec iinere et le préfixe rare po-, le latin a {Éit*posinere, contracté en ponere, supin positum, devenu le français pondre, qui du sens général de » poser » a passé au sens très spécial de « poser des œufs », dérivés : pondeuse, pondeur (au figuré), ponte. Mais les mots tirés ^du supin n'ont pas suivi cette spécialisation : un poste (dérivés : poster, posture, aposter) et la poste (dérivés : postal, postillon' no sont autre chose que le participe passé de ponere employé substantivement au sens de position, situation militaire ou officielle, pour le premier, et, pour le second, de lieu de relais, d'où service public de voitures, etc. Postiche, qui nous vient de l'italien, comme poste^ signifie proprt « apposé, ajouté ». Autres dérivés du supin : position; pbs^, d'où positivisme^ positiviste.
Site] < DU FRANÇAIS. 593
3. Au sens général de « placer », pondre a été remplacé par poser «(v. ce mot), et dès lors c'est -poser que l'on trouve, correspondant à ponere^ dans tous les verbes français .tirés des composés de ponere : apposer, placer vers, sur, dérivé du supin : apposition ; — composer, proprt placer ensemble, dérivés du supin : composition, composite, compositeur et composteur, substantif participial compote, ensemble de fruits cuits ; ajoutez décomposer et décomposition, et le terme grammatical surcomposé ; — déposer, poser ce qu'on tient, substantif participial de forme populaire : dépôt; dérivés savants du supin : déposition et dépositaire ; adjectif participial tiré du participe présent latin : déponent, se dit des passifs latins qui « déposent )> le sens passif; — disposer, proprt répartir en posant, ordonner, adjectif' participial : dispos, pour dispât; dérivés : disponible, de formation scolastique, et indisponible, disponibilité; disposition; dispositif; surcomposés : indisposer et indisposition, prédisposer et prédisposition; — exposer, proprt poser en dehors, substantifs participiaux français : exposant et exposé; dérivé du supin : exposition; — entreposer et interposer, déposer entre temps et placer entre deux (au premier se rattachent entrepôt et entrepositaire) ; — - imposer, proprt poser sur, faire supporter, d'où impôt, imposition, imposable, et imposte, venu de l'italien, qui désigne la partie supérieure d'une porte ou d'une fenêtre. Elliptiquement, imposer ou en imposer à quelqu'un a signifié : lui imposer, lui inspirer, du respect ou bien une croyance non justifiée; on retrouve le premier sens dans l'adjectif participial imposant, au second se rattache la signification des dérivés imposteur, lat. impostorem, imposture.
4. Suite des composés de ponere : juxtaposer, d'où juxtaposition, cf. Joindre; — opposer, d'où opposable, opposition, c'est poser en face (préf. o6-) ; — préposer, c'est poser devant, substantif participial : prévôt, avec son doublet préposé, dérivé : préposition; — proposer, c'est poser en avant, dérivé : proposition, substantif verbal : propos (d'où à propos), qui signifie : action de proposer, et de se proposer, action d'amorcer la conversation, conversation ; — reposer, au sens de poser de nouveau (sur l'autre reposer, voy. pause) ; — supposer, proprt poser dessous, au figuré poser une affirmation provisoire sous les faits; substantif participial : suppôt, subordonné; dérivés : suppositoire^ supposition (fup/>o«i^io/i
R94 mCTIONriAiRE ÉTYMOLOGIQUE [Sociabilité
et hypothèse sont étymologiquemen^ synonymes, voy. thèse); surcomposés : présupposer, superposer, d'où superposition ; — transposer, poser au delà, d'où intervertir, ohanger de ton, dérivés : transposition, transpositeur.
BttAt, 0. tôt. Situation, sttuar, v, site.
Six est le latin sex (cf. grec hex, hexa- dans certains composés, allemaad <ec/ia, anglais <ûp). Dérivés : sixième, sizain, de formation fFançaise, sextuple, d'où sextupler, voy. plier V I.a forme latine de Tadjectif ordinal issu de sex était sextam (adverbe sexto), dont le vieux français avait fait siste, altéré depuis en sixte, terme de musique et d'escrime; le mot savant sexte désigne la sixième heure canoniale, c'est-à-dire midi, et le mot d'origine espagnole sieste le repos de midi. Dérivés de sextum : sextant, sixième partie (d'un cerckl setier, qui est sextariunij sixième partie (du oonge) : bissextile se dit d*une année où le « sixième » jour avant les calendes de mars était compté « deux fois ».
— Le latin sedeeinit composé de ssxy six, et de deeêirif dix, est devenu seize, cf. ce qui est dit de quinze au mot cinq. Dérivés : seisième, in-seize (Toy. in, préposition). — Le latin semestrerriy composé de sex et de mensemy nous a fourni semestre, voy, mois.
— Pour dire six dizaines, le latin avait sexaginta, devenu soixante (dérivés : soixantaine, soixantième), dérivés latins : l'adjectif ordinal sexagésime, soixantième jour avant l'octave de Pâques (cf. septuagésime à sept), et sexagénaire. âgé de soixante ans.
— Le grec hexa- se trouve dans : hexagone, voy. décagone; hexamètre, vers à six mesures, à six pieds.
Skating, v. échasses.
Smalah, origine arabe.
Smalt, V. émail.
Snob, d'où snobisme, snobinette, mot anglais.
Sobre, sobriété, v. ivre. *
Sobriquet, origine inconnue, toutefois voy. sur*, Soe, origine celti(Jue.
Sociabilité, sociable, aô* 90çi^tai7e,80oiâVè,800iolOipO) oial, socialisme^ 8O0iaU9t«, v, suivre^.
Sol] DU FRANÇAIS. 595
Socque, latin soccum, brodequin ; socle est tiré d'Un diminutil' italien de soccum,
8oda, sodium, v. soude,
Sœup est le latin soror (cf. ail. schwesterj anglais iitter); cousin (d'où cousinage, , cousiner), latin classique consobrinûm, s'appliquant proprt aux enfants de deux sœurs.
Sofa, mot arabe.
Soi, soi-disant, v, $e.
Soie est le latin seto, poil du oochon et d'autres animaux à poil rade, et, par comparaison, fil de ver-à-soie.
— Dérivés dans le premier sens : séton, aujourd'hui mèche de coton; seas, sas, qui e8i*setacium (d'où sasser, passer au sas, et ressasser, repasser, au figuré redire indéfiniment), proprement tamis en poil de cochon ; il ne reste du radical que Vs initiale, -(u est le suffixe.
— Dérivé de seta dans le sens nouveau (qui n'est pas latin) : satin, d'origine italienne, d'où satiner, satinette. Dérivés du français soie : soierie, soyeux. *
— Le mot latin serioum (grec têrikon, de sera, ver-à-soie) désignait une étoffe de soie fabriquée par les Sères, peuple de rinde Orientale, de là notre mot sériciculture, pour désigner la culture de 1& soie; sericam a d'ailleurs produit en français un mot populaire, serge, d'où sergé.
S6tf est le latin sitim, apparenté à siccum, sec.
Soigner, soin et soigneux, origine germanique, cf. besoin.
Soir, d'où soirée, est le latin sérum, d'où serein, humidité du soir, et sérénade, mot venu du Midi.
Soit, conjonction, n'est autre chose que le subjonctif présent du verbe être.
Soixantains, soixantième, 1. Sol, note de musique,
u. six. V. fa,
2» Sol, terrain, emprunté du latin solum^ dont une forme populaire féminine, en français sole, désignait : i^ unedivi- .sion du sol destinée à \d répartition des cultures (dérivé : assoler, d'où assolemeùt) ; 2^ un plancher (d'où solive, soliveau et entresoles, aujourd'hui entresol, logement entre deux étages) ; 3° certains objets qui portent sur le sol, comme le sabot d'un animal ou une sandale, et, par comparaison, le poisson ainsi nommé (latin class. solea). — ExsUium^ fn exil, signifierait proprt expulsion du sol.
596 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIOUE [Soluble
Solaire, v. soleil.
SolanéeSy tiré du latin solanum (de solem, soleil).
Soldat, soldatesque, aolde. Sole, v. sol 2.
solder, v. seul.
Solécisme, mot d'origine grecque, proprement incorrection comme en commettaient les gens de Soloi enlîilîcie.
Soleil est *solicalamy diminutif du latin solem^ italien sole, apparenté au fond à l'allemand sonne et è l'anglais sun; du composé italien parasole, proprt pare-soleîl, nous avons fait parasol et nous avons fabriqué nombre de mots sur ce modèle, en conservant la forme italienne para-. Nous avons aussi pris à l'italien le mot tournesol, nom d'une plante (cf. héliotrope et solanées) et d'une couleur ; la couleur est ainsi nommée, dit-on, parce que le suc de la graine d'où on la tire « tourne au soleil ». Dérivé de soleil : ensoleillé. Dérivés de solem : solaire, insolation, solstice, voy. estera, souci, plante, voy. suivre^.
— Le mot grec qui signifie soleil est hêlion, d'où : héliotrope (v. trope), équivalent detourne$ol; héliogravure; parhélie et périhélie, termes astronomiques.
Solennel, solennisèr, so- . Soliste, solitaire, solitude,
lennité, u. seul. ». seuL
Solfège, solfier, v. fa. Soli've, soUvean, ». $ol 2.
Solidaire, solidariser, soli- Sollicitation, solliciter, sol-
darité, solide, solidifier, soli- Ucitour, sollicitude, solo, ».
dite, V. seul. seul.
Soliloque, V. locution. Sotetloo, ». ester K
Soluble, latin solabilem (d'où insoluhle), se rattache au verbe solvere, supin solatum, « délier, Sésagréger, libérer d'une dette », qui a produit aussi solution, solvable, insolvable, solvabilité, les trois derniers de formation française, et peut-être l'italien svelto, français svelte, dégagé au fio-uré, cf. convulsé ; le vieux français avait le verbe soudre (d'où soulte, paiement complémentaire). Nous possédons plusieurs composés de solvere : abi^oadre, dégager, délier d'une faute, dérivés : absolution; absoute, participe employé substantivement, dont la forme savante au masculin est absolu, dégagé de toute restriction, d*où absolutisme; — dissoudre, disperser par désagrégation, dérivés : dissolvant; dissolution, indissoluble, indissolubilité; dissolu, au sens
Somme] du français. 597
figuré de « relâché » dans ses mœurs; — résoudre, ramener à rétat primitif en décomposant, à la simplicité en analysant, d'où dégager des motifs une décision, déterminer un acte; dérivés de résoudre dans les différents sens : résolu, résolution; irrésolu, irrésolution; résolutoire.
— A la même famille appartient le grec laein, qui a la même signi6cation que so-lvere (préf. se-). Dérivés : analyse, d'où ^
analyser, analytique, proprt décomposition; dialyse, décomposition à travers (une cloison poreuse);, électrolyse, décomposition par l'électricité; paralysie, d'où paralyser, paralytique, proprt relâchement (de certaines fonctions); toute décomposition, tout relâchement, sont accompagnés de mouvements en sens divers, de telle sorte que la valeur \
des préGxes {ana- dans analyse, para- dans paralysie) n'a ici rien de caractéristique.
Sol-vable, v. le précédent.
Sombre, d'où assombrir, ne semble pas apparenté à sombrer, et ni l'un ni l'autre ne sont encore expliqués d'une manière satisfaisante. On attribue à sombrer une origine germanique.
Sommaire, v, somme 3. Sommation, v. sommer.
i. Somme (dans béte de somme) est le grec latinisé sagmaj bat; dérivés : sommier, d'abord bête de somme, puis espèce de matelas qui supporte les autres; sommelier, d'abord celui qui portait les provisions de bouche à la suite du seigneur.