‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 148 sur 169 · V. suivre^. ' scier · texte numérisé non relu

V. suivre^. ' scier

Secteur, section , secticoi- Ségrégation, v. agréger.

Séguedille, espagnol seguidilla.

Seiche vient du grec sêpia, par l'intermédiaire d'une forme latine que l'on a employée telle quelle, sépia, pour désigner la liqueur noirâtre que répand la seiche.

Séide, nom d'un esclave de Mahomet, mis sur la scène par Voltaire.

Seigle est le latin secùle.

Seigneur (d'où seignearie, seignearial) se rattache au latin senem, vieux, d'où : sénile, senilem, et sénilité; sénat, senatum, assemblée d'hommes d'un âge respectable, et sénateur, avec le dérivé de formation moderne sénatorial; séneçon, senecionem, plante au duvet blanc. Seiy/ieur est le comparatif seniorem, et sieur, d'où monsieur, messieurs, ert

Seing] DU FRANÇAIS. 579

*seiorem; cas sujet sire, qui est *seiorf d*où messire, Yoy. me.

— Dans sénéchal (d'où «énéchaussée), le second élément -ehal signifie serviteur, voy. maréchal, et le preipier vient de la forme germanique correspondant à senem, le mot signifie donc « vieux serviteur ».

— Les mots empruntés à l'anglais, lord et milord, équivalent aux mots seigneur et monseigneur, sans que lord ait aucun rapport d'origine avec seigneur,

SeiUe, o. $eaa.

Sein est le latin sinum, qui a, les sens de sein, cavité, pli courbe, et dont nous avons emprunté tel quel le nominatif sinus {sinus frontaux); dérivés savants : sinueux, sinuosum, d'où, sinuositç, et insinuer, insinuare^ proprt faire pénétrer en pliant, d'où insinuation. Sinus (d'où cosinus), terme de géométrie, est la traduction latine d'un mot arabe qui signifie proprt « pli de vêtement ». Seine, filet, est le latin sagena, du grec sagênê. Seing (d'où sous-seing, contreseing) est le latin signum, c'est le doublet populaire de signe et l'équivalent de « signature ». Dérivés de signum : signet, prononcé archaïquement sinet, signal, d'où signaler et signalement ; signer, d'abord seigner (qui est signare, marquer d'un signe), d'où signature, signataire et soussigné; se signer, se marquer du signe de la croix. Se rattachent encore à signum : 4«> le verbe signifier, v. faire ^ d'où signification, significatif, et insignifiant, insignifiance; 2» l'adjectif et 1^ substanti? insigne, insignem, et son doublet populaire enseigne.

— Outre le verbe signer^ dont le sens primitif est « marquer d'un signe », nous avons les composés : assigner, proprt attribuer par un signe, et aussi appeler en justice, d'où assignation, assignat (billet dont le montant était assigné sur les biens nationaux) ; forme populaire à'assigner, asséner, attribuer (un coup). Consigner, proprt réunir sous un sceau [signum avait le sens de sceau, v. ci-dessous), d'où mettre des objets en dépôt, déposer des indications dans un rapport, empêcher quelqu'un jde sortir ou d'entrer, dérivés : consigne, action de consigner, lieu où l'on consigne, ordre de consigner et, par extension, de faire exécuter un règlement quelconque, consignation, consignataire ; contresigner, <c signer à côté », formé sur le français signer; désigner

d'où désignation), déterminer par un signe, et le doublet

580 DICTIONNAIRE ÉTTMOLOGIQUB [Sel

d'origioe italienne dessiner, déterminer par nn tracé, tracer une image (d'où dessin, dessinateur), aussi tracer dans sa pensée les lig-rfes d'un projet, faire un projet (d'où l'autre acception de dessin, qu'on écrit dans ce cas différemment : dessein, ce qui fait disparaître Timage); enseigner, mot de formation populaire (le composé * insignare, qui est devenu enseigner, n'existe pas en latin classique), proprt fournirun si^ne. une indication, puis instruire, dérivé : enseignement, surcomposé : renseigner (d'où renseignement), fournir une inidication demandée; résigner, proprt enlever le sceau, annuler, renoncer à (une fonction), se résigner, s'abandonner par esprit de renoncement, dérivé : résignation.

— L'idée de signe est exprimée en grec par iêma et têmeion (non apparenté à signum), d'où sémaphore, proprt portesignal, V. offrir ^y et séméiologie, étude des signes ou symptômes; même racine dans séikiantiqnQ, science de la (( si frniti cation » des mots.

— Le latin signum avait le sens de sceau, qui s'est particul ièroment attaché au diminutif tigillam, d'où sigillographie, étude des sceaux, voy. graphie^ (en grec, sceau se dit sphragis, d'où sphragistiqne). En formation populaire, sujiUam est devenu le vieux français teel, seeaa (en deux syllabes), d'où seeler; quand la prononciation a eu réduit ces mots d'une syllabe, on a confondu le premier e, qu'on ne prononçait plus, avec un c, et on est ainsi arrivé à Torthographe barbare sceau, sceller. Substantif participial de sceller : scellés ; dérivé : scellement, qui se rattache spécialement au sens figuré de sceller, fixer solidement un objet (comme par un sceau de ciment). Composé : desceller.

Seize, seizième, v. six. Séjoior, séjoumer, o. j'oor.

Sel est le latin sale m. Dérivés : salière; salaire, lat. salan'wm, d'où salarier, originairement indemnité pour le sel; salive, qui est saliva, liquide à goût salé, sécrété par les glandes de la bouche, d'où salivaire, saliver, salivation; salin, et la forme populaire française de sa/i/iarium, saonier, fabricant de sel, et faux-saunier, contrebandier pour le sel; saumâtre, lat. classique salmacidum, a qui a le goût d'eau salée )), avec une idée péjorative marquée par le suffixe -être, V. acariâtre; saler, d où salure, salade (et saladier), salade est la forme méridionale du participe passé saié«. Composés : dessaler; pré-salé, pré voisin de la mer.

Sembler] mj français. 581

— Le verbe latin qui signifiait « saler » faisait saUum au supin ; de làî sauce, proprt chose salée, qui a produit saucer, d'où saucière, et saucisse, d'où saucisson'. Salaijie, sauce,, saucisse j saucissort^ ont uniformément la signification étymologique de « mets salé » ; la yariété de leurs sens résulte des spécialisations arbitraires de Tusage.

— Formes composées : saumure (marey qui est le latin muriay signifie âaumure à lu^ seul); saupoudrer, proprt poudrer de sel; saupiquet, sauce piquante; saugrenu^ proprt « où le sel est en grains » et non en poudre ; salpêtre, proprt sel de pierre, vay. pierre,

Séleotion, v. lire*. Selon, v. long.

Sèlénite, sôlénium, o. lune Semailles, v. saison,

au mot luire, ' Semaine, v.'sept.

SeUe, seUer, sellerie, sel- Sémantique, sémaphore,

lette, sellier, v. seoir ^, v. seing.

Sembler^ qui est le latin Ui^ilare, se rattache à l'adverbe simul (cf. anglais same), qui, précédé du préfixe io-, est devenu ensemble (voy. sempiternel). Le latin avait l'adjectif similenif d'où : similitude, qualité de ce qui va ensemble, de ce qui est similaire; le préfixe simili- (simili-bronze, composition qui imite le bronze) ; fac-similé, v. faire ^ ; assimiler, d'où assimilation, assimilable; dissimiler et dissinûlation. L'idée temporelle de u ensemble » se retrouve dans simultané (du bas latin), d'où simultanéité.

— Substantif participial de sembler : semblant- Dérivé : semblable, d'où dissemblable, dissemblance, vraisemblable, qui correspond au latin verisimilem, vraisemblance, invraisemblance. Verbe comp. : ressembler, d'où ressemblanise, où l'idée du rapport avec le modèle est accentuée par le préfixe. Le verbe assembler, d'où rassembler, n'est pas un composé de sembler^ mais a été formé directement sur le latin simul; substantif participial : assemblée, dérivé : assemblage; dérivé de rassembler (assembler en ramenait vers soi) : rassemblement. — Sur le grec homon^ qui est de la même racine que semblable, dont il a le sens, voy. homéo-^ homo-.

— Il y a toute une catégorie de dérivés de simul, où s'est développée Tidée de reproduire par feinte : simulacre, simutacrum ; simuler, simulare, d'où simulation, simulateur ; dissimuler (d'où dissimulation, ^dîssimttlateur), proprt enlever

582 BIGTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Sens

la ressemblance, feindre de ne pas être ce qu'on est, de ne pas avoir ce qu'on a."

Sémèiologle, o. ieing.

Semelle» d'où ressemeler, ressemelage, origine inconnue.

Sameno», semttn-ooiitra , 8«meatre, semestriel, v.sùc.

semer, v. fcuMNi. Semeur, o. saison.

Seini'9 préôxe latin (contenu dans set-, pour semis-j du root sesterce, proprt demi-tiers, monnaie qui vaut 2 as 1/2); ce préfixe correspond au grec hêmir^ et il équivaut à « demi ». Composés avec hémi- : hémiplégie, v. plaindre; hémisphère, d'où hémisphérique, demi-sphère; hémicycle, demi-cercle; hémistiche, demi- vers, voy. acrostiche.

Sémillant, origine incoQ- narisie, semis, v. saison. nue. Semonce,. aemondre, v. mo-

Séminaire, séminal, sèml- nitêur.

Semoule^ italien semola, qui vient du latin sùnikiy fleur de farine.

\ Sempiternel se rattache au latin sempiternum, proprt qui se produit <( en une fois », sans interruption, cf. éternel au mot âge. La racine sem- signifie « un », on la retrouve dans simple (v. plier ^)^ aussi dans ensemble (v. sembler), la signification de ce mot impliquant une idée d'unité, et dans ^in- (julier. A la même famille appartient le mot grec qui signifie un et que nous avons dans le préfixe hendéca- (un et dix); le composant grec homéo- (= semblable) a la même racine.

Sénat, sénateur, sénatorial, u. seigneur, ,^

Séné, origine arabe.

Sénéchal, sénéchaussée, séneçon, v. seigneur,

Senestre, terme de blason, est le latin sinistrum, situé à gauche, d'où « de mauvais augure », sens du doublet savant sinistre. Le mot sinistre s'emploie substantivement (d'où le déiivé : sinistré) au sens de : incendie, calamité.

Sénevé (plante dite aussi moutarde pe(rce que sa graine entre dans le condiment ainsi nommé) est le latin *sinapatam et se rattache au grec sinapi, d'où sinapisme, sinapisé. Cf. ali. senf.

Sênile, sénilité, v. seigneur. blerie, sensitive, sensua- Sens, sensation, sensé, lisme, sensualiste, sensua-

8«nsibilité, sensible, sensi- litè, sensuel, v. sentir.

Sentir] du français. 583

Sente^ d*où sentier, est le latin semita.

■^ Sentènce,sentencieux,8eii- Sentiment, sentimental,

tenr, v, sentir. eentimentalitô, v. sentir.

Sentier, v, sente, ^

Sentine, latin sentina.

Sentinelle, v. le suirant.

Sentip est \» latin sentirey supin ^n$nm, qui se dit h de toute espèce de perception, soit extérieure, soit interne » (Bréal et Bailly) ; c'est éprouver une impression, physique, morale ou intellectuelle, et spécialement percevoir une odeur (par connexion, exhaler une odeur, au propre ou au figuré); dans cette dernière acception, on a le dérivé senteur. Le sens de « percevoir par l'ouïe » s'est surtout développé en italien, d'où la signification du mot sentinelle (comparez la locution <( être aux écoutes »), qui nous vient d'Italie. A sentir, dans les acceptions d'éprouver une impression soit morale, soit intellectuelle, se rattache le dérivé sentiment (d'où sentimental et sentimentalité dans la première des deux acceptions) ; k l'idée d'impression intellectuelle se réfèrent les composés : assentiment, lé fait de se ranger au sentiment d'un autre; consentir, proprt partager un avis, d'où le mot tout latin consensus et consentement; dissentiment et dissension, dissensionem ; pressentir , proprt sentir d'avance un événement (d'où pressentiment), on connaître d'avance le sentiment de quelqu'un. Dans ressentir, le préfixe re-j qui signifie « en retour », ramène l'idée de rimpression physique ou morale qu'on éprouve vers sa cause : se ressentir d'un coup qu'on a reçu, ressentir une injure; le dérivé ressentiment s'est spécialisé dcCns le sens de « sentiment produit par le mal qui nous a été fait ». Senr timeni et les composés en -sentement, -sentiment sont formés sur les verbes français correspondants, et ne viennent pas de formes latines. — Une sentence, sentenlia, est proprt la formule d'une impression intellectuelle, et spécialement une formule dogmatique (d'où sentencieux) ; de l'idée de formule d'un jugement de l'esprit, on passe facilement à l'idée de formule d'une décision judiciaire.

— Au supin sen^am se rattache le substantif sens qui exprime notamment : i° les différentes espèces d'impressions physiques; 2° la faculté d'éprouver des impressions intellec-

584 DICTIONNAIRE ÉTTHOLOGIQUE [Scoir

tuelle^, d'exercer son jugement (doù leosé, mMÊBOMé^ et

forsené, — mal écrit forcené, — où entre le germanique sin, apparenté à sensim, avec le préf. /ors-): 3° la propriété qu'a un mot de produire une impression intellectuelle détermmée, le sens d'un mot (d'où contresens et non-sens). C'est la première valeur qui a produit le plus de dérirés : sensation, qui peut s'appliquer aussi à une impression morale (d'où sensationnel) ; sensuel, d'où sensualité, sensualisme» sensualiste; ladjectif sensitif, et le substantif se&sitÎTe; sensible, sensibilem, d'où sensibilité (sensiblerie avec une idée péjorative), insensible, insensibiliié, insensibiliser.

Seoir est le latin sedere^ être assis, supin sesiam (cf. allemand sitzen, anglais $it; grec hedra, voy. chaire).

1. Substantif participial séant (sur son séant)',, adjectif participial : sis, assis, situé. Dérivés : séance, le fait d'être assis pour délibérer; session, lat. sessionem, synonjme de séance à Torigine, s'applique h un ensemble de séances; siège, qui est *sedicum,\ {d'où, siéger), et selle, qui est seUa^ (diminutif : sellette), place ou meuble où l'on s'assied; ie second de ces mot», Belle, s'est appliqué spécial^nent à la chaise percée et au siège du cavalier, d'où seller, desseller, sellier, sellerie; le mot siège a pris aussi le sens de^< place où une chose est installée » (le siège de l'empire, le Saint- Siège, etc.), et de « installation militaire devant une ville, en vue de la prendre », d'où assiéger. Ajoutez comme dérivés de sedere : sédentaire, sedentariùm, proprt qui reste assis; sédiment, sedimentam (d'où sédimentaire), qui se dépose au fond.

2. Du sens de « être assis », seoir, appliqué aux ohoses et accompagné des adverbes bien ou mal, a passé au sens de « être installé comme iï convient Oii contrairement k ce qui convient, bien ou mal convenir », d'où bienséant et bienséance, malséant, messéant et il messied, seyant (autre forme de séant) Remarquez que le verbe aller, accompagné de même, arrive h exprimer la même idée : cela lui siedbien ou lui va bien, puis sied ou va, sans adverbe, dans le même sens.

3. Composés populaires de seoir ou composés savants de sedere (en composition sedere devient -sidère) : asseoir et s'asseoir, substantif participai assise {assises d'une construction, « séances » d'un tribunal criminel), substantif verbal assiette, manière dont une personne ou une chose est

Sept] DU FRANÇAIS. Mh

assise, installée, aussi action de faire reposer les plats sur la ' table, puis ch&cua.des services de la table, puis plat où l'on . sert, puis plat où Ton mange (d'où assiettée) ; assesseur, assessorem, proprt celui. qui est assis auprès (pour aider); assidu, assiduum^ {^'9^ assiduité), qui se tient auprès, qui ne quitte pas. Surcomposé : rasseoir, d'où ïassis, proprt reposée — Être dissident, d'où dissidence, c'est proprement s^ tenir loin de. — Le composé insidere signifie proprt s'établir dans un lieu,^mai6 l'idée d'embùclies s'est introduite dans les dérivés, notamment dans celui qui a passé en frau'çais, i/i«idio€iim/ insidieux. — Obsidere, c'est proprt se. tenir devant (d'où otage, dérivé du substantif latin obsidem^ celui qui est placé devant, comme garantie) et mettre le siège devant (d'où : obsidional et, au figuré, obséder, .avec obsession, ohsessionem, en français idée qui assiège). — Posséder, possidere (préfixel rare pos-, dérivés : possession, possessif, possesseur, déposséder, dépossession), c'est proprt être installé pour s'approprier, occuper. — Présider (d'où : président; présidence, doublet populaire préséance ; présidentiel; présidial), c'est proprt être assis en avant. — Résider (d'où résident, résidence, résidu, residuum) et rester (v. ester J) sont formés avec le préfixe re- joint à des verbes dont l'un signifie se tenir assis et l'autre se tenir debout; la signification commune, qui a prévalu, c'est « se mainlenir dans un même lieu ». — Le composé latin sabsidere, d'où subside, subsidiami et subsidiaire, signifie proprt se tenir en dessous, en réserve. — Surseoir, d'où sarsiSi c'est proprt se tenir au-dessus, d'où attendre pour commencer, laisser une affaire en suspens.

4. Le verbe latin sedare, de la même famille que sedere, signifie proprt faire asseoir, calmer, d'où : sédatif; réséda, plante calmante (d'après Pline, impératif de resedare dans la formule magiqu^ ordonnant à la plante de calmer le mal).

5. Le mot apparenté solium, siège, trône, est devenu seuil, proprement siège que forme la pierre du pas de la porte.

Sépale, mot formé avec la syllabe initiale de séparer substituée k celle de pétale.

Sèt>arable, séparation, se- Sépia, v. seiche.

paratiste, séparer, v. pair^.

Sept est le latin septem, grec hepta, cf. ail. sieben, angl. seven. Dérivés : septuor, fabriqué par analogie avec quatuor,

586 DICTIONNAIRE ÉTTM0L06IQUK [Serf

V. quatre f comme trio k rimitation de dao; septiônie (en Tieux français setme, sème, de septimumy cf. semaine^ cidessous), Tadverbe septimo; septuple, d'où septupler, V. plier.-; septembre, septième mois de Tannée romaine; septennal, d'où septennat, i>. an; le mot de formation populaire semaine, qui est *septimana (ensemble de sept jours), équivalent du ^rec hebdomada, d'où sont tirés hebdomadaire et bi-hebdomadaire, v. bis 2 ; septentrion, v. arctique,

— Sept dizaines se disaient en latin septaaginta, devenu le vieux mot septante, dérivés : Tadjectif ordinal septnagésime, soixante-dixième jour avant l'octave de PAques, et septuagénaire, âgé de soixante?ilix ans.

— Le grec hepla se trouve comme premier mot composant dans heptagone (v. décagone), heptacorde, à sept cordes, etc.

Septlque se rattache au verbe grée sêpein, putréfier; composés : aseptique (a- privatif); antiseptique et antisepsie ; septicémie, introduction de microbes dans le sang (v. sang).

Septuagénaire, septuagésime, septnpr, septuple, v. sept.

Sépulcre, latin sepulcrum, d'où sépulcral, se rattache au supin sepidtum (d'où sépulture) du verbe sepe/ir«, qui a produit ensevelir, d'où ensevelissement.

Séquelle, sèqaenoe, v. suivre^.

Séquestrer, d'où séquestre, séquestration, latin sequestrare ; cf. extrinsèque, à é- ^, et intrinsèque, à en, A. Sequin, origine arabe.

Sérail, du turc serai, palais, qui est d'origine persane.

Cf. caravansérail.

Séraphin, séraphîque, origine hébraïque. Séraphin est un pluriel en hébreu, cf. chérubin, magasin, nabab.

1 . Serein, d'où sérénité, sérénissime, est le laXinserenuiu. Rasséréner est de formation française (préf. ra- et serein}.

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