V. cher. Surmonter, v. mont
Surérogation, auréroga- Surmoulage, surmouler, toire, V, rogations. \ v. mode 1.
Sûreté, v. cure *. Surnager, v. nef.
Surexciter, v. citer. Surnaturel, u. naître.
Surface, v. face» Surnom, v. nom.
Surfaire, v. faire *. Surnombre, surnuméraire,
Surfin, v. fin. v. nombre.
Surgeon, surgir, v. régira. Su)X}lt, v. noroît.
Surhausser, v. cUiment. Surpasser, v. pas.
Surhumain, v. homme. Surplis, v. peau.
Surjeter, surjet, v. jeter ^, Surplomber, v. plomb.
Surlendemain, o. demain» Surplus, u. plus.
6i2 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Synallas^matique
Surprendrais surpriM, u.
prendre.
Sarsaut, soxvaater, é. tait" lir.
Gtaurseoir, siirBis, u. seoir ^,
Surtaxe, surtaxer, v, tangeat ».
Surtout, V. tout.
Surveillance, surreiller, V. vigueur.
Survenir, v. venir.
Survie, survivanoe, survivre, V. vivre * .
Survoler, v. voler 8.
Sus, sus-, V, iur i.
SYbarite, d'où sybaritisme, de Sybaris, en Italie, renommés
Sycomore, sycophante, v.
figtie.
Syllabaire, syllabe, sylla-
Su8cepti]>ilitè, 8naoeptU>le, 0. eapahU 2«
Susciter, v. ciUr.
Sttsoription, v. écrire.
Susdit, V. direK
Suspeot, suspect^:, v. épiee^.
Suspendre, suspens, suspensif, suspension, v. pendre ^
Suspicion, V, épice '.
Sustenter, v. tenir K
Suture, V. coudre.
Suzerain, suxerainetë, v.
for A.
Svelte, sveltesse, v, coa* vulsé.
vient du nom des habitants pour leur mollesse.
bique, syllabus, syllepse, v.
épHepsie.
Syllogisme, v. logique^.
Sylphe» d'où sylphide, est considéré comme un mot d'origine celtique.
Sylvain, sylvestre, o. MO-
vage.
Sym-, préHxe, v. sjn-.
Symbole , symbolique ,
symboliser, symbolism,e, v»
parole 2.
Symétrie, symétrique, v.
mesure.
Sympathie, ssninpatliiser, w. pâtir }
Symphonie, symphonique, V. phonème.
Symptôme, d'où Sjrmptomatique, grec samptôma, génitif sumptômatosy proprt ce qui tombe avec, ce qui coïncide, ce qui accompagne et caractérise une maladie ou une crise latente. 11 y a parenté avec la famille latine de pétition. Sur le simple ptôma (ce qui tombe, et, par restriction, ce qui tombe en décomposition), on a fait le mot ptomaïne, pour désigner des produits de la décomposition des corps organiques.
Syn- et sym-, préfixe, vient du grec sun (sum- devant les labiales), qui signifie « avec » et correspond, pour le sens seulement, au latin cam (voy. corn-) ; on a sy- dans système et aussi, avec assimilation de la nasale à la consonne initiale de la racine, dans syllabe y syllepse.
Synagogue, v. agir^.
Synallagmatlque, v. autre K
âyzy^ie] Dt Français. 64 â
Ssrnchronique, synchronisme, v, temps.
Syncope, préfixe syn- et verbe grec qui signifie couper (dérivé : syncoper), proprt retranchement, d'où défaillance.
SYndic» latin syndicum, du grec sundihon (préfixe sun- et dikê, justice, cf. Ihéodicée et dire *), proprt celui qui Bssiste en justice, puis celui qui est chargé des intérêts d'une corporation, d'où syndical, syndicat, association en vue de la défense des intérêts communs, et syndiquer.
S3rnérèse, v, hérésifi. Synoptique, v. voir^.
Ssrnode, v, épisode. Synovie, origine doateuse.
Synonyme, synonymie, v, nom. .
SYntaxe. Le grec taxin, qui entre dans la composition de syntaxe^ signifie mise en ordre et aussi fixation d'une rétribution, taxe. C'est ce dernier sens que nous avons danà taximètre, mais notre mot taxe remonte à un mot latin dont la parenté avec taxin est contestée, voy, tangent^. Sur syntaxe a été fait syntaxique ; syntactiqne est tiré directement du grec sunlaktikon, et s'emploie quand il s'agit de rapports ne rentrant pas dans ce qu'on appelle la syntaxe. La tactique (dérivé : tacticien) est proprt Fart de (c disposer » les troupes. Voy. aussi ataxie.
Synthèse, synthétique, v. Ssnstèmatique, systémati*
ttièse. ^ sier, système, v. ester 6.
Syphilis, origine inconnue. Systole, v. diastole,
Byvygie, o. joindre 2.
Ta, t. te.
Tabac (d'où tabagie et tabatière), mot venu des Antilles, a d'abord désigné la pipe où l'on fumait le pélun, appelé depuis tabac par connexion. Le mot pétun vient lui-même du Brésil. On a appelé pétunia une plante dont la fleur rappelle celle du pétun ou tabac. Searron emploie le yerbe « pétuner » au sens de fumer.
Tabellion, tabemaole, v. table.
Table, d'où tablette, est le latin tabula, proprt planche, qui a donné aussi tôle, lame de fer, et dont le diminutif tabellà se retrouve dans tabellion, rhon\me aux tablettes, le notaire. Une forme masculine de tabella était deVenue le vieux français tavel, carreau d'échiquier, d'où tavelé, marqueté, tacheté. Dérivé de tablette : tablettier, d'où tabletterie. Autre diminutif français : tableau (d'où tableautin), dont les acceptions diverses se ramènent facilement au sens primitif.
— Dérivés : tablier, espèce de planche, planche de protection, puis pièce d'une matière quelconque pour protéger les vêtements ; tablée, se rattachant au: sens de « table à manger » ; tablature, espèce de tableau musical, difficile à comprendre, d'où le sens delà locution « donner de la tablature » ; tabler, terme du jeu de table ou de tric-trac, signifie faire un coup spécial (sur lequel on compte pour gagner), d'où tabler sur, au sens de compter sur.
— Composés de table : retable, vo . re- ou r^-*; entablement, saillie sur laquelle repose la charpente; s'attabler.
— Le latin taberna, proprt mais/)n en planches, qui se rattache à la même racine que table, 1° est devenu le français taverne, d'où tavernier; 2° a produit le diininutif tabernaculum, d'où le mot savant tabernacle, proprt tente.
Tailler] dictionnaire étymologique 61 S
TaboUf mot polynésien qui veut dire « sacré ». Tabouret, v. timbre^.
Tac (dans riposter da tac au Axe) et tictac (cf. zigzag)^ onomatopées.
Tache» d'où tacher, tacheter, détacher au sens d'enlever une tache, entacher, mettre une tache sur, origine douteuse. Enticher est une variante d'entacher; s'enticher, c'est laisser envahir son esprit comme par une tache qui s'étend.
Tâohe, tâcher, tâcheron, v. tangent ^.
TachyOPaphie» mot formé d'éléments grecs, proprt écri-^ ture rapide, v. graphie *. On dit aussi 'tachéographie, d'après le génitif iakheos de l'adj. takhun, rapide. '
Tacite, taciturne, taoitur- Tact, taotild, v. tangent^.
ni té, V. taire. Tactique, v. syntaxe.
Taffetas se rattache à un mot persan qui signifie entrelacé.
Tafia, v. ratafia. '
Talauty onomatopée.
Taie, v. thèse i. TaiUader, taillandier, tail<
loir, V le suivant.
Tailler est le latin *taliare, et paraît se rattacher à talea, bouture. Substantif verbal taille, action de tailler, d'où action de répartir (notamment de répartir un certain impôt, au moyen âge), action de mesurer, mesure^ dimension, bâton entaillé Substantif participial à forme provençale : taillade, d'où tail* lader. Dérivés : taillahle; tailleur de pierres et d'habits, tailleuse ; taillis, bois que l'on taille à des intervalles réguliers; tailloir, d'abord plat pour tailler la viande, puis tablette « en forme de tailloir » au-dessus d'un chapiteau. Sur le participe présent taillant, on a fait taillandier, qui a signifié successivement tailleur d'habits' et fabricant d'outils pour tailler (cf; huandière à baée). On trouve taille se rapportant à la hauteur musicale dans l'expression : you^ de bassetaille.
— Composés : détailler, proprt diviser en taillant, d'où détail, détaillant; de détaily au sens d'énumération, rapprochez le substantif menu, au mot moindre^^; entailler, tailler dans un objet, d'où entaille.
616 DICTIONNAIRE ÉtYHOLOGiQUfi [Yandein
Tain, V. étain*
Taire, latin classique lacère, supin tacitum, d'où tacite, adjectif latin tacitanif taciturne « taciturnumy et tacitumité. Au composé latin avec re- se rattache réticence, reticentiaf action de se taire en retenant certaines choses.
Talc, mot arabe.
Talent est le latin talentam, qui vient du grec talanton, plateau de balance, poids et monnaie ; en français, au figuré, valeur intellectuelle, d'après la parabole de l'Évangile, où le talent- monnaie enfoui figure des aptitudes non utilisées.
Taler, v. talon. Talion, v. tel.
Talisman nous vient, par Tarabe, du mot grec telesma, rite.
Taloohe, origine inconnue.
Talon est la forme augmentative du mot latin ialum, qui a le même sens, cf. soulier. Dérivés : talonnière, taloimette, talonner; taler, proprt fouler aux pieds (en parlant des fruits). Un talus (on devrait écrire tala, car c'est la même désinence que dans moussu, barbu, etc.), c'est proprt un terrain tassé sous le talon. Détaler, qu'on pourrait songer à rattacher à cette famille, est en réalité formé sur étaler, voy. stalle.
Talus, V. talon.
Tamaris, latin tamarieem.
, Tambour, tambourin, tam- Tamis, d*où tamiser, ori-
bouriner, v. timbre K gine inconnue.
Tampon, d'où tamponner, tamponnement, tamponneur, se rattache à un vieux verbe iamper (ou taper, d'où lapon), boucher; origine germanique, cf. l'allemand zùpfen.
Tam-tam, v, cricri.
Tan, d'où tanin, tanner, tanneur, tannerie, est rattaché à un mot celtique qui signifie chêne.
Tancer, v. tenir ♦.
Tanche est le latin *tinca.
Tandem, mot anglais, qui n'est autre que le mot latin signifiant « à la fin », et qui vient de l'argot des universités anglaises. Le latin tandem est apparenté à ia/îf ;' sur la valeur de -dem, voy. idem ; le sens étymologique est : « dans la môme quantité, également ».
Tans:ent} Du français. ôi?
Tandis, v. joar. Tangage, v, tanguer.
Tangent (d'où tangence), du participe présent du verbe latin tangere^ touchor, supin tactam.
1. Dérivé : tangible, iat. tangibilerrij qu*on peut toucher, d'où intangible. Du supin dérivent le substantif tact, lai. tactum, sens du toucher, Tadjectif intact, intactum, non touché, et tactile, tàctilem. ^
— Il faut rapprocher d'intact les doublets .entier et intègre (dont l'honnêteté est intacte), venant de l'adjectif latin integram, de la même famille ; dérivés : entériner, proprt rendre entier, définitif, par un enregistrement officiel; intégrité, mot savant, qui se rattache au sens figuré (au sens d'intègre); intégral, qui se rattache au sens propre (au sens d'entier); intégrer, et intégrant; réintégrer, du latin redintegrare, d'où réintégration, remettre en possession intégrale.
2. Les composés de tangere sont en -tingere, -tactam. Atteindre est atlingere^ proprt toucher à ; substantif participial atteinte. Nous n'avons pas conteindre, mais nous avons : le substantif dérivé du supin, contact, rencontre de deux objets qui se touchent; un autre substantif, contagion, contagionem (d'où contagieux), contact nocif ; l'adjectif contigu, contiguam (d'où contignlté) = en contact. Du sens de «c rencontrer », contingere avait passé au sens de « se rencontrer, arriver par hasard », d'où la valeur de l'adjectif participial contingent et de son dérivé contingence; le substantif contingent signifie proprt ce qui échoit à quelqu'un comme obligation, sa part de^ charge, et spécialement le nombre de soldats qu'un pays doit fournir.
3. On ' rattache à la même famille : a, les composés en -taminare : contaminer, d'où contandination, mettre en contact nocif; entamer, forme populaire d'intaminare qui exprimait aussi un contact nocif, mais, ici, l'idée qui a prévalu, ce n'est pas celle d'une souillure, c'est celle d'une diminution; b, le verbe taxare, toucher fortement ou fréquemment; mais il faut peut-être rattacher au grec taxin (v. syntaxe) le taxare qui a fourni le français taxer (dont une ancienne forme est tauxer), d'où taxe, taxation, taux, détaxer, surtaxer et surtaxe (« taxer » quelqu'un d'imposture, c'est en quelque sorte le taxer comme imposteur, mettre à son compte une imposture).
618 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Tante
4. LeH verbes français, d'origine populaire, tâcher et tâter, sont des dérivés de taxare. Tâcher, d'où tâche et tâcheron, c'est mettre la main à une affaire, s^efforcer de faire. Tâter, c'est proprt toucher à diverses reprises, dériTés : à tâtons, tâtonner, tâtonnement, tatillon, tatiUonner.
Tanguer, d'où tangage, origine douteuse.
Tanièret jadis taisnièrCj est le latin *taxonaria, proprt retraite du taisson ; le vieux mot kûsson, apparenté à Fàilemand dachs^ est un nom du blaireau.
Tanin, tanner, tannerie, tanneur, v. tôM»
Tant est le latin tanium\ ce mot est à tel exactement ce que Tarchaïque quant est h quel, voy. ces mots. De même que quant signiûait « en quelle quantité », tant équivaut à : en telle quantité, et autant, c'est : one autre fois tant, v. autre ^ Diminutifs :«tantet, tantinet = telle petite quantité. Sur tandis^ \oy. jour.
— L'adverbe tantôt signifie proprt « aussi tôt », d'où, par restriction : i^ aussitôt après le moment présent, bientôt, U viendra tantôt; 2° aussitôt avant le moment présent, il est venu tantôt. Dans l'emploi de tantôt répété, toute idée de proximité disparait, il ne reste plus que l'idée d'un temps indéterminé, <( tantôt... tantôt... » équivaut à : à tel moment..., à tel autre... »
— En vieux français, tant était arrivé à signifier « autant que cela, cela même ». C'est ainsi que l'adverbe partant équivaut à : par cela même. Pourtant équivaut aussi à: à cause de cela même; ce mot n'a d'abord eu sa valeur actuelle que dans les phrases négatives : il avait promis de venir, on ne l'a pourtant pas vu (on ne l'a pas vu davantage pour cela). Entretant, que l'Académie écrit entre-temps, par fausse étymologie, équivaut à « entre ce », comme on dit « sur ce » et « ce pendant ».
Tante a d'abord été ante, qui est le latin amita. A l'origine, Vante équivaut à : ta « ante ». On disait : nCante^ t'ante, s'ante; mais comme la locution s'employait beaucoup plus souvent à la seconde personae qu'aux autres, la forme tani^j avec agglutination de l'adjectif possessif, a prévalu sur ante, de même que oïl (v. ce, pronom*) a prévalu sur oje etoto. On a été amené ainsi à placer devant t'antSy devenu tante, un autre adjectif possessif ; « ta tante » est semblable à « i^
Tarentule] DU français. 619
lierre », jadis Vierre. On a aussi expliqué tante par Tagglutinatîon de la dentale finale de grand placé devant ante. Le vieux flrançais ante a produit 1-anglais aunt.
Tantinet, tantdt, v. tant.
Taon, latin classique tabannm.
Tapage, tape, voy. le suivant.
Taper, frapper de la main, diminutif tapoter, se rattache h un radical ' germanique qui signifie « main »; substantif verbal tape. Dérivé : tapage, d'où tapageur, proprt bruit qu'on fait en tapant. Une tapée équivaut à beaucoup =^ beau coup. Un tapin tape du tambour. Composé : retaper, proprt remettre en état en tapant. Mais tàpon est de la, famille de tampon, voy. ce mot.
Tapinois, t). tapir (se).
Tapioca, mot brésilien.
Tapir (se), d'où tapinois, origine douteuse.
Tapir, substantif, mot brésilien.
Tapis (d'où tapissier, \ tapissière, et tapisser qui a luimême produit tapisserie), est tiré du grec tapêtion, d'origine orientale.
Tapon, V. tampon* Taquet, v, attacher.
Tapoter, v. taper.
Taquin, d'où taquiner, taquinerie, a été rattaché à l'italien taccagno, avare, sens ancien du mot français.
Tarabiscot, tarabiscoter, origine inconnue.
Tarabuster, origine provençale.
Taraud, tarauder, v. tarière.
Tard, tarder, sont les mots latins tarde, tardare, 11 y avait aussi une forme adjective, conservée dans outarde, proprt oiseau lent, latin avem tardam; comparez tardigrade, V. grade. Dérivés et composés : tardif, s'attarder; retarder, retardare, d'où retard et retardataire.
Tare, d'où tarer et l'adjectif taré, vient, par l'italien, d'un mot arabe qui signifie déchet.
Tarentule, animal qu'on rencontrait particulièrement aux environs de Tarente ; dérivé : tarentelle, danse appliquée à la guérison des gens piqués par une tarentule.
620 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [TaUTCail
Taret, v. tarière.
Targette signifie proprt petit bouclier; au vieux mot iarge, bouclier, d^origiqe germanique, se rattache aussi le verbe 86 targner, proprt « se couvrir comme d*un bouclier n, qui nous est venu par ritalie.
Tarière, qui est le latin terehra, taraud, d'où tarander, tarai, animal qui fait des trous, termite, latin larmilan, ver rongeur, se rattachent à la même racine indo-européenne que triturer et trans-, cette racine existe aussi en celtique.
Tarif 9 d'où tarifer, mot d*origiae ^ arabe, qui nous vient d'Italie.
Tarin, d'origine inconnue.
Tarir, d'où intarissable, mot* d'origine germanique.
Tarlatane, origine doateuse.
Tarot, d'où taroté, italien taroeeo.
Tarse, du grec tanon^ proprt claie, assemblage plat. Le tarse est la partie du pied qui correspond au poignet pour la main. Métatarse, proprt ce qui est après le tarse, cf. métacarpe.
Tartan, mot anglais apparenté à tiretaine^ voy. tirer.
Tartane, italien tawtana, qui parait être d'origine arabe.
Tarte, d'où tartine, tarte> Tartre, d*où tartrique, ori-
lette, origine inconnue. gine douteuse.
Tas, d*où tasser, tassement, entasser, entassement, est
d'origine germanique.
Tasse, origine arabe.
Tasseau, origine douteuse. ner, tâtonnement, tâtonner, Tassement, tasser, v. tas. tâtons (à), u. tangent^. Tâter, tatillon, tatillon-
Tatouer, d'où tatouage, nous vient,- par l'anglais, de la langue de Tahiti.
Taudis, d'un mot germanique qui signifie tente, cf. allemand zelt et anglais tilt.
^Taupe est le latin talpay d'où tanpin (ouvrier mineur, et candidat à l'École polytechnique), taupinière.
Taureau, diminutif du latin taaram^ forme grecque tauron, dérivés espagnols : toréador, du verbe espagnol torear, combattre le taureau; toril. Tauromachie, combat
DU FRANÇAIS
Tautologie, u. logique^.
Taux, B. tangent s. langent ',
•Iaverae,ta-vemlÉi,e. table. Taximètre, n. syntaxe.
Té, instrument ayant la forme de la lettre T. Te et toi sont un même mot latin, le, transformé de ti différenle suiTant qu'il s'appuyait ou non, dans la proi ciation, sur le mot voisin. Le nominatif latin iu est dev le français tn, l'adjectif possessif tuam est devenu ton, > féminin lua : la Taam, quand il ne s'appuyait pas su mot suivant, a donné titen, devenu tien (d'où tienne) d'à; mien, voy. mé. Le pluriel, luoi masculin et luat féminin, représenté uniformément par tes. Sur lu le on a fait le vi tutoyer, jadis tutoyer, d'où tutoiement- Technique se rattache au mot grec tekknê, art, proci Autres dérivés i technologie, étude des procédés d' scienci?, v. logique^; mnémoteclinie, proprl technique d mémoire (v. mémoire), et mnémotechnique; polytechniç proprt qui se rapporte il beaucoup d'arts, v. mtiUi-. La rai est la même que dans arehilecle {v. arch-) et dans lUsu.
Te deum, u. dieu'. Tégument, u, toit.
Teigne, petit insecte, puis maladie du cuir chevelu, d'où teigneux et tignasse (proprt chevelure ou perru teigneuse), — est le latin tinea.
TelUer, «. tiUeui.
Teindi^, d'où déteindre, estle latin lingere, supin tinct Substantifs participiaux : teint (sens de teinture d • étoffe bon teint » ; aussi couleur du visage), et teinte, c teinter. Dérivé : teinture, qui est tinctura, d'où teintur teinturerie.
Tel est le latin lalem (cf. iant) ; talion, lat. talionem, pé lité « telle » qu'a été le crime, étymologîe contestée.
Télé-1 mot composant qui signifie <i loin », grec t< télégraphe, etc., u. graphie ^^ télépathie, r. pâtir'; ii phone, etc., v. phénomène; télescope, etc., v. épice".
Tellnre, D. Itrre.
Téméraire, lat. iemerariam; témérité, lat. lemerital Témoin, — d'où témoigner (révéler ce qu'on a vu,
((22 DI<rnO\5AIR£ ÉTTHOLOGIQUE [TOBpS
qu'on éprouve) et témoignage, — est le latin testimonium et a eu le ^nsr de « témoignage », eomme Ustimoniam (d'où testimonial).
i . Le mot latin qui avait le sens d^« témoin » était testem, qui signifie proprt « celui qui se tient en tiers », la première partie du mot est apparentée à tiers et la seconde à. ester. Sur testem a été formé le verbe testari (français tester), d'où les dérivés latins qui ont fourni testateur, testament, testamentaire, intestat. Pour désigner les livres saints, od a traduit par testament un mot grec qui signifie disposition et convention, mais qui, dans ce cas particulier, avait le second sens (pacte, convention, alliance de Dieu avec les hommes).
2. Testari avait le double sens de témoigner et de tester; ia seconde idée est absente des composés. Attester, c'est invoquer ou fournir un témoignage, attestation se rattache au second sens. Contester, d'où contestation, incontesté, incontestable, c'est proprt lutter avec quelqu'un de témoignages et de preuves. Protester, c'est attester devant tous, hautement (d'où protestation dans une de ses acceptions), prendre publiquement acte d'une absence de paiement (d'où protêt), porter hautement témoignage contre quelque chose, réclamer vivement, d'où protestation dans son autre acception, protestant et protestantisme. Détester, d'où détestable, c'est originairement se détourner de quelqu'un en attestant les dieux, charger d'imprécations.
Tempe 9 latin classique iempora, pluriel neutre, d'où temporal.
Tempérament, tempéran- Tempête, v. temps *.
ce, température, tempérer,