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V. van. ter, vanterie, u. vaquer

Vantail, v. vent.

Vapeur, latin vaporem. Composé : évaporer, d'où évaporation. Dérivés : vaporeux, vaporosum, vaporiser, d'où vaporisation, vaporisateur ; adjectif latin vapiduniy évaporé, d'où vraisemblablement le français fade, qui a produit fadeur, fadasse et affadir.

Vaquer, du latin vacare, être vide. Adjectif participial : vacant, d'où vacance. Dérivé : vacation, qui se rattache h vaquer dans le sens de « s'occuper de ses affaires » (parce

Vase] DU FRANÇAIS. 659

qu'on en a le loisir) ; vacationem existe en latin, mais a un autre sens. Sur i^c-, racine de vacare^ le latin iavait fait vacaum, vide, d'où vacuité, évacuer, évacuation, et aussi *vocilamy forme du latin populaire, devenue le français vide, d'abord vaide. Dérivés et composés de vide ; vider, d'où vidange et vidangeur; éviddr; dévider (d'où dévidoir), proprt développer de la laine, du fil (d'abord en vidant un fuseau), pour les rouler en bobine, en peloton.

— L'adjectif latin vanum, proprt vide, qui eçt devenu le français vain, est peut-être apparenté à vacare. Dérivés : vanité (vanitatem), d'où vaniteux; le verbe de formation populaire vanter, d'où vantard et vanterie. Composé : s'évanouir (formé sur le parfait d'un composé latin, evanui)^ proprt se vider, se dissiper, perdre le sens; évanouissement.

Vapechy d'un mot Scandinave qui signifie « ce qui est rejeté », cf. ail. wrack; en vrac (du hollandais) signifie : en forme de rebut, sans ordre; sans emballage.

Vareuse, proprt costume du « varreur », de celui qui lance la varre, latin vara, pour la pêche à la tortue.

VariabUitô, varialde, variation, v. vair.

Vapice» latin varicem, d'où varicosam, variqueux; varicocèle est un mot hybride où entre le grec kêlê, tumeur. L'adjectif latin varicum, « qui écarte les jambes », est considéré comme apparenté à varioemy il a servi à former le verbe prœvaricari, proprt dévier, français prévariquer, d'où prévaricateur, prévarication.

Varicelle, v. vair. Variqueux, v. varice,

Varicocàle, v. varice. Varlet, v. vassal.

Varier, variété, variole, varioleux, u. vair.

Varlope, néerlandais voorloopery « qui court devant ». Cf. interlope.

Varre, v. vareuse. Vasculaire, v. vase 2.

i . Vase, d'où vaseux, mot néerlandais.

2. Vase, latin vas, dont le diminutif vasculum se retrouve dans l'adjectif savant vasculaire. Un diminutif de vasculum, vascelliim, est devenu vaisseau, qui réunit les sens de vase, navire, nef d'église, canal de l'organisme; la forme fémipine vaisselle, d'où vaisselier, est le pluriel latin et a con-

660 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Veloe

serve une valeur de pluriel, car la vaisselle est un ensemble de vases, de plats. •

— Le verbe évaser, dont on emploie surtoilt le participe passé évasé, est formé sur vase et signifie proprt : élargir vers l'orifice, en forme de vase. Autres composés : s*extravasef, sortir des vaisseaux, en parlant des liquides de Forganisme; transvaser, changer de vase; nerfs vaso-moteon, qui produisent les mouvements des vaisseaux.

Vasistas, carreau mobile (que Ton ouvre pour demander ce qui se passe), de l'allemand uxu Ut das, qu'est-ce?

Vase-moteur, u. vase S.

Vasque, italien vasca^ d'origine douteuse.

Vassal (d'où vassalité, vasselage), mot d'origine celtique, dont valet (d'où valetaille) ou varlet est un diminutif; le mot valet a passé du sens de jeune seigneur chargé d'un service noble (comme les valets figurés sur les cartes à jouer) au sens de serviteur à gages.

Vaste, V. gâter.

Vaticiner, latin vaticinariy de vofom, prophète.

Vaudeville, vau-l'eau (à), 0. wiL Vwaatieok^ «. wMr*

Vautoup, latin vulturem. Cf. conmM» Vautrer (se), origine inconnue.

Veau, d'abord veel, est le latin vUeUam; dérivés : vélin,'

peau de veau, et vêler. Cf. vieux.

Vecteur, v. voiture ^. tatif, végétatioii, végéter, v.

Vedette, v. voir ^. vigaear.

Végétal végétarien, végé-

Véhément, d'où véhémence, latin vehementenij v, voitare*.

Véhicule, u. voiture^. Veille, veillée, veiller,

veiUeur, v. vigueur.

Veine, qui est le latin venà^ signifie : vaisseau sanguin (d'où veineux, qui appartient aux veines, et veillé, qui est marqué de veines), filon de mine, et source d'inspiration ou de bonheur, d'où veinard et déveine. On employait encore au xvii^ siècle le diminutif venelle au sens de ruelle : « enfiler la venelle », prendre la fuite. — Le mot grec qui avait le sens de veine était p/i2e6s, génitif phlebos, d*oû phlé-

VengerJ DU français. 661

bite, et phlébotomie (v. tome), nom scientifique de la saignée.

Vélaire, v, voiture *. Velléité, u. vouloir.

Voler, vélin, v, veaa.

Vélocité^ latin velocilatemy de Fadj. veloeem, rapide, d*où vélocipède, voy. pîedS qui a produit lui-même vélodrome, voy. dromadaire,

VelourSy anciennement velous^ d*où yelonté, est le latin villosum (d'où villosité), de villum, touffe de poils; ne diffère de velu que par le suffixe, cf. peluche et pilou, à poil. Autres dérivés français : veloatier, veloutine.

Velu, V, velours, Velmn, v. voiture *.

Venaison et veneup sont des dérivés du verbe latin venari^ chasser, devenu en vieux français vener, d'où vénerie.

Vénal (cf. vil), d'où vénalité, latin venatem, de venum^ prix, qui a formé avec dare (v, dé à jouer*) le verbe vendere (supin venditum), devenu vendre, dérivés : vente et mévente, vendeur, vendable; composé revendre, d'où revente et revendeur. Le vieux verbe revaneker, qui est *revenditicare, d'où revancbe, est à vente ce que arracher est à rapt, et a d'abord signifié « faire payer sa victoire au vainqueur » ; il y a des raisons sérieuses de ne pas le rattacher à venger.

Vendange, vendanger, ven- . Vendetta, v, venger, dangeur, vendémiaire, v. Vendeur, vendre, v. vénal,

exempt ^ et vin.

Vendredi est le latin Veneris diem, jour de Vénus, v,Jour.

Venelle, v. veine. Vénéneux, v. venin.

Vénépep, latin venerari, d'où vénération, vénérable.

Vénerie, v. venaison* Veneur, v, venaison.

Venette, v. vesser,

Vengep est le latin vîndicare, qui se rattache à dicere, dire, mais dont le premier élément est obscur. Vindicare, et le vieux français vendiquer, forme savante, avaient le sens de réclamer en justice, sens qui s'est conservé dans revendiquer, revendication (jadis reivendication, car on n'a pas là le préfixe re-, mais le génitif du mot rem, chose, v. rien). Le doublet populaire de vendiquer est venger, d'où vengeur, vengeance ; de l'idée de réclamer contre un dommage on a passé à l'idée de réclamer contre une injure, puis de tirer

662 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Venir

justice d'une injure. Vindicte, vindicta (forme italienne vendetta), est un doublet sémantique de vengeance; autre dérivé savant : vindicatif, de formation française sur vindicare.

Véniel se rattache au latin venia, pardon.

VéniHy d*oû venimenz, latin classique venenum, d'où vénéneux.

Venir est le latin ventre^ supin ventum. Substantif participial : venue. Composés : advenir (d'où adventice, adventit tium), jadis avenir , dont nous avons conservé non pas l'infinitif (car notre avenir = d -f venir) mais Tancien participe présent avenant = qui va (au figuré), Tancien ' participe passé féminin avenue = «dlée, les substantifs dérivés avent, adventam, proprt « venue » de Jésus-Christ, avènement, et aventure, ce qui arrive (cf. ceinture, ce qui ceint) et ce qui peut arriver, d*où aventureux, aventurier, aventurer et mésaventure (v. moindre ^); — circonvenir, V. cirque^ — convenir, proprt vebir ensemble, s'accorder, dérivés : convenant, d'où convenance, inconvenant, inconvenance; convenable; inconvénient, 1. inconvenientem; couvent et couvent, qui est conventum^ proprt réunion; convention, réunion et accord, d'où conventionnel {conventionem avait pris en latin juridique le sens de convocation, citation, d'où reconvention, citation faite par le défenseur en réponse à celle qu'il a reçue du demandeur, et demande reconventionnelle); disconvenir, d'pù disconvendnce, ne pas convenir; déconvenue, désaccord avec ce qui vous convenait; — contrevenir et contravention; — devenir, venir d'un état à un autre; — latin evenire, surgir, se produire, d'où événement, éventuel et éventualité, « qui peut se produire »; — latin iiwenire^ tomber sur, trouver, d'où : invention, inventeur, inventif; inventaire, d'où inventorier; — intervenir, d'où intervention; -^ parvenir, venir à travers, arriver à son but, d'où parvenu; — prévenir, proprt venir devant, d'où « devancer » et « avertir d'avance », dérivés : préventif, prévenant, prévenance; le participe passé prévenu, employé adjectivement ou substantivement, signifie « disposé d'avance » et « inculpé », d'où les deux sens de prévention; — provenir, proprt venir en avant, découler, d'où provenance; — revenir, substantif verbal revient, substantifs participiaux revenant, et revenu, bénéfice qui revient périodiquement; — subvenir, proprt venir au-des.

Vêpres] du français. 663

sous (comme secourir^ voy. courir), d'où gnbvention, qui a produit subTentionner; le doublet de subvenir est souvenir, verbe impersonnel à l'origine, venir sous l'esprit, se représenter à l'esprit; on a dit il me souvient, puis, par une analogie grossière avec « je me rappelle », je me soutiens; surcomposé ressouvenir; — survenir, venir sur, venir après. — Composés avec bien et mal : bienvenu et bienvenue, d'où bienvenir et mal venir.

— Du verbe grec bainein, qui correspond étymologiquement au latin ventre, viennent les mots suivants : base, grec basin, proprt action* de marcher, d'où plante du pied, support, élément essentiel (en chimie); acrobate, v. acre-; diabète (préf. dia-), d'où diabétique, proprt transformation' (du sang en sucre). Le grec probaton, d'où probatiqae (voy. probe), signifie : ce qui marche en avant, bétail.

Vent est le latin venlam, cf. ail. et angl. wind. Dérivés : venteux, qui est ventosum] ventôse, nom d'un mois du calendrier républicain; ventouse, qui aspire; vantail, qui s'ouvre comme le ventail du heaume ; venter ; le fréquentatif ventiler, ventilare, aérer, au figuré modifier une répartition sans que le total soit changé, y mettre de l'air, dérivés : ventilation, ventilateur. — Composés français : contrevent ; paravent, voy. parasol; auvent, toit en saillie destiné à parer au vent ; éventer (d'où : éventail), exposer au vent, et reconnaître au vent, aux émanations; évent, expositioa,au vent, et éventaire, plateau où les objets sont à l'évent ; vol-au-vent, pour vole-au-vent, pâtisserie légère, feuilletée, voy. voler ^. — Même racine dans vanner.

- Vente y v. vénal.

Ventre est le latin ventrem. Le mot a désigné les différentes cavités du corps, d'où la locution « avoir du cœur au ventre » et la signification du diminutif ventricule, petite cavité. Dérivés et composés : ventru, yentrée, ventrière et sous-ventrière; ventriloque, voy. locution; ventripotent, proprt puissant par le ventre, voy. pouvoir. Sur ventrebleu, voy. dieui.

Vêpres (qui est le latin ecclésiastique vesperas, prières liturgiques du soir) se rattache au latin vesperem, soir, d'où vespéral ; l'ancien français avait vêpre, qui est vesperem, ci véprée, au sens de soir, soirée : « donner le bon vépre » dhez Molière,

664 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Vergogne

VePy d'où Téreuz, est le latin vermem (cf. alL wurm, angl. worm)\ on a eu la forme uerm, d'où Termine. Le diminutif latin vermiculum (d'où vermlculaire, <* qui a la forme » ou « qui a le mouvement » d'un petit ver) a désigné la cocbBnille et il est devenu le mot français vermeil, d'où vermUlon, qui désigne la couleur tirée de la cochenille. VermeUy employé substantivement, a eu le sens de cuivre rouge, dans la locution a vermeil doré »; on a dit ensuite vermeil tout court au sens de cuivre (ou argent) doré« de telle sorte que la couleur du vermeir n'est pas celle qu'exprime Tadjectif vermeil. Vermisseau et vennicelle, ce dernier d'origine italienne, sont aussi des diminutifs de ' vermem ; les fils de la p&te qui sort de la filière ont été assimilés à des vers. Composés : vermifuge, proprt qui met les vers en fuite, voy. fuir; vermoulu, moulu par les vers. — Cf. kermès.

Véracité, v. voire.

Véranda^ mot hindou que nous avons emprunté à

l'anglais.

Verbal, verbaliser, verbe, Verdier, verdir, verdo-

verbeux, verbiage, verbo- yant, verdoyer, verdure, v.

site, V. parole *. vert.

Verdfttre, verdeur, v. vert. Véreux, v. ver. Verdict, v. voire.

Verge est le latin virga, dérivés français vergette et vergé (rayé); vergue est une forme dialectale de vergcj dérivé : envergner, attacher à une vergue, d'où envergure, proprt largeur d'une voile enverguée. Sur le diminutif latin virgula, petite verge, on a fait notre mot virgule.

Verger, substantif, v. vert. Verglas, v. gel.

Vergne ou verne, nom celtique de l'aune.

Vergogne est le latin verecundia, représenté aussi jadis par une forme vergonde, d'où dévergondé, dévergondage. Ce mot se rattache au verbe vereri, proprt observer avec une crainte religieuse. Composé revereri, révérer; l'adjectif révérend, superlatif révérendissime, est tiré du participe futur passif du latin et signifie « digne d'être révéré », cf. légende h lire * ; révérence, reverentia, respect profond (d'où révérencieux, irrévérence, irrévérencieux), et aussi geste de respect.

Vers] DU FRANÇAIi^. 665

Vergue, v. verge. Vermeil, Termlcelle, ver- Véridlque, vérificateur, mioalaire, ▼ermituge, vervérification, vérifier, véri- millon, vermine, vermistable, vérité, u. voire. seaa, vermoula, v. ver. Verjus, V. jus, i

Vermouth de Tallemand wermnty absinthe (plante). i

Vepnal, latin vernalenij dérivé de ver, printemps. Sur une forme populaire "veraa été fait primevère, proprt pre-' mier printemps ; le sens le plus ancien de la racine parait avoir été « matin, matin de l'année », et il y aurait une parenté éloignée entre ce mot et aurore.

Verne, v, vergue.

Vernis» d'où vernir, vernissage, parait venir d^un nom de ville grecque, Phereniké,

Vérole» 17. vair.

Véronique» plante ainsi nommée, dit-on, par allusion h la légende de sainte Véronique.

Verrat» dérivé du latin ver rem, même sens.

Verre (d'où verréa, contenu d'un verre h boire, verrier, verrerie, verrière, verroterie) est le latin vitrum, qui a produit aussi le doublet savant vitre, auquel se rattachent : vitré, vitreux, vitrine, vitrail, vitrier; vitrer, vitrage; vitriol, — d'où vitrioler,- — sel qui a l'apparence du verre ; vitrifier, v, faire?.

Verrou, jadis verrouil, d'où verrouiller, est verucularriy diminutif du latin veru, broche.

Verrue est le latin verruea.

Vers se rattache au verbe latin vertere, tourner, (c'est le même mot que l'allemand werden^ devenir), dont le supin était versam.

1. Sur le supin se sont formés notamment la préposition versus et le . substantif versam, devenus notre préposition vers, « en se tournant du côté de », et notre substantif vers, proprt lignes que l'on trace en retournant régulièrement sur ses pas, sillons, rangées, puis lignes rythmiques, d'où verset, versifier, versification, versificateur, v. faire 7.

— Prépositions composées : envers ; devers et par devers (cf. dessous, dessus, dedans), La préposition latine pouvait avoir, en composition, la forme versum, de là les adverbes sursum pour sub-verswn, français sus, voy. sur^ et aliorsum

666 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [VerS

pour alioversum (proprt du côté d'un autre endroit), français ailleori , voy. autre '.

2. Sur le même supin, ont été formés : 1^ le participe passé latin, dont la forme verso (cf. recto à régir *) désigne le feuillet tourné; 2° le substantif versionem, du latin seolastique, français version, action de tourner un texte d'une langue dans une autre, et aussi de tourner à sa façon le récit d'un fait; 3° le verbe versare, devenu le français verser, proprt retourner, d'où répandre un liquide en retournant ou penchant le récipient (peut-être par confusion avec un autre versare, venant de vergere, v. converger) ; substantif participial : versant, penchant; substantif verbal : verse, dans la locution « À verse », d'où le substantif averse; dérivés et composés : versement, verseur, inversable, déverser et déversoir, reverser, tous mots de formation française; versatile, versatilem, (d'où versatilité), qui tourne facilement, au figuré; verseau, « verse eau », signe du zodiaque; anniversaire, retour annuel, voy. an.

— A côté de versare^ le latin avait la forme dite déponente versari, proprt se tourner souvent, se trouver habituellement, d'où versé, habitué h pratiquer un art, et les composés : converser, proprt être en relation aveo, en français, par restriction, échanger des propos, dérivé : conversation; le vieux verbe malverser, se mal comporter, d'où malversation ; tergiverser, proprt se tourner souvent de dos, user de détours, d'où tergiversations.

3. Dérivés de vertere commençant par vert- : le latin verticem, sommet de la tête, désigne proprt une touCFe de cheveux, appelée épi en français parce que les cheveux y sont disposés comme les barbes autour de l'épi ; de là le diminutif verticille, proprt petite touffe, et l'adjectif vertical, proprt qui est au-dessus de la tête, qui a la direction déterminée par la position debout; — le latin vertigo, accusatif vertiginerriy tournoiement de tête, est représenté en français par le mot tout latin vertige, par l'adjectif vertigineux et par vertige; — les vertèbres, latin vertebras, forment la colonne vertébrale, pivot des mouvements du corps, dérivé : vertébré; le mot du latin populaire qui est devenu notre substantif verveux se rattache à vertebra, les cercles du filet ont été assimilés aux anneaux des vertèbres.

4. Composés : advertere, français avertir, proprt tourner (l'esprit de quelqu'un) vers, d'où avertissement, avertisseur,

Vert] DU FRANÇAIS. 667 •

inadvertance; sur le participe passé adversnm ont été faits Tadjectif adverse, tourné vers, placé en face, opposé, et le substantif avers, face d'une médaille; adversaire et adver^ site, dérivés d'adversam; sur animad version, Voy. âme; — avertere (préfixe a- valant ab-), détourner, d'où aversion, et avertin, proprt mal qui détourne l'esprit; — convertere^ français convertir, proprt tourner en, changer, d*où convertible et conversible (les deux en latin de basse époque), convertissable, de formation française, conversion; — controversam, tourné en sens contraire, d'où controverse et controversé; — - de-versum devenu dorsum^ voy. dos; — diveriere, français divertir, détourner de ses préoccupations, d'où divertissement, divertissant; diversion, action de détourner; divorce, divortiam, séparation, d'où divorcer; divers, dwersum^ proprt tourné de différents côtés, d'où : diversité ; diversifier, voy. faire ' ; — intervertere, français intervertir, tourner l'un pour l'autre; interversion; — invertere, retourner, de là inversion, invertir, inverse et le doublet populaire envers, employé substantivement, d'où à l'envers et le vieux verbe enverser sur lequel s'est- formé renverser, substantif verbal : renverse, dérivé : renversement; — pervertere, tourner de travers, de là pervers, perversion, perversité, pervertir, pervertissement ; — prosa (pour prO'Versa)y proprt qui va droit son chemin, français prose, voy. ce mot ; — revertere, retourner, de là : réversible, réversibilité, et le mot populaire revers, côté d'un objet retourné, et retour de fortune; — subvertere, tourner sens dessus dessous, d'où subversif, à rapprocher de bouleverser, voy. boule ; — transverterey proprt tourner au delà, diriger au delà, dérivés : transversal et le mot d'origine populaire travers, d'où traversier, traversin, coussin placé en travers, et traverser, qui a lui-même produit traverse et traversée. Le substantif travers signifie proprt direction qui coupe un objet d'un bout à l'autre, et, par restriction, qui le coupe obliquement, d'où déviation du sens droit, au propre et au figuré.

Versant, versa tile, verse Verseur, u. vers^.

(à), versé, verseau, verse- Versitler, u. vers *.

ment, verser, v. vers s. Version, verso, v. vers K

Verset, u." vers *.

Vert est le latin viridem; dérivés : verdâtre, verdure, verdier, verdir d'où reverdir, verdoyer, verdoyant ; verger,

668 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Vétéran

qui est *viridiarium, proprt terrain planté d'arbres verts; o est à Tacception figurée de vert que se rapporte le substantif yerdeur. Vert-de-gris a été jadis vert-de-Grice et signifie proprt vert de Grèce, on ne sait pourquoi Foxyde de cuivre a été ainsi appelé. L'espagnol verdagado, proprt pousse verte, baguette, d'où bourrelet, a été déformé en veratgade, d'où * vertugadin. Cf. verjus^ ^J^t pivert, h pic i.

Vertèbre, vertical, vertl- Vertu, V. viriL

cille, vertige, vertigo, v.vers'.

VertuchoU) déformation voulue de vertudieu, voy. dieu ^

Vertugadin, v. vert. Verve, v. parole ^.

Verveine» latin classique verbena.

Verveux, substantif, v. mt- Vésanle, v. saiiu

tèbre, au mot vers *•

Vesce est le latin vieia,

Vésloal, vésioatoire, vôstoiila, v. VMfie.

Vespasienne» du nom de Vespasien, qui mît un impol sur les urinoirs.

Vessep, d'abord vessir, d'où vesse, latin classique visire. On a aussi la vieille forme vesnerj venerf d*où venette, peur.

Vespéral, v. vêpres.

Vessie, latin classique vesica, d'où : vésical, yésicule, proprt petite vessie, et vésioatoire, dérivé d'un verbe *vesicare, « produire des vésicules sur la peau »• — Sur le mot grec qui signifie vessie, voy. kyste.

Veste, latin vesiem, et vètip, qui est vestire. Dérivés : veston, vestiaire, vêtement, vétnre. Composés : dévêtir; investir (lat. investircy avec des sens nouveaux), d'où investissement, investiture; revêtir, d'où an figuré revêtement; travestir, d'origine italienne, d'où travestissement. Cf. aussi voile, au mot voitare^.

Vestibule, v. élahUy au mot estet K

Vestige, du latin vestigium, qui avait produit le verbe invesiigare, se mettre sur les traces de, d*où investigation, investigateur.

Veston, vôtement, o.'Mfto. Vdtéran, vétéranoe, véiè-

rtsaira, »• vîao».

Vieillard] du français. 669

Vétille, d où vétilleux, de l'espagaol vetilla, diminutif de *vetay raie, qu'on rattache au classique vitta, bandelette.

Vêtir, V. veste.

Vétivepy emprunté du tamouL

VetOy 1"^* personne de l'indicatif présent du verbe latin vetarâj défendre.

Vèture, v. veste. Vétusté, v, vieux»

Veuf, d*où veuvage, est le latin viduum, proprt privé de. On rattache à ce mot : i^ les adjectifs latins diwduum, séparé, divisé, et individaum, indivisible, français individu, d'où individuel, individualité, individualiste, individualiser; 2° le verbe dividere, supin divisum, d'où : diviseur, division (et divisionnaire); divisible et indivisible, indivisibilité; diviser; dividende, proprt ce qui doit être divisé, cf. légende à lire ^ ; subdiviser, subdivision. La forme populaire de diviser est deviser, qui a passé au sens de détailler un récit, un propos ; substantifs verbaux : devise, proprt ce qui distingue des autres, formule distinctive, et devis, proprt détail d'un ouvrage à exécuter, cf. menu au mot moindre ^' ^ .

Veule, d*où venlexle» ori- 2.. Viabilité, viable, v.

gine inconnue. vivre *•.

Veuvage, veuve, v. veuf. Viaduc, v, voie et daire^.

Vexant, vexation, véza- Viager, u. vivre K

toire, vexer, v. voiture *. Viande, v. vivre *•

Vi-, préfixe, v. fois. Viatique, v. voie,

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