Bar, poisson, cf. allemand bars^ perche
Baragouin, proprt langue bretonne, d'où langage peu intelligible : barGj pain, eigwin, vin, en bas breton; dérivé : baragouiner. Cette étymologie est contestée. Comparez charabia.
Baraque, baraquement, italien baracca.
Baratte, baratter^ ont été rattachés au grec prattein ou prassein^ v. pratique.
Barbacane, nom d'une espèce de rempart, nous vient de Perse par l'Espagne.
Barbare, proprt étranger, latin barbarum, vient du grec. Dérivés : barbarie, barbarisme. Rhubarbe, proprt racine barbare (premier élément douteux). Voy. aussi brave.
Barbe est le latin barba. Dérivés : barbiche; barbu; barbet, petit chien à barbe; barbichon, petit barbet (d'où bichon et bichonner) ; barbue et barbeau, d'où barbillon, poissons, à barbe; barbeau, plante à fleur bleue garnie de barbes, le bluet (d'où la couleur bleu barbeau); barbelé, garni de barbes ; barbon, it. barbone, proprt grande barbe ; barbier ; barbifier, v. faire '. Composés : imberbe, 1. imberbem ; ébarber; joubarbe, v. dieu^; rébarbatif se dit de la mine de quelqu'un qui « se rebarbe », qui se retourne contre les gens; cf. se rebéquer, au mot bec.
56 DIGTIOINAIRE ETYMOLOGIQUE [Barre
Barbeau, barbelé, barbet, barbillon, v barbon, v. barbe. barbiche, barbier, barbifier.
Barboter et barbouiller, d'où barbouilleur, barbouillage, sont sans doute des onomatopées exprimant l'idée de mouvements incohérents. Composés : débarbouiller, embarbouiller.
Barbu, v. barbe, Barcelonnette, v. bercer,
Barcarolle^ v. barque, Bard, v. débardeur, ,
Barde, poète gaulois, mot d'origine celtique.
Bardé, mol d'origine arabe, signifie proprt couvert d'une armure (en parlant d'un cheval, puis d'un chevalier), et, par comparaison, entouré comme d'une armure : un chevalier bardé de fer, une alouette bardée de lard.
Barège, étoffe de Barèges (Hautes-Pyrénées).
Barème, espèce de tableau imaginé par François Barrême au xviP siècle.
Barguigner, origine douteuse.
Barigoule, origine provençale.
Baril, barillet, origine inconnue; même racine que (Jans barrique.
Bariolage, barioler, le premier formé sur le second, ont été rattachés à barre.
Barlong, v. long. Baromètre, v, grief.
Baron est le latin populaire haranem, d'origine incertaine; dérivés : baronnet, baronnie, baronnage.
Baroque, espagnol barrueco, perle de forme bizarre, d'où, par extension, l'idée générale de bizarrerie.
Barque, d'origine égyptienne par l'intermédiaire du grec, du latin et de l'italien. Composés : embarquer, d'où embarcation, embarquement ; débarquer, d'où débarquement ; débarcadère^ embarcadère, mots à désinence espagnole; dérivé : barcarolle, mot d'origine italienne, qui signifie proprt chant de gondolier.
Barre, origine inconnue. Dérivés : barreau, barrière, barrer, d'où barrage. Sur barre d'une part et, d'autre part, sur un dérivé italien de ce substantif, ont été faits : embarrer (enfoncer, en vieux français), d où rembarrer; et embarrasser (entraver), débarrasser, d'où embarras, débarras. Même raicne dans l'italien barricata, d'où barricade et barricader.
Bastringue] DU français. 57
Embargo est un mot espagnol qui parait être de la même famille. Vpy. bar.
Barrette (de cardinal) et béret se rattachent à birram, adjectif latin, qui serait lui-même dérivé du grec pur (v,feu) et qui signifierait proprt couleur de feu. Le premier de ces mots nous vient de Titalien, l'autre du provençal.
Barricade, barrière, v. Barrique, v. baril,
barre. Baryte, baryton, v. grief.
Bas est le latin bassam, surtout usité en latin comme surnom. Cet adjectif s'emploie substantivement au masculin, pour désigner la partie basse d'un objet quelconque (le bas, pièce du vêtement, est Tancien bas de chausses), et au féminin, comme terme musical, notamment pour désigner la voix ou un instrument qui donne les notes basses et que la contrebasse accompagne (préf. contre); dérivé basson, comparez hautbois. Le diminutif basset s'emploie comme nom d un chien bas sur pattes. Autres dérivés : bassesse, baisser, d'où abaisser, rabaisser et rabais (action de remettre bas), surbaissé; soubassement. Locution adverbiale composée : en contre-bas.
Basalte, basaltique, latin basalten, d'origine africaine.
Basane, d'où basané, vient de l'arabe par le provençal.
Bascule, basculer, v. eut. Base, v. venir.
Basilic, basilique, 1. basilicam^se rattachent au mot grec basitea, qui signifie roi. Le basilic-serpent est proprt un petit roi, le basilic-fleur est la fleur royale. Une basilique est . d'abord un palais royal, un tribunal. La forme populaire de basilique est basoche (d'où basochien), corps des clercs du palais.
Basin, pour bombasin, italien bombagino.
Basoche, u. basilic.
Basques et Basquine, à la modje du pays Basque.
« Basse, v. bas. Bassin, bassiner, bassinet,
Basse-taille, u. tailler. bassinoire, v. bac.
Basson, v. bas,
Baste, interjection, italien basta, proprt : cela suffit.
Bastide, bastille, v. bât. Bastringue, origine incon- '
Bastingage, bastion, bas- nae.
tonnade, v, bât.
58 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Battre
Bât semble se rattacher à la racine du verbe grec bastazein, qui signifie porter. Verbes : bâter et débâter. Dérivé : bâtard, dont le sens propre serait : engendré sur le bat par quelque muletier. On a voulu voir aussi dans bâtard le germanique bast-, avec le sens de « pousse w, et dès lors bâtard (suffixe péjoratif -ard) signifierait sauvageon, et bâton tige (cf. canne). La racine de basiazein, par Tidée de porter, supporter, peut cependant expliquer aussi le mot bâton. Dérivés : bâtonnet, bâtonnier (proprt : qui tient le bâton de la bannière, comme chef de la- confrérie), bâtonner, bastonnade emprunté à l'espagnol . « Mener une vie de bâton de chaise », c'est être toujours en mouvement comme les bâtons de chaise à porteurs, cf. patachon. ^
— Élever une construction sur le « support » du sol, c'est bâtir (mot qu'on explique aussi par la même racine que bâtir 2), Dérivés et composés : bâtiment, bâtisse, débâtir, rebâtir. Dérivés de forme et d'origine méridionale, comportant l'idée spéciale de construction militaire : bastide, bastille, bastion; bastingage (le mot est emprunté à l'italien), parapet de défense sur un navire.
Bataclan (tout le), origine Bâtard, bâtardise, bâté, v.
inconnue. b(U.
Bataille, batailler, batall- . leur, bataillon, v. battre.
Bateau, germanique bat, cf. anglais boat. Dérivés : batelier, batellerie; voy. paquebot au mot paquet.
Bateleur, origine inconnue. Batelier, batellerie, v. ha-
teaà.
Batifoler, proprt jouer sur les remparts, se rattache à l'italien battifolle, boulevard.
Bâtiment et i. Bâtir (construire),, v. bât.