Balle (d'avoine), v. bla- Ballerine, ballet, v. bal
gue. Balnéaire, v. bain.
Balourd (composé de 6a-, v. bis 2, et de lourd) a formé, outre balourdise, le verbe abalourdir qui a disparu, mais sur le modèle duquel, avec l'adjectif sourd, on a fabriqué un autre verbe qui existe encore : abasourdir, synonyme d'assourdir employé au figuré. Toutefois abasourdir a été aussi rattaché à l'argot hasourdir, tuer. *
Balsamine, balsamique, u. baume.
Balustrade, balustre, mots d'origine italienne, qui se rattachent par le latin au grec balaustion, grenade (balauste, mot français de la langue botanique) : les piliers de la balustrade sont ordinairement renflés comme une grenade.
Balzan, forme italienne du vieux français baucent qui se rattache au latin balteum, ceinturon (le cheval balzan a, une bordure blanche au-dessus des sabots). Le même mot latin semble nous avoir donné baudrier par l'intermédiaire d'une forme germanique.
Bambin, de l'italien bambino, diminutif à côté duquel existe la forme péjorative bambeccio (personnage contrefait, marionnette), d'où bambocher, mener une vie de pantin, se débaucher, dérivé bambocheur.
Bambocher^ bambocheur^ o. bambin.
Bambou, mot malais.
Bamboula, mot africain.
Ban, mot d'origine germanique. Un ban, c'est proprement une proclamation (francique bannjan, proclamer). Bans de mariage, proclamation, devenue aujourd'hui simple affichage, des promesses de mariage. Une batterie de tambours, dans les revues militaires, ouvre et ferme le ban, c'est-à-dire la proclamation des nouveaux décorés, et cette batterie s'appelle aussi un ban. Les seigneurs usaient du (c ban » dans bien des circonstances, notamment pour condamner solennellement (d'où l'expression actuelle : être au ban de l'opinion], pour proscrire, d'où Je verbe bannir actuel (dérivé : bannissement) et l'expression « en rupture de ban » appliquée au condamné revenu sur un territoire
ii4 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Bande
qui lui est interdit. On appelait ban et arrière-ban (d'abord ban et arban, proprt convocation de troupes) l'ensemble des vassaux que le seigneur avait le droit de convoquer par un ban de guerre. La banlieue, c'était proprt la «lieue du ban », la lieue au delà et tout autour de la ville, où les bans avaient force de loi comme dans la ville. Le four banal était le four désigné par le ban du seigneur pour Tusage commun des habitants d'un village, d'où le sens actuel dû mot banal (dérivé : banalité) : qui sert à tout le monde, qui manque d'originalité. Le mot bandit (d'où banditisme), proprt hors la loi, dérive de la forme italienne du participe passé banni. Contrebande (d'o'ù contrebandier), également d'origine italienne, désigne des opérations contre le ban, contre la loi. Un forban est hors le ban, hors la loi, v. fors.
Banal, banalité, v, ban.
Banane, d'où bananier, nous vient de l'Inde/ comme l'arbre. f
Banc, du germanique bank. Bancal = qui a les jambes divergentes, comme beaucoup de bancs. Une banque, — le mot nous vient d'Italie, — est originairement un banc de changeur; dérivé : banquier; la banqueroute {v. rompre) est la rupture du banc du changeur failli. Banquet et banc^uette signifient proprt petit banc; on s'assoit sur un banc ou un « banquet » pour un repas de corps, et le mot banquet, par connexion, a désigné le repas, d'où banqueter. Banquise, banc de glace, angl. ice, glace, cî. iceberg. Banquiste, forain qui a un banc sur la place. Saltimbanque, v. saillir.
Bande. Un certain nombre de mots, commençant par ou ban- band- comme ceux qui sont groupés sous le mot ban, et qui sont aussi d'origine germanique, n'appartiennent pas à la famille de &a/t-proclamation. Ce sont tous ceux qui expriment les idées : 1° de bande d'étoffe (cf. ail. mod. binded, lier), d'objet tendu; 2° de drapeau, de troupe réunie sous un même drapeau, et, par extension, de troupe quelconque. Ex. : bande d'étoffe, les diminutifs bandeau et bandelette, le verbe bander (d'où bandage), le mot d'origine espagnole bandoulière, bande pour soutenir un sabre, etc. ; bannière, d'où banneret, et bandièré, forme italiegne (d'où front de bandière, alignement des drapeaux), banderole, bande flottante; bande de soldats. Le verbe débander a les trois sens : enlever une bande d'étoffe, détendre un arc, et détacher
Barbe] du français. 55
d'une troupe, d'où débandade; ce sont, à Trfti dire, trois verbes différents, de même racine.
Bandit, v. ban. ' Banlieue, o. han.
Bandoulière, v. bandé.
Banne« benne dans certaines régions et dans certains emplois spéciaux, origine gauloise.
Banneret, bannière, v. Banque, banqueroute, banbande. queroutier,banquet,banque-
Bannir, banxnssement, v. ter, banquette, banquier,
ban. banquise, banquiste, v. banc
Baptême, qui est le latin baptisma, baptiser, baptismal, baptiste, baptistère, se rattachent au grec baptizein, tremper. Aàabaptiste (v. ana-)^ qui se fait baptiser une seconde fois.
Baquet, v. bac. Bar-, préSxe, v. bis 2.
1 . Bar, mot emprunté à l'anglais, et qui n'est autre que le français barre, au sens de « comptoir » (formant barrière entre le débitant et le public).