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enfler

Bouse, origine inconnue; dérivés : bousier, insecte;

76 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Bouviep

bousiller, proprt construire en bouse, en torcbis, faire de mauvais travail, d'où boasillenr et bousillage.

Boussole, V. boite. Bout, boutade, v. bouter ^,

Bouteille, diminutif d'un vieux mot français, bout, qui signifie outre, et qui est le bas latin buttem, d'origine incertaine.

Boutep) pousset, mettre^ d'origine germanique.

1. Ce vieux verbe ne s'est guère conservé que dans quelques mots composés comme bontefen, bonte-selle, bouteen-train, arc-bontant. Le mot botte (d'escrime), d'origine italienne, est de la même famille. Bâter semble être une autre forme de bouter. Substantifs verbaux : bout, partie extrême, par laquelle on « boute », on pousse, et but, terme extérieur de l'action de bouter ou buter. Entre boutoir (coup de boutoir) et butoir, il y a la même différence qu'entre bout et but. Forme féminine de bu/, butte : être en butte à.

— Autres dérivés de bouter : boutade, de désinence italienne, poussée d'bumeur (au figuré), la vieille forme française était boutée; bouture, pousse de plante; bouton de fleur et, par comparaison, bouton d'babit, dérivés boutonner, boutonneux, boutonnière, et composés déboutonner, reboutonner.

2. Composés de bouter : débouter, rebouter, d'où rebouteur, qui remet un membre en place. Composés avec bout : aboutir, venir à bout (comparez achever j mener à cbef), d'où aboutissement; embouter, d'où embout; un objet debout se tient du bout, du pied, sur son pied; le vent debout vient du bout du navire, de l'avant.

— Composés de buter ou de but : culbuter, i^. cul; débuter (d'où début), d'abord terme de jeu, dégager le but, première opération du jeu, d'où commencer une carrière, un discours, etc.; rebuter (d'où rebut), où l'on voit la confusion des deux formes en u et en ou, car ce verbe a été aussi rebouter (bouter en arrière, repousser), distinct du rebouter cité plus haut (bouter de nouveau en place). De bat en blanc, pour^dô bule-en-blanc (comp. la locution d'arrachepied), en boutant dans le blanc, en allant directement au but.

Boutique, boutiquier, v. nière, bouture, v. bouter i.

thèse^. Bouvier, bouvreuil, bovi-

Boutoir, bouton, bouton- dés, bovine, v. bœuf, nm, boutonneux , bouton*

Brandi] DU FRANÇAIS. 77

Boxe, boxer, boxeur, origine anglaise.

Boyard, mot d'origine russe, qui serait mieux écrit boyar, signifie proprt seigneur.

Boyau, d'abord boel, est le latin botelluniy dont boudin pourrait être une forme méridionale à suffixe différent. (La racine germanique de l'anglais pudding est considérée comme apparentée à la racine latine de botellam.) S'ébouler, d'abord s'esboaeler = perdre ses boyaux; dérivés : éboulement, ébouljjs. ^

Boycotter, traiter quelqu'un comme les fermiers irlandais traitèrent le gérant Boycott en 1880.

Bracelet, v. bras. Braconnage, braconner,

Brachycéphale, o. bref et braconnier, v, braque, cap 1.

Braies est le latin populaire bracas, d'origine gauloise; dérivé : braiel, ceinture des braies, qui a disparu en nous laissant le composé débraillé.

Braillard, brailler, v. le suivant.

Braire, latin populaire *bragere, dont un dérivé *bra' gulare a produit brailler, dérivé braillard. Comparez bâiller à côté de bayer.

Braise, origine germanique, dérivé : braisé. Dérivés et composés formés sur la racine : brasier, brasero, le second forme espagnole du premier; brasiller; embraser, d'où embrasement. Braise est sans doute apparenté à brandon, v. brand.

Bramer, origine germanique.

Bran, origine celtique, proprt gros son, puis excréments, interjection ordurière.

Brancard^ brancardier, branchage, voy. le suivant.

Branche est le latin populaire branca, d'origine iifconnue. Dérivés et composés : branchage, branchn, brancher et ébrancher, embrancher, d'où embranchement. Brancard, d'où brancardier, est un dérivé provençal.

Branchies, du grec brankhia.

Brand, épée en vieux français, vient du germanique brandy tison, épée. Au sens de tison se rattache brandon (qui signifie aussi faisceau de paille, — non enflammé, — signalant une saisie de fruits), et au sens d'épée brandir, agiter comme une épée, et brandade (venu du provençal), mélange longtemps remué. Brandir a formé brandeler.

78 * DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Bpèche

aujourd'hui branler, faire osciller, d'où branlement, ébranler, ébranlement, inébranlable. Le substantif verbal branle a eu le sens de hamac, d'où branle-bas, mise à bas des hamacs en vue du combat.

Brandebourgs, galons à la mode du Brandebourg.

Brandevinier, formé sur le vieux mot brandeviriy d'origine flamande, proprt vin brûlé. Cf. brandon, au mot brand.

Brandir, brandon, branle-bas, branler, u. brand»

Braque, origine germanique, espèce de chien de chasse (au figuré : un peu fou). Sur le vieux cas régime bracon, on a fait braconner, d'où braconnier, braconnage.

Braquer, origine inconnue.

Bras est le latin brachiam, emprunté au grec. Forme féminine brasse. Dérivés .- brassée, brassard, bracelet, brassière. Composés : embrasser, d'où embrassement, embrassade, emJirasse de rideau.

Brasero, brasier, v, braise. Brassard, brasse, brassée,

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