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bras

Brasser, — d'un mot celtique qui signifie orge, — manipuler l'orge pour faire la bière, d'où remuer en général, et, au figuré, manier des affaires. Dérivé brasseur (de bière ou d'affaires).

Brassière^ u. bras.

Brave, italien et espagnol bravo^ qui parait provenir d'une déformation populaire du latin barbarum, v. barbare. Nous avons aussi emprunté à l'italien bravache, bravoure et l'adjectif bravo lui-même comme interjection., Sur brave a été fait braver, défier en brave, d'où bravade, dérivé de forme italienne.

Break, v. brèche.

Brebis, latin classique vervecem, devenu en vieux français berbis; dérivés : bercail, berger, bergerie, bergeronnette. Vervecem avait le sens de mouton; c'est ovem, sur lequel voy. ouaUley qui avait le sens de brebis.

Brèche, d'où ébrécher, origine germanique; même famille que break, mot anglais, désignant une voiture « ouverte » au milieu (entre deux banquettes longitudinales). Voy. aussi brique et broyer.

Brie] DU FRANÇAIS.

Bredouiller, onomatopée. Dérivés : bredouillement, bredouillage, bredouilleur. L'adjectif verbal bredouille a dû signifier à l'origine : « qui bredouille de confusion » pour avoir perdu sans faire un point ou n'avoir rien tué à la cbasse.

Bref, anciennement brief (conservé dans brièvement), est le latin hrevem^ nominatif brevis, A cet adjectif se rattachent les mots savants abréviation, abréviatif, et les formes populaires abréger, abrègement. Employé substantivement, bref a pris le sens de courte lettre officielle — bref pontifical — et le diminutif brevet, d'où breveter, celui de lettre officielle conférant un droit. Bréviaire latin breviarium^ signifie proprt abrégé, manuel de prières; brimborion, jadis breborion, parait en être une déformation plaisante (le mot signifie menues prières chez Rabelais), cf. bribe. Le latin brama, d'où brume (v. ce mot), paraît être un superlatif archaïque de bref : le jour le plus cpurt, d'où par connexion, le temps qu'il fait au moment des jours courts. Au latin brevis correspond^ le grec brakhas d'où brachycéphale, V. cap*.

Brelan, origine germanique.

^ Breloque est vraisemblablement une onomatopée, rappelant le léger bruit que font les menus bijoux suspendus. Le mot s'est appliqué à une batterie de tambour, saccadée comme le mouvement des breloques. Au figuré, « battre la breloque », c'est divaguer, avoir des idées saccadées, sans suite.

BreteUe, v. bride.

Bretteur, porteur de brette, épée peut-être bretonne, ce qui expliquerait le nom.

Breuily bois taillis, origine celtique.

Breuvage, v, boire. Bribe, origine inconnue; ce

Brevet, breveter, bré- mot a pu influencer le sens viaire, u. bref. de brimborion, v. bref.

Bric-à-brac, onomatopée. Cf. zigzag.

Brick, de brig, mot anglais.

Bricole, italien briceola, d'origine inconnue, dérivé : bricoler.

Bride, origine germanique, dérivés : brider, débrider, bridon. Bretelle est de la même famille.

Brie^ fromage de la Brie.

CLÉOAT. — DICT. ÉTYM. TRANQ. 7

80 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIOUE [Brocard

Brigade» proprl troupe, (d'où brigadier, embrigader), et d'aitre part brigand, proprt qui va en troupe pour voler, (doù brigandage, et brigantin, proprt bâtiment de pir.ite), sont empruntés à l'italien. Brigue, italien briga, dérivé briguer, a été rattaché aux mots précédents, et les uns et les antres à la racine germanique d'où vient broyer; pour le rapport des sens, cf. route au mot rompre. .

Brillant, brillantine, bril- Brimade, v. brume,

1er, V. béryl,

Brimbalep, pour bringuebaler, des vieux verbes bringuer (provençal bringa) et baler (v. bal), proprt sauter-danser, sert à exprimer un mouvement de va-et-vient. Cf. bouleverser, au mot boule.

Brimborion, v, bref. Brin, d*où brindille, origine

Brimer, v. brume, inconnue.

Brio, mot italien d'origine celtique.

Brioche, origine inconnue.

Brique» origine germanique, cf. anglais brick, dont le sens primitif est fragment (voy." broyer). Dérivés : briquette, briquetier, briqueterie, briquetage, et peut-être aussi briquet, par comparaison. Le mot imbriqué, disposé en tuiles, n'a aucun rapport avec brique, il se rattache au latin imbricem (de imbrem, pluie), tuile creuse, protection <( contre la pluie ».

Brise, origine incertaine.

Briser» origine incertaine, probablement celtique; le substantif verbal de briser, bris, est généralement remplacé aujourd'hui par celui d'un composé inusité {débriser), débris. Substantifs participiaux : brisées, proprt branches brisées, et brisant, écueil qui brise la lame. Dérivés : briseur, brisure.

Brisque, origine inconnue.

Broc. Le latin a broccum, <( qui a les dents saillantes », d'où viendrait, par comparaison, broc, vase à bec. Voy. broche. Le mot a été aussi expliqué par le grec brochis, arrosoir. /

Brocanter, brocanteur, ori- Brocard, brocart, broca-

gine inconnue. telle, brochage, v. le suivant.

Brouet] DU français. 81

Broche est le latin populaire "brocca, forme féminine du broccum d'où viendrait broc. Dérivés : brochet (poisson au museau pointu), brochette; brocher, travailler avec une broche, coudre les cahiers d'un ouvrage, d'où brocheur, brochure, brochage, et le composé <lébrocher, découdre les cahiers d'un livre. Composés avec broche : débrocher, enlever de la broche, et embrocher. Forme dialectale de broche : broque, d'où la vieille locution avaler de braque en bouche^ altérée en de broc en bouche^ qui signifie « sans délai » : « On y roue les gens de broc en bouche », écrit Voltaire. A la forme braque se rattachent brocart, « étoffe brochée », d'origine italienne, (d'où brocatelle), et brocards, sarcasmes piquants ; on appelait également brocards des aphorismes à la manière de ceux du recueil de Borcardus (Burckard) évéque de Worms; voy. aussi broder.

Brocher, brochet, broohette. brochure, v. broche,

Bpodequin, altération du flamand brosekin, probablement sous l'influence de broder.

Broder (dérivés : brodeur, broderie), d'une racine germanique qui signifie pointe, de telle sorte que brocher et broder signifient proprt l'un et l'autre « travailler avec une pointe », mais la pointe est dans un cas une broche et dans l'autre une aiguille. On tirait jadis broder de border^ par métathèse de l'r, en lui attribuant à l'origine le sens de : orner le bord d'une étoffe.

Brome^ d'où bromure, vient du grec brômon, odeur infecte.

Bronchôr, origine douteuse.

Bronches, latin bronchia, d'origine grecque. Dérivé : bronchite.

Bronze (d'où bronzer), métal de Brundusium, aujourd'hui Brindisi ; cf. cuivre, métal de Chypre. Cette étymologie de bronze est contestée.

Brosse se rattacherait à un mot germanique qui signifie poil de coclion. Dérivés : brosser, d'où brosseur ; broussaille.

Brou, V, brouter.

Brouet, espèce de bouillon, mot d'origine germanique, apparenté à l'italien brodOy bouillon. Bruine, pour brouine, d'où bruiner, a été expliqué par la même racine, avec l'idée

82 Î)ICTI0NNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Brûler

de pluie fine qui vous « trempe comme une soupo » ; bruine a dû subir dans sa formation l'influence du latin pruma, gelée blanche, on pourrait encore le tirer de pruina contaminé par brama, brume.

Brouette, v. roue.

Brouhaha, onomatopée.

Brouillamini, v, bol 2 et Brouillard, brouillasser, v.

brouiller. le suivant.

Brouiller, origine douteuse. Substantif verbal brouille. Composés : embrouiller, débrouiller, d'où débrouillard. Dérivés ; brouillerie, brouillon, brouillard, d'où brouillasser, verbe impersonnel. Le sens de brouillamini (u. bol 2) s'est altéré sous l'influence de brouiller. Mot italien de la même famille : imbroglio, embrouillement.

Brouillon, v, brouiller. Brouasaille, v. brosse.

Brouter, origine germanique. Substantif verbal : brout (dérivé : broutille), d'où brou, enveloppe verte de la noix.

Broyer, verbe d'origine germanique, cf. ail. brechen, rompre; dérivés : broyeur, broiement. Même famille que le latin frangere, v. fraction. Rapprocher aussi brèche^ brique et brigade.

Bru, origine germanique (cf. ail. braut, angl. bride, fiancée).

Bruant, v. bruire. Bruine, u. brouet.

Brugnon, v, prune.

Bruire, origine douteuse. Dérivés : bruit (d'où ébruiter); bruissement; bruant, pour bruyant, espèce de passereau.

Brûler. Le latin urere^ supin ustum (et aussi -burere, supin -bustum) signifie brûler. Du composé comburere viennent : comburant et combustion; combustible, incombustible. Un nouveau verbe latin, formé sur le supin, ustulare ou "bustulare, a pu devenir *brustulare sous l'influence de la racine germanique bren-; de là brûler. Dérivés : brûlure, brûlot, brûloire.

— Une autre racine latine, ayant le sens de brûler, se trouve dans incendie {v. candeur)^ et une autre dans cremare, d'où crémation, crématoire.

— Du verbe grec kaiein, futur kausô, qui signifie aussi brûler, dérivent : cautère, cautériser; holocauste, proprt

Buée] DU FRANÇAIS. 83

combustion complète (v. olographe); caustique, qui brûle, dont le composé encaustique a d abord désigné une espèce de peinture à la cire liquéûée au feu. Encre, d'abord enque, (dérivés : encrier, encrer, encrage), est le grec latinisé encausium. Autre dérivé populaire chômer (du grec kauma, chaleur), qui signifie proprt se reposer pendant la chaleur; comparez hiverner.

Brume, latin bruma, v. bref. Composé embrumer, d'où embrun. Dérivés : brumeux, brumaire, mois des brumes. D'une plante compromise par la brume ou par toute autre intempérie, on a dit qu'elle était brimée (pour brumée), d'où le verbe brimer (dérivé : brimade) au sens métaphorique de « soumettre à des vexations ».

Brun, origine germanique. Dérivés : brunette, brunâtre {v. acariâtre) y brunir, d'où brunisseur, brunissage.

Bpusque, italien bruscoy d'origine douteuse. Dérivé : brusquer, d'où brusquerie. Un verbe busquer, chercher, d'origine espagnole, s'est altéré en brusquer, dans la locution « brusquer fortune » fréquente au xmii« siècle.

Bput, latin brutam. Dérivés ; brute, brutal, d'où brutaliser, brutalité. Composé abrutir, d'où abrutissement.

Bruyant, o. bruire.

BpuYèi?e, origine celtique.

Buanderie, boandière, o. Bubon, bubonique, v. aine,

buée. Buccal, v. bouche.

Bûche parait se rattacher à la même racine que bois. Dérivés : bûchette; bûcher, substantif; bûcher, verbe, d'où bûcheron. Composés : le vieux verbe embûcher et son doublet d'origine italienne embusquer (d'où embûche et embuscade), signifient proprt poster pour guetter dans le bols, et débucher, débusquer, faire sortir du bois.

Bucolique, v. bœuf.

Budget^ d'où budgétaire, mot anglais, qui vient de l'ancien mot français,' d'origine celtique, bougette (prononcé boudgetie), petit sac.

Buée, substantif participial du vieux verbe buery d'origine germanique (cf. ail. bauchen), qui signifie lessiver. Buée, qui n'a plus que le sens de vapeur d'eau, a eu aussi celui de lessive. Buandière et buanderie sont faits sur le participe baant (cf. filandièrey lavandière, taillandier).

84 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Buvable

Buffet, origine inconnue. Bulre, origine douteuse.

Buffle, buff loterie, bugle, dérivé burette.

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