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Cingler, frapper, v. ceindre

Clmsàmie, grec kinnamon, origine hébraïque.

Cinq (d'où cinquième), latin classique quinque, sur lequel ont été faits les mots latins d^où sont tirés quinquennal, V. an, et quinconce, v. once. Cf. allemand /un/, anglais /îve. La forme ordinale est qaintam, d'où : Charles Quint; Fad verbe quinto; quintuple {v. plier ^)f une quinte en musique, la fièvire qtiinte, une quinte de toux (comportant en principe cinq reprises, dérivé quinteux); un quintette, mot italien; la quintessence, plus subtile que les quatre autres (v. être^); esquinter, d'origine provençale, proprt mettre en cinq morceaux, comparez la locution « se mettre en quatre ». L^ forime distributive féminine de ce nombre, gainas, par cinq, a produit quines, aujourd'hui quine, terme de jeu. L'équivalent grec de quinqne est pente, penta-, qu'on trouve dans pentamètre, « vers à cinq pieds », et dans pentagone, qui contient, comme polygone, etc., le mot grec signifiant angle, cf. décagone. Voir encore punch.

— Le latin quindecim, composé de quinque, cinq, et de decem, dix, est devenu quinze (d'où quinzième, quinzaine), de telle sorte que l'élément final -ze, dans ce mot et les mots semblables, et notre nom de nombre dix sont deux transformations différentes du mot latin decem.

— Cinq dizaines se disaient en latin quinquaginta, mot qui est devenu cinquante, d'où cinquantième, cinquantaine et le dérivé savant quinquagénaire. La forme ordinale de ce Dombre était au féminin quinqaagesima^ d'où le mot savant

434 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cirque

Quinquagésime, désignant le cinquantième jour ayant Pâques. L'équivalent grec du latin quinquagesima est pentes kostêj d'où Pentecôte, cinquantième jour après Pâques.

— Le mot quintaine, qui est le latin quintana, appelle une explication particulière. Quintana désignait la voie placée entre la cinquième et la sixième cohorte et où se trouvait notamment le, marché du camp. Par connexion, qaintaine est arrivé h désigner un poteau ou un mannequin servant à des jeux militaires dans une partie réservée du camp.

Cinquantaine, cinquante. Cintre, cintrer, v. ceindre.

oinquantième, cinquième, t).

cinq.

Cipaye^ spahi, deux formes différentes d'un même mot persan, la première venant de l'Inde, l'autre de l'Algérie.

GipoUn, V, cive. Circuit', u. errer 2, B.

Gippe, V. cep. Circulaire, circulation, cir-

Girage, v. cire, ouler, droum- préfixe, v.

Circon-, préfixe, eV mots cirque, commençant par ce préfixe, V, cirque»

Cire est le latin cera (grec kêron)^ dont le dérivé *cericnm a produit cierge. Sur cire a été formé cirer, d'où cireur, cirage. Dérivé savant : cérat. Cf. primicierf h pour ^.

Ciron, origine germanique.

Cirque, mot d'origine savante fait sur le latin circunij cercle et cjirque, autour duquel se groupaient les dérivés circulum, *circellum, circinum. A circulum se rattache, outre les mots savants circulaire, circuler, circulation, la forme populaire cercle, d'où cercler, encercler. Le sens primitif de circuler^ c'est décrire un cercle, d'où : se mouvoir en revenant au point de départ, comme dans la circulation du sang, enfin aller dans un sens quelconque. Circellum est devenu cerceau, et circinum le vieux mot cerne, d'où cerner, ' qui a produit lui-même cerneau, noix à moitié mûre que l'on « cerne » avec le couteau pour enlever l'amande. Le mot grec ayant le sens de cercle était kiiklon, voy. cycle,

— A côté du substantif circum le latin possédait l'adverbe circum, autour, que nous avons comme préfixe sous la forme circon- ou circam- (circumnavigation) ou ser- (dans serfouir, V. fossé), et sur lequel le latin populaire avait fait le verbe circare, proprt aller autour, vieux français certker (d'où

Citer] DU FRANÇAIS. 135

angl. smrch), aujourd'hui chercher; dérivé chercheur, composé rechercher, d'où recherche.

— Mots commençant par le préfixe circon- : circoncire, V. césure; circonférence, v, offrir^; circonflexe, v, fléchir; circonlocution, v. locution; circoni^cription, v. écrire; circonspect, circonspection, v. épice^; circonstance, v, ester ^; circonvallation, v. intervalle; circonvenir, v, venir; circon- Toisin, V. voisin; circonvolution, v, voûte ^.

Cirrhose, mot créé par le médecin Laennec, du gre kirrhx)n, jaunâtre.

CirruSy mot tout latin, proprt boucle de cheveux.

CiS", préûxe (dans les noms géographiques), est une préposition latine qui signifie en deçà de; dérivé : citéx;ieur, citeriorem^ cf. antérieur, h ant- ou anté-.

Cisaille, ciseau, oiseler, oiseleur, ciselure^ v. césure.

Ciàte, du grec kisté, corbeille ; les canéphores (v. ce mot) s'appelaient aussi des cistophores.

Gistre, autre forme de cithare (grec latinisé cithara) et de guitare, s'écrivait et se prononçait d'abord citre; il est devenu cistre sous l'influence du mot sistre, lequel désigne aussi un instrument de musique mais est tiré d'un autre mot grec. La forme guitare nous vient d'Espagne.

GitadeUe, eitadUn, cité, v. civil.

Citer, latin citare, se rattache au verbe cierej supin citum; apparenté à la racine grecque de cinématographe ^ v. ce mot. Le latin ciere avait le sens de mettre en mouvement (comme le verbe devenu mouvoir), et aussi d'appeler en justice. Citer, d'où citation, a retenu les deux sens, en donnant au premier la valeur figurée de mettre en évidence, de signaler, oralement ou par écrit, une pensée, une action, une personne.

— Composés : inciter, d'où incitation, c'est. proprt pousser sur; exciter (d'où excitable; excitabilité, excitation, et surexciter, d'où surexcitation), c'est pousser hors de. Réciter, c'est produire, en le reprenant, un texte qu'on a appris par cœur, — d'où récitatif, récitation, — et aussi, jadis, rapporter des paroles, un événement, d'où récit. Susciter, c'est mouvoir de bas en haut, faire surgir; et ressusciter, c'est faire surgir de nouveau (cf. résurrection au mot régir •), ramener à la vie, d'où l'acception intransitive de revenir à la vie. Précité, cité devant.

136 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cîvil

— Un composé avec le vieux latin sollum (= tout, v. seul), sollicitarej solliciter en formation savante, soucier en formation populaire, signifie proprt mouvoir ou émouvoir tout à fait, faire une demande instante (solliciter) ou inquiéter vivement {soucier, d'où souci, insouciant, insouciance, soucieux, cf. le mot savant sollicitude).

Gitérieur, u. cis-.

Citerne est le latin cisterna.

Citliare, v. cistre. Citoyen, v. eivU,

Citron a été tiré du latin citram, sur lequel on a fait aussi citrique, citrin, citrate; le dérivé cédrat nous vient de l'italien. Dérivés de citron : citronnier, citronnade, citronnelle. Même origine pour citrouille, de Titalien citraoloy quoique la citrouille ne soit pas du même jaune que le citron.

Cive est le latin cepa. Dérivé^ : civette au sens de variété d'ail ; ciboule (latin cepulla) et ciboulette, qui nous viennent du provençal; chipolata (ragoût aux cibouleâ) qui nous vient de l'italien ainsi que cipolin, marbre dont les veines rappellent les feuilles de l'oignon. Civé, proprt sauce aux cives, a changé de suffixe et s'écrit aujourd'hui civet. ,

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