V. ester ^. v. estrade
GonstipePy composé du verbe latin ttipare^ rendre compact, dérivé : constipation.
Constituer, oonstitutif , Cenanmer, v. exempt*.
constitution, oonatitution- Contact, contagieux, con-
nel, V. ester b. tagion, contamination, con-
Constrictor, v. étreindre K taminer, v. tangent ^.
Constructeur, construc- Conte, v. conter.
Hou, construire, v. structure. Contemplateur, contem-
Consul, consulaire, consu- platif, contemplation, oon-
lat, consultatif, consultation, templer, v. temple,
consulter, v. conseil. Conten^sorain, v, temps A.
Contempteur, latin coniemptoremy se rattache à un composé du verbe temnere^ mépriser : eontemnere, supin contemptam.
Contenance, contenir, oon - Contentieux, contention,
tent, contentement, conten- v. tenir ^. ter, u. tenir K
Gontep est le latii^ compuiare^ composé de putare^ qui signifie calculer, puis penser.
1. De calculer on a passé, pour ce composé, au sens de dénombre^*, puis : détailler un récit. Dans cette acception on écrit le mot phonétiquement; dans le sens de dénombrer, On l'agrémente d'un m et d'un p. hecomputare, on a tiré le mot savant comput, compte qui règle le calendrier ecclésiastique. Le substantif verbal de conter ou compter est conte ou compte; le substantif d'agent est conteur pu compteur;
Contracte;) Dti fttANÇAls. ii(i(
entre les deux orthographes de chacun de ces mots, les sens se répartissent comme entre conter et compter. Se rattachent exclusivement au sens de compter : comptoir; Tadjectif et le substantif comptant; comptable d'où comptabilité; décompter et , décompte; escompter (proprt décompter, payer avant l'échéance, origine italienne) et escompte; mécompte (préfixe péjoratif mé-). Se rattache exclusivement au sens de conter ; raconter, d'oii roeontard, écrit racontar.
2. Le verbe latin putare avait des composés avec d'autres préfixes que com-; ils soi^ représentés en français par un certain nombre de mots savants : supputer, proprt calculer de bas en haut, soupeser par la pensée, d'où supputation ; la réputation de quelqu'un, ce qu'il est réputé être, c'est proprt la pensée des autres à son sujet (putatif, terme de droit, « réputé pour être ce qu'il n'est pas nécessairement )> ) ; disputer, d'où dispute, disputeur, c'est proprt penser différemment, différer d'avis; imputer une chose à quelqu'un, d'où imputation, c'est la mettre à son compte.
3. Nous trouvons encore putare avec son sens le plus ancien, qui est <( couper, émonder », dans amputer et députer (v. amputer).
Ckmtestable, oontestation, Gontinenoa, continent,
conteste, contester, v, té- oontinental, v, tenir ^. moin *. Contingence^ contingent,
Conteur, v. conter^. v, tangent^.
Contexte, contezture, v. Continu, continuateur, con-
tisser. tinuation, continuel, conti-
Contigu, contiguïté, v. ton- nuer, continuité, v. tenir s. gent *.
Gintondànty du participe présent du verbe latin contundere, écraser, dont le supin contusum a produit contusion, d'où le néologisme contusionner. Avec le préfixe ob-, le latin ayait fait obtundere^ supin obtusum, d'où obtus, proprt écrasé, émoussé, et obturor, proprt fermer en pressant, obturation, obturateur. Au supin pertasum d'un autre composé se rattachent pertuis, trou, et percer, faire un trou, d'où percement, percée, percerette, transpercer. Voy. aussi tuer. On a proposé de rattacher percer à errer 2 en l'expliquant par un verbe *peritiare, aller à travers.
Contorsion, v. tordre. Contra-, préfixe, v. contre.
Contour, contourner, v. tour, \ Contracte^ contracter, con-
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [COAtUlllace
traotile, contraction, contractuel, V. traire^.
Contradicteur, contradiction, contradictoire, v. dire s.
Contraignable, contraindre, V. étreindre *.
Contraire, v, contre*
Contralto, u. aliment i.
Contrarier, contrariété, v.
contre.
Contraste, contraster, v.
ester *.
Contrat, ». traire *.
Contravention, v. venir.
Contpe est le latin contra, préposition et préfixe qui dérive de cam {v. com-) dont il est une forme comparative. De l'idée d'adjonction, exprimée par cam, on passe facilement aux idées de proximité (notamment dans la locution tout contre), de position en face et d'opposition, exprimées par contre, de telle sorte que la même racine sert à marquer la collaboration et l'hostilité (comparez sub et saper au mot sou-, préfixe). En composition, contre- marque souvent adjonction et non opposition : contre-niaitre, maître adjoint. Dérivés de contra : contraire, 1. contrarium, d'où contrarier et contrariété ; encontre (et à rencontre de], d'où encontrer, vieux verbe, et malencontreux (qui se rencontre mal); rencontrer, substantif verbal rencontre; contrée, proprt pays situé en face. Une contredanse est à l'origine une danse de campagne, le mot venant d'Angleterre et contenant country (fr. contrée) = campagne.
Contrebande, contrebandier, V. ban.
Contre-bas (en), contrebasse, V. bas.
Contrecarrer, v. quatre 5,
Contredanse, v. contre.
Contredire, contredit, v.
dire 2.
Contrée, u. contre.
Contre-épreuve, v. probe.
Centrefaçon , contrefacteur, contrefaire, contrefait, V. faire 6.
Contrefort, M. fort.
Contremaître, v. contre.
Contremander, v. main^.
Contremarque, v, marque.
Contre-pied, v, pied * .
Contrepoids, v, pendre K
Contrepoint, u. poindre.
Contrescarpe, v. escarpe.
Contreseing, contresigner, V. seing.
Contretemps, v, temps ^,
Contrevenir, v. venir. ^
Coutribuable, contribuer, contribution, v. tribu.
Contrister, v, triste»
Contrit, contrition, v. Iri* tarer.
Contrôle, contrôler, contrôleur, V. roue 3.
/ Con trouver, ». trope.
Controverse, controversé, V, vers ♦.
Contumace, adj., du latin contumacem, nominatif conlumax., récalcitrant; contumace, subst., de contumacia.
Copie] DtJ fRANÇAtS. 1$1
. ConlTusion, u. contondant, Ck>nvenable, convenance,
Convaincre^ v, vaincre, convenir, convention, oon>
Convalescence, convales- ventionnôl, conventuel, v,
cent, u, valoir, venir.
Convergep, d'où convergent, convergence, est formé comme diverger, d'où divergent, divergence, sur le verbe latin vergere, incliner.
Convers, conversation, Convict, conviction, v.
converser, conversion, con- vaincre.
vertible, convertir, conver- Convier, v. inviter,
tissement, v. vers^» Convivô, v. vivre >.
Convexe, convexité, v, voi-^ Convocation, v, voix,
ture > . Convoi, v. voie.
Convoitep, d'où convoiteuz, convoitise, est un dérivé de l'adjectif latin cupidum, passé dans la langue sous la forme savante cupide, d'où cupidité. Cet adjectif, vient lui-même du verbe cupere^ désirer, auquel se rattache le nom du dieu Gupidon, et qui, avec le préfixe cum- et le suffixe inchoatif, a formé le nouveau verbe eoncupiscere, d'où concupiscence.
Convoler, v. voler ^. Convoyer, convoyeur, u.
Convolvulus, V. voûte ^. voie.
Convoquer, v^ voix.
Convulsé, convulsif^ convulsion (d'où convulsion^ naire) se rattachent au verbe composé latin convellere, supin convulsum, qui signifie arracher complètement, ébranler violemment. Il y avait aussi le composé revellere, supin revulsurriy tirer violemment en arriére, d'où viennent les mots savants révulsion et révulsif. Ajoutez évulsion. arrachement, qu'il faut peut être rapprocher du composé d'origine italienne svelte (d'où sveltesse), proprt arraché, dégagé au figuré, voy. toutefois solatior}. On a probablement la même racine dans les mots latins vulturem et vulnus (voy. vautour et vulnérable^.
Coolie, forme anglaise d'un mot hindou.
Coopérateur, coopératif, Cooptation, v. opter.
coopération, coopérer, V. Coordination, coordonner,
œvœre. v. ordre.
Copahu, mot brésilien.
Copain, v. pain. Copeau, origine douteuse.
Copie, d'où copier, copiste, recopier, est tiré du latiri
1S8 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Coquerico
coptûf qui a produit aussi copieux, 1. copiosum, et qui signifie proprt abondance ; les copies multiplient Tonginal. Dans ce mot, le c est ce qui reste du préfixe co- ; Vo s'est confondu avec Vo initial de op-y qui est la racine qu'on retrouve dans opulent, opulentam^ d'où opulence, et aussi dans opimum, opime, et optimum (d'où optimiste); ces mots, avant de marquer Fexcellence, marquaient l'abondance. Optimum et optime ont servi de superlatif à 6û/ium, bon, et à bensy bien ; Toptimisme est la disposition d'esprit à trouver que tout va très bien. *
C3opieuz, copiste, o. copie, CSopulatif, copule, v. apte s.
i* Coq, cocotte, coquerico (comparez caqueter)^ onomatopées servant à désigner l'une le coq, l'autre la poule, la troisième le chant du coq. Cette dernière, altérée ^n coquelicot, sert à nommer la fleur qui, par sa couleur et la façon dont elle se dresse, rappelle la crête du coq. Dérivés de coq : l'adjectif coquet, d'où coqueter, coquetterie; le substantif cochet, jeune coq ; cocarde (assimilation avec la crôte).