Goq^ dans « maître eoq »» v. cuire
Coque, coquille (d'où coquillage), grec.konkhê, konkhalion, par l'intermédiaire de formes latines. Cocotte, au sens de marmite, est une forme dîminutive de coque. Conque (v. congé) est un doublet de coque, et cocon un dérivé italien. Un coquetier sert à manger les œufs à la coque: les marchands dits coquetiers vendent des œufs. Recoquiller (proprt retrousser en formé de coquille) a été amalgamé avec vrille dans la forme recroqueviller. Voy. cuiller et cochylis
Goquebin, coquecigrae, Ck>queloiiTde, origine incon-
mots d'origine inconnue. nue.
. Coquelicot, v, coq.
Coqueluche, origine inconnue. Le sens primitif est capuchon. Comparez <( être la coqueluche de quelqu'un » et « être toqué de quelqu'un ». Une espèce de toux épidémique a pris le nom du capuchon, dit coqueluche, dont on se couvrait la tête quand on en était atteint.
Coquemap, d'origine incertaine, peut-être apparenté à cuire, peut-être à concombre,
CSoquerico, coquet, coqueter, v. eoq.
Corbin] DU français. 159
Coquetier, 1 et 2, v. coque. Coquillage, coquille, v. CO"
Coquetterie, v, coq. que.
Coquin, d*où coquinerie, acoquiner, origine inconnue. Le sens primitif est «. mendiant ».
Cop, jadis corn, est le latin cornu, dont le pluriel est devenu notre féminin singulier corne. Cf. cerf. Un cerf « dix cors » a dix cornes, dix andouillers. Un cor, instrument de musique, est ^originairement une corne évidée. Les cors aux pieds sont une matière cornée.
Dérivés de corn ou corne : cornet, proprt petite corne ou petit cor; Tarchaïque corniche au sens de petite corne, et son dérivé cornichon; cornette, coiffure et pavillon dont les extrémités forment deux pointes; l'adjectif cornu et le substantif féminin cornue, vase à col recourbé; le substantif cornée désignant une membrane qui a Taspect de la corne; cornaline, cf. onyx, à ongle ; cornard ; le verbe corner.
Composés : encorné; licorne, altération du latin unicornem, à une corne; bicorne; biscornu, employé au figuré avec une idée péjorative qui provient du préfixe [v. bis 2) ; tricorne; cornemuse où muse (voy. ce mot) a le sens de musette; écorner (écornifler, d'après rafler), dont une acception retient un sens ancien, aujourd'hui disparu, du mot cor, le sens de u coin » ; racornir, d'où racornissement. Copail, latin corallium, emprunt au grec. Copan, jadis alcoran {v, al-), vient de l'arabe qoran qui signifie lecture; comparez Écritures désignant les livres saints des chrétiens. An quarante semble être une déformation d' alcoran, dans la locution « s*en moquer comme de Van quarante ».
Copbeau est un diminutif du vieux français corp, latin classique corvum, que l'on retrouve dans cormoran, proprt corbeau marin, jadis cormaran (ta désinence est germanique, cf. chambellan). Un autre dérivé, corbin, est resté dans a bec de corbin ». Composé : encorbellement (de èorbeau^ pierre saillante). Même racine, d'origine ononaatopéiqu^, dans corneille, qui est le latin cornicula. ..-•^
Gprbeille est le latin *corbicula. Dérivé : corbillon. Un autre mot latin de même racine, corbiia, auquel se rattache corvette, avait le sens de bateau en forme de corbeille. Corbillard) d'abord coche d'eau allant de Paris à CorbeiL
Gk>rbillôn, v. corbeille. Corbin, v. corbeau.
CLÉDAT. — DICT. ÉTYM. FRANC. 12
4 60 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE. [CoiTOCt
Corblea, v. Dieu.
' Corde est le latin ehorda^ du grec khordé, corde en boyau.
* Dérivés : cordeau et cordelle, d'où cordelette et cordelier
(une cordelière est une corde comme en portent les Gorde- Iters); cordon, d'où cordonnet; cordage; cordier, d'où corderie; corder, d'où décorder. Crourdin, italien cordino, a eu le sens de corde pour frapper les forçats. Monocorde, V, moine.
Cordial, cordialité, v. cœur, Gordler, cordon, cordon-
net, V. corde.
Cordonnier, jadis çordonanier^ devenu cordonnier sous l'influence de cordon^ proprt ouvrier en cuir de Cordoue; dérivé : cordonnerie.
Goréopsis, V. voir *. Gorlaoe, v. cuir.
Coriandre, grec koriandron^ plante dont la graine verte « sent la punaise ». Cf. coréopsis, à voir'^. Corme et cormier, peut-être du grec komaron, arbouse.
Cormoran, v. corbeau.
Cornac, mot hindou.
Cornaline, oormard, oome, Gomeznuse, corner, oor>
corné, cornée, v. cor. net^ cornette, !• Gomiclie,
Corneille, v. corbeau. petite corne, u. cor.
2. Corniche, terme d'architecture, italien cornicey d'origine douteuse.
Cornichon, v. cor. Corollaire, corolle, v. ooa-
Cornouiller, v. cerise. ronne.
Cornu, cornue, v. cor. Corporal, corporation, cor-
porel, voy. le suivant.
Corps est le latin corpus, employé tel quel en français au sens de recueil. Dérivés populaires : corsage, corset (d'où corsetier), corselet; corser, proprt donner du corps. Dérivés savants : corpuscule; corpulent, corpulentizm, et corpulence; corporal, linge sur lequel on dépose l'hostie consacrée, corps du Christ (le génitif latin est corporis): corporel; corporation, d'où corporatif. Composé : incorporer, d'où incorporation.
Corpulence, corpulent, Correct, correcteur , oor^
corpus, oorpuscule, u. corps. reotif, oorrection, correotion-
Cote] DU FRANÇAIS. 161
nel, corrégidor, v , régir «. Corridor, w. courir.
Corrélatif, corrélation, v. Corriger, v. régir 6.
offrir 2. Corroborer, v. rouvre.
Correspondance, correspondre, V. époux.
Coprodep, laUn corrodere:, d'où corrosif, est un composé du verbe rodere, ronger, supin rosum^ par lequel on a tenté d'expliquer aussi notre verbe ronger [v. ruminer). Le simple roder existe en français comme terme technique. Composé avec un autre préfixe : érosion. A cette famille appartient aussi le mot rostram^ bec, éperon de navire, en français rostre. Les rosttes, c'était la tribune ornée d'éperons de navires.
Corrompre, v. rompre» Corrosif, v. corroder.
Coppoyep (dérivé ; corroyenr) signifie proprt préparer, d'où, par restriction et peut-être par fausse étymologie, préparer le cuir. Le mot est de la même famille que le vieux français arroi (préfixe ad-), arrangement, sur lequel nous avons fait désarroi. La racine est d'origine germanique. On a la même dans gréer (cf. ail. *gereilen), garnir un navire* d'où agrès, et dans rade (angl. road), proprt lieu où on prépare les navires.
Corrupteur, corruption, «• Corselet, corser^ corset,
rompre. oorsetier, v. corps.
Corsage, v. corps. Cortège, v. cour.
Corsaire, v. courir. Corvée, v. rogations.
Corvette, v. corbeille.
Copyphée, proprt « chef » (des chœurs), se rattache au mot grec koruphê, sommet de la tête.
Copyza, grec koruza.
Cosmétique d'une part, cosmographie et cosmopolite d'autre part, se rattachent au même mot grec kosmon, qui signifie proprt ordre, d'où ordre dans la tenue, toilette, et ordre dans l'univers, l'univers lui-même. Cf. monde. Sur les éléments -graphie et -polite, voy. graphie * ei police^.
Cosse, d'où é&osser, origine douteuse, le mot pst peutêtre apparenté à cotte. Le dérivé cossu signifie proprt bien fourni, comme une plante abondante en cosses, d'où : témoignant d'une grande aisance.
Costume, costumer, costumier, v. coutume. Cote est tiré de quota, dérivé du latin quoi, qui lui-même
1^2 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGliQUE [Cottage
se rattache au pronom relatif et inlerrogatif qui et signifie « quel nombre? ». La cote (d'où coter) indrque quel est le nombre, le chiffre des impôts, d'un niveau, d'un classement, d'une vente au cours du jour. C'est en somme l'emploi substantif dé Tadjectif conservé avec l'orthographe latine dans quote-part. Dérivés: quotité ; cotiser, d'où cotisation; quotient, adv/latin quotiens, dont le sens propre est « combien de fois ». Dans quotidien, quoiidiànum, où entre le mot di; jour (u. jour), l'adjectif signifie non plus « en quel nombre », mais « en tel nombre »; un fait quotidien se produit tant qu'il y a de jours, chaque jour.
Côte, jadis coste, est le latin costa, qui signifie côte de la poitrine, d'où, par comparaison, chacun des flancs d'une colline et le rivage battu par le mouyement des flots, qui est comme la respiration de la mer. Au sens de côte de la poitrine, ou h l'image directe qu'on en peut tirer, se rattachent le diminutif côtelette et l'adjectif côtelé, drap côtelé. Au sens de pente de colline se rattache le dimin\itif coteau. Au sens de côte de la mer se rattachent l'adjectif côtier et le verbe côtoyer, au propre et au figuré. Le dérivé côté désigne l'une des deux régions des côtes, d'où : l'une des faces d'un objet. Accoster, qui nous est venu par Titalien, est à caste, côte, ce qu'aborder est à bord; mais ce verbe a eu aussi le sens de « être à côté de ». Autre composé : intercostal.
Coteau, côtelé, côtelette, " Coter, v.cote, u. côte.
Coterie se rattache au vieux français cote, cabane, d'origine germanique ' (cf. anglais cot et cottage). Il désigne originairement une assojciation de paysans détenant en commun un héritage.
Côtier, V. côte. Cotillon, v. cotte.
Cotignac, v. coing. Cotisation, cotiser, v, cote.
Coton, mot arabe. Dérivés : le substantif et l'adjectil cotonnier; cotonne, cotonnade; cotonneux. Hoqueton, casaque de coton, jadis auqueton, alcoton, n'est autre chose que coton précédé de l'article arabe.
Côtoyer, u. côte.
Cotre, anglais cutter.
Cottage, v. coterie.
Couenne] du français. . 163
Ck>tte, origine germanique (cf. cosse). Dérivé : cotillon. L'anglais coat, qui vient de cotte, se trouve dans riding coat, que nous avons altéré en redingote, proprl vêtement pour aller à cheval, cf. retire,
Ck>tYlédon, grec kotuledona, proprt creux, écuelle. Dérivés : acotylédone (a- privatif); monocotylédone, v. moi/2&; dicotylédone, v. bis2. \ '
Cou-, préfixe, w. corn-. Couchage, couchant, cou-
Cou, V, col. che, coucher, couchette, cou-
Couard, couardise, V. gueo^. oheur, v. lieu,
Couei eouça9 transformation de « comme ci, comme ça », sous l'influence de l'italien co«i = ainsi. Cf. zigzag.
Coucou et COCU) onomatopée qui se retrouve en grec (i;. coccyx), en latin, en allemand, en anglais.
Coude est le latin cabitam. Dérivés : coudée; coaderccmdoyer, d'où coudoiement. Le nominatif latin cubitus sert à désigner le gros os de l'avant-bras ; dérivé : cubital.
Coudre, jadis cousdre, latin classique consuere, dont le supin est consutam (d'où eousture, couture, et, sans le préfixe sutdre). Dans ce verbe, le d est une lettre qui s'est intercalée jadis comme son de transition entre Vs du radical et Vr de la flexion. Sous la forme actuelle il ne reste plus trace du radical, représenté par su dans le mot savant suture ; ij n'y a plus que le préfixe cou- et la désinence -re avec le d de transition, mais on retrouve Vs du radical dans cousant, cousu, etc. Composé : découdre. Dérivés de couture : couturier, couturé.
Coudrier, dérivé du vieux français coudre, qui est le latin corulum altéré en *colurum dans le latin populaire. Autre dérivé ; coudraie, lieu planté de coudres ou coudriers.
Couenne. Le latin avait deux mots pour désigner la peau (outre corium, cuir, pour la peau apprêtée) : cutem et pellem. Du premier il nous reste le dérivé savant cutané, d'où sous-cutané, et le dérivé populaire couenne, qui s'applique à la peau de porc flambée et raclée et aux fausses membranes de la gorge, d'où « angine couenneuse ». Sur le second, voy. peau:
— 11 y avait aussi deux mots grecs, di^yàthera et derma, génitif dermaios, d'où : diphtérie (cf. angine couenneuse) et d'autre part : épiderme (préf. épi-); pachyderme (proprt à la peau épaisse); dermatologie; l^podermique, sous la peau.
i64 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [CoUp
Couette est le latin culcita; une autre formé, coutey se trouve dans coutepointe (couette pointe, c'est-à-dire piquée), déformé en coartepointe. Gentil, étoffe pour couettes.
Gouffe, V. coffre.
Couler est le latin eolaré, qui se rattache h colum, filtre. Le sens primitif est /aire passer un liquide, par exemple couler du bronze, et, par figure, couler des jours heureux, puis, intransitivement, passer en parlant d'un liquide, avec différentes acceptions figurées. Dérivés : coulant, coulée; l'adjectif et le substantif coulis (on retrouve Tidée du filtrage dans coulis d'écrevisses, etc.); coulisse pour faire couler ou glisser un rideau, un décor, d'où le sens d'arrière-scène, et, par comparaison, de partie de la Bourse réservée aux courtiers, nommés de là coulissiers; coulage; couloir, au sens de passoire, cf. courir. Composés : écouler, d'où écoulement; découler.
Couleur est le latin colorem, d'où les formes savantes colorer, coloris, colorier, coloration, coloriste, tricolore, multitolore, décolorer, incolore.
Le mot grec signifiant couleur est khrôma^ génitif khrâmatos, d'où : chromolithographie, lithographie en couleur; polychrome, exactement formé en grec comme multicolore en latin, bien que les deux mots aient pris, comme il est naturel, des acceptions un peu différentes. On passe, par figure, des couleurs aux sons dans « gamme chromatique » et des sons aux couleurs dans u gamme de couleurs ».
Couleuvre, latin classique colûbra; dérivé coulevrine, canon allongé. D'après une explication récente, le colibri aurait été comparé à une couleuvre, et son nom serait une altération de colubra. Voy. aussi cobra.
Coulis, coulisse, coulisser, 2. Couloir, corridor, v, cou-
coulissier, 1. couloir, pas- rir, soire, v. couler.
Coup est le latin *colapum, du grec kolaphon, proprt coup sur la joue, puis coup en général. Couper, c'est proprt partager en donnant un coup. Substantif verbal coupe (d'un bois, etc.). Substantifs participiaux : coupé (en quelque sorte, moitié de voiture), coupée, coupant. Dérivés : couperet; coupeur, coupage; coupure, coupon. Composés : découper, entrecouper, surcouper. Composé de icoap : heaucoup
Courbe^ i>û f'RANÇAis. léH
(avoir beaucoup de livres, c'est en avoir « un beau coup », c^est-à-dire une belle quantité) ; tout à coup, proprt tout à fait sur le coup ; contre-coup.
Coupable est le latin calpabilem (d'où culpabilité), du verbe culpare, dont nous avons des composés savants dans disculper et dans inculper, d'où inculpation. Culpare vient lui-même du substantif culpùy faute, en vieux français colpe, \ coupe, employé arcbaïquement sous la forme coulpe ; voyez ^; meâ-culpâ au mot me.
Coupage, 1. Ck>upe, v. coup,
2. Coupe, vase, est le latin cûppa, dont une autre forme, cûpay est devenue cuve, d'où cuvette, cuvier, cuvage, cuver, cuTée, encuver. A coupe se rattachent coupelle, et coupole qui nous vient d'Italie ; composé : soucoupe.
Coupé, coupée, v, eoupm Couple, ooupler, couplet.
Coupelle, 0. coupe, v. <q>te s.
Couper, couperet, u. coup. Coupole, u. coupe.
Couperose, v. cuivre. Coupon, coupure, v. coup. Coupeur, v. coup.
C0UP9 doublet de cohorte, est le latin cohortem (dont la seconde partie est sans doute apparentée à hortum, jardin, que nous avons dans horticulture, voy. ce mot). Le latin cohortem signifie proprt enclos, d'où division de camp, puis division de la légion. Le sens primitif du mot cour est donc celui qu'il a conservé dans « cour de maison, basse-cour )>. Par connexion, il a désigné une ferme, un domaine rural, le domaine royal des Mérovingiens, enfin la résidence et l'entourage d'un souverain. On a d'abord écrit (et prononcé) courtj d'où le vieux mot courtily « jardin à la campagne », qui a formé courtilière, nom d'un insecte qui ravage les jardins. Autres dérivés : courtois, d'où courtoisie et discourtois ; courtisan, d'origine italienne, courtisane ; courtiser. Le mot cortège, d'origine italienne, désigne une escorté d'honneur, .rappelant une cour princière. Les Cours, en Espagne, les Coriès, étaient les États royaux.
Courage, courageux^ v, Courbache, u. cravache,
eœur. Courbature, courbaturer,
Courant, v, courir. v. battre 3.
Courbe, latin classique curvum, apparenté à courtine et À couronne. Dérivés : courbette, courber, courbure. Gom-
i66 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [CoUffe
posé : recoarbé. Composés savants : curTiligne^ à lignes courbes ; incurver, 1. incurvare,
Coupge. Le latin populaire devait avoir une forme *cucarbicaf qui a donné courge, à côté de cucurbita, qui est devenu eourde^ puis gourde. Dérivé savant : cucurbitacées.
Courir. Le latin currere, supin cursum, est d'abord devenu courre (conservé dans : chasse à courre), dont nous avons fait courir, d'où : coureur, courrier; corridor, d'origine italienne, en vieux français couroir, devenu couloir (sur un autre couloir, v. couler) ; courtier, jadis courretier, courtage, dont l'acception s'explique par l'idée de courir de l'un à l'autre. Un dérivé latin de currere, currum, avait le sens de char, d'où curriculum, carrière.
— Le supin cursum a fourni : cours, qui est le substantif latin cursum; course, d'où coursier; les mots savants curseur, cuf sil, et le mot d'origine italienne corsaire (bas latin cursarium). Cf. hussard,
— Composés de courir : accourir, acôurrere, courir vers ; concourir, courir avec, d'où concours et les mots savants concurrent, concurrence; discourir, — * d'où discoureur, discours, discursif, — proprt courir de divers côtés, au figuré parler de diverses choses, traiter les diverses parties djun sujet; encourir, proprt courir sur, s'exposera, dérivé savant incursion ; parcourir, d'où parcours; recourir, proprt revenir en courant, d'où recours; secourir, proprt courir sous, venir à l'aide, d'où secourable, secours et le mot savant succursale. Mots composés qui n'ont pas en français d'infinitif correspondant : décours, proprt course de haut en bas, décroissance; excursion, course en dehors; précurseur, qui court devant ; occurrence, événement qui proprt court au-devant de nous (préf. ob-), se présente à nous, comparez occasion au mot choir.
— Sur les mots d'origine grecque exprimant l'idée de courir, voy. dromadaire.
Courlis^ onomatopée.
Couronne est le latin corona, cf. courbe. Dérivé ; couronner, d'où couronnement, découronner. Corolle, d'un diminutif de corona, d'où corollaire qui a en latin le sens de couronne donnée en gratification, et en français le sens figuré de « couronnement », conséquence, d'un théorème.
Courre, courrier, w, courir.
Couvent DU FRANÇAIS. 167
Courroie est le latin corrigia.
Courroucer, courroux, v. Cours, ooume, coursier, v.
rompre. courir.
Court est le latin curtam. Dérivé : courtaud. Composés : écourter, raccourcir, d*où raccourcissement; sur courbature, voy. battre^.
Courtage, v. courir» Courtier, v. courir.
Courtaud, u. court. Gourtil, courtilière, v. cour.
Courtepointe, v. couettç.
Courtine est le latin cortina, proprt objet arrondi. Cf. courbe.
Courti8an,courti8ane,oour- 1. Cousin, v. sœur.
tiser, . courtois, courtoisie, r. cour.
2. Cousin, moustique, se rattache, par un dérivé provençal, au latin culicèm, môme sens.
CouBBin,coussinet,v. caisse. lier, coutellerie, u. coutre. Coût, V. ester *. Goûter, coûteux, u. ester *.
Couteau, coutelas, coûte- Coutil, v. couette.
Coutre est le latin cultram, dont le diminutif cu^/e^^um est devenu couteau. Dérivés de couteau : coutelier, d'où coutellerie; coutelas.
Coutume, qui est le latin consuetvdmem, et le doublet d'origine italienne costume, proprt vêtement adopté par l'usage, se rattachent au verbe latin suescere, supin suetam^ qui parait se rattacher lui-même à suum, sien, et signifier « reconnaître comme étant sien, comme étant propre. à soi », d'où s'habituera. Dérivés et composés de coutume et costume : l'adjectif et le substantif, coutumier, lo verbe accoutumer, et inaccoutumé; costumier, costumer.
— Le verbe suescere avait un composé avec de-, supin desuetum, d'où le néologisme désuet et désuétude (la forme savante de coutume serait consuétude). La mansuétude (d'un mot composé avec manumy main) est la qualité qui consiste proprt a être habitué à la main, apprivoisé, doux. Un dérivé *mansuetinum a donné en formation populaire mâtin, proprt chien apprivoisé, d'où mâtiné, provenant d'un * croisement avec un mâtin.
Couture, couturer, coutu- Couvent, v. venir.
rier, v. coudre. «
168 Dictionnaire étymologique [Craindre
Couver (substantif participial couYée) est le latin cuhare, qui signifie être couché, d'où les composés savants incubation, concubine et concubinage. La poule qui couve, la couveuse, est « couchée » sur les œufs pour les faire éclore. Couver s'emploie intransitivement au figuré dans le sens de : être dans la période qui précède Téclosion (le feu eoave sous la cendre). Le mot savant incube désigne un démon qui est couché sur sa victime endormie ; comparez cauchemar au mot chausse. Il y a en latin des composés de cubare sous une forme nasalisée, incumberey succumbere, en français- incomber, succomber. Succomber, c'est proprt se coucher dessous, tomber sous ; une obligation qui incombe h quelqu'un m pèse sur lui )>.
Couverole^ couvert, couverture, couvreur, voy. le suivant.
Couvrir est le latin cooperire, supin coopertum^ formé sur operire; ce dernier a produit notre verbe ouvrir (v. ce mot), mais, il avait en latin le sens de « fermer », d'où l'on passe facilement au sens de « couvrir ». Dérivés et composés : couvercle, couverture, couvreur; découvrir et découverte; recouvrir. Sur couvre-chef, voy. cap '. A côté de cooperculum, qui est devenu couvercle, le latin avait operculum, môme sens, d'où le mot savant opercule. A noter les restrictions successives par lesquelles le substantif participial couvert est arrivé à signifier à la fois : tout ce dont on couvre une table pour le repas (mettre le couvert)^ l'assiette, le verre, les cuillères, fourchettes et couteaux d'un convive (enlever un couvert), enfin la cuillère et la fourchette seules (une douzaine de couverts), y
Coxalgie, u. cuisse.
Crabe, origine germanique, ail. krabbe.
Crac, u. craquer.
Cracher, onomatopée. Dérivés : crachat, crachement, crachoir,' crachoter; recracher, rendre en crachant. Sur les mots du latin et du grec qui avaient ce sens, v. conspuer.
Craie est le latin creta, d'où crétacé. Dérivés populaires : crayeux; crayon, d'où crayonner, crayonnage.
Craindre, d'où crainte et craintif, latin classique tremere, trenibler (cf. delirium tremens), d'où l'adjectif tremulum^ qui, employé substantivement, est devenu le mot français tremble,
Crayeuxl DU PRANÇArs. . 16ft
îiom d'arbre, et le mot italien trémolo, terme musical. Sur tremulum a été fait *tremulare, qui est devenu trembler, d*où tremblement, trembleur, trembloter. La substitution d'un c au ^ initial dans craindre a été attribuée à une influence celtique. — Le verbe latin qui signifiait « craindre », timerey et le substantif timorem ne nous ont fourni que timide, lat. ^imidum, d'où timidité, intimider, intimidation, — et timoré.
Cramoisi, v. kermès.
Crampe^ mot d'origine germanique (angl. cramp), dont le sens primitif est « recourbé ». Dérivé : crampon, d'où cramponner. '
Cran, entaille, latin de glossaire crena. Dérivé : créneau, d'où crénelé.
i. Crâne, substantif, grec kranion. Cf. cerf. Dérivé crânien, et aussi migraine, pour hémigraine (v, semi')^ douleur qui prend la moitié de la tête.