‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 54 sur 169 · V. dôme^, dômeK · texte numérisé non relu

V. dôme^, dômeK

Damnable, damnation, Dandin, v. le saivanU damner, v. dam,

Dandinep, et se dandiner, se balancer comme la cloche qui fait dan, din. Cf. zigzag. Dérivé : dandin, niais.

DandYf d'où dandysme, mot anglais, parait venir de dandin.

'Dangereux, , danger, 9. Dans, o. en, À>

^dôme *.

Danser, origine germanique; remonte à une forme du vieux haut-allemand. L'allemand moderne tanzen est considéré comme d'origine française. Substantif verbal danse. Dérivé : dansenr. Composé : contredanse, v. contre.

Daphné, u. laurier.

Dard, d'où darder, origine aans doute germanique. Cf. lance et lancer.

Dare-dare, v. cricrL Darse, v. t rsenal.

Dartre, d'où dartreux, parait être d'origine celtique.

Date, dater, datif, v. dé à Datte, dattier, ~u. doigt.

jouer*.

Datura vient du sanscrit

Dauber, altération de douber, cf. adonber (d'où radoul^er et radoub), origine germanique. Le sens primitif est frapper, puis apprêter, et, pour adouber, armer chevalier en frappant du plat de Tépée. Dauber (substantif Terbal daube, dérivé danbière) a passé au sens spécial d'accommoder une viande d'une certaine façon, puis, au figuré, accommoder quelqu'un de la belle manière (ou taper sur lui).

Daumont, genre d'attelage introduit sous la Restauration par le duc d'Aumont.

Dauphin est le latin delphinum, du grec delphina, Apollon était appelé Delphinios parce qu'il était adoré sous la forme d'un dauphin, dieu Cretois.

Daurade, v. or 2. Davantage, u. ont- ou anté-.

Davier parait être un exemple de nom propre donné à on objet. La forme ancienne est daviety le petit David. Cf. robinet. ^

i92 DICTIONNAIRE ÉTYM0L06I0UB [M

De, préposition et préfixe, est le latin.de, également préposition et préGxe, qui signifie proprt du haut de, et qui est arrivé h marquer Textraction (comme ex), l'origine et la cause.

1. La forme du préfixe de- en français est souvent dé-; mab il y a un autre préfixe dé-, dés- devant voyelle, venant de dU' (v. ce mot), et, d'autre part, dé- est quelquefois un préfixe double : de -j- é- venant d'ex. Dé-, quelle que soit son origine, et de- ont d'ailleurs souvent la même valeur, mais de- ou dé- correspondant au latin de- (et non pas & dis-) peuvent simplement marquer le point de départ de Faction, sans indiquer ni éloignement ni enlèvement : comparez « démarcation » à côté de « démarquer », voy. marquer.

2. Cette préposition, comme plusieurs autres, a eu une forme ,adjective; deteriorem en est le comparatif et se trouve avec de dans le même rapport qu^exteriorem avec car, u. è-*. Deteriorem signifie proprt : qui descend davantage, pire, d'où le sens du verbe français détériorer, dérivé : détérioration.

Dé- préfixe, V. le précédent. I>6 à coudre,, v. doigt.

Dé (à jouer) parait être datam, participe passé du latin darBy donner. Ce serait donc le substantif participial d'un verbe qui signifie donner, et le sens primitif serait : don (du sort).

1. Le verbe dare correspond à deux racines, fondues en latin, inais restées distinctes en grec, dont l'une signifie donner et l'autre placer {v. thèse) y cette dernière seulement dans les composés. Notre mot date (d'où dater, antidater, postdater) est un mot savant qui vient du participe passé féminin de dare, par lequel commençait, dans les chartes, l'indication du lieu et du jour, comme nous dirions aujourd'hui « donnée à... le... ». Autre dérivé : datif, cas auquel on met le nom de la personne à qui on donne. Le verbe grec qui correspond à dare entre dans la composition des mots antidote, proprt donné contre, et anecdote (préfixes an- privatif -{- ek, voy. a- et è-), proprt « non donné dehors », inédit; du sens de particularité inédite on a passé au sens de particularité inédite ou non. Voy. aussi dose.

2. Les composés de dare étaient en -dëre^ supin -dîtum; de là en français des verbes en -dre comme perdre, I. perdere (d'où perte) et des dérivés en -dit- comme perdition, déperdition. Tandis que dans mordre, coudre et autres verbes

Dé] . DU FRANÇAIS. 183

ea 'dre, le d est la consonne finale du radical ou une con-* sonne de transition introduite entre le radical et la terminaison, dans perdre^ après le préfixe per-, il constitue à lui seul le radical de dare. Perdre signifie proprt placer de travers, dissiper, d'où ruiner, etc.; éperdu, égaré au ûguré; éperdument, follement. Reddere latin, par assimilation avec prendre, est devenu rendre, c'est donner en retour (d'où rendement, rente, proprt ce qui est donné périodiquement en retour, renter et rentier, dérivé savant reddition) ; sur rendu, part, passé de se rendre, voy. recru, au mot croire» Vendre est vendere, proprt mettre à prix (v. vénal), — De môme croire (ici il ne reste plus trace du radical de dare) signifie proprt donner son cœur, sa confiance, voy. cœur et croire. Sur mander et ses composés, voy. main ♦.

•^ Pour certains composés de dare, nous n^avons pas de verbe français en -dre, mais seulement des dérivés : addition, 1. additionem, action de mettre près, d'ajouter; éditer (fait sur editam, cf. inédit) et édition, action de faire sortir, de mettre une œuvre au jour (sur édit, v. dire *). Le mot latin introduit- en français abdomen, génitif abdominis (d'où abdominal), signifie proprt ce qui est placé en retrait, préfixe ab-; c'est du moins l'une des explications plausibles de ce mot.

3. Une forme secondaire de dare en composition était -dire : audire, proprt se mettre dans Toreille, devenu en français ouïr, dérivés savants : audition, etc. [v, oreille). Un condiment, condimentam, est proprt ce qu'on met avec, un assaisonnement. Le latin populaire *tradire, devenu trahir, signifie mettre au delà, faire passer (d'où le sens des mots savants tradition, traditionnel), et livrer; dérivé d'agent : traître, 1. Iradiior, d'où traîtreusement, traîtrise; dérivés d'action : trahison, doublet de tradition, et extradition, d'où extrader.

4. A dare se rattachent encore : i^ dotem, français dot, d'où dotal et doter, dérivé : dotation; le doublet populaire de doter est douer, dérivé : douaire, espèce de dot, d'où douairière, veuve qui jouit d'un douaire; 2° donum, en français don, d'où ; donare, qui est devenu donner, et qui a fourni les mots savants donation, donateur, donataire. Dérivés français de donner : donneur, donnée, le substantif verbal donne, terme de jeu, et maldonne, de mal donner. Composés : s'adonner; pardonner, donner complètement,

184 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Débrouillard

faire complet abandon d'une faute, la remettre, d'où pardon, pardonnable, impardonnable.

Déambuler, v, ambulance. Débandade, dâbcuider, v.

Débftole, V, bacille. bande. /

Déballage, déballer, o. Débarbouille^, o. harbovàJL'

baVU i, 1er.

Débarcadère, v. barque.

Débardeur, formé sur le mot technique bard, d'origine inconnue, désignant une sorte de civière pour transporter des fardeaux.

Débai^piementtdébarquer, Débarras, débarrasser, v.

«. barque, ^ barre.

Débat, débattre, v. battre ^.

Débaucher (d'où débanché, débanche), embaucher, ébaucher, d'où ébauche, sont formés sur un vieux mot hanche^ de sens douteux et d'origine inconnue.

• Débile, débilitant, débiliter, u. avoir ^,

Débine^ peut-être formé sur le radical déb- de debere^ devoir.

Débiner^ terme d'argot, a été rattaché & biner au sens de trar vaillerla terre (une seconde fois). Cf. l'emploi figuré de bêcher.

Débit, débitant, débiter. Déblai, v. blé.

débiteur, v. avoir B.

Déblatérer, latin deblaterare^ sorte d'onomatopée.

Déblayer, v. blé. Débonder, v. bonde.

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