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Crâne, adjectif, d'où crânerie, origine douteuse

Crapaud a été rattacbé & divers radicaux germaniques. La crapaudine est une façon d'accommoder le pigeon en l'aplatissant comme un crapaud.

Crapule, du latin crapula, ivresse, emprunté au grec. Dérivé : crapuleux.

Craquer, onomatopée, comme l'interjection crac. Dérivés : craquement; craquelé, fendillé; craquelin, gâteau craquant.

Grase, v. cratère. Crasse, c^passeux, u. gras.

Cratère, du grec kratêra, latin cralerem, grande coupe où Ton mélangeait l'eau et le vin. Le sens de grande coupe au figuré rend compte de la signification française du mot. Dérivé en latin populaire "cratalem, devenu graal.

— L'idée de mélange, exprimée par la racine de cratère, se retrouve dans lé terme grammatical crase. Idiosyncrasie, tempérament (proprt mélange) particulier, voy. idiome. On a la même racine dans sincère (d'où sincérité), latin sincerum, proprt sans mélange, v. sans. Sur hypocras, voy. ce mot.

Cravache, d'où cravacher, ail. karbalsche, qui vient du turc par le slave. Forme plus voisine du turc : courbache.

Cravate (autre forme de Croate), pièce du costume, d'orig^ine croate.

Crayeux, crayon, orayonner, u. craie.

170 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Crescendo

CSrôanoe, créanoier, v. Créateur, création, créa*

croire. ture, u. créer.

Gréatine, v, chair. Crécelle, v. crever.

Crèche, origine germanique.

Grédenoe, crédit, créditer, credo, crédule, crédulité, v.

croire.

Gréer» latin creare. Dérivés : créateur, création, créature. Composé récréer, proprt redonner la vie, puis sauver deTennui, d^où récréation, .récréatif . Autre composé : procréer, d'où procréation. Creare a engendré le verbe crescere, devenu croître, la croissance étant une création en train de s'accomplir.

Crémaillère a été rattaché à un verbe grec qui signille suspendre. /

Crémation, v. brûler.

Crème se dit en latin cremorem. Dérivés : crémeux, crémier, crémerie, crémer. Composé écrémer, d'où écrémage. L'anglais cream vient du français et se trouve dans l'expression anglaise cold-cream, proprt crème pour le froid.

Crémone désigne un système de fermeture dont on usait à Crémone et aussi en Espagne, d'où le double nom de crémone et d'espagnolette.

Créneau, crénelage, crénelé, v. craiu

Créole, espagnol crioUo,

Créosote, v. chair.

Crêpe est l'adjectif latin crlspum^ qui a produit aussi le verbe savant crisper, d'où crispation. Crêpe désigne à la fois une étoffe et une pâte ondulée, et s'emploie au masculin dans un sens, au féminin dans l'autre. Dérivés : crépu, crépon, crépine, crépinette ; crêper, doublet de crisper; crépir, auquel se rattachent le substantif participial crépi, le nom d'action crépissage et le composé décrépir. Sur décrépif, voy. crever.

Crêper, crépi, crépine, cré- Crépitation, crépiter, o.

pinette, crépir, crépissage, crever. V, crêpe. Crépu, v. crêpe.

Crépuscule, d'où crépusculaire, latin crepuscvdum*

Crescendo, v. croître.

Crtcrî] bu français. 171

' Cresson, d'où cressonnière, origine germanique, cf. allemand kresse.

Crétacé, v. craie,

Crète est le latin cristaj apparenté à crinem, v. crin.

Crétin, forme dialectale (avec sens péjoratif) de chrétien; dérivés : crétinisme, crétiniser.

Cretonne, toile de Creton, en Normandie.

Creux, d'où creuser, origine inconnue; creuset, jadis croîset (d'abord lampe à mèches croisées), a pris la forme actuelle sous l'influence de creux.

Crever est le latin crepare (onomatopée), supin crepitum, éclater. Dérivé français crevasse, d'où crevassé. L'adjectiif participial composé dècrepitum nous a fourni décrépit, lézardé, d'où décrépitude. Dérivé latin de crepare : crépitare, français savant crépiter, d'où crépitation. Crécelle a été rattaché à crepitacillamj petit instrument bruyant.

Crevette, v. chèvre. Crible, cribler, v. certain *•

Cri, criailler, crlalllerie, Cric, origine inconnue,

criard, u. crier.

Cricri, onomatopée, chant du grillon, puis grillon. Les redoublements avec changement de voyelle, fiomme zigzag (v. ce mot) expriment des mouvementé de va-et-vient. Le redoublement pur et simple exprime une idée de répétition dans le même sens^ une continuité de bruits ou de mouvements identiques. A côté de cricri on a : crincrin (frottement répété de l'archet sur les cordes, avec idée péjorative); dare-dare, locution adverbiale donnant l'idée d'un mouvement précipité; Irou-frou, bruit de froissement d'étoiïes; fla-fla, gestes bruyants d'ostentation; flonflons, refrains joyeux; tam-tam, instrument sur lequel on fait entendre indéOniment la même note; teuf-teuf (par imitation des bruits uniformes qui caractérisent Texplosion motrice d'un véhicule automobile) ; tsé-tsé (bourdonnement de la mouche d'Afrique ainsi nommée); gaga (bredouillement du gâteux); glouglou, bruit du liquide sortant du goulot; train-train, répétition monotone du même train de vie ; pousse-pousse (mouvements rythmés du coureur qui traîne ou pousse la voiture ainsi nommée).. — Il faut mettre à part les termes enfantins tels que papa^ dada, bobo, premiers mots de plus d'une syllabe que profèrent les enfants, deux syllabes iden-

172 • DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [CroC

tiques étant plus faciles à prononcer que deux syllabes différentes; il n'y a là aucune idée expressive.

Crier est le latin qairitare^ proprt appeler à son aide les « qui rites », les citoyens. Substantif verbal cri, substantif participial criée. Dérivés : crieur, criard, criailler, d'où criaillerie. Composés : décrier (d'où décri), proprt crier la déchéance de qq'un o^ de qq chose; s'écrier; se récrier, réagir en s'écriant. On y voit aussi un mot germanique.

Crime» latin crimen, génitif cviminis. Dérivés : criminel, criminalité, criminaliser, criminaliste. Composés : incriminer, accuser; récriminer, proprt retourner une accusation, se plaindre de son côté, d'où récrimination.

Crin est le latin crinem^ dérivé crinière (cf. crête); composé crinoline, proprt jupe faite avec un tissu de crin et lin.

Crinorln, o. erieri.

Crique» mot d'origine Scandinave, anglais creek. Criquet, onomatopée.

Crise, V. critérium. Ctrtopation, crisper, v. crêpe.

Crispin, espèce de manteau, espèce de manchette, rappelant le costume de Crispin, personnage de la comédie italienne.

Crisser, onomatopée. Cf. grincer.

Cristal, latin crystiUum, du grec krastallon, proprt g>lace. Dérivés : cristallin (transparent^ ou sonore comme le cristal), cristallerie, cristallijer. Cf. croûte.

Critérium ou, critère, crise et critique se rattachent au verbe grec krinein, apparenté au latin cernere [v. certain)^ qui signifie distinguer et décider. Une crise est un moment critique^ décisif. Un critérium permet de « distinguer » le vrai du faux. La critique « décide » de la valeur des œuvres, « distingue » le bon du mauvais, fait ressortir les défauts, d'où le sens habituel de critiquer et de critiquable. Un signe diacritique sert à distinguer. Dans hypocrite (proprt acteur), hypocrisie (jeu d'un rôle), toute la valeur de l'expression réside dans le préfixe /iypo = sous; cf. les locutions : être en dessous (manquer de franchise), se cacher sous un masque.

Croasser, onomatopée.

Croc, origine douteuse. Dérivés : croche, crochn; crochet, d'où crocheter, crochetenr, crochetable, crochetage ; et

Croître] DU FRANÇAIS. 173

crosse, proprt bâton recourbé^ d'où crosse et crosser. Ajoutez le diminutif normand croquet, emprunté par les Anglais et repris par nous avec le sens anglais (jeu de croquet). Composés : accrocher, raccrocher, d'où accroc, raccroc; décrocher; anicroche, mot dont la première partie reste obscure; et le composé italien escroquer (d'où escroc, escroquerie), qu'on pourrait aussi rattacher à croquer.

Crocodile, grec krokodilon, dont le sens premier serait : ver des pierres.

Crocus, u. safran.

Croire est le latin credere (voy. cœur), supin creditam. Accroire, dans la locution /aire accroire, est pour « à croire », comme assavoir pour « à savoir ». Le sens primitif de ce verbe est : avoir confiance. La forme credo, « je crois », est entrée en français comme nom d'une prière, et, au figuré, avec le sens de profession de foi. Substantif participial crédit (et discrédit), d'où créditer, discréditer et accréditer. Le dérivé latin credeniia a donné une triple forme : crédence (emprunté à l'italien), nom de la table sur laquelle se faisait Tassai des mets pour donner confiance au seigneur, créance, d'où créancier, et croyance. A rapprocher de créance, au point de vue de la forme, le composé mécréant (préf. mé-). Autres dérivés : croyable et incroyable; crédule, latin credulam, d'où crédulité, incrédule, incrédulité. L'ancienne langue avait le compoàé recroire, d'où récréance, proprt remise, et se recroire, se rendre à merci, d'où recru, épuisé de fatigue (cf. l'évolution du sens de renda^ part, passé de se rendre).

Croisade, croisée, croise- ment, croiseur, croisière, . croisillon, v. croix.

Croître est le latin crescere (v. créer), supin cretum. Le gérondif de ce verbe, crescendo (en augmentant), et son composé decrescendo sont entrés tels quels dans la langue musicale, d'abord en italien. Dérivé : croissance.

— Substantif verbal croit, dont nous employons surtout le composé surcroit. — Substantifs participiaux : croissant, forme de la lune pendant^qu'elle croît; cru, terroir où croît la vigne (les bouilleurs de cru distillent les produits de leur propre cru) ; crue, augmentation d'une rivière.

— Composés : accroître, d'où accroissement; décroître,

174 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Croupe

d'où décroissance; recroître, d'où recrue, proprt augmentation nouvelle (d'une troupe), et recruter, recruteur, recrutement. Nous n'avons pas concroître, mais nous avons l'adjectif concret, fait sur le supin, dont le sens propre est : formé par agrégation, d'où consistant, réel. A défaut d'excroUre, nous avons excroissance. Le t de croître s'explique comnie le d de coudre, voy. ce mot.

Croix est le latin crucem, d'où crucifère (v. offrir^), crucial, en forme de croix, et crucifix, crucifier (v. ficher). Dérivés de croix : croisillon, croiser. Substantif participial de croiser : croisée (fenêtre en croix et croisement de chemins), dont le doublet croisade, d'origine provençale, se rattache à un sens spécial de « se croiser )>. Dérivés de croiser: croisement; croiseur, bâtiment qui circule en croix, et croisière, expédition d'un ou de plusieurs croiseurs. Composé : entre-croiseri

Croquer, onomatopée, se dit, particulièrement au participe présent, de ce qui fait un bruit sec sous la dent, et signifie surtout manger une chose croquante, opération dont la rapidité explique remploi figuré du verbe au sens de prendre un paysage ou une figure en quelques traits de crayon ou quelques coups de pinceau, d'où le dérivé croquis. « Joli à croquer » signifie proprt appétissant, joli à manger de caresses, et non pas, comme on l'a dit, joli à peindre. Un croque-mort <c dévore » les morts, un croque-note dévore les notes; on ne sait pas quel est le second élément de croquemitaine. Les paysans révoltés qui se battaient au cri de « sus aux croquants », c'est-à-dire sus aux mangeurs du peuple, auraient été appelés eux-mêmes croquants par allusion plaisante à leur cri de ralliement, et telle serait l'origine de notre substantif croquant, homme de rien. Une croquette est une boulette croquante. Sur escroquer, voy. croc.

Croquet, v. croc. Croquis, v. croquer.

Croquette, v. croquer. Crosse, crosser, o. croc.

Croquignole, origine inconnue.

Crotte, orig. inconnue. Dérivés et composés : crottin» crotter ; décrotter, et décrotteur, décrottoir, indécrottable.

Crouler, u. roue 3.

Croup, origine écossaise.

Croupe, origine germanique,, cf. ail. kropf. Dérivés ;

Cubdbe] DU FRANÇAIS. 175

croupion; croupière; croupier, proprt celui qui monte en croupe, d*où : celui qui assiste ou remplace le banquier dans une maison de Jeu ; croupir, proprt se tenir sur sa croupe (d'où s'accroupir], puis rester accroupi (j^ans la saleté^ se corrompre faute de mouvement. Le radical germanique, gui signifie proprt masse arrondie, a produit aussi Titalien groppo^ d'où vient noire mot groupe, dérivé : grouper, d'où groupement.

Croustade, oroustiUant, v. le suivant.

Croûte est le latin cnista, qui signifie proprt glace (comparez cristal), la glace formant comme une croûte au-dessus de l'eau. Dérivés savants : crustacé; incruster, d'où incrustation, proprt mettre comme dans une croûte, ou garnir comme d'une croûte. Le doublet populaire dHn&ruster est encroûter. Dérivés populaires : croûton, et les mots d'origine méridionale croustade, croustillant (croquant comme une croûte, appétissant, comparez friand).

Croyable, oroyanoe, v. l.Gru.« terroir »,v. croître.

croire.

2. Cmi, adjectif, est le latin crudam, d'où nos mots savante : crudité; recrudescence (du verbe latin recradescere), retour à l'état cru, vif. Cradum est apparenté au grec kreas, V. chair. Dérivé d'origine populaire : cruel, lat. classique crudelem, proprt d'une nature crue, qui n'a pa^ subi d'atténuation, barbare, d'où cruauté. Composé : écm, employé dans son état naturel.

Cpuche, origine germanique, ail. krug ; dérivé : cruchon.

Crucial, crucifère, cruel- Grue, v. croître,

fiexnent, crucifier, cruoifiz. Cruel, v. cru 2,

erucifixion, v. croix. Crural, v. jambe.

Crudité, v. cru 2. Crustacé, v. croûte.

Crypte, latin crypta, se rattache à l'adjectif grec krapton, caché, d'où cryptogame (v. bigame), cryptographie, écriture cachée (v, graphie *). Grotte, doublet de crypte^ nous vient de l'Italie, comme grotesque, dont le sens primitif est : bizarre comme certains ornements trouvés dans les grottes (on appelait ainsi les ruines enfouies des monuments antiques, notamment le palais de Titus à Rome). Apocryphe signifie proprt caché, « éloigné » des regards (préfixe apo-).

Cube, grec kubon, dérivés : cubique et cuber.

Cubèbe, origine arabe.

CM^AT. — DICT. iTYM. FRANC. i3

ITO DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cttivrc

CSabltal, onbitus, v. eoadé. Cueillette, cueillir, v. lire '.

CubuUe, V. aigoule. Guider, v. agir *,

Gncurbitacôes, ». courge.

Cuiller» d'où cuillère, est le latin cochlearey proprt instrument à coquille (avec un bout pointa pour extraire Tescargot) ou en forme de coquille; se rattache au grec kokhlon^ qui signifie coquille et escargot (cf. coque). Dérivé : cuillerée.

Cuip est le latin corium (cf. êcorce), d*où excorier, excoriation. L'adjectif coriace et le substantif cuirasse sont faits Tun sur la forme latine, Tautre sur la forme française du mot cair^ aTec le même suffixe diversement orthographié. Une cairoiue (dérivés : cuirasser, cuirassier) ^st proprt un objet en cuir, d'où, par spécialisation, une arme de protection en cuir ; puis l'idée amenée par la spécialisation persiste seule et l'idée primitive de cuir disparaît dans l'aoception extensive actuelle.' La cuirée, aujourd'hui curée, est proprt le contenu du cuir de la béte, de sa dépouille, dans laquelle on abandonnait aux chieue leur part de la chasse. Cf. nutaquauère.

Cuirasse, cuirasser, oninuntor, v, etâr.

Cuire, latin classique coquere, supin ooefnm (d'où les mots savants coction et décoction). Substantif participial cuite. Le substantif verbal latin coquus, cuisinier, est devenu queux en français, et nous Favons aussi emprunté sous la forme germanique co^ : maître-queux ou maitre-coq. Le mot latrn culina, cuisine, où la racine est moins facile à reconnaître, a produit notre adjectif culinaire.

Dérivés de formation populaire : cuisson; cuisine, d'où cuisinier et cuisiner; cuistre, d'abord cuisinier. Composés : le mot savant précoce, d'où précocité, qui signifie proprt cuit ou mùr avant le temps (au latin prœcocem se rattache aussi abricot, proprt fruit précoce, par l'intermédiaire du bas grec, de l'arabe et du portugais) ; charcutier, marchand de chair cuite (voy. chair) ; biscuit, proprt cuit deux fois.

Cuisse est le latin coxa, d'où coxalgie, mot hybride où entre le grec algos, douleur. Dérivés de cuisse : cuissot, cuissard, et aussi coussin, — jadis coissin, — d'où coussinet.

Cuistre, v. eùire. Cuite, subst., v, cuire.

Cuivre est le latin cupream, <( de Chypre ». Dérivés : cuivré et aussi, semble-t-il, couperose, par Tintermédiaire de la forme anglaise copper.

Cure] DU FRANÇAIS. 177

Cul est le latin culum. Dérivés : culot; culotte, culotter, culottier; culier (dans boyau ealier); culée, pilier contre lequel une arche est acculée; culasse; le vieux verbe caler, buter d^ derrière. Composés : acculer; reculer, d'où recul, reculeinent, reculade et à reculons; éculé, dont le talon est eip porté; culbuter, d'où culbute, d'abord culebuter, fait avec culer et buier, cf. tournevirer; bousculer, d'où bousculade, altération (sôus Tinfluence de pousser) de bouteculerj fait avec bouter et caler; basculer, d^où bascule, altération de bacaler, faire battre le derrière contre le sol : une bacale est devenue une bassecale^ bascule, par étymologie populaire.

Culasse, culbute, oulbuter,« Culpabilité, v. œupable.

oolèe, culier, v. cuL Culte, cultivable, cultiva-

Culinaire, u. cuire. . teur, cultiver, culture, v.

Culminant, v. colline* coton.

Culot, culotte, culotter, culottier, v. cal.

Cumiiiy du grec kaminon^ emprunt sémitique.

Cumul, cumula rd, oumn- Cunéiforme, v. coin.

latif, cumuler, cumulus, v. Cupide, cupidité, Cupidon,

comble. v. convoiter.

CuraçaOf liqueur faite avec les oranges de Curaçao, dans les Antilles.

Curage, v. eare*.

Cuparé, mot américain.

CurateUe, curateur, curatif, voy. le suivant.

Cure est le latin cura, qui signifie : soin, souci, — sens général conservé dans « n'avoir cure de... ».

1. Sens dérivés par restriction : !<> soins du corps, traitement, d'où curable et incurable, « traitement curatif » opposé à « traitement préservatif »; pédicure, manucure; 2P soin des Ames, d'où charge du soin des âmes et fonction et habitation du prêtre à qui cette charge est confiée. \ ce second sens se rattache le substantif curé.

— Un autre sens spécial, (c soins de propreté », se manifeste dans le'verbe curer, nettoyer, d'où curage, curette (et curettage), et dans les noms composés tels que cure dent. — IJfi curateur (terme de droit), 1. curatorem, prend soin des intérêts d'un mineur ou d'un incapable, et exerce la curatelle^ curatela; comparez tuteur et tutelle. .

178 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Cycle

2. L'adjectif curieux, 1. curiosum, d'où curiosité, a signifié : qui prend soin de, puis : qui prend intérêt à, et aussi : qui excite lintérét. L'incurie, 1, incnria, est l'absence de soin. La sécurité (d'où insécurité), tecnritatem, est l'état de celui qui est sans souci (v. ié-oa se-, préfixe), doublet populaire : sûreté, auquel correspond l'adjectif sûr; sûr est securam, dont le sens propre est : sans souci. Par application des lois phonétiques, le c initial de car«, conservé dans sécurité, a disparu dans sûr et sûreté. Composés de sûr : assurer, d'où assurance, et rassurer (remettre en état de sécurité), réassurer, assurer de nouveau. Une sinécure (le mot est emprunté à l'anglais) est une situation sans souci, v, sans.

3. Composés français du verbe curer : écurer et récurer. Composé latin passé en français : procurer, proprt prendre soin de produire un effet, de fournir une chose ou une personne. Le procureur, 1. procuratorem, est celui qui procure, celui à qui on s'en remet pour différents soins. La procuration est proprt l'actioa de procurer, d'où l'acte en vertu duquel s'accomplit légalement cette action.

Garé v. care^, Gurieu3C,ourio8ité,v. cure 2.

Curôe, V, cuir. Curseur, cursif, v. courir.

Cureri v. cure «. Curviligne, v. courbe. Curie, V. viril.

Cuscute^ origine arabe.

Custode^ latin castodem^ proprt gardien.

Cutané, t). couenne. Cuvage, cuve, cuver, cu-

vette, ouvier, v. coupe,

Cyanodène, proprt qui engendre le bleu (le bleu de Prusse), grec kaanon, bleu; sur -gêne, voy. génital^. Le mot a été fait par Gay-Lussac.

Cycley du grec kuklon, cercle, a les sens figurés de période, de durée, et d'ensemble de poèmes sur une même matière, dérivé cyclique. On a le sens propre dans le bas lat. * cyclamen, grec kuklaminon, plante h feuilles arrondies, et dans les composés : hémicycle, v.- semi-; bicyclette, bicycle, tricycle. Le substantif encyclique est l'équivalent du substantif d'origine latine circulaire, c'est uhe lettre destinée à circuler. Une encyclopédie (dérivés : encyclopédique, encyclopédiste) « englobe » l'enseml^Ie des connaissances humaines ; le second élément du mot, -pédie, grec 'paideiay signifie proprt instruction des enfants (v. péda^o^i^).

Cytise] DU français. 179

Le mot cyclone, qui nous vient d'Angleterre, est un dérivé de kaklon, et signifie proprt : qui se meut en cercle. Le mot cyclope signifie à Fœii rond (v. voir*); cyclopéen = de l'époque des Cyclopes.

CY0Bte9 latin cyçnurrtj du grec kuknon, proprt « le blanc ».

Cylindre^ d'où cylindrer, cylindrique, grec kalindron; calandrer, parait être un doublet de cylindrer.

Cymbale, d'où cymbalier, grec kumbalon; composé : clavecin, v. clou ^ Même racine (idée de courbure, de creux) dans le mot combe, vallée.

Cynégétique, oynique, osrnlsme, Qjmocéphale, v. chien.

Cyprès, latin cypressum, grec J^uparisson, empruntés à une langue méditerranéenne.

Cystite, v. kyste.

Cytise» latin cytUum, emprunté du grec kutisoru

Dii, dans «oui-da», origine Daotjla, daol^loffraphle,

incertaine v. doigL

Dadais, ori^ne ineonnae.

Dague, italien et espagnol daga, peut-être du latin daea^ (épée) de Dacie.

Dahlia, v. acacia. Daigner, v, digne*

Daim (féminin daine), latin classique dama.

Daintier, v, digne.

Dais, doublet de disque, est le grec latinisé discum, et a d'abord signifié plateau, puis table, puis tenture en forme de ciel de lit. Composé de disque : discobole, v. parole *,

Dalle, d*où daller, dallage, origine probablement germanique.

Dalmàtique, tunique de Dalmatie.

Daltonisme, maladie décrite par Dalton.

Dam, mot savant, latin damnum, d'où Indemne, 1. indemnem, sans dommage, indemniser, rendre sans dommage, et indemnité, compensation d'un dommage. Le mot dommage, jadis damage^ est formé lui-même sur dam; dérivé dommageable; composés : endommager; dédommager, qui équi-vaut à indemniserj d'où dédommagement, qui équivaut à indemnité.

— Sur damnum^ le latin avait fait le verbe damnare, infliger une peine, d'où damner, dérivés damnable, damnation; composé condamner, d'où condamnable, condamnation. *

Damas, étoffe de Damas ; damassé, tissé, damasquiné, incrusté, à la mode de Damas {Damoicoen italien).

Dame, v. dôme K Dame-JeaiUM, «. nU *.

Davier] dictionnaire étymologique du français. 181

Damer, dameret, damier, Damoiseau, damoiselle, o.

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