Autres composés de duire ou ducere
Conduire, proprt mener avec soi, d'où : conduit, condalte, incdnduite ; conducteur, avec le doublet italien condottiere; conductibilité; reconduire et le mot juridique reconduction {conductio, louage); sur écondaire, voy. dire*,
— Le verbe déduire, d'où déduction, déductif, signifie tirer de; il a eu le sens figuré de distraire, d'où le vieux mot déduit, plaisir, encore employé par La Fontaine.
— Introduire, mener à l'intérieur de, d'où introduction, introdacteur, introductif. Sur intro-, voy. en, B.
— Produire, proprt tirer ou mener devant, d'où produit, production, producteur, productif, improductif et le surcomposé reproduire, d'où reproduction, reproducteur.
— Réduire, d'où réduction, réductible, irréductible, c'est ramener (un membre luxé à son état normal, un rebelle h la soumission, une chose à un état amoindri) et aussi rétirer, sens primitif, d'où réduit, retraite, et le doublet féminin, d'origine italienne, redoute, désignant une fortification isolée et un lieu de fête, puis la fête ellemême.
212 DICTIONNAIRE ÉTTMOtOGIQUB [DyS-
— Séduire, proprt mener à part, d'où séduisant, séducteur, séductio^.
— Traduire, proprt mener à trsTers, faire passer en justice, faire passer danâ une autre langue, d'où traduisil)Ie, intraduisible, traducteur, traduction.
5. A la même racine se rattache edacarcy français éduquer, proprt faire qu'on soit tiré de, élever, former. Dérivés : éducation, éducateur, édncable.
Duloifler, u. doux. Dûment, v. coioir >.
Dune» diminutif dunette, vient d'un mot néerlandais considéré comme étant d'origine celtique.
Duo, daodéoimal, daodénnm, v. (ieua;^.
Dupe, autre forme du nom de la hi^ppe, oiseau d'apparence stupide. Dérivé : duper, d'où duperie, dupenr.
Duplicata , duplicité, v, deaao K
Dup est le latin darum. Dérivés : duriuscule, 1. duriasculum, durillon, dureté, induration, induré; durcir, d'où endurcir, endurcissement. Le verbe latin durare a signiOé « être dur, résistant », d'où le sens de notre verbe durer, substantif participial durée, participe présent employé comme préposition durant, dérivé durable. Le composé endurer, d'où endurance, se ramène au sens primitif de « être résistant », d'où : avoir la patience de supporter.
Duvet. La forme ancienne dametf qu'on trouve dans Rabelais, permet de rapprocher ce mot du germanique don "qui entre dans la composition d'édredon = duvet d'eider. (Veider est aussi appelé oie du Nord, le mot est suédois.) Dérivés de duvef : duveté, duveteux.
Dynamique, dynamisme, dynamite, dynamomètre se rattachent au grec dunamin, force. Dynastie, d'dù dynastique, est de la même famille; dunasteia signifie proprt: force, puissance.
Dys-, préfixe péjoratif d'origine grecque. Dysenterie, V, en, A. Dyspepsie, dyspeptique, v. pepsine. Dyspnée, v. pneumonie. Dyssymétrie, dyssy métrique, v. mesure.
È^f préfixe (as-, par exemple dans etsonffler^ esa-, par exemple, dans éssor\ dont la forme latine est ex ou e, et la forme grecque ex ou ek, exprime une idée de mise hors, d'éloignement, et parfois d'achèvement. Vx du préfixe exs'assimile à T/ initiale de la racine, qui se trouve redoublée. Ex, comme préfixe, marque aussi la sortie d'un état antérieur et dès lors, devant un substantif, équivaut et anciennement, cirdevant : « ex -député )>;'dan8 les formes verbales, la racine exprime l'état nouveau : éborgner, égayer.
1. Le préflxe extra- est le comparatif de ^x et signifie proprt plus en 'dehors, sens voisin de celui d'altra et de tra/K== au delà; ces trois mots, le troisième sous sa forme française très, servent à former des superlatifs absolus : « extra-fin, ultra-fin, très fin », équivalant h « au delà de fin, plus que fin ». Cf. la valeur superlative de par, voy. ce mot. Sur extra, abréviation d'extraordinaire, voy. ordre.
2. Exteriorem, d'où extérienr, extérioriser, est le comparatif de l'adjectif externm sur lequel est formé extra (et qui est déjà lui-même un comparatif), adjectif auquel se rattache le mot êtres, abords d'une maison, cf. aitres, au mot atrium ; extremnm, d'où extrême, extrémité, in extremis, en est le superlatif et marque la dernière limite. Comparez intérieur et intime à l'article en^ B. L'adverbe extrêmement sert à former des superlatifs, comme extra, ultra et très : extrêmement fin.
3. Deux autres adjectifs ont été faits sur exterum ou extra, Tun, externum', externe en formation savante, et l'autre, *extranicam, étrange en formation populaire. Dérivés à*externe : externat, extemer. Le sens primitif d'étrange a passé à son dérivé étranger, tandis qu'étrange lui-même
214 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Ébottlement
prenait le sens d'extraordinaire, d'où étrangeté. La syllabe -in- (comme dans i/idc, v. cai, 2^) et l'adverbe secas, qui ont contribué à former extrinsecus, d'où extrinsèque (cf. séquestrer), expriment une idée d'éloignement comme extra luimème, Tidée est donc exprimée trois fois dans extrinsèque = en partant et en s'éloignant au dehors.
4. La préposition dès vient dé de-ex (à partir et en sortant de). — L'adverbe grec exô, dehors, a formé exotérique, proprt extérieur, enseigné publiquement, et exotiqne, étranger Cf. ésotérique, à en, 3®, A.
]Bau est le latin aqaa. La forme intermédiaire éve s'est conservée dans le dérivé évier, qui, malgré la divergence de sens, n'est qu'un doublet du mot tout latin aquarium. La forme dialectale aigae explique : aiguière, forme féminine d'aquarium, lequel a ^u le sens de vase comme celui de réservoir; aigue-marine, émeraude ainsi appelée en raison de sa couleur vert de mer; et les noms de lieux tels que Aigues- Mortes et Aix. Dérivés à'aqua, outre aquarium : aqueux, aquatique, et aquarelle (d'où aquarelliste), diminutif italien qui signifie petite peinture à l'eau. Sur la forme italienne d'eau-forte a été fait le substantif aquafortiste. Pour aqueduc, \uy. duire^.
— Le nom de plante ancolie vient du latin des botanistes aquilegia = qui recueille l'eau (dans ses fleurs), le mot a été formé avec légère au sens de recueillir, voy. lire •.
Ébahip, probablement formé sur l'interjection bah! Dérivé : ébahissement. *
Ébarber, v. barbe, Êbaubi, v. balbutier.
Ébat, ébattexnent, ébattre (s'), u. battre^.
Ébauchepf origine incertaine, voy. débaucher. ^Suhsiàniit verbal : ébauche. Dérivé : ébauchoir.
ËbancUr, ébaudissexnent, v, baudet.
Ébène^ grec ebenon, emprunté à l'égyptien. Dérivés : ébénier, ébéniste, d'où ébénisterie.
Éblouir^ racine germanique, allemand blôde (à vue faible). Dérivés : éblouissant, éblouissement.
Éborgner, v. borgne. Éboulenient,ébouler,6boa*
Ébouillanter^ v. boule. lis, v. boyau.
échappatoire] DU français. 215
/ Ébouriffant, ébouriffé, Ébrécher, v, brèche.
ébouriffer, v, bourre. Ébriété, v. iore,
Ébrancher, v. branche. Ébrouer (s*), v. bouffer.
Ébranlement, ébranler, v. Ébruiter, v. bruire.
hrand» ÉbuUition, v^ boais.
Ébraaement, ébraser, ori- Éc- (ek), v, ^.
^ne inconnue. Écacher, v» agir *.
Écaille se rattache à une racine germanique qui a le sens de « tuile » et qui a produit aussi écale. Dérivés d'écaillé : écailleux, et le verbe écailljer, d'où écaillère. Dérivé d'^ca/e : écaler (des noix), d'où écaleuse. La même racine germanique a donné: i^ l'anglais scalp, peau du crâne, d'où scalper; â^Tanglais scallop et le vieux français escalope, coquille (aujourd'hui, en français, tranche mince de viande). Le latin, pour l'idée d'écaillé, avait le mot squama, d'où sqnamettx et desqnamatioii. Cf. lépidoptères.
Écarlate» origine inconnue; sur oe moi a été fait le latin médical scarlatina, d'où scarlatine.
Écarqulller, écart, o. 90a- ter, éoartenr, v . quatre ^ .
ire *. , ' Ecchymose, v. chyme.
Écarté, v. ehartë» Ecclésiastique, v. calendes * .
Écartel6r,éoartement,éoar- Éoervelé, v. cerveau .
Échafaudy formé ayec le préOxe é- sur le vieux français chafaàd, qui est le latin populaire *catafalicumy d'où catafalque emprunté à l'italien. Catafalicum est lui-même formé avec le préfîxe grec kata-, v. chacun, et le mot Id^iinfalas désignant des espèces de loges d'amphithéâtre au cirque. Le sens commun à catafalque eih échafaud, c'est «estrade en charpente», d'où la signification du verbe échaf auder et de son dérivé échafaudage.
Échalas est le latin *excharaciam, qui se rattache au grec kharakion, même sens. L'2 est due à un rapprochement avec échelle. .
Échalier, v. échelle.
Échalote, d'abord eschalogne, ail d'Ascalon, en Palestine.
Échancrer, échancrure, ^v. Échange, échangeable,
cancer. échanger, u. changer.
Éctaianson, origine germanique, cf. ail. schenk.
Échantillon, échantUlon- échappement, échapper, v. ner, v. chant 2. ^ cape^,
Échappatoire, échappée,
216 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Échioe
Écharde^ origine germanique, cf. ail. scharte. Échappe, primitivement bourse suspendue au cou, origine germanique.
Éoharp»r, v. charpie»
ÉchasseSy d*où échassier, mot d'origine germanique, apparenté à l'anglais êkaiing.
Éohander, éobauffement, Ëchaugnette, v. guetter,
éohanlter, éobauffoiirée, o. Éohéanoe, v. choir >.
chaloir,
ÉcheCf du persan sehdhy roi, dérivé } échiqnier. Les échecs sont proprt, dans le jeu ainsi nommé, les différentes pièces, dont le « roi » est la principale. Echec! est une interjection annonçant quje le roi est menacé, d'où : un échec, au sens de coup malheureux, revers.
Échelle est le latin scala. Dérivés : échelon, d'où échelonner; échalier (sorte de marche^ pour franchir une haie) et son doublet escalier, d'origine provençale. Dans la signification qui hii est donnée lorsqu'on dit u les échelles du Levant », le mot échelle a pour doublet escale, emprunté à l'italien; il s'applique aux ports où le navire fait relÀche et où on abat l'échelle de débarquement. Une escalade, d'où escalader, est proprt un assaut donné à l'aide d'échelles.
— Scala se rattache au verbe latin scandere, qui signiGe monter, et d'où nous avons tiré scander avec le sens très spécial de séparer les pieds d'un vers (comme sont séparés les degrés d'une montée). Les composés de scandere sont en 'Scenderey supin -scensum. Descendre, d'où descente, descendant, descendance, c'est faire le mouvement inverse de la montée; surcomposé condescendre, proprt se miettre à la portée d'un inférieur (cf. exaucer, l'élever à soi) d'où condescendance. Ascension, ascenseur, ascendant, ascendance expriment la montée ou la remontée vers. Avec le préfixe \ trans-j on a : transcendant, « qui s'élève par delà », au figuré, d'où transcendance et transcendantal. Cf. esclandre.
Éohenillage, écheniller, v. Écheveaa,originedouteD8a.
chien. Échevelè, v. cap *.
Échevin, d'où échevinage, origine germanique, cf. ail. schf)ffe.
Échine (d'où échiner, proprt rompre l'échiné), origine germanique. ^
École] DU FRANÇAIS. 247
Échl(iaier, v. éehee.
Écho, du grec êkhô^ son répercuté. C'est la racine des mots catéchisme, catéchiser (préflxe cata-) qui expriment ridée d'un enseignement oral. Le catéchumène est celui qui reçoit renseignement; on a, dans ce mot, la même désinence passive du grec que dans énergumène^ voy. énergie, et dans œcuménique, voy. économe,
Éohoir, V, choir ^,
Échoppe» ail. schoppen,
Éohouer, d*où édionage, èolairolr, éclaircissement,
origine inconn|;ie. éclairer, éolairenr, v. calen-
Ëclaboussement, éclaboos- des^.
Ber, éolabolissure, v. éclater. Éèlampsiè, v. lampe.
Éclair, éclairage', éclaircle,
Éelatepf origine douteuse. Substantif verbal éclat, dérivé éclatement. Ëclahousser, d'où éclaboussement, éclahoussure, semble se rattacher à éclater, dont esclaffer parait être une altération.
Éclectique, éoleotlnae, v» logique ^. ^ '
Éclipse et ellipse» latin eelipsim et ellipsimy viennent de mots grecs formés l'un avec le préfixe ek- (qui Correspond à ex- latin), l'autre avec le préfixe en- (in- latin) et le verbe leipein qui a la même racine et la même signification que le verbe linquere, laisser (v. délictueux). Bien que ces préfixes soient en principe opposés, ils ne font ici qu'accentuer l'un et l'autre l'idée fondamentale, qui est celle d'abandon, aboutissant à l'idée de manque. Le soleil ou la lune manquent dans l'éclîpse. L'ellipse, figure de géométrie, est en quelque sorte un cercle manqué, imparfait. Dans l'ellipse, figure de rhétorique, il manque des mots. — Dérivés d'éclipsé : éclipser; écliptique, grec ekleiptikon, courbe de la route apparente du soleil, où se produisent les éclipses. — Dérivés d'ellipse : elliptique, ellipsoïde (sur -ide, voy. /orme).
Écllsse, ail. schleissen.
Écloper, V. clocher^ verbe. Écœurant, écœurement,
Éclore, éclosion, écluse, ' écœurer, v. cœur, édttsier, v. cUm 3.
École^ dérivé écolier^ vient du latin sehola, mot d'origine grecque. Lé grec skholê signifie proprt loisir, d*bù l'idée
SIS MCnONNAIRB ÉTYMOLOGIQUE [Écosser
d*étode (ooeupation d*un homme de loisir). Dérivés savants : scolaire, d*où scolarité; scolastique, grec skhoUzstikon, dont le vieux mot écolâtre est un doublet; escolastre a été une corruption à'escolaste, nous n'avons pas ici le suffixe péjoratif -âtre. La scolastique est proprt renseignement des écoles (au moyen Age), Técolàtre était un enseignant, le directeur de l'école attachée à une église. Une scolie (greb ikholion)y c'est proprt un commentaire comme on en fait dans les écoles ; un scoliaste est un commentateur.
Éoondolrtt, v. dire 2.
Économey v. autonome. La première partie du mot vient du grec olkon^ maison, et précisément Snénagery qui se rapproche du sens d'économe^ se rattache au mot maison^ d'origine latine (voy. manoir *).
— Le mot oikony anciennement tooikon, maison, habitation, est la forme grecque qui correspond à vicum, village (v. voisin). On la retrouve dans œcuménique, oikoumenikony proprt « qui concerne la terre habitée, qui sétend à la terre habitable ». — Métdqne, metoikon^ formé avec le préfixe meta- qui marque changement, signifie : qui a changé de maison, de patrie, étranger. — Paroisse, paroikia, formé avec le préfixe para-, qui marque proximité, signifie \proprt groupe de maisons voisines ; dérivés : paroissial, paroissien, et l'italien parroco, curé, dont perroquet (sur lequel a été fait perruche] est un diminutif, l'oiseau bavard ayant été assimilé plaisamment au curé. (Le mot grec, qui signifie perroquet est psittakon, d'où psittacisme, enseignement machinal.) — Diocèse, dioikêsin, formé avec le préfixe dia-, qui marque séparation, signifie proprt groupe d'habitations séparé des autres, circonscription territoriale; dérivé: diocésain.
Écope^ d'où écoper (vi4er l'eau), origine Scandinave.
Écopce a été rattaché au latin cortieem, écorce, (d'où décortiquer, corticem est appparenté h corium,. v. cuir), mais c'est plutôt un dérivé de scor/um, peau. La parenté des idées de peaa et d'écorce est encorfe attestée par écorcher (dérivés : écorcheur, écorchure), qui est *excorticaref verbe latin formé sur corticem; on a fait un autre verbe sur le français « écorce », écorcer.
Éoomer, éoornlfler, v. cor. Écosser, v. coiie*
écrire] du français. I 219
Éeoty origine germanique, cf. angl. scot
Écouloment, écouler, o, eou- Écoutes^écouter, éoouteiur,
Ur, 'éooutille, v. oreille,
Éooorter, tf. coart.
Écouvillony diminutif du vieux français escouvcy qui est le latin scopa, balai.
Écrabouiller, jadis éearbouiller (contaminé par écraser)^ origine incertaine. On trouve aussi la forme escarbillerf qui résulte peut-être d'une étymologie fantaisiste.
Écran, origine probablement germanique.
Écrasement, écraser, jorigine Scandinave.
Êorémer^ v, erème,
Écrevisse^ origine -germaaiqjie, cf. ail. krebs. Crevette a été rattaclié au même radical (voy. toutefois chèvre).
Écrier, o. erier,
Écrtn est le latin tcrinîum. '
Écrire est le latin scribere (d'où scribe, 1. scriba), part. p. scriptum (d'où la formule latine post-scriptum, écrit après). Substantif participial écrit, d'où écriteau. l)érivés : écriture, qui est le latin scriptura-, écritoire; écrivain, écrivailler, écrivasser, d'où écrivassier.
-^ Gomposéa : circonscrire, proprt écrire autour, limiter de tous les eûtes, dérivé : circonscription; conscrits, ce inscrits ensemble » sur les listes de' recrutement (d'où conscription), inscrits à Rome sur la liste des sénateurs (pères œnscrits); décrire, écrire d'un point déterminé ou d'après ce qu'on voit, d'où : description, descriptif, indescriptible; inscrire, écrire sur, dérivé : inscription; prescrire, écrire en avant, en tête, d'où d'une part recommander par écrit, d'autre part prendre acte d'une possession ou d'une abrogation résultant d'un certain laps de temps, dérivés : prescription, imprescriptible; proscrire, proprt écrire devant, affîcber, exiler par une décision affichée (comme bannir, c'est exiler par proclamation), dérivés : proscription, prescripteur ; rescrit, proprt réponse écrite ; sonscrirè, écrire en. dessous, signer au bas, dérivés : souscription, sonscriptear ; snscription, ce qui est écrit audessus'; transcrire, proprt écrire à travers, reproduire, dérivé transcription. Sur manuscrit, voy. main '.
— Le mot grec graphein a le môme sens que scribere^
220 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Édicter
auquel il n^est sans doute pas apparenté. Il en résulte que graphie équivaut à écriture, greffier à écrivain, épigraphe à inscription, etc., voy. le mot graphie.
i • Écpou à vis, origine douteuse, cf. ail. uhrauhe, vis.
2 Éepou de prison (d'où écroner), d^abord moreeau de parchemin, puis article d'un registre de prison, origine douteuse.
ÉcpouelIeS) latin classique zerofiilat, d'où scrofnleax.
Éonmer, o. icrou 2. Éom, o. ero.
Éoroulement, éorooler, •• rtmê ».
Écu est le latin scnturn, bouclier long. Li'À;a*monnaie est à l'origine une pièce de monnaie portant un écu sur une de ses faces. L'éçnsson est une manière 'd'écu, un écu d'armoiries ou d'ornement, et un morceau d'écorce, en forme d'écu, pour la greffe. L'écuyer est primitivement celui qui porte l'écu du seigneur, et plus tard simplement un homme qui monte à cheval, un cavalier de cirque; le mot écurie {écayerie) dérive é'écnyer et désigne à l'origine le logis des écuyers et de leurs montures. Notre mot écaelle, d'où écuellée, est le latin populaire scutèlla, auquel on attribueune origine grecque, mais qui, en tout cas, avait subi l'influence de scatum, probablement par comparaison de l'objet avec un écu bombé, comme la joue (voy. ce mot) a été comparée à une écuelle.
Éeueil) latin classique scopulam^ emprunté du grec skùpelon, V, épice •.
Éonlé, V. euU
Éeume^ origine germanique, cf. ail. schaum. Dérivé : écumer, d'où écnmeur et écumoire.
Éourer, v. cure^.
Écureuil est le latin "scariolam, et se rattache au grec skiouron = qui fait de l'ombre (avec sa queue).
Écurie, écusson, écayer, écayère, v. éea,
Eczémay mot d'origine grecque, signifie proprt ébullition.
Éden, proprl campagne, mot hébreu. Cf. paradis,
Édentô, u. dent. Èdioter, t;. dire s.
Égayer] du français. 221
Édicule est tiré d'un diminutif du mot latin aedem, qui signifie maison. L^édile était le magistrat chargé des bâtiments publics. Composés , : édifice, v. faire ^ ; édifier, qui signifie construire et au figuré instruire {imtruire a eu luimême les deux sens), mais spécialement instruire au moral par le bon exemple, puis instruire sur le compte de quelqu'un par Texemple ^e ce dont il est capable. Edification a le sens propre et les sens figurés à'édifler.
- |Sdlt, V, dire *. Effet, u. faire K
Éditer^ éditeur, édition, v. EffeuUler, v. feaille,
dé à jouer ^. Efficaoe, efficactté, effi-
Édredpn, v. duvet, oient, v. fflire ^.
Éduoable, éducateur, édn- Effigie, v, feindre,
oatton, V. daire '. EffUé, effiloché, u. fil «.
Éduicorer, v. doux. Efflanqué, v. flanc.
Éduquer, v. duire *. Effleurer, effloresoence, v.
Êfaufiler, v. fil ^. fleur.
Effacement, effacer, v,face. Effluve, v, fleuve.
Effarement, effsirer, v. ef- Effondrement, effondrer,
frayer, v,fond,
Effarouolier, v,fier, adjectif. Efforcer (s*), effort, v. fort.
Effectif, effeotuer, v.faire^. Effraction, v, fraction >.
Efféminer, v. foin. Effraie, aubst,, origine in-
Efferveecence, effervea- connue. .
oent, V. fervent,
Effk^Y®'* (pré^ ^^) signifie proprt mettre hors de paix (cf. l'ail. /riecte, paix); comparez la formation du mot émoi. Substantif verbal effroi, d'où effroyable. Le vieux français freeur (qui est le latin fragorem, fracas) a été refait en frayeur d'après effrayer. De l'ancienne forme effraer, par métathèse de Vr, peut-être sous l'influence de farouche y on fait venir effarer, d'où effarement.
Effréné, t;. frein. Effusion, v, fondre, ^
Effriter, v. friable. Égailler (s*), v. gai.
Effroi, ti. effrayer. Égal, égaler, égaliser, éga-
Effronté, effronterto, v. litaire, égalité, v. équité, front. Égard, v, garder.
Effroyable, v, effrayer.
Égarer est composé du préfixe é- et de la racine germanique de l'ail, wahreriy k garder », cf. garer au mot guérir. Dérivé : égarement.
Égayer, v, gai.
n% DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Éléphant
Égide^ greo aigida^ interprété comme « le bouclier à la chèvre », le bouclier de Palias étant couvert de la peau de la chèvre Amalthée.
ËglMitter. églantine. •. ÉgraUgiior, é^tlgnore,
aigre* v. gratter,
Église, 9. calendes^. Égrener, v. grain,
ttgloqae, V. logique^. Égrillard, origine incon*
Égoïsme, égoifste, v,je, nue.
Égorgemexkt, égorger, Éhonté, u. honte,
égorgeur, v. gorge, Eider, v. davet.
Égosiller (s*), v. gosier. Élaboration, élaborer, o.
Égotisme, v, je, labeur,
Égout, égoutier, égoutte* Élagage, élaguer, origine
ment, égoutter, v, goutte, douteuse.
Égralner, v, grain,