dam
Dompter est le latin diomitare. Dérivés : éomptenr, indompté, indomptable.
Don, donataire, donateur» Donjon^ v. dôme^.
donation, v, dé k jouer ^. Donne, donnée, donner,
Donc, Dondon, mots d'oii- donneur, v. dé à. jouer K gine douteuse.
Dont, composé de la préposition de et de Tadverbe latin unde, dont le sens propre est : de quel endroit ou duquel endroit. Dont est donc à l'origine un synonyme de la locution d'où. Par extension, on a passé du sens de « duquel endroit » au sens de : « de laquelle chose » et même « de laquelle personne ».
Donzetle^ v, dômeK Dorer, doreur, v. or.
Dorade, v. or. D'ores, t>. heure.
Dorénavant, v, lieare.
Dorlotepf mot d'origine inconnue, dont le sens primitif parait être friser.
Dormir est le latin dormire^ supin dormitanif d*où. : dormeur, dortoir, qui est dûrmitoriurriy endormir, endormeur.
Dorsal, v. dos. Dorure, o. or,
Dos est le latin dorsum^ d'où dorsal. Dérivé : dossier; dans Tune de ses acceptions, un dossier est une liasse de pièces avec un u dos » isur lequel on inscrit des indications. Composé : endosser, mettre sur son dos et signer au dos, d'où endos, endosseur. Le latin dorsnm vient de de-tersam (cf. vers *) et signifie proprt <c le retourné ».
Dose (d*où doser, dosage), grec dosûi, proprt action de donner, voy . dé h jouer *.
Dot, dotal, dotation, doter, Douceâtre, doucereux, doof
douaire, douairière, v. dé à oette, douceur, v, doux.
jouer ^. Douohe, àoaàhmr, doo-
Douane, douanier, v. divan. cheur, t). dnire 2.
Double, doublé, double- Doué, v. d^ à jouera
ment, doubler, doublet, dou^ Douille, douillet, o. duire*, blon, doublure, v, deux ^.
Douleur est le latin dolorem^ qui se raltache au verbe
Drap] DU FRANÇAIS. 209
dolere, devenu le vieux français douloir^je deail;àeiii\ est un substantif verbal, et dolent la forme savante du participe présent, employée adjectivement; indolent, d'où indolence, signifie proprt insensible; indolore ne correspond pas à une forme du latin classique; le vieux français doaliance et doléance, d*où condoléance, sont faits sur doleo, 1'" pers. de ' rindicatif présent. Dérivé *de douleur ^ douloureux; mot de formation savante : endolori.
Doate, douter^ douteux, v. deux *.
Douve a été rattaché au grec dokhêy réceptacle.
Doux est le latin dulcerriy d'où le mot savant dulcifier, v, faire '^. La forme italienne de cet adjectif est dolce, employé comme terme musical. Dérivés de doux: douceâtre, le dimi'* nutif doucette employé substantivement pour désigner une salade; douceur, d'où doucereux. Composés : adoucir, d'où adracissement et radoucir; édulcoré, d'une forme du bas latin dont l'équivalent français serait édoueeuré.
Donxalna, douze, ,doiislè- Doyen, doyenné, v, dix»
. me, V. deax '• Dracèna, u. dragon,
DpaconieUf sévère comme les lois de Dracon.
DragéO) d'où drageoir, déformation du grec iragêmay friandise.
DragoUf latin draconem, du grec draconta, féminin dracaina. Le dragonnier et la variété de cette plante nommée dracéna, du grec dracaina, sont ainsi appelés en raison de leur résine rouge dite sang-dragon (ce mot parait être une déformation, par étymologie populaire, du latin sandaracum, grec sandarakê). Les cavaliers dont le drapeau portait un dragon étaient appelés des dragons. La dragonne est une pièce de l'équipement des dragons ; une dragonnade est une expédition de dragons.
Drague, draguer» anglais drag. Même racine dans drain, anglais drain; dérivé : drainer, d'où drainage.
Drame, du grec drama, génitif dramaios, qui signifie proprt. action. Dérivé : dramatique. Composé : dramaturge, grec dramatourgony dont le second élément se rattache à ergon, œuvre, et signifie auteur. — Comparez thaumaturge, faiseur de miracles, et voyez chirurgie.
Drap, origine inconnue. Dérivés : drapeau, proprt petit drap, lange ou étendard; draperie, drapier, draper.
%iO DIGTIONNAIUB ÉTYMOLOGIQUE [Duirc
bre88age,dre88er,dre88oir, Drisse, v. régir '^^
V, régir ». Drogman, v. iruehemàn.
Drille, origine douteuse.
Drogue, origine douteuse, dérivés : drogaiste^ drogaerie, droguer.
Droguet. espèce d*étoffe, * Droit, droitier, droiture origine inconnue. v, régir ^.
Drôle, drôlesse, origine douteuse; dérivés : drôlerie, drolatique.
Dromadaire se rattache au grec dromada, qui signifie coureur. A dromon, qui exprime la même idée et qui désigne aussi le lieu où Ton court, se rattachent prodrome, symptôme précurseur, avant-coureur, et hippodrome (y. hippique). Il y a des composés récents en -drotne faits sur des mots qui n'odt rien de grec comme vélo (pour vélocipède). : vélodrome.
Dm, orijsine douteuse.
Druide, d'où druidique, drnidisme, origine celtique.
Dû, V. cmoir^, duché, duchesse, v. dairat. Dualisme, dualité, v. deux i . Ductile, v. duire %.
Dubitatif, V, deaxK Duôgne, v. dôme^.
Duc, ducal, ducat, duoaton. Duel, dueUiste, t>. deax^»
Duire, vieux verbe, est le latin ducere, qui se rattache au substantif ducem, proprt celui qui mène, chef.
1. Le latin dacem a produit doge, forme vénitienne, et la forme savante française duc, dérivés : duchesse, duché, ducal ; ducat, originairement monnaie des doges, et ducaton, petit ducat.
2. Le verbe latin dacere, supin dae^um (d'où les dérivés en 'daction, -ductify -ducteur) signifie « tirer, mener », d'où, pour duire, le sens de (c être attirant pour, plaire à »,< qu'on trouve encore dans La Fontaine :
Geore de mort qui ne duit pas A gens peu curieux de goûter le trépas.
"'- A ce verbe se rattache un adjectif signifiant c( qui peut se tirer » ou « qui peut s'étirer », et, dont nous possédons la forme populaire douille et la forme savante et >scientifique ductile, adjectif. La douille d'une bêche ou d'une baïonnette est la partie qui peut se tirer du manche ou du fusil. Au
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sens de « qui peut s'étirer, mou », nous n'avons plus que le diminutif douillet. On aurait pu former sur duire ou ducere un nom duit ou daiiCy duct ou duction ; nous avons une forme italienne douche, mot qui désigne originairement un conduit d*eau, puis un jet, et aussi la forme -duct dans aqaeduct^ 1. aquaeductum (conduite d'eau), aujourd'hui écrit aqueduc; le viaduc (mot^ formé sur via, voy. voiCy d'après aqueduc) est une construction analogue à l'aqueduc, mais qui porte une voie au lieu d'une conduite d'eau.
3. Formes composées : avec le préfixe adr, adduction, action de mener vers ; avec le préfixe in- ou en-, les doublets enduire et induire, latin inducere^ le premier signifiant « mener sur », revêtir un objet d'une substance adhérente, et le second « mener dans» au figuré, amener à une conclusion. Enduire (d'où enduit) à eu aussi le sens de <( mener dans » au propre, et il nous en reste le dérivé endouille, qu'on écrit andouille (pour la forme, comparez douille, plus haut, § 2); on fait Fandouille en « introduisant» de la chair, hachée ou non, dans un boyau. Dérivés du latin inducere : inductif, induction, termes de logique; il y a un autre mot induction, terme de physique, c'est la détermination de courants électriques, dits'induits, par Tinfluence d'aimants.