‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 20 sur 62 · PAI · texte numérisé non relu

PAI

ment à tous les Francais, quelle que füt leur condition, pourvu qu ‘ils fussent égaux (1).

Les vassaux, qui relevaient également d'une même seigneurie ; étaient pairs; les fils du roi l'étaient aussi , et les évêques se donnaient le même nom. Un capitulaire de Louis-le-Débonnaire défend aux soldats de forcer leurs pairs (ou leurs égaux ) à s’enivrer. Ainsi les pairs sont bien plus anciens en France que la pairie.

Mais le nom de pairs se donnait principalement, sous les deux premières races, aux juges qui se réunissaient pour prononcer ensemble sur les affaires de leurs concitoyens, et qui avaient une puissance égale; et cela est d'autant plus vrai, que, quand les villes eurent acquis le droit de communes , elles qualifièrent leurs juges du nom de pairs bourgeois.

* Depuis l’'usurpation desfiefs, et surtoutdepuis la seconde race, les grands vassaux de la couronne étaient pairs du royaume. Ils jouissaient d'une très-grande considération ; ils jugeaient toutes les affaires qui intéressaient l’état, et

oreilles coupées , mais on est déclaré impie et philosophe, quand on suit l'orthographe de Voltaire. Demandez plutôt au Journal des Débats.

(1) Pair vient du latin par, qui signific égal, pareil

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