‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 46 sur 62 · TER · texte numérisé non relu

TER

— Quand les seigneurs imposaient une nouvelle taille à leurs paysans , ils ne cherchaient pas un nouvel objet d'impôt, ils ne motivaient rien : ils doublaient le cens annuel.

Les exactions des seigneurs étaient si affreuses, dans le seizième siècle même, que l'article 280 de l’ardonnance de Blois défendit aux seigneurs de lever des tailles, non autorisées par

les coutumes... Ces coutumes leur donnaient |

au reste assez d'extension.

TERRE.—Montesquieu pense(1), avec Échard, que le mot salique vient du mot sala, qui signifie maison ; et qu'ainsi, la terre salique était l'enceinte qui entourait la maison du Germain. |

Dans la suite , les Francs donnèrent le nom de terres saliques , à celles dont:ils s'étaient emparés par le droit de conquête, et dont ils avaient fait leur propriété. Elles étaient héreditaires pour les mâles seulement.

.— On appelait terres allodiales les terres bres, c’est-à-dire , les terres dont le possesseur n'était pas soumis à la servitude de la glèbe. — On appelait terres censuelles les terres des serfs qui payaient le cens, etc.

(1) Esprit des Lois, Liv. 18, ch. 20.

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