TIT
TIERS. — C'est la part que les seigneurs avaient, dans les bois, les prés et les autres biens, qui appartenaient aux communes.
TIERS ÉTAT. — C'est le nom qu’on donna au corps des roturiers et des serfs, lorsqu'ils eurent le droit de paraître aux états généraux.
TITRES. — Le titre de baron était autrefois si éminent en France, qu’on le donnait aux saints. Froissard parle d’un homme qui it ses vœux, devant le benoît corps du saint baron saint Jacques.
—LepapeËtiennell donna, à Pepin-le-Bref, le titre de roi très-chrétien ; maïs ses successeurs ne le portèrent point; et ce titre ne devint la qualification propre de nos rois, qu’en 1469, dans la personne de Louis XI.
— Le roi du Monomotapa porte les titres de grand magicien, empereur du soleil et de la lune. x
— Le roi d'Ava, en Âsie, prétend qu'il est dieu , du moment qu’il est roi. Dans ses lettres aux autres souverains , il prend le titre de ro
ve, les Lettres Normandes , une foule d’écrits qui paraissent sur les missions , etc., etc. , etc.’
TIT 269 des rois, à qui tous les monarques doivent obéir, attendu qu'il est le conservateur de tous les êtres, le régulateur des saisons , le directeur du flux et du reflux, le frère du soleil , et le roi des vingt-quatre parasols (1).
— Le roi d’Achem se dit souverain de l'univers, dont le corps est aussi lumineux que le soleil, le visage aussi parfait que la lune dans son plein, l'œil aussi brillant que l'étoile du nord, et dont les pieds exhalent le parfum le plus doux (2).
— Le pape se dit serviteur des serviteurs de . Dieu.-Les titres du roi d'Espagne, sur tous les ‘pays de l'Europe et de l'Amérique, occuperaient trois pages de ce volume, et ces trois pages pourraient endormir. Le grand-ture se dit roi de soixante-dix royaumes, unique favori de Dieu, distributeur légitime de toutes les couronnes de l'univers, maître de mille peuples inconnus , etc. Le roi de France est roi de France.
— Les Espagnols aiment beaucoup les titres pompeux. Gongora, celui de leurs poëtes qu'ils
(x) Ces vingt-quatre parasols sont portés devant lui, comme une marque de sa dignité.
(2) Curiosités de la Littérature, tome II.