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» couler le sang, il était puni comme s’il avait » blessé avec le fer, et il payait quinze sous : la » peine se mesurait par la grandeur des bles- » sures. La loi des Lombards établit différentes » compositions pour un coup, pour deux, pour » trois, pour quatre. Aujourd’hui, un coup en » vaut cent mille.
» La constitution de Charlemagne, insérée » dans la loi des Lombards, veut que ceux à » qui elle permet le duel combattent avec le » bâton : peut-être que ce fut un ménagement » pour le clergé , peut-être que , comme on » étendait l’usage des combats, on voulut les » rendre moins sanguinaires. Le capitulaire de » Louis-le-Débonnaire donne le choix de com- » batti c avec le bâton ou avec les armes, Dans » la suite , il n’y eut que les. serfs qui combattis- » sent avec le bâton,
» Déjà je vois naître et se former les articles ” particuliers de notre point d’honneur. L’ac- » cusateur commençait par déclarer, devant le » juge , qu un tel avaif commis une telle action, » et celui-ci répondait qu’il en avait menti : » sur cela, le juge ordonnait le duel. La maxime » s’établit que , lorsqu’on avait reçu un dé- » menti , il fallait se battre.
» Quand un homme avait déclaré qu’il com-
» battrait, il ne pouvait plus s en départir; et T. II. 1