‹ Dictionnaire féodalChapitre 115 sur 158 · POU · texte numérisé non relu

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Parisiens avaient la liberté de nourrir des pourceaux, et de les laisser courir par les rues, jusqu’à la nuit. Mais, en 1 1 3 1 , le jeune roi Philippe ( que Louis- le -Gros, son père, s’était associé , et avait fait couronner à Reims ), passant près de Saint-Gervais , un cochon s’embarrassa dans les jambes de son cheval , qui s’abattit ; la chute de ce jeune prince fut si rude, qu il en mourut le lendemain. Alors , selon l’usage toujours suivi en France, de ne prévenir les accidens que quand ils sont arrivés, on défendit de laisser vaguer des pourceaux: dans les rues, et l’on permit au bourreau et à ses garçons de tuer tous ceux qu’ils rencontreraient , de garder la tète pour leur profit , et de faire porter le corps à l’Hôtel-Dieu.

Quelque temps après , ceux de l’abbaye Saint- Antoine furent privilégiés : on leur laissa , eæ~ clusivement à tous autres , le droit de courir les rues , avec une sonnette au cou, sur les représentations des religieuses, qui observèrent fort sensément qu’on manquait à saint Antoine, leur patron , en n’exceptant pas ses cochons de la règle générale (i).

(i) Sauva] , liv. 8 et i i , pages 4 ^'J et 63q. — - Saint- Foix, Essais , tome Ier. — Encjclopediana , au mot Cochons , etc.

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