‹ Dictionnaire féodalChapitre 127 sur 158 · REG · texte numérisé non relu

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dans le concile tenu à Orléans, en 5i i , sous le l’ègne de Clovis (i). Les canons de ce concile, qui reconnaissent dans le roi de France le droit de toucher les revenus des évêchés vacans , sont d’un grand poids pour l’origine des fiefs : puisqu’il y avait déjà des bénéfices, qui n’étaient point bénéfices à vie, et que les rois attachaient aux églises et non aux évêques ; il y avait aussi des fiefs qui étaient affectés aux familles. Seraitil vraisemblable que nos premiers rois n’eussent pas laissé à l’héritier d’un grand capitaine ce qu’ils laissaient au successeur élu d’un évêque ou d’un abbé ?

On voit, dans la plupart des historiens, que les fils de Clovis jouissaient paisiblement du droit de régale, comme d’un droit que l’on ne songeait plus à leur contester. On voit, un peu plus tard, Charles-Martel en abuser en quelque sorte ; mais cet abus était louable, puisqu’il donnait aux défenseurs de la patrie une partie des biens de ce clergé qui allait tout envahir.

Charles-le-Chauve faisait valoir son droit de régale , non-seulement pendant la vacance des sièges, mais encore pendant l’interdiction des évêques. C’est ainsi qu’Ebbo , archevêque de

(i) Le président Hénaut, Abrégé chronologique .

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